Le français comme véhicule de fierté nationale

11 juillet 2011

Deux articles, parus récemment, l’un dans Le Devoir du 9 juillet à la chronique « Opinion », l’autre sur la tribune libre de Vigile le 8 juillet, ont suscité en moi un mélange de fierté d’une part et de colère d’autre part. Le premier, intitulé « Le français au Québec- La langue fait-elle encore réagir ? », signé par Sabrina Plante, étudiante à la maîtrise en études politiques appliquées, nous présente une jeune Québécoise, dont la ferveur contagieuse pour la défense de la langue française m’a atteint dans mes racines, le second, signé par Ougho sur cette tribune sous le titre « Mouawad, les Français et l’avenir du Québec », fait allusion au texte du blogueur Patrick Lagacé qui relate une entrevue qu’aurait accordée Wajdi Mouawad aux médias français et dans laquelle il aurait raillé sans réserve la qualité du français parlé au Québec.

Pour illustrer mon propos, je vous cite un extrait de chacun de ces articles :

« Certains diront que la langue ne mobilise plus comme avant, que la question linguistique n’a plus raison de semer des bouleversements, que la population, enclavée dans une mondialisation où l’anglais apparaît indispensable, est passée à autre chose.

Pourtant, il serait impropre de proclamer d’emblée la fin du combat en faveur de la langue française. Comment alors témoigner de la continuité de l’existence de mouvements de longue date voués à la sauvegarde linguistique, tels le mouvement Impératif français ou le Mouvement estrien pour le français ? Ou de rendre compte de la multiplication, au cours des dernières années, de groupes régionaux dédiés à la question linguistique tels, notamment, les mouvements Montréal, Montérégie et Laval français desquels, justement, en est venu à faire revivre le mouvement Québec français ?…

Les moyens et les raisons de se battre pour la langue prennent aujourd’hui un angle distinct par rapport aux combats linguistiques passés, mais l’objectif fondamental reste le même : nous voulons exister. La langue française nous parle. C’est l’émoi d’un peuple qui se cherche encore. C’est la force impétueuse d’un chant, c’est toute la lyre d’un texte. C’est un million de petites choses qui font qu’ici est incomparable à ailleurs. Le Québec se doit de prendre part au monde, mais il ne pourra le faire qu’en restant authentique. Chaque langue de cette planète constitue un apport incommensurable à l’humanité. Chacune d’entre elles, par ses mots, ses expressions, évoque et témoigne d’une façon distincte de concevoir et de vivre cette humanité.

Le combat linguistique est pertinent aujourd’hui, tout comme il l’était il y a quelques décennies, comme il le sera encore dans plusieurs autres années. Jamais nous ne pourrons dire avoir gagné, toujours nous devrons défendre nos barricades dans cette lutte à forces inégales. La langue fait encore réagir, elle le doit encore, elle le devra toujours. »

« Wajdi Mouawad insiste pour dire qu’il n’a jamais pu s’intégrer aux Québécois à cause de leur « langue primitive » et leur manque de rigueur intellectuelle…Naturellement, l’article a glissé vers le blogue, puis devint pâture au commentaire populaire. On y retrouve les honteux de la langue québécoise et les fiers de notre dialecte, présenté comme aussi distinct que celui des Acadiens, des Bretons, des Schtis ou de Pagnol… Il y a aussi cette particularité des Québécois, parfois dits sous éduqués en tant que minorité au Canada, d’utiliser différents niveaux de langage, selon les gens qu’ils fréquentent. Bien sûr, en certains milieux, nous en sommes restés à une langue tellement proche de celle de Louis XIV que les Français doivent se remettre un moment du choc avant d’accepter de nous côtoyer au quotidien.  »

Afin de me libérer les esprits de ce dernier ramassis d’invectives injurieuses envers notre langue franco-québécoise, je répondrai que la langue de chez nous n’a rien de « primitive » mais qu’au contraire, elle dégage une vigueur à l’image de ceux qui la parlent et qui la perpétuent depuis des siècles. J’ai toujours été horripilé par ce type d’attaques méprisantes envers notre langue qualifiée bassement de « dialecte » ! Enfin, si certains Français « doivent se remettre un moment du choc avant d’accepter de nous côtoyer au quotidien », je leur réponds de s’épargner ce « choc » et de rester « gentiment » dans leurs terres !

Voilà… ça m’a fait du bien ! Maintenant, je suis plus calme et je peux passer au premier extrait de texte cité au début de mon article, soit celui de Mme Plante que je qualifierais d’hymne à la défense de notre langue maternelle…un petit bijou ressorti de l’écrin de nos origines et qui vient rehausser toute la fierté de le porter ! Une invitation à remettre à la une notre langue maternelle sur toutes le tribunes où il est question de notre accession à l’indépendance, une exhortation à utiliser le français comme véhicule de fierté nationale que nous devons protéger et conserver tel un précieux souvenir de famille hérité de nos ancêtres !

vigile.net tribune libre 11 juillet 2011

 



Une coalition de partis

8 juillet 2011

Mes derniers articles sur la tribune libre de Vigile pouvaient donner l’impression que je jetais mon venin sur le Parti québécois et son chef et que la polémique l’emportait sur les idées et les pistes de solutions. En fait, j’avais besoin de faire sortir « le méchant » pour faire ressurgir « le bon » ! Je devais susciter des réactions, autant de ma part que des autres intervenants intéressés à la cause de l’indépendance du Québec.

J’ai ainsi pu cheminer des différentes stratégies empruntées par le PQ depuis sa fondation jusqu’à l’idée d’une coalition des forces indépendantistes. Tout au cours de ce chemin, je vivais une certaine résistance, voire même un certain tiraillement, autour de l’idée d’abandonner le bercail péquiste où mon éveil indépendantiste était né et avait grandi. Compte tenu que je suis d’abord un homme d’actions, les longues années de tergiversations autour du projet de pays m’ont conduit à des réactions d’exaspération qui ont pu ressortir au cours de mes derniers articles sous le vocable des « pressés » !

Toutefois, malgré mon petit côté « pressé », j’ai surtout un côté bâtisseur et même, aux dires des gens qui me côtoient, rassembleur. Même si j’ai besoin de confronter les idées avant de « me faire une tête » sur les pistes de solutions à envisager pour résoudre mon problème, je finis toujours par arriver à proposer des avenues.

J’en suis rendu là…et c’est cet extrait de l’article de Sylvain Meunier paru sur cette tribune le 7 juillet 2011 sous le titre « Indépendance du Québec » qui m’a convaincu :

 « Voici comment je vois l’idée, les différents partis choisissent l’élite de leurs éléments et ils se partagent les 125 circonscriptions du Québec. Ainsi, moins de dépenses car moins de députés, premier avantage. Ils s’assoient à une table et se concertent sur un programme de parti, dont l’indépendance serait au cœur du dit programme. Nous pourrions par le fait même trier les pommes des tomates, ceux et celles qui désirent vraiment accéder à l’indépendance et les autres, opportunistes et désireux de pouvoir, deuxième avantage. De cette façon, un vote pour l’indépendance ne serait pas annulé par un autre similaire, ce qui pourrait fort bien faire la différence aux prochaines élections provinciales. »

Avant d’en arriver à proposer cette solution, je voyais difficilement la possibilité de voir une coalition de citoyens s’engager dans un processus d’accession à notre indépendance. Ce qui me rassure dans la suggestion de M. Meunier, c’est que la coalition qu’il propose repose sur des éléments de partis déjà existants. En ce sens, cette avenue rallie expérience et crédibilité, deux facteurs déterminants pour augmenter les chances de réussite du projet. De surcroît, cette formule ne renie aucun parti et permet à chacun d’eux de maintenir sa légitimité.

Maintenant que le polémiste a bousculé « ses idées » pour parvenir à se faire « une idée », il voit beaucoup plus clair et fait le saut vers une coalition de partis avec ceux qui ont le goût de « se serrer les coudes tous ensemble et régler une fois pour toutes la question », pour répondre ainsi à l’invitation de Sylvain Meunier.

vigile.net tribune libre 8 juillet 2011

Commentaire:

"Je crois depuis longtemps que le secret de la réussite réside dans une coalition de partis voulant faire du Québec un pays. Bravo M. Marineau."

vigile.net tribune libre 8 juillet 2011 

Prisonnier de sa folie meurtrière

8 juillet 2011

Le verdict rendu contre Guy Turcotte soulève l’indignation et la colère de la part du public. Dans le conscient collectif, un crime d’une telle cruauté est inacceptable et doit être puni sévèrement et de façon exemplaire. La justice ne peut octroyer un passeport pour la liberté à ce père qui a assassiné froidement ses deux enfants simplement sous prétexte qu’il a été victime d’un élan de folie passagère.

Sans vouloir minimiser l’atrocité d’un crime aussi odieux ni justifier le comportement inhumain de Guy Turcotte, je suis convaincu que cet homme est condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité dans son propre corps où il demeurera à jamais prisonnier de sa folie meurtrière.

cyberpresse.ca 8 juillet 2011 « Vos réactions au verdict de non responsabilité criminelle du Dr Guy Turcotte »
quebechebdo 19 juillet 2011

Plus ça change, plus c’est pareil!

7 juillet 2011

En descendant la page de la tribune libre de Vigile ce matin, je suis arrivé aux articles publiés « il y a un an, deux ans »…jusqu’à « il y a quatre ans », et le titre d’un article a attiré mon attention, soit « Pour en finir avec le PQ », signé par Christian Archambault et publié sur cette tribune le 6 juillet 2007. En voici le contenu :

« Depuis trop longtemps, le Parti Québécois a berné les citoyens du Québec avec ses pseudos politiques nationalistes et indépendantistes.

Depuis trop longtemps, le Parti Québécois a joué à faire semblant d’être l’émancipateur du Québec.

Depuis trop longtemps, le Parti Québécois a évité de parler et d’expliquer les conséquences des évènements déterminants de notre histoire.

Depuis trop longtemps, le Parti Québécois a refusé de parler des conséquences négatives de 247 ans de colonialisme sur la psychologie du peuple québécois.

Depuis trop longtemps, le Parti Québécois essaie de nous conduire dans la gueule du loup en refusant d’admettre que nous devions avoir les moyens de défendre l’intégrité du territoire du Québec et par conséquent, nos droits fondamentaux.

Depuis trop longtemps, nous avons laissé croire au Parti Québécois qu’il détenait le monopole de l’accès à l’indépendance nationale. Tout ceci doit finir ici et maintenant ! »

Pour en connaître davantage sur l’auteur de cet article, je me suis rendu dans la rubrique « Auteurs » pour constater que M. Archambault n’avait publié qu’un autre article sur ce site, soit le 28 juin 2007, sous le titre « Pauline et ses fleurs fanées » :

« Que Pauline Maurois puisse admettre qu’il n’y aura pas d’échéancier référendaire en soi n’est pas si étonnant que cela puisque nous sommes habitués depuis longtemps aux tergiversations sans fin du PQ vis-à-vis des modalités de l’indépendance nationale.

Ce qui est plus grave dans ce cas-ci, c’est qu’elle puisse dire sans sourciller, comme elle l’a fait hier soir, que l’indépendance, ce n’est pas réellement important !!!

Pauvre Pauline, elle aurait peut-être mieux fait de rester chez elle avec ses petites fleurs et, entre deux séances de jardinage, en profiter pour relire Portrait du colonisé en admettant qu’elle puisse l’avoir déjà lu dans une époque bien lointaine. »

Ces articles ont été écrits il y a quatre ans et ont reçu 546 visiteurs ! Ils pourraient paraître aujourd’hui sur le site de Vigile et ils seraient toujours d’actualité ! Et dire que certains commentaires continuent d’affirmer qu’il faut ralentir les élans des « pressés » !

vigile.net tribune libre 7 juillet 2011  

Le mot de la fin

6 juillet 2011

Le verdict de non-responsabilité criminelle du meurtre de ses deux enfants envers Guy Turcotte suscite, à juste titre, des réactions émotives de révolte envers notre système judiciaire.

Comment un père, après avoir raconté à la cour dans les moindres détails les circonstances atroces dans lesquelles il a poignardé ses enfants, peut-il s’en tirer avec un tel verdict? Pourtant, après douze semaines d’un procès extrêmement médiatisé et six jours de délibération, les onze jurés en sont arrivés à la conclusion que Guy Turcotte n’était pas en possession de tous ses moyens lorsqu’il a posé ce geste insensé.

Toutefois, au-delà des sentiments de colère que nous pouvons ressentir à l’endroit d’un tel verdict, je crois que nous devons nous tourner vers les séquelles profondes qui marqueront à jamais les proches des familles éprouvées.

Et, par-dessus tout, j’aimerais laisser le mot de la fin à Isabelle Gaston, la mère d’Olivier et d’Anne-Sophie, lorsqu’elle a déclaré, au sortir de la cour, que les adultes, en aucune circonstance, n’ont un droit de vie ou de mort sur les enfants et que, peu importe le verdict qui serait tombé sur son ex-conjoint, il ne lui aurait pas fait retrouver ses enfants.

cyberpresse.ca 7 juillet 2011
quebechebdo 19 juillet 2011
 

Des étiquettes porteuses d’ambiguïtés

5 juillet 2011

D’entrée de jeu, je vous propose un extrait de la chronique d’André Savard parue sur la tribune libre de Vigile le 3 juillet 2011 sous le titre « Gouvernance souverainiste et affirmation nationale » :

« Ce qui se passe, c’est que les Québécois n’ont pas de choix réel possible. Le mouvement politique est bloqué et la politique québécoise tourne en roue libre, incapable de donner à son regard de myope l’exercice de la distance. Que le mouvement indépendantiste se rabatte toujours sur l’hypothèse des « pas-pressés », présence dépressive, cause du retard, leur permet de se rassurer dans les ornières de combattants lyriques. »

Selon les dires de M. Savard, près de quarante-cinq ans d’un cheminement tortueux ayant abouti à la situation que l’on connaît actuellement lui permet de conclure que les tenants d’une stratégie conduisant à l’indépendance du Québec, dans les meilleurs délais, doivent être catalogués dans la catégorie des « pressés » ! En affirmant une telle conception, je dois admettre que nous divergeons, lui et moi, sur la notion de « pressés » et que je me considère plutôt dans la catégorie des « patients » et non pas dans la position de quelqu’un « incapable de donner à son regard de myope l’exercice de la distance…pas davantage que de me « rassurer dans les ornières de combattants lyriques » !

Voici un autre passage de la chronique de M. Savard :

« Le mouvement indépendantiste se butte à un adversaire qui peut allumer des balises rouges à volonté. Plus le mouvement indépendantiste est fort, plus les balises rouges s’allument. Plus il est faible, plus on reste dans une trêve apparente, la provincialisation du Québec. »

À cet effet, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt la Déclaration de principes adoptée dans le programme du Parti québécois à son congrès de 2005 dans l’article de Robert Barbéris-Gervais publié sur cette même tribune le 3 juillet 2011 sous le titre « Le programme du Parti québécois (première partie) » et, même s’il ne constitue que le préambule du programme adopté lors de ce congrès, j’y ai perçu des principes directeurs articulés permettant de contrer les « balises rouges » de notre adversaire et plutôt d’allumer des « feux verts » vers l’accession à notre indépendance, et à sortir de la « trêve apparente » dans laquelle nous enlise la gouvernance souverainiste de Pauline Marois.

Enfin, parlant de Mme Marois, je vous laisse sur cette réflexion. Prenons pour acquis que, selon la distinction de M. Savard, elle soit considérée dans le clan des « pas-pressés »…je crois que vous serez tous de mon avis ! Se pourrait-il que, compte tenu de son allergie à prononcer le mot « indépendance », on puisse la classer dans la catégorie des « pas-intéressés » ?

vigile.net tribune libre 5 juillet 2011 « Appel à la liberté d’expression »

Appel à la liberté d’expression

5 juillet 2011

Au risque de m’attirer les foudres des dieux,  je vous propose cette réflexion qui m’est venue à la suite de la parution de l’article de Robert Barbéris-Gervais sur la tribune libre de Vigile en date du 4 juillet 2011 sous le titre  « Le programme de 2005 et la gouvernance souverainiste se complètent ».

Malgré tout le respect que je porte à M. Barbéris-Gervais et le mérite que je lui accorde à vouloir rallier les troupes indépendantistes autour d’un projet commun et d’un véhicule efficace, évitant ainsi de « semer la zizanie et de nous affaiblir », je ne crois pas qu’il parviendra à faire l’unité des troupes en utilisant des arguments, tels que celui-ci, extrait de son article :

« Que penser de ces gens qui ont profité des difficultés récentes vécues par Pauline Marois pour faire une offensive tout azimut pour essayer de la discréditer et de l’assommer. Les Anglais diraient : "cheap shots". Oui, c’est "cheap" : ça manque de classe. »

Et M. Barbéris-Gervais d’ajouter :

« Leurs fruits : la division, le doute, le découragement, le pessimisme, la tristesse, la démission, l’écoeurement. »

Depuis que j’ai commencé à écrire sur cette tribune libre, j’ai toujours cru que nous avions droit à nos opinions et je continue d’y croire ! Toutefois, dans le débat crucial qui s’est engagé autour du projet de gouvernance souverainiste, il m’apparaît que certains intervenants tentent de ramener la barque dans la bonne direction, ce qui, en soi, est louable, mais en jetant à la mer les membres de l’équipage qui croient à la nécessité de changer l’itinéraire pour conduire le navire à bon port !

Je suis de ceux qui croient en la force de la mobilisation des troupes ! Toutefois, je suis aussi de ceux qui croient en l’échange des idées ! Je ne crois pas aux pouvoirs du « crois ou meurs », en la possession tranquille de la vérité ! Je ne crois pas que ceux qui ne pensent pas comme moi sont « des faux prophètes qui viennent à moi déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces. »

À mon sens, la seule voie pour rallier tous les sympathisants à la cause que nous défendons réside dans la libre circulation des opinions et le respect des différences…tout comme l’arbre, pour donner de bons fruits, a besoin d’eau et de soleil !

vigile.net tribune libre 5 juillet 2011  

Un mur de silence autour du bruit

5 juillet 2011

Après trente ans d’une lutte constante entre un regroupement de résidents vivant le long de l’autoroute Laurentienne et les différents paliers de gouvernements, le groupe, représenté par Maurice Filion, ex-directeur-gérant des Nordiques, qui réclame la mise en place de mesures pour atténuer le bruit, a obtenu gain de cause de la cour d’appel qui reconnaît la légitimité d’un recours collectif dans cette affaire.

Par ailleurs, on aurait pu croire que les autorités de la ville de Québec appuieraient une telle démarche puisque, en 2009, pendant sa campagne électorale, Régis Labeaume avait affirmé que le bruit de l’autoroute Laurentienne n’était qu’un vieux débat et qu’il n’attendrait pas après le ministère des Transports pour agir. À cette époque, Michelle Morin-Doyle, la conseillère du district, avait promis l’érection d’un mur végétal.

Pourtant, récemment, un porte-parole de la Ville a fait savoir que le règlement du problème était sous la juridiction du ministère des Transports. En ce qui a trait à Mme Morin-Doyle, les appels envoyés par les responsables du regroupement demeurent sans retour. Il semble bien que l’équipe Labeaume ait décidé de dresser « un mur de silence autour du bruit »!

quebechebdo le 5 juillet 2011
Le Devoir 8 juillet 2011 "Le silence autour du bruit"

L’indépendance en héritage

4 juillet 2011

À une époque déterminante où nous aspirons à notre indépendance et que nous serons appelés à léguer à nos enfants et nos petits-enfants une terre et des valeurs qui nous sont propres, qu’avons-nous à leur offrir en héritage sur cette terre du Québec?

Le sens de l’effort et de la persévérance ou l’illusion d’une réussite sans effort?
L’attachement à notre culture francophone ou le délaissement de nos origines au profit d’un biculturalisme utopique
La défense de notre identité ou le piège d’une identité mondialiste?
L’initiation aux grands interprètes de la chanson québécoise ou la prédominance des interprètes anglophones?
La promotion des écrivains du Québec ou la vacuité des émissions de télé-réalité?

À mon sens, nous devons nous poser ces questions fondamentales dès maintenant et y apporter des réponses conformes à nos valeurs si nous voulons être écoutés et compris de notre jeunesse quand nous lui présenterons notre projet de pays. En fait, désirons-nous leur présenter un pays bien ancré dans ses racines de fiers et courageux bâtisseurs qui ont inspiré, par leur persévérance, tant de nos grands paroliers, ou un îlot envahi par une culture étrangère, envoûtée par le glamour et l’illusion de l’immédiateté et de la durabilité des réussites personnelles?

quebechebdo 19 juillet 2011

 

Le retour du Bonhomme sept-heures

3 juillet 2011

Selon la légende, le Bonhomme sept-heures incarne un personnage fictif maléfique qui, au Québec, est représenté par un vagabond sinistre aux jeunes enfants pour leur faire peur et les inciter à rentrer à la maison avant sept heures au risque d’être ramassés par le méchant personnage et enfouis au fond de son sac.

Lorsque j’avais à peu près 7 ou 8 ans, je me rappelle qu’une vieille dame qui habitait près de chez moi, préférant sans aucun doute le chant des oiseaux aux cris aigus de mes camarades s’amusant devant son balcon où elle tentait de se reposer après le souper, nous menaçait de téléphoner au Bonhomme sept-heures si nous n’entrions pas à la maison!

Nonobstant son long préambule avec lequel je suis globalement en accord, deux phrases, extraites de l’article de Louis Champagne paru sur cette tribune en date du 1er juillet sous le titre « Resserrer les rangs », m’ont rappelé cette vieille dame qui nous menaçait d’appeler le Bonhomme sept-heures :

« Car en politique, dans un système bipartite, être contre l’un, c’est ipso facto devenir l’allié de l’autre. S’opposer à Mme Marois comme le font bien des Vigiliens les transforme en cinquième colonne de Jean Charest. »

En d’autres termes, l’auteur demande à tous ceux qui lancent « des cris aigus » devant le « balcon » de Mme Marois de se taire à défaut de quoi nous serons responsables d’avoir contribué à ériger la « cinquième colonne de Jean Charest » ou, si vous préférez, d’avoir éveillé le Bonhomme sept-heures!

Et M. Champagne de conclure :

« Comme le disait Gilles Duceppe, il faut nous retrouver sur ce qui nous unit plutôt que de nous disputer sur ce qui nous divise. » 

À mon sens, c’est l’accession à notre indépendance qui nous unit et c’est la gouvernance souverainiste comme chemin pour y parvenir qui nous divise…et ce n’est sûrement pas en brandissant le spectre d’un Bonhomme sept-heures nous menaçant de faire « le jeu de nos adversaires » que nous allons gentiment entrer dans le giron douillet de la gouvernance souverainiste!

vigile.net tribune libre 3 juillet 2011