Non vraiment, rien n’a changé!

24 juin 2013

Plusieurs quotidiens ont publié ces derniers jours des articles relatifs à la décision du gouvernement Marois d’étudier les empiètements du fédéral dans les compétences du Québec. Voici des extraits de deux d’entre eux :

« Quelques semaines avant le dépôt de son budget et fort possiblement en période pré-électorale, le gouvernement péquiste recevra en janvier prochain un rapport sur les « empiètements » du fédéral. Il faut mettre fin au fédéralisme « dominateur, paternaliste et de dédoublement », a lancé le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, lors du lancement du comité qui rédigera le rapport…

Le rapport devrait chiffrer le coût spécifiquement pour les municipalités et la santé… « Nous serons plus à même d’identifier ce qui est urgent et entamer les négociations » La Presse, 18 juin 2013

Le 19 juin 2013, Le Soleil publie un article intitulé « Le PQ veut étudier les « ingérences » fédérales » dans lequel on nous informe que le gouvernement Marois investit 500 000 $ pour répertorier l’ensemble des dédoublements causés par l’empiètement d’Ottawa dans les compétences du Québec. Enfin, une excellente initiative, me dis-je.

Toutefois, la conclusion de l’article jette une douche froide sur mes premières réactions lorsque j’apprends que le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, « jure qu’il n’est pas à la recherche d’une confrontation avec Ottawa pour mousser l’option souverainiste. »

« Entamer les négociations » avec Ottawa!…Des termes irritants…de l’aplaventrisme dénigrant issu de la gouvernance dite « souverainiste », du déjà vu désuet…de l’ancien servi à la moderne…une démarche qui nous conduit inévitablement au cul-de-sac!

Le ministre Cloutier « ne recherche pas la confrontation avec Ottawa »…Mais pourquoi diable ne profite-t-il pas de cette occasion stratégique pour « mousser l’option souverainiste » et faire voir aux Québécois les avantages de la souveraineté au lieu de la balayer servilement sous le tapis?

Non vraiment, rien n’a changé depuis quatre décennies… René Lévesque avait vu juste en accolant les concepts « souveraineté-association »!

quebechebdo 24 juin 2013
vigile.net tribune libre 9 juillet 2013 "Au sujet de la frilosité partisane péquiste" (version modifiée)

Charité bien ordonnée…

24 juin 2013

Pour m’amuser un peu, j’ai cherché, dans le dictionnaire des synonymes, des mots qui pouvaient s’apparenter au nom «charité»: aide, altruisme, amour, aumône, bienfait, bienveillance, bonté, désintéressement, don, fraternité, générosité, indulgence, miséricorde, philanthropie, secours, service, vertu.

Ensuite, j’ai placé chacun de ces substantifs dans le contexte des révélations entourant les honoraires demandés par Justin Trudeau pour des discours prononcés devant des organismes de charité.

Enfin, me suis-je dit, le nouveau chef du PLC s’est fait l’apôtre du proverbe qui veut que «charité bien ordonnée commence par soi-même».

quebechebdo 22 juin 2013
cyberpresse.ca 30 juin 2013

Liberté d’expression à sens unique

24 juin 2013

En plus d'avoir perdu son emploi au mouvement Desjardins, Jean-François Jacob est poursuivi en Cour supérieure pour 250 000$ par Radio-Nord, propriétaire de CHOI Radio X, pour avoir dénoncé les propos et les méthodes de leur radio auprès du public.

Par contre, pour justifier leurs agressions verbales, les propriétaires et les animateurs de la radio de confrontation se sont toujours cachés derrière la liberté d'expression. En conséquence, sommes-nous en train d'assister à une liberté d'expression à sens unique?

Je suis fondamentalement pour la liberté d'expression et le débat d'idées. Conséquemment, les poursuites-bâillons ne doivent pas brimer les individus dans leur droit de faire valoir leurs opinions. Toutefois, il m'apparaît essentiel que les discours haineux, racistes, sexistes et mensongers sur les radios-poubelles soient dénoncés et que cessent les menaces envers les personnes qui osent les contester.

cyberpresse.ca 23 juin 2013

 

ON est le seul parti qui prône en priorité la souveraineté du Québec

21 juin 2013

D’entrée de jeu, une mise au point s’impose : malgré le départ de Jean-Martin Aussant, Option nationale est là pour rester ! Quant à ceux et celles qui voient dans la démission du chef d’ON l’occasion de garnir le membership du PQ, ils trouveront une fin de non-recevoir pour ce parti usé par des années de pouvoir, particulièrement les années post référendaires de 1995 qui ont vu l’option souverainiste reléguée dans le placard des vieilles rengaines reliées à la gouvernance souverainiste de Pauline Marois.

Quant à vous toutes et tous qui êtes désabusés des sempiternelles tergiversations et des reculs répétitifs du PQ concernant ses promesses électorales, la porte d’Option nationale vous est grande ouverte. À cet effet, je vous propose cet extrait de Jean-Martin Aussant prononcé lors de son allocution annonçant son départ de la vie politique le 19 juin :

« Laissez-moi vous rappeler quelques faits : en quelques mois, en pleine période de cynisme politique ambiant, un tout nouveau parti réussit à recruter 8 000 membres ; il réussit à présenter 120 candidats, dans toutes les régions du Québec ; il réussit à recueillir plus de 80 000 votes à sa première élection malgré ses moyens limités et plusieurs appels au vote stratégique ; et il réussit à doubler son niveau d’appui dans les sondages depuis cette première élection. À mes yeux, un tel parti peut et doit continuer à faire progresser la cause qui l’a vu naître.

Depuis sa fondation, Option nationale a intéressé pour la première fois des milliers de gens à la politique et à la souveraineté, en bonne partie des jeunes. Une telle réussite vaut de l’or pour une société. L’espoir qu’incarne Option nationale pour tous ces gens doit se poursuivre. Le Québec en a besoin. »

Et que dire de l’appel vibrant de Catherine Dorion à la mobilisation pour l’accession du Québec à son statut de pays dans un article paru sur la tribune libre de Vigile le l8 septembre 2010 sous le titre « Avancer malgré le trac » :

« Il s’agit d’un combat entre l’ambition et la peur. Quand un ami nous dit : « je sens que c’est ça que je devrais faire, j’ai envie de ça, mais j’ai peur de ne pas y arriver, de trouver ça trop dur », il est de notre devoir de l’encourager, au courage et à la vraie vie, et non à la peur, à l’aplatissement et à la platitude. Quand les Québécois disent : « j’aimerais ça mais je le sais pus », il est de notre devoir de répondre ! D’être là ! De militer pour le bonheur, pour l’avenir, pour le courage ! C’est ça le rôle d’un politicien, d’un militant ! Pas d’attendre que le monde pense comme lui, de même, par un heureux hasard, pour après ramasser les fruits de ça et se faire élire sans jamais avoir rien fait pour convaincre le monde de ses idées ! »

Option nationale est un paquebot en construction, il a besoin de bras de fer pour l’aider à se mettre à flot et voguer vers sa destination…À vous qui avez été désillusionnés par le PQ et qui avez gardé la flamme nationaliste, Option nationale vous invite à participer activement à l’odyssée qui le conduira à bon port…Ensemble, ON y arrivera !

vigile.net tribune libre 21 juin 2013

Catherine Dorion à la chefferie d’Option nationale

20 juin 2013

Dans le petit monde de la politique québécoise, les événements circulent à vitesse grand V. Aussi, la nouvelle du retrait de Jean-Martin Aussant de la vie politique n’avait pas encore atteint toutes les salles de nouvelles que déjà, deux noms surgissaient de certains corridors pour succéder au chef d’Option nationale.

D’abord celui de Pierre Curzi, très proche du chef démissionnaire d’ON, les deux ex-péquistes ayant claqué la porte du PQ à 24 heures d’intervalle il y a deux ans. Toutefois, selon les rumeurs, M. Curzi a fait savoir qu’il ne sera pas candidat.

L’autre nom est celui de Catherine Dorion, candidate d’Option nationale dans Taschereau aux dernières élections générales. Dans le sillon de l’implication des jeunes au sein d’Option nationale, mon choix se porte d’emblée sur la « p‘tite fille » du quartier St-Jean-Baptiste à Québec.

À titre informatif, sachez que Catherine Dorion a fait ses études au Québec, en Espagne, au Chili, en Russie et à Londres et a voyagé dans plus d’une trentaine de pays. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences politiques du King’s College de Londres, d’un baccalauréat en Relations internationales et Droit international de l’UQUAM et diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Québec.

En ce qui a trait à son profil politique, je vous réfère à deux extraits d’articles publiés par Catherine Dorion. Le premier, intitulé « Avancer malgré le trac » a été publié sur Vigile le 18 septembre 2010 :

« Il faut recommencer à militer avec notre cœur, et avec foi, avec bonne foi. De l’autre côté ils militent, avec toute leur foi, toute leur mauvaise foi quand ils répètent depuis toujours que l’indépendantisme est mort, à tout le moins très malade, moribond, agonisant, insensé dans le monde actuel, dangereux économiquement, archaïque, refermé sur lui-même et qu’il faut passer à autre chose – ah ! Ce fameux « passons à autre chose », comme si le désir pour notre nation de contrôler son propre destin politique était un caprice d’enfant, comme si notre envie d’expérimenter pour la première fois de notre vie de quatre siècles une existence politique adulte était une niaiserie d’adolescence, et qu’il fallait maintenant comprendre et redevenir sérieux, rentrer dans les rangs et cesser de parler d’identité, cette notion ridicule ! »

Le second, « La multiplication des groupes souverainistes est saine » a paru dans Le Devoir du 18 janvier 2013 sous la rubrique « Opinions » :

« La multiplication des mouvements n’est que le signe d’un foisonnement, d’une bonne santé militante. On ne devrait pas avoir de complexes à vouloir travailler avec d’autres gens pour la réalisation d’un désir précis (celui du pays) sans rechercher à s’entendre sur autre chose. Les souverainistes n’ont aucune difficulté à parler d’une seule voix lorsque l’unique question en jeu est celle de la souveraineté, comme ils l’ont fait pendant la campagne référendaire de 1995. On s’entend sur un seul mot, « oui ». Pas de discussions interminables sur s’il devrait y avoir des bécosses sur les terrains de camping sauvage des parcs nationaux d’un Québec souverain. S’il y a plusieurs mouvements souverainistes, c’est simplement qu’il y a plusieurs « sortes » de Québécois qui sont souverainistes, et c’est une maudite bonne nouvelle »

Durant la dernière campagne électorale, sur YouTube, son naturel et sa vision ironique des politiciens et des « vieux partis » lui ont permis de séduire de nombreux internautes et sans doute de nombreux électeurs. Ce qu’elle veut insuffler à la politique québécoise ? « De la vérité et de la sincérité ! » répond-elle, allergique au « concours d’image de marque » qui définit selon elle la politique. Dans ce monde souvent combatif qui a « peur des émotions collectives », elle arrive armée de sa « grande sensibilité » et d’une « intelligence qui tient en compte des émotions ».

« Si on est capable de regarder le peuple québécois avec tendresse et avec sollicitude, il y a plein de choses qu’on ressent. Il y a des belles choses qu’on a envie d’exprimer collectivement » Catherine Dorion

Enfin, si à la suite de ces lectures, vous n’êtes pas encore convaincus que Catherine Dorion possède l’étoffe d’un chef de parti, je vous suggère de visionner la bande audio-visuelle que vous pouvez atteindre via la rubrique « Auteurs » de Vigile sous le titre « Catherine Dorion – 2 » parue le 31 août 2012 sous-titrée « Plaidoyer de Catherine Dorion pour le vote enthousiaste »

« Option nationale a plus que jamais sa raison d’être. Quand la moitié d’une population se prononce en faveur de la souveraineté lors d’un référendum, il serait insensé qu’aucun parti politique ne travaille activement à faire progresser cet appui au-delà du 50 %. Dans le paysage politique actuel, seule Option nationale le fait » Jean-Martin Aussant.

vigile.net tribune libre 20 juin 2013
quebechebdo 21 juin 2013

La Merveille est avec nous

20 juin 2013

Pendant que les Coyotes agonisent à Glendale, Wayne Gretzky laisse présager la réapparition de l’étoile polaire des Nordiques à Québec. En effet, un fossé de plusieurs millions séparent toujours la Ville et le groupe Renaissance Sports & Entertainement en ce qui concerne les frais de gestion. Espérons que les augures se montreront favorables à la boule de cristal de la Merveille!

quebechebdo 20 juin 2013 

Les fruits de la gouvernance « provinciale »

20 juin 2013

Un sondage CROP-Le Soleil-La Presse, réalisé entre le 12 et le 17 juin, dresse un portrait désastreux pour le gouvernement Marois et la première ministre. En effet, 69% des personnes interrogées jugent le bilan du gouvernement négatif contre 25% qui le perçoivent positif.

Comme conséquences, le taux d’insatisfaction de la population à l’égard du gouvernement péquiste s’établit à 68%, et seulement 11% d’entre elle croit que Pauline Marois est la meilleure personne pour occuper le siège de premier ministre, troisième derrière Philippe Couillard et François Legault.

À mon sens, la débandade du gouvernement péquiste et la désaffection de Pauline Marois à titre de première ministre résident en grande partie dans la désillusion des militants péquistes envers un gouvernement qui a tergiversé de reculs en reculs sur ses promesses électorales depuis sa prise du pouvoir et qui récolte les fruits d’une gouvernance «provinciale» dite «souverainiste».

quebechebdo 20 juin 2013

Retrait de Jean-Martin Aussant de la vie politique

19 juin 2013

C’est avec stupéfaction que j’ai appris via un message électronique la décision de Jean-Martin Aussant de se retirer de la vie politique. Quoique je respecte les motifs de ce choix, particulièrement liés au contexte familial, l’absence du chef d’Option nationale au sein du parti aura certes un effet choc au coeur de la nouvelle formation politique.

Jean-Martin Aussant incarnait plus que la tête dirigeante d’ON, il en était l’âme, le père spirituel. Son départ, même si la présidente Nathaly Dufour assure l’intérim en vertu des statuts, laisse le parti orphelin. Deux ans, c’est bien jeune pour se retrouver dans cet état !

Qu’adviendra-t-il maintenant de ce jeune parti ? Arrivera-t-il à passer au travers de ce « deuil » politique ? Pour Jean-Martin Aussant, Option nationale a toute sa place sur l’échiquier politique québécois :

« Depuis sa fondation, Option nationale a intéressé pour la première fois des milliers de gens à la politique et à la souveraineté, en bonne partie des jeunes. Une telle réussite vaut de l’or pour une société. L’espoir qu’incarne Option nationale pour tous ces gens doit se poursuivre. Le Québec en a besoin ».

Je rejoins JMA sur la place des jeunes au sein du parti et, s’il y a de l’espoir, c’est bien la place importante que les jeunes occupent à l’intérieur du membership d’Option nationale. Le fait que « des milliers de gens [s’intéressent pour la première fois]à la politique et à la souveraineté, en bonne partie des jeunes » représente, à mes yeux, un défi réaliste et encourageant pour l’avenir du parti.

Pour l’instant, j’invite les militants à demeurer sereins devant la décision de Jean-Martin Aussant et à « laisser tomber la poussière » avant de prendre la décision précipitée d’abandonner le parti. Nous devons plutôt suivre la voie de son fondateur dans son dernier message à titre de chef d’ON :

« Mon message aux souverainistes est fort simple : continuez, vous avez raison. La souveraineté est incontournable et nécessaire et le destin naturel de la nation québécoise est de pouvoir décider elle-même de ce qu’elle devient et de comment y arriver. Lois, impôts, traités, voilà ce que toutes les nations du monde devraient pouvoir contrôler elles-mêmes ».

vigile.net tribune libre 19 juin 2013

Après 30 ans, rien n’a changé!

19 juin 2013

Après près de 40 années au Soleil, dont les 14 dernières sur la colline parlementaire à Ottawa, le chroniquer Raymond Giroux tire sa révérence. Pour l’occasion, j’ai relu quelques unes de ses chroniques et je suis tombé sur une de celles-ci qui mérite qu’on se la rappelle. Il s’agit d’un article paru le 20 mai 2010 sous le titre « Les Québécois entre deux chaises », soit 30 ans jour pour jour après le premier référendum sur la souveraineté du Québec.

En voici quelques extraits :

« Ni fédéralistes, ni souverainistes, répondent les Québécois, 30 ans après le premier référendum sur la souveraineté-association. René Lévesque avait vu juste en accolant les deux concepts.

Mais sur le plan politique, il y a meilleure façon de se faire respecter dans le reste du Canada que de s’acharner à ne pas prendre position sur une question aussi fondamentale.

Un sondage Crop réalisé pour une boîte à idées qui se nomme L’Idée fédérale – son nom décrit bien son orientation – nous donne cette semaine un résultat à la fois étonnant et réaliste. Voici :

22 % se disent surtout fédéralistes ;

24 % se disent surtout souverainistes ;

22 % se disent entre les deux ;

25 % se disent ni l’un ni l’autre ;

7 % ne savent pas ce qu’ils sont.

Cela ressemble à du Yvon Deschamps – un Québec indépendant dans un Canada fort. Étonnant, parce qu’après des décennies de débats, le camp des indécis domine toujours le paysage politique.

Réaliste, parce que ce sondage reflète exactement les bruits de la rue. Regardez autour de vous, écoutez les conversations politiques, ou du moins ce qu’il en reste, et vous verrez bien : les Québécois abordent la question nationale en ordre dispersé. Il n’y a que le niqab, la burqa et le hockey pour rassembler tout le monde… »

Le 19 juin 2013, Le Soleil publie un article intitulé « Le PQ veut étudier les « ingérences » fédérales » dans lequel on nous informe que le gouvernement Marois investit 500 000 $ pour répertorier l’ensemble des dédoublements causés par l’empiètement d’Ottawa dans les compétences du Québec. Enfin, une excellente initiative, me dis-je.

Toutefois, la conclusion de l’article jette une douche froide sur mes premières réactions lorsque j’apprends que le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, « jure qu’il n’est pas à la recherche d’une confrontation avec Ottawa pour mousser l’option souverainiste. »

Pourquoi diable le ministre ne profite-t-il pas de cette occasion stratégique pour « mousser l’option souverainiste » et faire voir aux Québécois les avantages de la souveraineté au lieu de la balayer sous le tapis? Non vraiment, rien n’a changé!

quebechebdo 19 juin 2013

Décès de Pierre F Côté: un homme de devoir

19 juin 2013

À titre d’ancien élève du Collège des Jésuites de Québec que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors de réunions d’anciens élèves, et de parent de son fils à qui j’ai enseigné, j’ai toujours été impressionné par la stature imposante et le ton assuré de Pierre F. Côté.

Je me souviens, entre autres, d’une discussion que nous avons eue sur la qualité de la formation qu’il avait reçue au Collège des Jésuites et de l’infinie gratitude qu’il vouait aux « bons Pères » qui lui avaient non seulement enseigné mais qui lui avaient surtout inculqué les valeurs de dépassement et d’ouverture aux autres.

Le directeur général des élections actuel, Jacques Drouin, qui a travaillé avec Pierre F. Côté pendant près de 20 ans, à titre de secrétaire général, décrit son ancien patron en ces termes : « C’était un grand homme, qui avait le courage d’aller au bout de ses idées. Il était difficile à arrêter s’il pensait que quelque chose devait se faire d’une certaine façon. Mais il savait aussi faire en sorte que les gens le suivent. » M. Drouin évoque quelqu’un d’« humble », qui savait donner le crédit à son équipe et qui éprouvait un grand respect pour l’organisme qu’il a dirigé.

Je retiendrai de Pierre F. Côté qu’il incarnait un homme de devoir pour qui l’intégrité et la détermination faisaient figure de proue dans l’exercice des fonctions qu’il a occupées tout au cours de sa carrière.

quebechebdo 19 juin 2013