L’Acadie, terre de fierté nationale

16 août 2013

Même si l’écho des bruits du Tintamarre acadien s’est éteint lentement pendant la nuit, j’ai cru bon de vous raconter en quelques lignes les origines de cette célébration acadienne soulignée à chaque année le 15 août.

On associe le célèbre Tintamarre à une tradition du Moyen âge qui consistait à faire du bruit pour marquer des événements tristes ou joyeux. Toutefois, l'origine acadienne de cette manifestation est bien plus jeune, car elle ne date que depuis 1955, lors des fêtes du bicentenaire de la déportation des Acadiens.

La première mention d’un tintamarre acadien fut le 10 août 1955 dans un dépliant à l’occasion de l’ouverture des fêtes du bicentenaire de la déportation des Acadiens. Dans ce dépliant, intitulé «Prière et instructions pour l'ouverture des fêtes du bicentenaire acadien, 10 août 1955», l'Archevêque de Moncton, Mgr Norbert Robichaud, demande aux Acadiens et aux Acadiennes de manifester bruyamment leur présence, n premier signe du Tintamarre, mais qui était encore bien loin de la fête d’aujourd’hui et bien loin de la place publique.

En 1979, la Société Nationale des Acadiens, qui deviendra la Société Nationale de l’Acadie en 1992 pour l’occasion des fêtes du 375e anniversaire de la fondation de l’Acadie, propose de faire revivre cette coutume acadienne qui consiste à célébrer le plus bruyamment possible avec des instruments improvisés. Depuis, dans toutes les communautés acadiennes de l’Atlantique le 15 août à 18h00, les Acadiens et Acadiennes, maquillés et costumés aux couleurs du drapeau acadien, manifestent dans les rues par un défilé de gens ou automobiles au moyen d’instruments que seule l’imagination peut décrire.

C’est de cette façon que les Acadiens manifestent leur fierté acadienne et expriment chaque année par un tintamarre le 15 août à 18h00. Aujourd’hui, le Tintamarre est devenu une tradition qui veut que les Acadiens se fassent entendre, se rencontrent et s’affirment.

Antonine Maillet, digne représentante des Acadiens

Parmi les personnalités qui ont marqué l’Acadie, on ne peut passer à côté d’Antonine Maillet dont certaines de ses oeuvres littéraires ont rayonné à travers le monde. Antonine Maillet est née le 10 mai 1929 à Bouctouche, Nouveau-Brunswick, au cœur de l'Acadie. Après des études à l'Université de Moncton où elle obtient un baccalauréat en 1950 et une maîtrise ès arts en 1959, elle termine, en 1962, une licence ès lettres à l'Université de Montréal. Elle reçoit, en 1970, son doctorat ès lettres de l'Université Laval. Elle devient par la suite professeur de littérature dans différentes institutions universitaires.

Dramaturge et romancière, Antonine Maillet est l'auteur d'une quarantaine de livres dont Pélagie-la-Charrette et La Sagouine, tous deux traduits dans sept ou huit langues. Le roman Pélagie-la-Charrette lui mérite une quinzaine de prix, dont le prix Goncourt qui est pour la première fois décerné, en 1979, à un écrivain hors de France.

Sa carrière et ses œuvres lui valent maintes récompenses et distinctions. Antonine Maillet est, entre autres, membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada, compagnon de l'Ordre du Canada, commandeur de l'Ordre National du Mérite de France, commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres de France, chancelier émérite de l'Université de Moncton, officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur de France, en plus d’avoir reçu pas moins de vingt-neuf doctorats honorifiques en littérature et en droit.

En terminant, en écrivant ces lignes, je ne peux m’empêcher de dresser un parallèle entre les Acadiens et les Québécois, deux peuples qui ont toujours eu l’heur de « se faire entendre, de se rencontrer et de s’affirmer ». Lors du printemps érable de 2012, les Québécois ont vécu leur « tintamarre » en faisant résonner leurs casseroles…peut-être serait-il pertinent de répéter annuellement ces manifestations lors de notre fête nationale!

quebechebdo 16 août 2013
vigile.net tribune libre 16 août 2013

Esclaves du téléphone

16 août 2013

La «nomophobie», née de la contraction de l’expression anglaise «no mobile phone» et du grec «phobie» (peur), a été inventée au cours d’une étude menée en février 2008 par une organisation de recherche basée au Royaume-Uni pour observer les angoisses subies par les utilisateurs de téléphones mobiles. Cette étude a révélé, entre autres, que 53 % des utilisateurs de téléphones mobiles, dont 76 % chez les jeunes de 18 à 24 ans en Grande-Bretagne, ont tendance à être anxieux quand leur téléphone est perdu, à court de batterie ou de crédit ou qu’ils n’ont aucune couverture réseau.

Pour sa part, Mme Brigitte Vincent, qui œuvre au sein du Centre de réadaptation en dépendance de Montréal — Institut universitaire, ne s’étonne guère d’observer des symptômes troublants chez des gens particulièrement attachés à leur cellulaire. Elle soutient que certains d’entre eux présentent des symptômes qui s’apparentent à ceux des alcooliques ou encore des joueurs compulsifs, à savoir que, lorsqu’ils sont privés de leur cellulaire, ils ressentent un sentiment de vide et d’anxiété.

Enfin, Mme Vincent note que le recours au portable est «toxique» lorsqu’on ne peut littéralement plus s’en passer et que son utilisation devient une entrave à l’accomplissement de nos responsabilités quotidiennes, une évolution qui semble irréversible et qui nous conduit, à mon sens, à une dépendance maladive qui érige un mur pernicieux entre les utilisateurs compulsifs du cellulaire!

Le Journal de Québec 16 août 2013
quebechebdo 16 août 2013

Entre gloire et déshonneur

15 août 2013

Une pétition de 103 000 signatures a été remise le 12 août à l’Institut Nobel d’Oslo par le regroupement américain RootsAction pour que le soldat américain Bradley Manning, jugé pour avoir transmis des documents confidentiels à WikiLeaks, devienne récipiendaire du Prix Nobel de la paix 2013.

Le groupe d’activistes qui dénonce notamment le capitalisme et les interventions militaires des États-Unis à l’étranger, estime que « personne n’a fait plus pour combattre ce que Martin Luther King Junior appelait « la folie du militarisme. »

Dans le texte accompagnant la pétition, le groupe estime qu’un tel choix de lauréat permettrait au comité Nobel norvégien de regagner en crédibilité, alléguant qu’un « nuage » plane au-dessus du comité Nobel depuis l’attribution de ce même prix au président américain Barack Obama en 2009 au début de son premier mandat alors qu’il avait décidé d’intensifier l’effort de guerre des États-Unis en Afghanistan.

Même si la situation du militaire le place dans une zone grise entre la gloire et le déshonneur, je dois admettre que le paradoxe soulevé par la nomination de Barack Obama à titre de récipiendaire du Nobel de la paix en 2009 me laisse songeur par rapport aux arguments invoqués par les signataires de la pétition en faveur de Bradley Manning…Enfin, nous devrons attendre jusqu’au 11 octobre 2013, jour où sera divulgué le nom du prix Nobel de la paix à Oslo.

quebechebdo 15 août 2013

Plaidoyer pour la complémentarité des sexes

15 août 2013

Omniprésence des hommes

Depuis que le monde est monde, l’homme a toujours occupé l’avant-scène à tel point que le substantif «homme» en est arrivé à désigner l’humanité entière, tous sexes confondus.

Depuis Adam jusqu’à Bouddha en passant par Jésus et Mahomet, l’homme a incarné la lumière, le jour, le dieu, le sauveur. Le monde contemporain a perpétué cette croyance. Ainsi Neil Armstrong a été le premier homme à mettre le pied sur la Lune. Bien avant lui, Charles Lindbergh a traversé l’Atlantique en avion et Christophe Colomb a découvert l’Amérique. La rubrique des noms propres, dans les dictionnaires, regorgent de personnages masculins.

Il a fallu attendre au 20ième siècle pour accorder le droit de vote aux femmes. Encore aujourd’hui, certaines civilisations accordent bien peu d’importance aux femmes. Ici au Québec, le mouvement féministe allait contribuer à placer la femme à l’avant-plan de l’actualité. Des femmes osaient dire tout haut ce que plusieurs pensaient depuis des siècles : «Messieurs, nous faisons partie nous aussi de la société au même titre que vous!»

Éveil de la femme

Voilà! L’idée était lancée! Dorénavant, les femmes étaient «égales» aux hommes. Partant de ce principe d’égalité, les femmes se mirent à agir «comme les hommes», «égalité» étant spontanément associée à «similarité». Peu à peu, la femme gravit les échelons sociaux et fut appelée à gérer des postes de première ligne «à la manière des hommes». Au lieu de mettre à profit leurs différences par rapport aux hommes, «complémentarité» qui aurait été beaucoup plus bénéfique pour la société, le féminisme n’a fait que déplacer le problème. En bout de ligne, quoique dirigée en partie par des femmes, la société est restée la même et les hommes, jadis «rois», en vinrent à se demander s’ils devaient être «reines» ou «valets», «bleus» ou «roses».

À titre d’exemples, j’ai demandé à quatre femmes, âgées de 25 à 36 ans, de répondre à la question suivante : «Qu’est-ce que vous recherchez chez un homme?» Toutes les quatre ont fait ressortir l’importance de la «communication» chez l’autre. Trois sur quatre favorisent de plus la «complicité» dans le couple de même que le «respect» de l’autre à travers une «écoute» attentive. Deux sur quatre mettent en lumière «l’harmonie» dans le couple. Les autres réponses ont été signalées de façon isolée : charmant, sensuel, sens de l’humour, sens de la famille, responsable, réfléchi, équilibré, honnête, présent, ambitieux, un ami, attentionné.

La société conçue par des hommes avait privilégié la compétition entre eux. Une société dirigée par des hommes et des femmes en arriva petit à petit à favoriser la compétition, cette fois entre hommes et femmes.

Émergence du féminisme

Le féminisme ouvrit graduellement les universités aux femmes, par conséquent, les diverses professions traditionnellement dévolues aux hommes. Devant l’ampleur du défi à surmonter, les femmes démontrèrent une ténacité sans limites et éclipsèrent progressivement toute une génération d’hommes habitués à compétitionner entre eux à des postes de pointe. S’il n’avait été que de cela, nous aurions pu assister à un phénomène normal de saine compétitivité. Toutefois, en prônant un style de gestion souvent plus agressif que les hommes, compte tenu des défis de taille que les femmes devaient relever, les conséquences sur la qualité du milieu de travail se sont souvent détériorées au détriment d’un climat qui aurait pu devenir davantage humain, ce qui aurait eu comme effet d’améliorer substantiellement les relations de travail.

Au cours des cinquante dernières années, l’homme a dû se faufiler dans toutes sortes de schèmes…de l’homme, fort et capable de régler ses problèmes seuls à l’homme rose pour aboutir à l’homme battu. En effet, les derniers chiffres recueillis par l’Institut de la statistique du Québec indiquent que 165,000 femmes ont été victimes de violence conjugale au cours des cinq dernières années comparativement à 140,000 hommes pour la même période.

L’homme semble beaucoup plus vulnérable à la violence psychologique dont les conséquences, entre autres, la perte de l’estime de soi, la culpabilité, l’angoisse, le manque de concentration au travail, s’avèrent les mêmes que chez la femme sauf que l’homme éprouve davantage de difficultés à obtenir du soutien, vu le nombre limité de ressources disponibles. Le sujet de la violence faite aux hommes demeurent tabou. Les hommes violentés craignent que l’on se moque d’eux. On ne leur a pas appris à demander de l’aide.

Post-féminisme

Paradoxalement, la société québécoise assiste donc aujourd’hui aux réactions «post-féministes» des hommes qui, à l’exemple des femmes avant eux, se mettent à réclamer des «droits» dans plusieurs domaines, notamment, en ce qui concerne la garde des enfants, étant appuyés, dans cette cause, par 88% des Québécois. Récemment, des hommes se sont dotés d’une Fédération des hommes du Québec dont l’objectif premier est de faire reconnaître la violence faite aux hommes qui revendiquent, comme les femmes, leur part de fragilité et leur besoin d’être protégés par des droits.

Bien sûr, l’homme québécois, à certains points de vue, démontre, encore aujourd’hui, des attitudes de domination, particulièrement dans ses relations avec les femmes. Rappelons-nous que le «baby boomer» masculin s’est vu offrir le monde sur un plateau d’argent.

Depuis quatre décennies, le Québécois a dû faire sa place, tant bien que mal, à travers le courant féministe. Pour y parvenir, il lui a fallu, avec le temps, faire preuve d’ouverture et de compromis.

Conclusion

Face à tous ces bouleversements qui ont conduit à des débats malheureusement souvent stériles, il m’apparaît que l’heure est venue où la compétition hommes-femmes et ce, dans toutes les sphères de la société, particulièrement sur le marché du travail, cède sa place à une saine complémentarité mettant en lumière les qualités particulières des deux sexes et contribuant enfin à des relations plus harmonieuses entre hommes et femmes.

quebechebdo 15 août 2013
vigile.net tribune libre 15 août 2013

Pourquoi Aussant doit s’exiler à Londres

14 août 2013

« Aussant quitte le Québec. Maintenant, on sait que ses boss seront des Anglais…Ou peut-être n’a-t-il jamais cessé d’avoir des boss anglais ?… Maintenant, pour ceux qui attendent encore un messie, retenons la leçon, et pensons plutôt à ce qu’on peut faire pour avancer notre cause ».

Rhéal Mathieu, Aussant carbure au fric, extrait, Tribune libre de Vigile, 12 août 2013

Des propos pour le moins acerbes envers un personnage public dont la réputation d’homme intègre n’a été et n’est encore aujourd’hui aucunement remise en question.

Et l’auteur de poursuivre en pourfendant sans merci sa victime :

« J’ai dit à plusieurs personnes depuis le 4 septembre qu’Aussant se cherchait une job. … Son parti ne peut pas lui offrir le niveau de vie désiré, … J’imagine qu’il s’est trouvé une job à Montréal. J’ai hâte de voir c’est qui son nouveau boss… Ce n’était pas à Montréal, c’était à Londres… On ne peut pas avoir vécu comme un pacha pendant des années, en écumant les marchés à 300,000$/année, puis devenir un humble petit bourgeois, chef d’un humble petit parti, sans éprouver quelques regrets. »

En termes clairs, Rhéal Mathieu attribue les motifs de l’exil de Jean-Martin Aussant vers Londres à l’appât du gain suscité par une échelle salariale intéressante…sans même faire allusion au déni des milieux d’affaires québécois vis-à-vis les compétences d’un Jean-Martin Aussant, bardé de diplômes en économie.

À cet effet, le commentaire de Richard Le Hir à la suite de l’article de Rhéal Mathieu est pourtant fort révélateur. En voici un extrait :

« Au cours du repas, j’ai échangé quelques mots avec Aussant qui affichait une mine bien basse. Je lui ai demandé quels étaient ses plans. Il m’a répondu qu’il songeait à retourner au privé dans le secteur financier et m’a demandé ce que j’en pensais. Je lui ai répondu sans hésitation qu’il pouvait faire son deuil de tout espoir de trouver un emploi au Québec dans son domaine. Dans le milieu québécois des affaires, il traînerait toute sa vie comme un boulet d’avoir choisi le camp indépendantiste, et on ne lui pardonnerait jamais. »

À mon sens, n’en déplaise à M. Mathieu, il est là, à savoir le « boulet d’avoir choisi le camp indépendantiste », le véritable motif pour lequel Jean-Martin Aussant doit s’exiler à Londres pour y travailler, et chercher à lui attribuer des motifs autres tient de la pure spéculation fantaisiste et dédaigneuse que je ne peux que condamner avec véhémence dans le contexte où elle vise acrimonieusement et sans vergogne la réputation d’un homme reconnu pour sa droiture en la personne de Jean-Martin Aussant.

JMA remet les pendules à l’heure

Vingt-quatre heures après avoir annoncé qu’il allait poursuivre une carrière dans le monde de la finance à Londres, Jean-Martin Aussant a tenu le 13 août à clarifier certains faits auprès de ses détracteurs.

Dans une lettre publiée dans son blogue sur le site du Journal de Montréal, le fondateur et chef démissionnaire d’Option nationale dit avoir été la cible de « jugements basée sur de fausses informations ». M. Aussant mentionne d’abord qu’il ne tourne pas le dos au Québec en s’établissant dans la capitale britannique.

« Aurais-je dit non à une offre locale si elle s’était présentée ? Absolument pas, écrit l’ex-politicien. L’objectif n’était pas de vivre à Londres en tant que tel, bien que j’adore cette ville, mais plutôt de ne pas être un retraité prématuré de 43 ans. »

Jean-Martin Aussant précise également qu’il ne faut pas confondre la firme Morgan Stanley Capital International, pour laquelle il va travailler, et Morgan Stanley, son ancien propriétaire. Il mentionne en outre qu’il ne se s’occupera pas d’« activités qui ont eu mauvaise presse ces dernières années », telles que les produits financiers toxiques, la spéculation ou certains types de transactions qu’on peut critiquer du point de vue éthique.

Celui qui détient un doctorat en analyse économique travaillera plutôt sur des « modèles mathématiques de gestion du risque et d’optimisation de portefeuille pour des gestionnaires de fonds », ce qui inclut, fait-il remarquer, les fonds de pension de travailleurs.

« Ça, c’est pour les rentes de ceux qui en ont besoin à la retraite. Alors, amis de la gauche, on se calme la théorie du complot je vous prie ? » écrit l’ancien député de Nicolet-Yamaska.

M. Aussant ajoute que sa décision de quitter temporairement la vie politique pour se consacrer à sa famille ne regarde que lui et ne remet aucunement en question son engagement envers le projet d’indépendance.

« On peut mettre sur la glace une implication personnelle dans un projet collectif qui se poursuit, pour ensuite y revenir, écrit-il. On ne peut pas le faire pour des enfants qui n’ont pas deux fois trois ans et qui ne demandent rien de collectif dans une relation parentale solide. »

vigile.et tribune libre 14 août 2013

Ausant la tête d’affiche…depuis son départ de la scène politique

14 août 2013

Curieusement, depuis que Jean-Martin Aussant a laissé la scène politique, les médias semblent s’intéresser davantage à lui. Ainsi, Le Devoir du 3 août 2013 lui accorde une place importante dans un article intitulé « Aussant, bête de scène » et La Presse, dans son édition du 12 août 2013, en remet en publiant « Jean-Martin Aussant renoue avec la finance à Londres ».

Pourtant, durant la courte période où Jean-Martin Aussant a occupé la chefferie d’Option nationale et particulièrement durant la dernière campagne électorale, les médias ne se sont jamais bousculés aux barricades pour susciter une rencontre avec lui pas davantage d’ailleurs qu’au moment de la création de son parti ni du refus des médias de l’inviter au débat des chefs.

« Un être souverain, en quelque sorte. Souvent là où l’on ne l’attend pas. Bardé de diplômes en économie, chef de parti charismatique… Jean-Martin Aussant rêve de revenir en politique, c’est clair. On risque aussi de le retrouver dans une tour de bureaux du centre-ville, dans le monde de la finance. Il a des discussions avec ses contacts québécois des affaires, mais se fait surtout courtiser par Londres et Barcelone où il a étudié et travaillé. », cite Le Devoir.

Eh bien, c’est effectivement ce qui se produit, Jean-Martin Aussant, « prend la route de Londres où il renouera avec sa carrière passée dans le milieu de la finance…[tout en s’interrogeant] à savoir si l'absence totale d'offres d'emplois [au Québec] était due à son appartenance au mouvement souverainiste », écrit La Presse.

Une question fort légitime si l’on considère que la cohabitation entre le milieu des affaires québécois et le mouvement indépendantiste est pour le moins à couteau tiré…En ce qui a trait à la couverture « récente » de Jean-Martin Aussant le musicien et l’économiste, il m’apparaît évident que là aussi, « certains médias » sont plutôt frileux face à la cause souverainiste au Québec!

Le même phénomène s’est passé dernièrement dans le cas de Catherine Dorion lorsqu’elle a annoncé sa décision de passer son tour pour la course à la chefferie d’Option nationale…je serais curieux de voir la réaction des médias dans l’hypothèse où Catherine Dorion changeait d’idée et décidait de se présenter comme candidate à la direction d’ON!

quebechebdo 14 août 2013

Dépenses sénatoriales: que justice soit rendue!

13 août 2013

Après que les sénateurs Patrick Brazeau et Mac Harb eurent reçu l'ordre de rembourser respectivement 48 000$ et 51 000$ en allocations de logement injustifiées et que le sénateur conservateur Mike Duffy soit pris dans un scandale impliquant le chef du cabinet du premier ministre Nigel Wright pour des allocations de logement inappropriées de 90 000$, c’était au tour de Pamela Wallin d'annoncer le 17 mai 2013 qu'elle siègerait désormais comme sénatrice indépendante suite à des révélations dénonçant des dépenses de 321 000$ pour des déplacements depuis septembre 2010.

Même si aujourd’hui aucune accusation n’a été prononcée par les tribunaux contre les quatre sénateurs impliqués par ces révélations qui totalisent quelque 500 000$ directement puisés dans les poches des contribuables, il faudra bien qu’un jour quelqu’un soit déclaré imputable de ces malversations, le cas échéant, et que ces sommes astronomiques soient remboursées au trésor public…Que justice soit rendue!

quebechebdo 13 août 2013
vigile.net tribune libre 13 août 2013 "Au royaume des vautours sans scrupule"

Emmanuel Dubourg sauvé par la cloche mais…

13 août 2013

Élu député libéral provincial de Viau pour un mandat de quatre ans il y a moins d’un an, Emmanuel Dubourg a annoncé récemment qu'il quittait la vie politique québécoise pour tenter de succéder à Denis Coderre dans la circonscription fédérale de Bourassa.

Compte tenu de ses années de service à l'Assemblée nationale, M. Dubourg encaissera une allocation de transition de plus de 100 000 $, soit l'équivalent d'environ un an de salaire. De surcroît, le départ précipité du député forcera aussi la tenue d'une élection complémentaire, un exercice qui coûte au bas mot 500 000 $ aux contribuables.

Toutefois, M. Dubourg se montre très à l'aise avec cette situation, alléguant qu'il respecte la loi, ajoutant même qu’il n’a pas précipité son geste pour éviter le couperet du projet de loi 33 qui l'aurait privé d'une telle allocation, lequel projet de loi prévoit qu'un député qui démissionne en cours de mandat n'aura plus droit de recevoir une allocation de transition, sauf pour des raisons de santé ou familiales.

Emmanuel Dubourg peut toujours invoquer sans scrupule qu’il agit dans l’esprit de la loi actuelle et que sa décision n’est nullement influencée par sa prime de départ, il n’en demeure pas moins que, quoiqu’il soit « sauvé par la cloche » face au projet de loi 33, il m’apparaît indécent qu’il quitte son siège à l’Assemblée nationale pour bifurquer du côté de la scène fédérale tout en recevant une telle « indemnité de transition »!

quebechebdo 13 août 2013
vigile.net tribune libre 13 août 2013 "Au royaume des vautours sans scrupule" 

Congrès des jeunes libéraux: les boys scouts de Baden-Powell « enflammés »…

12 août 2013

Après de « tumultueux débats », les « boys scouts » libéraux, animés du souffle « nouveau » inspiré par leur chef de troupe, le Baden-Powell libéral Philippe Couillard, ont finalement accouché d’un œuf de mouche en se prononçant contre le prolongement des heures d’ouverture des bars de 3h00 à 5h30.

À l’origine de ce débat « enflammé » une résolution de la Commission-Jeunesse du PLQ qui demande au Parti libéral du Québec de s'engager, dès son retour au pouvoir, à augmenter de 3h à 5h30 les vendredis et samedis soir l'heure de fermeture des bars, tavernes, boîtes de nuit et autres débits de boissons afin de rentabiliser davantage l'industrie du divertissement nocturne, dans un souci de développement du tourisme.

La veille, le bon docteur Couillard et ancien ministre de la santé dans le cabinet du tristement célèbre Jean Charest avait refusé de se prononcer sur le sujet, alléguant, dans sa grande sagesse, vouloir laisser les jeunes débattre de la question. « Ça fait au moins parti d'une des préoccupations que la jeunesse a, laissons-les s'exprimer, en discuter et on reviendra là-dessus ».

Pour sa part, un des «chefs de patrouille » de Baden-Powell, le député libéral Robert Poeti, porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, n'était pas contre l’idée de la Commission-Jeunesse qu’il juge intéressante» tout en ajoutant qu'il faudrait parler avec les propriétaires et associations de bars. «Ce n'est pas quelque chose que je réfute et à laquelle je dis non d'emblée, pas du tout. Je pense qu'il faut le regarder, c'est intéressant.»

Quant à son collègue de « camp », Yves Bolduc, responsable de la santé, il semblait moins enthousiaste à l'idée, rappelant les impacts de la consommation excessive d'alcool sur la santé publique. «Il faut quand même faire attention parce que si les heures des bars se perdurent dans le temps, les gens sortent plus longtemps, ils ont plus de chances de consommer de l'alcool. Ce sont des discussions qui doivent avoir lieu, mais il faut rappeler aux Québécois qu'il faut quand même avoir une discipline de ce côté-là: consommation raisonnable.»

Mis à part ce « débat de société prioritaire » que représente l’ouverture des bars, il est intéressant de constater à quel point les « boys scouts » de l’oligarchie libérale en mènent large si on se fie au thème du congrès « Un Québec qui rêve sans limites ».

À cet effet, parmi les propositions adoptées, on retrouve une résolution visant à réformer le mode d’attribution des places en garderie à 7 $ en accordant la priorité des places dans les centres de la petite enfance en fonction du revenu des parents plutôt que de la date d’inscription à la liste d’attente, et ce, dans le but de favoriser l’accès aux populations défavorisées. Pour sa part, bien que favorable au principe, leur chef s’est opposé à cette mesure alléguant l’argument de la confidentialité.

Sur le thème de la mobilité sociale, les jeunes libéraux ont adopté plusieurs propositions visant à promouvoir la justice sociale et l’égalité des chances, des mesures généralement associées à la gauche. À titre d’exemples, les boys scouts « new generation » comptent mandater le prochain gouvernement libéral afin qu’il procède à des baisses d’impôt pour les moins nantis et qu’il offre des congés payés pour les parents d’enfants malades.

Toute une odyssée attend nos boys scouts dans la forêt boréale libérale en compagnie de Baden-Powell dont la devise semble s’articuler davantage autour du « toujours prêt » à mettre son siège dans le sens de l’histoire plutôt que dans l’intérêt public!

quebechebdo 12 août 2013
vigile.net tribune libre 12 août 2013 "Les scouts de Baden-Powell enflammés"

Décès d’Hélène Loiselle: une actrice dans l’âme

11 août 2013

Si je regarde les images qui circulent dans ma tête en pensant à Hélène Loiselle, j’y perçois un regard lointain au milieu d’un visage parfois impassible, parfois expressif, un regard tantôt tendre, tantôt dominateur.

Telle la fragilité de l’oiseau sur la branche gardant son équilibre malgré les vents qui soufflent autour de lui, Hélène Loiselle incarnait la « bête de scène » imbue d’une présence théâtrale hors du commun, douée d’une personnalité ralliant admirablement la timidité et l’assurance.

Madame Loiselle, une icône majeure du théâtre, de la télévision et du cinéma québécois, s’est éteinte à l’âge de 85 ans après une carrière magistrale de quelque 70 ans où elle aura excellé à travers toute la gamme des émotions avec un aplomb digne des plus grands comédiens québécois.

En ce sens, je me rallie d’emblée au témoignage de Michel Tremblay : « Hélène Loiselle était une actrice très discrète, mais une immense actrice ».

quebechebdo 9 août 2013