Emmanuel Dubourg sauvé par la cloche mais…
Élu député libéral provincial de Viau pour un mandat de quatre ans il y a moins d’un an, Emmanuel Dubourg a annoncé récemment qu'il quittait la vie politique québécoise pour tenter de succéder à Denis Coderre dans la circonscription fédérale de Bourassa.
Compte tenu de ses années de service à l'Assemblée nationale, M. Dubourg encaissera une allocation de transition de plus de 100 000 $, soit l'équivalent d'environ un an de salaire. De surcroît, le départ précipité du député forcera aussi la tenue d'une élection complémentaire, un exercice qui coûte au bas mot 500 000 $ aux contribuables.
Toutefois, M. Dubourg se montre très à l'aise avec cette situation, alléguant qu'il respecte la loi, ajoutant même qu’il n’a pas précipité son geste pour éviter le couperet du projet de loi 33 qui l'aurait privé d'une telle allocation, lequel projet de loi prévoit qu'un député qui démissionne en cours de mandat n'aura plus droit de recevoir une allocation de transition, sauf pour des raisons de santé ou familiales.
Emmanuel Dubourg peut toujours invoquer sans scrupule qu’il agit dans l’esprit de la loi actuelle et que sa décision n’est nullement influencée par sa prime de départ, il n’en demeure pas moins que, quoiqu’il soit « sauvé par la cloche » face au projet de loi 33, il m’apparaît indécent qu’il quitte son siège à l’Assemblée nationale pour bifurquer du côté de la scène fédérale tout en recevant une telle « indemnité de transition »!
quebechebdo 13 août 2013
vigile.net tribune libre 13 août 2013 "Au royaume des vautours sans scrupule"
Henri Marineau

