Le harpon hargneux

25 août 2013

Les « rumeurs » de propositions [car ces propositions n’ont pas été encore formellement déposées] du gouvernement Marois pour la future Charte des valeurs québécoises ont eu l’heur de froisser le coauteur du rapport de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, Charles Taylor.

Selon une source digne de confiance, le gouvernement compterait bannir les signes religieux dans toute la fonction publique, mais également dans les CPE, les écoles et les hôpitaux, des intentions qui outrepassent grandement les recommandations du rapport Bouchard-Taylor en 2008.

En entrevue sur les ondes de Radio-Canada le 20 août, Charles Taylor a parlé d’un « acte d’exclusion absolument terrible », allant jusqu’à dire que « c’est quelque chose qu’on ne s’attendrait même pas à voir dans la Russie de Poutine » et jugeant « liberticides » les mesures à venir. « C'est absolument draconien », a-t-il déclaré, tout en doutant qu'elles passent le test des Chartes des droits et libertés du Québec et du Canada compte tenu de la neutralité dont l’État doit faire preuve en matière de laïcité.

Fuite ou ballon d’essai? Quoi qu’il en soit, Charles Taylor a mordu à l’hameçon et semble l’avoir avalé avec l’appât tant son laxisme outrancier envers le port des signes religieux ressort tel un harpon hargneux lancé en plein cœur d’une véritable laïcité québécoise!

quebechebdo 23 août 2013

Pour contribuer à la sauvegarde des librairies québécoises…

22 août 2013

L’année 1981 représente un moment charnière dans l’histoire du livre au Québec. La Loi 51 sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre est instaurée. Les retombées positives sont instantanées : un fort réseau de librairies indépendantes agréées se développe, offrant une vitrine unique au savoir-faire local et à la virtuosité de nos créateurs. À l’époque ministre des Affaires culturelles du Québec, Denis Vaugeois n’a qu’un seul regret : l’absence d’une réglementation sur le prix du livre dans cette loi.

Depuis lors, le monde du livre a changé et de nouveaux obstacles ont surgi, dont le plus important est la prolifération des grandes surfaces. Ces géants du commerce au détail ont commencé à vendre à prix dérisoires les best-sellers qu’on ne trouvait auparavant que dans les librairies traditionnelles, grugeant ainsi une part importante des revenus de ces dernières. Pourtant, ces « paradis » de la consommation n’offrent qu’un minime pourcentage des nouveautés. Ils ne valorisent en rien le livre et ne proposent aucun service-conseil : un livre et une boîte de cure-dents y sont égaux.

Première industrie culturelle au Québec, le livre emploie quelque
12 000 personnes et génère près de 800 M $ annuellement. Cette industrie est aujourd’hui sérieusement fragilisée par la vente à rabais des best-sellers dans les magasins à grande surface qui vendent ces livres à perte pour attirer la clientèle dans les autres rayons de leur commerce.

Dans ce contexte, le milieu du livre se mobilise pour réclamer d’urgence au gouvernement une réglementation du prix de vente des nouveautés au Québec dans le but de préserver le réseau de librairies. En cinq ans, seize librairies agréées ont fermé boutique au Québec selon les chiffres de l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec.

Afin de « stopper l’hémorragie » de la fermeture des librairies, la solution proposée consiste à adopter une mesure législative qui limiterait à 10 % les rabais sur le prix des livres neufs, qu’ils soient imprimés ou numériques, et ce, pour une période temporaire de neuf mois, échéance au-delà de laquelle le prix du livre obéirait aux lois du libre marché.

À mon avis, la solution avancée par le milieu du livre, quoique louable, souffre d’une timidité qui ne fait que reporter le problème à plus tard en ce qui a trait aux livres québécois. En conséquence, le législateur peut et doit intervenir au niveau du réseau de distribution pour redonner au livre québécois ses lettres de créances.

Compte tenu du caractère culturel important, voire essentiel, de l’industrie du livre québécoise, le gouvernement du Québec, pour contribuer efficacement à sa sauvegarde en tant que premier responsable de la culture, doit légiférer en faisant en sorte que les librairies indépendantes québécoises, actuellement noyées dans une mer de concurrence déloyale, obtiennent l’exclusivité de la distribution du livre de chez nous, fleuron de notre culture identitaire.

quebechebdo 21 août 2013 "Exclusivité du livre de chez nous aux librairies" (version abrégée)
vigile.net tribune libre 22 août 2013
Le journal de Québec 22 août 2013 "Le livre aux librairies" (version abrégée)

Pourquoi pas une décoration?

22 août 2013

En fin de soirée, le 20 mai 2012, la policière Stéphanie Trudeau du Service de police de la Ville de Montréal, désormais « célèbre » par son numéro de matricule, le 728, a été captée sur bande vidéo en train de vaporiser abondamment des manifestants étudiants de « poivre de Cayenne » au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert à Montréal.

Toutefois, à la suite de l’enquête menée par le SPVM et après analyse de l’ensemble de la preuve, le Directeur des poursuites criminelles et pénales arrive à la conclusion qu’aucune accusation criminelle ne sera portée contre Stéfanie Trudeau, alléguant que la preuve soumise, notamment la vidéo, « ne permet pas d’apprécier l’intégralité de l’événement et son contexte » et que l’« intervention ne dépassait pas les limites établies par l’article 25 du Code criminel et la jurisprudence sur l’emploi de la force nécessaire par un agent de la paix chargé de l’application de la loi ».

À mon sens, le DPCP n’est pas allé assez loin dans sa décision envers le matricule 728…il aurait dû proposer au SPVM de décorer Stéphanie Trudeau d’une médaille pour conduite exemplaire!

quebechebdo 22 août 2013

Sensations fortes et…dangers

22 août 2013

Pour rajeunir sa clientèle, Expo-Québec a revu l'ensemble de sa programmation, cette année, misant notamment sur les sensations fortes…une décision qui pourrait nuire à la réputation de cette foire annuelle.

À cet effet, devant l’alerte sonnée par le personnel de l’hôpital de l’Enfant-Jésus relativement à l’hospitalisation d’une dizaine de personnes qui souffraient de douleurs ou de fractures après avoir fait le grand saut du Vertige, une attraction qui offrait aux amateurs de sensations fortes la possibilité de s'élancer dans le vide d'une hauteur d'environ 10 m pour aller atterrir sur un coussin gonflable, la direction d’Expo-Québec a pris la décision de fermer le manège.

Après la « tomatina » qui a dû être annulée à cause des caprices de dame nature et le manoir de l’horreur qui ne brille pas par son ingéniosité, c’est au tour du Vertige à faire les manchettes des divers quotidiens de la capitale nationale…tout une image publicitaire!…

quebechebdo 22 août 2013

Statuts et règlements d’Option nationale: exit l’article 2

20 août 2013

« Option nationale affichera une ouverture permanente à collaborer, voire fusionner, avec toute autre formation politique partageant des objectifs jugés suffisamment similaires. » Statuts et règlements d’Option nationale, article 2

Le 2 avril 2013, André Lamy et Denis Monière cosignaient un article sur cette tribune sous le titre « Pour redresser la barre d’Option nationale et construire un parti efficace » dont voici un extrait :

« En effet, pourquoi se donner la peine de mettre en place toute une structure organisationnelle cohérente et fonctionnelle, si le but du parti est de se fondre dans une autre formation à la première occasion. Cette situation en porte-à-faux n’est pas sans conséquence. Elle induit une démobilisation des militants onistes se traduisant par une incapacité à attirer et à retenir des organisateurs de talents s’inscrivant dans la durée. Il s’agit d’une perspective des plus préoccupantes pour l’avenir du parti. »

Lors du lancement officiel de sa campagne à la direction d’Option nationale le 14 août 2013, Sol Zanetti déclarait :

« Il faut qu’on soit tous ensemble dans un véhicule qui va véritablement dans une démarche indépendantiste. Je propose que nous soyons plus proactifs […] en présentant clairement et publiquement les conditions auxquelles Option nationale va accepter de [former] une union avec d’autres indépendantistes. Ça ne veut pas dire nécessairement des conditions de sabordage, je pense que si on veut opérer une refonte du mouvement indépendantiste, il ne faut pas se fondre dans un parti existant, il faut qu’on en crée un nouveau, le plus grand possible, une large coalition. »

Trois jours plus tard, soit le 17 août, le même Zanetti, devant les questions suscitées par sa déclaration, signe un billet dans Le Devoir sous le titre « Pas question de saborder Option nationale » :

« Quelle que soit la forme que prendra le ralliement des forces indépendantistes, nous avons le devoir d’emprunter la voie qui nous mènera le plus vite à notre but, sans compromis sur l’objectif. Pour ce faire, Option nationale a le devoir de clarifier les conditions évoquées dans l’article 2 de ses statuts, qui démontre une ouverture à la collaboration avec d’autres partis qui opèreraient un virage indépendantiste. Il faut dire clairement ce qu’on entend lorsqu’on leur demande d’être « suffisamment indépendantistes ». Ces conditions doivent être connues, précises et élaborées de façon démocratique au sein du parti. Et, bien sûr, la décision finale de l’orientation que doit prendre Option nationale, ce sont les membres qui doivent la prendre. Se saborder, c’est couler son bateau avant qu’il ne soit pris par l’ennemi. Option nationale, c’est le bateau de l’indépendance. Nous ne le coulerons pas, pas celui-là, pas cette fois. »

De son côté, Nick Payne, qui est actuellement en processus de réflexion sur sa décision de briguer la direction d’ON, publie un article sur cette tribune en date du 17 août sous le titre « Option nationale, état des lieux » dans lequel il s’exprime en ces termes :

« Si Option nationale veut avoir un jour assez de poids électoral pour initier une vraie coalition indépendantiste, il nous faut d’abord consolider nos acquis, continuer de bâtir notre parti sur des fondations solides, de la base militante en allant vers le haut, et continuer de le faire connaître pour ce qu’il est, c’est-à-dire le seul parti au Québec qui fait de l’indépendance son chantier prioritaire et immédiat, avant, pendant et après les élections. Pour ce faire, il me semble évident qu’ON ne doit pas dépenser de ses belles énergies à reconduire la sempiternelle discussion entre souverainistes qui a cours depuis des années, et dont les bénéfices sont loin de nous sauter aux yeux. Nous n’avons pas travaillé d’arrache-pied à fonder notre parti pour aussitôt nous mettre à jaser en rond en circuit fermé, mais plutôt pour briser ce cycle stérile, ouvrir les portes et aller enfin à la rencontre des Québécois de toutes tendances. »

En réalité, partant du principe que « personne n’est contre la vertu », est-il vraiment pertinent d’intégrer un tel article dans les statuts et règlements d’un parti qui s’affiche d’abord et avant tout indépendantiste ? Pourquoi faut-il qu’Option nationale, un parti politique qui prône la priorité de l’option sur le parti, montre « patte blanche » devant quelque coalition possible avec quelque parti ou mouvement indépendantiste ?

À mon sens, compte tenu que l’article 2 sème une controverse inutile sur son interprétation en plus d’enrayer le processus de mobilisation indispensable à l’essor d’Option nationale, il doit être rayé de ses statuts et règlements pour qu’enfin la base militante du parti puisse « consolider ses acquis, continuer de le bâtir sur des fondations solides, de la base militante en allant vers le haut, et de le faire connaître pour ce qu’il est, c’est-à-dire le seul parti au Québec qui fait de l’indépendance son chantier prioritaire et immédiat, avant, pendant et après les élections. »

vigile.net tribune libre 20 août 2013

Des tomates à l’horreur

20 août 2013

Je ne sais pas quelle mouche a piqué les dirigeants d'Expo-Québec, mais voilà qu'après avoir remisé les tomates dans le placard, ils sortent l'horreur du grenier. Comme dirait l'autre, on est loin de l'exposition agricole d'origine! Non mais c'est quoi l'idée? Si on veut attirer les jeunes sur les terrains d'Expo-Québec, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des moyens plus «sains» que de les exciter avec des images qu'ils peuvent voir de toute façon sur les écrans de cinéma ou d'ordinateurs! Allez, messieurs dames, un peu d'imagination s'il vous plaît!

cyberpresse.ca 20 août 2013

Droit de grève des associations étudiantes

19 août 2013

Le débat de société suscité par les événements du printemps érable 2012 concernant la reconnaissance du droit de grève aux associations étudiantes soulève, à mon sens, la distinction fondamentale entre les droits collectifs et les droits individuels.

D’entrée de jeu, le droit de grève est un droit fondamental reconnu aux salariés par le code du travail, la grève étant définie comme un mouvement de contestation collectif, entraînant une cessation totale du travail des grévistes, effectuée dans le but d'obtenir la satisfaction de revendications d'ordre professionnel.

Or, les étudiants prétendent que leur droit de grève étudiante découle directement du droit de liberté d'expression et du mandat de représentation qu'octroie la loi aux associations étudiantes québécoises et non pas d'une disposition législative du code du travail. Si les employés syndiqués ont ce droit collectif d'empêcher des travailleurs de travailler, pourquoi les associations étudiants n'auraient pas le droit collectif d'empêcher des étudiants d'étudier?

À mon sens, il est inopportun de parler du droit de grève pour les associations étudiantes. Toutefois, nonobstant la considération légale du droit de grève reliée aux travailleurs syndiqués, les associations étudiantes, en assemblée générale dûment convoquée auprès de leurs membres et mandatées par la majorité de ceux-ci, sont tout à fait légitimées de manifester leur désaccord sur une mesure gouvernementale qu’elles jugent injuste…une mesure qui attirera davantage de sympathie auprès de l’opinion publique!

quebechebdo 19 août 2013
Le Journal de Québec 26 août 2013 "Légitimés de manifester leur désaccord"

Zanetti…un mauvais départ

18 août 2013

« Il faut qu’on soit tous ensemble dans un véhicule qui va véritablement dans une démarche indépendantiste. Je propose que nous soyons plus proactifs […] en présentant clairement et publiquement les conditions auxquelles Option nationale va accepter de [former] une union avec d’autres indépendantistes. Ça ne veut pas dire nécessairement des conditions de sabordage, je pense que si on veut opérer une refonte du mouvement indépendantiste, il ne faut pas se fondre dans un parti existant, il faut qu’on en crée un nouveau, le plus grand possible, une large coalition. » Sol Zanetti

Telle est la stratégie préconisée par le candidat à la direction d’Option nationale dès son lancement dans la campagne à la chefferie…et cela, dans le but d’ « activer » le ralliement des forces souverainistes. Des prémisses de M. Zanetti, je retiens deux éléments.

Le premier provient du « rêve », quoique louable, de rallier les partis souverainistes existant, à savoir le PQ et QS, autour d’une coalition. À ce sujet, je rejoins d’emblée André Lamy dans son billet paru sur cette Tribune le 18 août 2013 sous le titre « Pour cesser de se raconter des histoires » :

« La constitution d’une grande coalition souverainiste relève tout autant de la pensée magique, du moins pour l’instant…Option nationale, de son côté, aspire à être l’animateur voire le moteur d’une nouvelle coalition des indépendantistes québécois. Mais il agit comme s’il ignorait qu’un tel rôle de leader ne vient pas sans exigences. Il faudrait qu’ON devienne une véritable force politique, un parti incontournable parmi les formations souverainistes. Cela s’avère malheureusement loin d’être le cas présentement. »

Le second élément, mais non le moindre, résulte de l’attitude pour le moins « démobilisante » de Sol Zanetti qui, d’entrée de jeu, invite ses troupes à joindre les rangs d’une coalition au lieu de les mobiliser à l’intérieur du parti dont il aspire devenir le chef. En effet, comment un candidat à la direction d’un parti politique qui se respecte peut-il espérer sérieusement allumer la flamme de ses militants [qui sont pour la plupart des jeunes désillusionnés des « vieux » partis indépendantistes] en négociant une forme de coalition avec ces partis dont on connaît à l’avance les intentions carriéristes ?

Comment le nouveau capitaine d’un navire espère-t-il resserrer les liens de son équipage si son objectif prioritaire consiste à le muter sur un autre transporteur ? En bref, un début de course à la chefferie plutôt « piètre » qui souffre de l’élan d’enthousiasme essentiel à la mobilisation dont ON a besoin, particulièrement depuis l’annonce du retrait décevant de Jean-Martin Aussant de la scène politique…Reste à espérer que les prochaines semaines nous réserveront un changement de cap, sinon, je crains pour l’avenir d’Option nationale !

vigile.net tribune libre 17 août 2013
quebechebdo 18 août 2013 "Course à la direction d'Option nationale: Zanetti, un mauvais départ" (version abrégée)

Un Sénat inutile et dispendieux

17 août 2013

Le Canada compte 105 sénateurs qui reçoivent une « indemnité » de base annuelle [mot utilisé par le gouvernement pour désigner « salaire »] de 132 300 $ pour siéger trois mois par année. Contrairement au salaire du contribuable moyen, celui des sénateurs a presque doublé depuis 2000 alors qu’il était de 68 200 $. De plus, chacun d’entre eux a droit à une somme de 154 200 $ pour des dépenses du bureau et d’accueil, à un montant de 20 000 $ pour des frais de subsistance et à un budget de déplacement.

Dans le cadre de la course à la direction du parti conservateur en 2006, on pouvait lire cette phrase de Stephen Harper sur son site Internet en date du 15 janvier : « Malgré le bon travail de plusieurs sénateurs, la Chambre haute demeure un dépotoir pour les amis préférés du premier ministre ». Or, depuis que Stephen Harper est premier ministre, il a procédé à 58 nominations partisanes au Sénat.

Le 4 février 2013, suite à la recommandation d’un comité du Sénat, on assistait à l’enterrement officiel du sou noir pour des raisons d’inutilité et de frais de fabrication élevés…Pour les mêmes raisons, cet « enterrement » pourrait s’appliquer parfaitement à l’institution qu’est le Sénat canadien. Et tant qu’à faire le ménage dans les vieilleries constitutionnelles canadiennes, on pourrait en profiter pour abolir du même coup les fonctions de gouverneur général et de lieutenant-gouverneur, qui ne sont que des relents d’aristocratie parasitaire.

quebechebdo 17 août 2013

L’infidèle repentant

17 août 2013

Acculé au mur par le procureur Kenneth Starr qui a juré sa perte, Bill Clinton admet publiquement, lors d’une allocution télévisée le 17 août 1998, avoir eu une relation «inappropriée» avec sa stagiaire Monica Lewinsky, un aveu qui tranche avec la conférence de presse à la Maison Blanche en janvier de la même année pendant laquelle il avait uniquement concédé un «geste inapproprié».

Cette confession préenregistrée du 42ième président américain, soigneusement orchestrée par le producteur hollywoodien Harry Thomasson, selon NBC, aboutissait après une saga de plusieurs mois. Devant leur petit écran, les Américains épient les faits et gestes de leur président.

D'après le sondage CNN-USA Today-Gallup, réalisé le lendemain du message de contrition de Bill Clinton auprès de 884 personnes, le pourcentage des personnes interrogées qui approuvent son action comme président est désormais de 66% contre 65% la semaine précédente. Les aventures extra-conjugales de Clinton n'empêchent pas une majorité, soit 55% contre 42%, de garder une "bonne opinion" de lui comme "personne" et la grande majorité des Américains souhaitent désormais qu'un terme soit mis à cette affaire.

Que comprendre de cette absolution du peuple américain envers leur président ? Ça s’est passé il y a quinze ans et je n’ai toujours pas de réponse compte tenu qu’encore aujourd’hui la grande majorité des Américains considèrent que l’adultère est « always wrong »…

quebechebdo 17 août 2013