Lettre ouverte à Pauline Marois

1 novembre 2013

Madame la première ministre,

Pour souligner le lancement de la biographie de M. Yves Michaud qui s’est tenu le 28 octobre, M. Richard Le Hir a publié un article sur la tribune libre de Vigile dans lequel, sans grande surprise, il reprend les événements ayant conduit à « cette infamie sans précédent dont l’Assemblée Nationale s’est, à l’unanimité, rendue coupable, en condamnant Yves Michaud, sans lui donner l’occasion de se faire entendre, pour des propos prétendument racistes qu’il n’a jamais tenus ».

Vous connaissez la suite, jamais depuis cette « funeste mascarade », un gouvernement n’a eu le courage de se tenir debout et de rétablir la réputation de M. Michaud. Aujourd’hui, en tant que première ministre du Québec, à la tête d’un gouvernement du PQ qui affiche son option souverainiste pour laquelle M. Michaud a été un des plus ardents défenseurs, vous avez la chance de vous démarquer de vos prédécesseurs en demandant à l’Assemblée nationale de « rescinder sa motion scélérate » du 14 décembre 2000.

http://www.vigile.net/Lancement-de-la-biographie-d-Yves

À titre de rappel, en décembre 2010, en tant que chef de l’opposition officielle, vous faisiez parvenir une lettre à M. Michaud dont voici le texte intégral :

Québec, le 3 décembre 2010

« Monsieur,

J’ai bien reçu votre courriel de ce jour. La lettre adressée au président de l’Assemblée nationale a été transmise le 2 décembre. J’ai considéré que dix ans après l’adoption de la motion de préavis concernant des propos que vous auriez tenus à l’égard des communautés ethniques devant la Commission des états généraux sur la langue française au Québec, il était temps de poser un geste fort.

J’estime, à titre de députée de cette Assemblée, que nous n’avons pas été équitables à votre endroit et que vous auriez dû avoir le privilège de vous exprimer sur cette motion avant son adoption.

Je crois qu’une telle situation ne doit plus se reproduire. J’ai donc demandé au président de l’Assemblée nationale, Yvon Vallières, présent lui aussi lors de ce vote, de proposer un nouveau mécanisme qui permettra d’entendre toute personne ou organisme qui ferait l’objet d’une motion de blâme avant que l’Assemblée nationale ne soit saisie d’une telle motion. À cet effet, vous trouverez en annexe copie de la lettre adressée au président.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Pauline Marois »

http://www.vigile.net/Lettre-de-Pauline-Marois-a-Yves

À vous maintenant de rétablir la crédibilité , non seulement de M. Michaud, mais aussi celle de l’Assemblée nationale en tant qu’institution démocratique, et d’effacer une fois pour toutes « la page la plus noire de toute son histoire. »

* Copie de cette lettre a été envoyée au bureau de la première ministre, Pauline Marois, en date du 31 octobre 2013 à 15h43

Accusé de réception (15h44)

Bonjour,

Nous accusons réception de votre courriel et nous vous remercions d’avoir pris le temps d’écrire à la première ministre.

Vos commentaires sont importants pour nous, car ils contribuent à alimenter nos réflexions.

Nous leur accordons une attention particulière et nous en assurons le suivi approprié, lorsque nécessaire.

L’équipe du Bureau de la correspondance Cabinet de la première ministre

vigile.net tribune libre 1er novembre 2013

Commentaire:

"Merci, M. Marineau, pour ce rappel au redressement que le peuple québécois ne peut qu’endosser. Ce peuple qui, dans le cadre d’un débat sur ses valeurs présentement, est lui-même traité de xénophobe et raciste avec une insolence crasse par les médias, SRC particulièrement, des Charles Taylor atteints d’une dégénérescence intellectuelle mercantile et autres fédéralistes de service.

Faire réparation et rendre hommage simultanément à ce fidèle combattant péquiste défenseur du pouvoir citoyen qu’est Yves Michaud, est plus qu’urgent précisément pour rassembler sous le fleur de lys d’une charte universalisante et unitaire des valeurs, toutes les ethnies par-delà leurs distinctions culturelles respectables.

L’occasion de cette motion, justifiable et justifiante pour l’avenir d’une solidarité nationale, devrait renvoyer à cette autre motion votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale contre toute forme de nationalisme ethnique, présentée jadis par Richard Le Hir.

La conjoncture est favorable pour renforcer la cohérence historique de la nation québécoise, en re-liant ce patriote flamboyant, libéré d’une méprise calculée, à sa collectivité réaffirmée dans ses droits à un État pleinement inclusif et autodéterminé.

C’est une action de prise en charge essentielle d’une Assemblée nationale sur son pouvoir démocratique, afin d’éviter les errances d’emprises oligarchique et fédéralo-monarchiste.

Car, derrière cette « invention nuisible » selon le mot de Guy Rocher, le cas Michaud fut une manipulation électoraliste de prédateurs (Desmarais et sionistes canadian complices) visant par le Parlement à faire nous entretuer.

Se lever pour applaudir le courage, la force, la résistance de Yves Michaud, politicien au sens fort de la parole droite et articulée, c’est vouloir sortir de la honte collective et de la dépendance monétaire l’Assemblée nationale, pour la remettre sur les assises d’un État-nation, un Québec-Pays, une république en marche pour et par le peuple.

Christian P"

vigile.net tribune libre 1er novembre 2013

Lettre ouverte à Pauline Marois

1 novembre 2013

Madame la première ministre,

Pour souligner le lancement de la biographie de M. Yves Michaud qui s’est tenu le 28 octobre, M. Richard Le Hir a publié un article sur la tribune libre de Vigile dans lequel, sans grande surprise, il reprend les événements ayant conduit à « cette infamie sans précédent dont l’Assemblée Nationale s’est, à l’unanimité, rendue coupable, en condamnant Yves Michaud, sans lui donner l’occasion de se faire entendre, pour des propos prétendument racistes qu’il n’a jamais tenus ».

Vous connaissez la suite, jamais depuis cette « funeste mascarade », un gouvernement n’a eu le courage de se tenir debout et de rétablir la réputation de M. Michaud. Aujourd’hui, en tant que première ministre du Québec, à la tête d’un gouvernement du PQ qui affiche son option souverainiste pour laquelle M. Michaud a été un des plus ardents défenseurs, vous avez la chance de vous démarquer de vos prédécesseurs en demandant à l’Assemblée nationale de « rescinder sa motion scélérate » du 14 décembre 2000.

http://www.vigile.net/Lancement-de-la-biographie-d-Yves

À titre de rappel, en décembre 2010, en tant que chef de l’opposition officielle, vous faisiez parvenir une lettre à M. Michaud dont voici le texte intégral :

Québec, le 3 décembre 2010

« Monsieur,

J’ai bien reçu votre courriel de ce jour. La lettre adressée au président de l’Assemblée nationale a été transmise le 2 décembre. J’ai considéré que dix ans après l’adoption de la motion de préavis concernant des propos que vous auriez tenus à l’égard des communautés ethniques devant la Commission des états généraux sur la langue française au Québec, il était temps de poser un geste fort.

J’estime, à titre de députée de cette Assemblée, que nous n’avons pas été équitables à votre endroit et que vous auriez dû avoir le privilège de vous exprimer sur cette motion avant son adoption.

Je crois qu’une telle situation ne doit plus se reproduire. J’ai donc demandé au président de l’Assemblée nationale, Yvon Vallières, présent lui aussi lors de ce vote, de proposer un nouveau mécanisme qui permettra d’entendre toute personne ou organisme qui ferait l’objet d’une motion de blâme avant que l’Assemblée nationale ne soit saisie d’une telle motion. À cet effet, vous trouverez en annexe copie de la lettre adressée au président.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Pauline Marois »

http://www.vigile.net/Lettre-de-Pauline-Marois-a-Yves

À vous maintenant de rétablir la crédibilité , non seulement de M. Michaud, mais aussi celle de l’Assemblée nationale en tant qu’institution démocratique, et d’effacer une fois pour toutes « la page la plus noire de toute son histoire. »

* Copie de cette lettre a été envoyée au bureau de la première ministre, Pauline Marois, en date du 31 octobre 2013 à 15h43

Accusé de réception (15h44)

Bonjour,

Nous accusons réception de votre courriel et nous vous remercions d’avoir pris le temps d’écrire à la première ministre.

Vos commentaires sont importants pour nous, car ils contribuent à alimenter nos réflexions.

Nous leur accordons une attention particulière et nous en assurons le suivi approprié, lorsque nécessaire.

L’équipe du Bureau de la correspondance Cabinet de la première ministre  

La farce de maître Nadon

1 novembre 2013

C’est le 15 janvier 2014 que la Cour suprême doit se pencher sur l’affaire Nadon dont la nomination au plus haut tribunal du pays est contestée en raison du fait qu’il ne provient pas de la Cour supérieure ou de la Cour d’appel du Québec.

Qu’à cela ne tienne, maître Nadon, qui avait annoncé qu’il se retirait – avec salaire – de ses fonctions tant que cette controverse ne serait pas réglée, est bien installé dans ses bureaux de la Cour suprême en attendant de voir si ses possibles futurs collègues entérineront sa nomination.

Un scénario digne d’une farce monumentale qui n’est pas sans nous rappeler celle de maître Pathelin, cet avocat rusé, anciennement populaire mais désormais sans cause, qui décide de refaire sa garde-robe sans que cela ne lui coûte un sou. Pour y arriver, il dupe et vole le drapier Guillaume Joceaulme, emporte une pièce de tissu et invite le marchand à venir se faire payer chez lui. Devant Guillaume, Pathelin et sa femme jouent la comédie du mourant et de la femme en pleurs, et Guillaume repart en courant.

Espérons que le gouvernement du Québec ne « repartira pas en courant » et qu’il persistera dans ses revendications concernant la nomination du juge Nadon car il perdrait un joueur dans l’épineux dossier de la réforme du sénat qui doit tenir ses audiences à la mi-novembre 2013.

quebechebdo 1er novembre 2013

Origines de l’Halloween

31 octobre 2013

Bien qu’autrefois une fête religieuse, le mot Halloween étant l’abréviation de All Hallow’s Eve, c’est à dire « la veille avant la Toussaint », Halloween a pourtant une source païenne : une ancienne fête celte en l’honneur du Samhain, dieu de la mort et une fête romaine en l’honneur de la déesse des fruits et des arbres Pomona. Les couleurs d’ Halloween, noir et orange, combinent les deux idées : mort et moisson.

L’ habitude de se déguiser en fantômes vient des Celtes qui, autour du feu allumé par les druides pour guider les esprits, s’habillaient d’horribles et effrayants vêtements de façon à ce que les démons les prennent pour d’autres démons et ne leur fassent pas de mal. On prétendait qu’à cette soirée les fantômes sortaient de leurs tombeaux et que les sorcières chevauchaient à travers les airs des balais ou des chats noirs.

La citrouille creusée en lanterne vient aussi des Celtes. Les Anglais et Irlandais creusaient les betteraves, les pommes de terre et les navets pour faire des lanternes d’Halloween. Cette coutume a gagné les États-Unis, où l’on a utilisé alors les citrouilles.

Aujourd’hui, Halloween est devenue plutôt une fête pour les enfants. Ils se déguisent, encore en diables, fantômes, sorcières, vampires, et squelettes, etc. Les maisons sont décorées aux fenêtres et aux portes, toujours en rapport avec la coutume, de chauves-souris, chats noirs, hiboux, sorcières, mais surtout de potirons sous toutes ses formes. Les enfants, en groupe, vont de portes en portes, réclamant bonbons et friandises. Et gare à celui qui refuse… Les bons petits diables se vengeront avec toutes sortes de plaisanteries comme savonner les fenêtres, écrire sur les murs, retourner les poubelles, tirer les sonnettes, etc.

quebechebdo 31 octobre 2013

La belle et la bête…politique

31 octobre 2013

Après l’expulsion de Mario Carpentier remercié il y a un mois, après avoir reçu deux constats d’infraction du Directeur général des élections du Québec pour des événements liés à son implication au sein de l’Action démocratique du Québec en 2008, c’est maintenant au tour du candidat Robert L. Zambito de se faire montrer la porte par Denis Coderre en relation avec des soupçons de corruption de la part de l’UPAC, une odeur nauséabonde dans l’entourage de l’aspirant maire de Montréal.

Accusé par Mélanie Joly de manquer de crédibilité dans cette lutte à la corruption, dénoncé par tous ses adversaires pour avoir fait appel à une vingtaine de candidats issus d’Union Montréal, le parti disgracié des Tremblay, Zampino et Applebaum, l’ex-député libéral fédéral vient de fournir des munitions inespérées à ses adversaires à quelques jours du scrutin.

Même si Denis Coderre et les ténors de son équipe claironnent haut et fort avoir pris toutes les mesures nécessaires pour s’assurer de l’intégrité de chaque candidat qui a dû répondre à un questionnaire « exhaustif » assermenté, il en ressort hors de tout doute que cet outil n’a pas su dénicher certains squelettes bien dissimulés dans les placards d’Union Montréal, un parti gangrené dont 24 candidats d’Équipe Coderre font encore partie.

Un clou sur lequel Mélanie Joly, l’étoile montante de cette campagne, n’a pas manqué de frapper en affirmant qu’un vote pour Denis Coderre, c’est donner sa voix à l’immobilisme, la même vieille politique et les mêmes pratiques douteuses que l’administration précédente.

Le sprint final est maintenant engagé et Mélanie Joly veut s’assurer que son message passe. En face, Denis Coderre, la bête politique que l’on connaît, se contente de se terrer dans son antre, attendant patiemment le 3 novembre tout en tentant patiemment de réduire à néant tout dérapage possible de fin de campagne qui pourrait nuire à ses chances de victoire.

Pour sa part, Mélanie Joly, quoique attaquée par ses adversaires sur son manque d’expérience, marque des points en alléguant, à juste titre, que sa jeunesse est une garantie de changement à l’hôtel de ville de Montréal, une façon nouvelle de faire les choses, de bafouer de la scène municipale montréalaise l’héritage légué par les « vieux routiers politiques » qui se sont succédés à la mairie, à savoir la corruption, la collusion, le financement douteux et les mœurs douteuses.

Alors que Richard Bergeron stagne dans l’opinion publique et que Marcel Côté n’arrive pas à se sortir des bourbes des premières semaines de la campagne, Mélanie Joly continue sa progression et devient la seule alternative plausible à Denis Coderre.

Reste à savoir si les Montréalais sauront tirer des leçons du passé et accorder à Mélanie Joly le mandat d’entamer le « vrai changement » qu’elle souhaite pour Montréal, un changement qui passe par elle et elle seule!

quebechebdo 31 octobre 2013

L’immigration, vecteur du multiculturalisme

30 octobre 2013

Cinquante ans après le dépôt du rapport de la commission Laurendeau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme, l’Association d’études canadiennes a commandé à la firme Léger Marketing un sondage portant sur la perception que les Canadiens ont de trois concepts et d’une mesure jugés identitaires : le bilinguisme, le biculturalisme, le multiculturalisme et la politique canadienne des langues officielles. Le sondage a été effectué au début du mois d’août 2013 auprès de 1500 répondants à travers le Canada.

« De plus, la définition des deux cultures qu’adoptent les commissaires pose aussi problème. « Pour les commissaires, la culture anglaise est la culture britannique dont le vecteur est la langue anglaise. Par contre, la culture française est la culture canadienne-française dont le vecteur est la langue française. À cette époque, c’était une perception largement répandue, mais qui a été vite dépassée avec l’arrivée d’une immigration encore plus importante au Canada anglais, à la fin des années 1960 et au début des années 1970. C’est ainsi que le multiculturalisme a pu faire son apparition dans le paysage canadien…

Jack Jedwab [le directeur général de l’Association d’études canadiennes] avance aussi l’hypothèse que le multiculturalisme est perçu différemment selon qu’on est anglophone ou francophone, en particulier si on est un francophone vivant au Québec. « Dans la perception anglophone du multiculturalisme, les différentes cultures coexistent, mais elles sont toutes exprimées par le biais d’une même langue, soit l’anglais. Chez les francophones, et en particulier au Québec, la langue française est perçue comme fondamentale pour l’expression de la culture canadienne-française ou québécoise. Le multiculturalisme a donc moins d’importance. Par contre, les choses ont tendance à changer car, au Québec, grâce à l’immigration et à la loi 101, on commence à voir d’autres cultures que la culture canadienne-française s’exprimer par le biais de la langue française. »

Extraits de « Du bilinguisme au multiculturalisme – Selon qu’on est anglophone ou francophone…Un sondage évalue la perception qu’ont les Canadiens de leur identité » , Le Devoir, 12 octobre 2013

http://www.ledevoir.com/societe/education/389592/selon-qu-on-est-anglophone-ou-francophone

À la suite de la lecture de cet article, vous pourrez constater facilement à quel point le multiculturalisme, complètement absent des débats du début des années 60, est né de l’effervescence de l’immigration au Canada et au Québec.

Conséquemment, le Québec se doit, à mon sens, de resserrer ses critères d’admissibilité des immigrants sur son territoire de même que les règles d’application de la Loi 101 s’il désire préserver sa culture française spécifique en continent nord-américain.

vigile.net tribune libre 30 octobre 2013

Le masque de la vierge offensée

30 octobre 2013

À regarder les têtes tomber dans l’équipe de Denis Coderre, on a l’impression que le chef d’équipe a décidé de célébrer l’Halloween avant le temps en arborant le masque de la vierge offensée.

En effet, après l’expulsion de Mario Carpentier remercié il y a un mois, après avoir reçu deux constats d’infraction du Directeur général des élections du Québec pour des événements liés à son implication au sein de l’Action démocratique du Québec en 2008, c’est maintenant au tour du candidat Robert L. Zambito de se faire montrer la porte en relation avec des soupçons de malversations auprès de l’UPAC.

Espérons que la vierge offensée ne rencontrera pas la méchante sorcière sur son chemin d’ici le 3 novembre car elle pourrait avoir à sévir à nouveau vis-à-vis d’autres « mauvais génies » de l’ancien Union Montréal encore présents dans les rangs de l’équipe Coderre!

quebechebdo 30 octobre 2013 

Hors du silence, point de salut

29 octobre 2013

Bouleversé par les confidences d’un jeune homme de 18 ans qui lui raconte, dans le secret du confessionnal, avoir été abusé sexuellement par le curé de sa paroisse, le prêtre André Samson, au lendemain de cet incident, décide d’en parler au réfectoire avec ses collègues de la congrégation Sainte-Croix, gestionnaires de l'oratoire Saint-Joseph où il travaille.

Après avoir entendu ces propos, le supérieur de la communauté des pères Sainte-Croix l'aurait alors exhorté à garder le silence et lui aurait défendu d'aborder ce sujet à table. Quelques heures plus tard, le supérieur fait part à André Samson de sa décision de l’exclure de la table de la communauté, de telle sorte qu’il n'avait plus d'autre choix que d'aller manger avec les pèlerins. Enfin, le vice-recteur de l'Oratoire lui annonce qu'il est congédié, alléguant qu’il ne correspondait pas à l'image de l'oratoire Saint-Joseph.

À mon sens, les responsables de la communauté des pères de Sainte-Croix, qui viennent de régler hors cours avec les victimes d'agressions sexuelles pour près 20 millions $, ont été « échaudés » par cette affaire et ont décidé de se servir d’André Samson comme bouc-émissaire tout en appliquant la devise « hors du silence, point de salut »!

quebechebdo 29 octobre 2013

L’étau se resserre

29 octobre 2013

Au fil des jours, le sénateur Mike Duffy ne cesse de laisser tomber des bombes sur le bureau du cabinet du premier ministre Harper, si bien que l’on peut se demander jusqu’où Stephen Harper pourra persister de façon crédible dans la version de celui qui « n’était pas au courant »…

La dernière tuile du sénateur réfère à un chèque de 13 560 $ que lui aurait remis l’avocat du Parti conservateur pour payer ses frais juridiques, lequel s’ajoute au chèque de 90 000 $ remis celui-là par l’ex-chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, pour rembourser le Sénat concernant des notes de frais qui, quelques mois auparavant, étaient en règle aux dires de M. Wright.

Parlant de Nigel Wright, le premier ministre, de passage sur les ondes de la radio Maritime, s’est lui-même contredit en alléguant qu’il avait congédié son ex-chef de cabinet, une version qui se démarque curieusement de celle invoquée en mai dernier alors que M. Harper affirmait qu’il avait accueilli « avec beaucoup de regret » la « démission » de Nigel Wright.

Par ailleurs, si on remonte aux premières répliques officielles du cabinet du premier ministre relatives aux premières révélations du sénateur dans ce scandale, il faut se rappeler que le CPM invoquait le fait que Mike Duffy avait remboursé le Sénat en contractant un prêt à la Banque royale, ce qui était de facto vrai, alors que le subterfuge aurait été imaginé par le CPM lui-même, qui aurait « suggéré » au sénateur d’invoquer cet argument pour justifier, en temps et lieu, l’origine des 90 000 $ offerts en réalité sous la couverture par Nigel Wright.

Enfin, Mike Duffy met sa tête sur le billot, et celle de Stephen Harper, lorsqu’il avance que le premier ministre était bel et bien au courant de ce stratagème, sinon il n’aurait jamais autorisé le chèque de M. Hamilton, l’avocat du PC. « Il n’a jamais été question d’éthique. Il a toujours été question de politique ».

Et, parlant d’éthique, je laisse la parole au sénateur Duffy qui conclut en ces termes son plus récent témoignage au Sénat : « Les millions de Canadiens qui ont voté pour le premier ministre Harper, et les milliers de conservateurs réunis à Calgary cette semaine [pour le congrès du parti] seraient choqués de voir comme certaines de ces personnes, certains de ces conservateurs opèrent. Ils n’ont pas de boussole morale ».

Une saga qui ressemble de plus en plus à un étau qui se resserre dangereusement sur Stephen Harper qui devra faire preuve de tous ses talents de « contorsionniste » pour arriver à se défaire des tentacules de Mike Duffy !

quebechebdo 29 octobre 2013
vigile.net tribune libre 29 octobre 2013 "L'étau se resserre sur Harper"

Sécurité nationale à sens unique

28 octobre 2013

Les dernières révélations concernant l’écoute électronique dont aurait été victime la chancelière allemande Angela Merkel par les États-Unis a fait ressurgir l’existence d’une vieille entente datant de la seconde guerre mondiale et connue sous le nom de Five eyes.

Cette entente, conclue entre le Canada, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, stipule que les cinq membres ne doivent pas faire d’espionnage entre eux, ce qui exclut Angela Merkel et les autres chefs de gouvernement à travers le monde.

Selon des documents d’Edward Snowden cités par le quotidien britannique The Guardian, la National Security Agency [NSA] aurait espionné les conversations téléphoniques de 35 chefs d’État dans le monde, dont la chancelière allemande Angela Merkel.

En réaction à toutes ces révélations, les dirigeants européens se sont montrés relativement timides en se contentant de demander des clarifications à Washington et des négociations avec les États-Unis d’ici la fin de l’année sur de nouvelles règles d’encadrement de la surveillance sans entamer de sanctions envers Washington.

Une entente qui laisse voir à mon sens une sécurité nationale à sens unique dans laquelle les « cinq yeux » se voient protégés par l’immunité alors que les autres chefs d’État peuvent à tout moment être soumis à des écoutes électroniques pouvant mettre en péril la sécurité nationale de leur propre pays!

quebechebdo 28 octobre 2013
cyberpresse.ca 30 octobre 2013