Sécurité nationale à sens unique
Les dernières révélations concernant l’écoute électronique dont aurait été victime la chancelière allemande Angela Merkel par les États-Unis a fait ressurgir l’existence d’une vieille entente datant de la seconde guerre mondiale et connue sous le nom de Five eyes.
Cette entente, conclue entre le Canada, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, stipule que les cinq membres ne doivent pas faire d’espionnage entre eux, ce qui exclut Angela Merkel et les autres chefs de gouvernement à travers le monde.
Selon des documents d’Edward Snowden cités par le quotidien britannique The Guardian, la National Security Agency [NSA] aurait espionné les conversations téléphoniques de 35 chefs d’État dans le monde, dont la chancelière allemande Angela Merkel.
En réaction à toutes ces révélations, les dirigeants européens se sont montrés relativement timides en se contentant de demander des clarifications à Washington et des négociations avec les États-Unis d’ici la fin de l’année sur de nouvelles règles d’encadrement de la surveillance sans entamer de sanctions envers Washington.
Une entente qui laisse voir à mon sens une sécurité nationale à sens unique dans laquelle les « cinq yeux » se voient protégés par l’immunité alors que les autres chefs d’État peuvent à tout moment être soumis à des écoutes électroniques pouvant mettre en péril la sécurité nationale de leur propre pays!
quebechebdo 28 octobre 2013
cyberpresse.ca 30 octobre 2013
Henri Marineau

