Maintenir la flamme de l’indépendance du Québec

10 novembre 2013

Au moment où le Conseil national du Parti québécois bat son plein et que le discours souverainiste reprend du terrain, j’ai cru opportun de vous soumettre ces quelques pensées issues de la page d’accueil de la tribune libre de Vigile en guise de bougie d’allumage contribuant à maintenir la flamme de l’indépendance du Québec.

« Si l’on considère la présence du Québec au sein de la Confédération comme un obstacle, nous sommes prêts à nous retirer. » Maurice Duplessis

« On camoufle en pacte historique entre deux nations une gammique confédérative qui n’est en fait qu’une mise en minorité définitive d’un peuple par un autre. » Pierre Falardeau

« Le Canada est bien décidé à assujettir le Québec de façon définitive. Il ne nous reconnaîtra jamais la mesure d’autonomie à laquelle aspire légitimement notre peuple. » Claude Masse

« Nous avons eu l’impression, presque constamment au cours de notre histoire du dernier siècle, d’être en quelque sorte une colonie intérieure dont on tolérait la "différence" à condition qu’elle fût résignée à son sort et à l’infériorité collective qu’il lui imposait. » René Lévesque

« Bien que le Québec soit une province faisant partie de la Confédération nationale, il est plus qu’une province, en ce sens qu’il est la patrie d’un peuple : il constitue très nettement une nation dans une nation. » Lester B. Pearson

« Il n’y a qu’une chose pour laquelle un peuple doit marcher, c’est quand on attaque notre liberté ; alors on meurt ensemble ou l’on gagne ensemble. Voilà la seule guerre juste, où personne ne peut se plaindre ; toutes les autres sont honteuses, et la gloire qu’elles rapportent n’est pas la gloire d’un homme, c’est la gloire d’une bête sauvage ! » Erckmann-Chatrian

« La Confédération sera la tombe de la race française et la ruine du Bas-Canada. » Wilfrid Laurier

« L’indépendance est l’instrument des peuples faibles, des peuples qui n’ont pas de pouvoirs, des peuples qui manquent de moyens. C’est parce que nous ne sommes pas prêts qu’il faut faire l’indépendance. Elle vient non pas à la fin de la vie d’un peuple, mais au début : c’est-à-dire au moment où ce peuple entend assurer sa pleine liberté et assumer ses pleines responsabilités. » Pierre Bourgault

« En périodes de changement, le patriote est un homme rare, courageux, haï et méprisé. Cependant, lorsque sa cause réussit, les timides se joignent à lui, car alors il ne coûte rien d’être un patriote. » Mark Twain

« Dans ce domaine comme dans bien d’autres, l’indépendance permet tout ce que la Confédération permet, tandis que la Confédération interdit bien des choses que l’indépendance rendrait possibles. » André d’Allemagne

« Une société conquérante s’est implantée à côté d’une autre, conquise, qu’elle a cherché, par tous les moyens, à détruire, en l’assimilant ; puis, devant son échec, elle a cherché à la subordonner à ses intérêts. Une subordination à laquelle elle a donné le visage du fédéralisme, ne pouvant ouvertement lui prêter celui de l’État unitaire, mais y rêvant toujours. » Bernard Frappier

vigile.net tribune libre 10 novembre 2013
quebechebdo 10 novembre 2013

Les tentacules de Costco

9 novembre 2013

La dernière controverse entre Michel Tremblay et son éditeur Leméac et Costco relativement à la vente du plus récent roman de Tremblay « Les clefs du Paradise » démontre à quel point les tentacules des grandes surfaces imposent de plus en plus leur emprise sur le livre québécois.

En refusant de se plier au délai de carence instauré chez Leméac depuis 1998, à savoir un report de deux à huit semaines entre l’arrivée du livre en librairie et la mise en marché en grandes surfaces, Costco allègue que le livre devient de plus en plus important chez lui et qu’il veut offrir les livres en même temps que les librairies.

Une stratégie outrancière et scandaleuse qui démontre à quel point le livre est devenu un simple objet de consommation entre les mains des grandes surfaces…Une attitude qu’il faut dénoncer haut et fort.

En conséquence, je ne peux qu’applaudir la réplique de Michel Tremblay et de son éditeur qui ont décidé de maintenir leur position quant au délai de carence, une période minimale qui permet aux libraires d’exercer leur droit fondamental de garder l’exclusivité de la sortie de nouveaux livres dans leurs rayons.

http://www.ledevoir.com/culture/livres/392266/bras-de-fer-entre-costco-et-michel-tremblay

vigile.net tribune libre 9 novembre 2013
quebechebdo 9 novembre 2013
Le Soleil 12 novembre 2013

Projet de loi 60 – Rapprochement ou division?

8 novembre 2013

« Je suis convaincue qu’avant longtemps, on citera cette charte comme exemple de ce qui aura contribué à rapprocher les Québécoises et Québécois […] de toutes les origines, comme l’a déjà fait, avant elle, la Charte de la langue française ». Pauline Marois

« Ces valeurs, comme notre langue, sont notre ciment […]. Nous avons la conviction qu’une fois adoptée, cette charte sera source d’harmonie et de cohésion pour le Québec ». Bernard Drainville

« Une attaque frontale contre les droits et libertés […], un geste qui nous divise, un geste qui fracture notre société…un projet de loi impraticable, illégal et inconstitutionnel ». Philippe Couillard

Deux positions diamétralement opposées et foncièrement irréconciliables qui nous placent devant une question fondamentale, à savoir si le projet de loi 60 contribuera à rapprocher ou à diviser les Québécois.

Un des arguments souvent invoqués par les partisans anti-charte est l’ouverture légendaire des Québécois aux différences, et la capacité d’accueil qu’ils ont toujours manifestée envers les us et coutumes des étrangers, une attitude qui, selon leur diktat, se voit brimée par le projet de loi 60.

Un second argument émane de la primauté des droits individuels invoqués dans la charte des droits et libertés de la personne sur les droits d’une société d’affirmer dans une charte les valeurs qu’elle désire défendre et promouvoir.

En ce qui a trait au second argument, j’invoquerai d’emblée que les droits individuels, comme dans tout groupe social constitué, sont légitimes dans la mesure où ils ne briment pas ceux de la majorité du groupe auxquels ils référent. Ainsi en est-il de la liberté individuelle qui s’arrête lorsqu’elle porte atteinte à celle de la collectivité.

Pour ce qui est du premier argument, nul doute qu’on ne peut remettre en question « l’ouverture légendaire » des Québécois, ce qui en soi, est plutôt une caractéristique positive. Toutefois, cette « ouverture », si positive qu’elle soit en théorie, s’est transformée, avec les siècles, en une forme de bonhomie laxiste qui a contribué à diluer considérablement les racines de l’identité québécoise dans un bouillon de cultures hétéroclites qui est en train de marginaliser les Québécois sur leur propre territoire.

Conséquemment, le projet de loi 60 m’apparaît comme un catalyseur nécessaire à la prise en charge des Québécois de leur identité propre et, en ce sens, j’ai la conviction qu’il deviendra, avec le temps, « source d’harmonie et de cohésion pour le Québec ».

quebechebdo 8 novembre 2013
vigile.net tribune libre 8 novembre 2013 "Rapprochement ou division?"
cyberpresse.ca 14 novembre 2013 "Division ou rapprochement?" (version abrégée)

Richard Bergeron, victime de l’image médiatisée

7 novembre 2013

J’ai écouté attentivement les commentaires de Richard Bergeron lors de son passage à l’émission 24 h en 60 minutes du 6 novembre pour expliquer les raisons qui l’ont convaincu de quitter la vie politique, et j’aimerais vous faire part de mes réactions.

D’abord, c’est un homme détendu qui s’est présenté devant les caméras, sans aucune hargne envers qui que ce soit, ce qui, en soi, est déjà tout à son mérite. Son discours était articulé et dépourvu de toute attaque personnelle.

Toutefois, j’ai été sensible à son argumentaire concernant l’image que ses adversaires dans la course à la mairie de Montréal aussi bien que la presse ont martelé sans cesse sur les tribunes médiatiques, à savoir celle du politicien « dogmatique, doctrinaire et exalté », poussant même parfois l’allégorie jusqu’à le qualifier de « rêveur et de révolutionnaire ».

Alors, comment se fait-il que son parti « Projet Montréal » ait doublé le nombre de ses élus, passant de 14 à 28, lors du scrutin du 3 novembre ? À mon sens, la réponse est dans le contenu du message véhiculé dans les paramètres du parti de Richard Bergeron qui, pour sa part, s’est retrouvé marginalisé dans une campagne axée sur l’apparence.

Une campagne au cours de laquelle les « faiseurs d’opinion » ont joué un rôle déterminant en projetant le focus sur le contenant au détriment du contenu et en caricaturant grossièrement le personnage de Richard Bergeron dans des clichés dénigrants qui ont eu l’heur de faire dévier le message du chef de Projet Montréal vers une image négative.

Et pourtant, à l’heure où les analystes politiques clament à tout vent que les politiciens devraient faire de la « politique autrement », Richard Bergeron, s’il en est un, représente sans contredit ce type de politicien qui amène des idées sur la table et qui, de la sorte, aurait fait avancer des projets qui auraient remis sur la carte la réputation de Montréal, entachée par des années de scandales sous Gérald Tremblay.

Mais non, les Montréalais ont préféré porté leur choix sur l’image médiatisée de Denis Coderre, le candidat de la petite politique de corridor, le candidat de l’expérience du pouvoir, celui qui s’est entouré de plusieurs membres d’union Montréal, un parti gangrené par les scandales.

Il faut croire que, dans toute cette histoire, les Montréalais ne sont pas encore mûrs pour un véritable changement à l’Hôtel de Ville puisque qu’ils ont opté pour l’image médiatisée au détriment des idées !

vigile.net tribune libre 7 novembre 2013
quebechebdo 7 novembre 2013

Le couvercle sur la marmite

6 novembre 2013

Sans accorder l’absolution aux trois sénateurs suspendus sans solde par une majorité de leurs compères, j’ai l’impression que nous avons assisté à un enterrement de première classe du scandale des dépenses injustifiées des trois larrons.

Et tout ce cirque joué par des sénateurs aux allures de vierges offensées dont le but non avoué est de tenter de voiler des scandales sur une institution en désuétude et de protéger un premier ministre sans scrupule envers son électorat.

En effet, les dernières révélations entourant l’affaire Duffy ont ébranlé sérieusement la forteresse de l’imperturbable Stephen Harper qui ne peut que se réjouir de la décision du Sénat de refermer le couvercle sur une marmite en pleine ébullition.

Qui plus est, en privant les « coupables » d’au minimum deux ans de leur salaire, la somme retenue par le Sénat surpasse les dettes réclamées aux sénateurs, ce qui, dans les faits, octroie un profit dans les goussets du Sénat.

Toutefois, la trêve risque d’être de courte durée puisque l’opposition continuera de marteler le premier ministre à la Chambre des communes, sans compter les résultats des enquêtes de la GRC qui pourraient révéler d’autres surprises…

vigile.net tribune libre 6 novembre 2013
quebechebdo 6 novembre 2013

SOS des organismes communautaires

5 novembre 2013

Depuis quelques semaines, nombreux ont été les cris du cœur lancés sur les tribunes libres de différents médias pour dénoncer le sous-financement des organismes communautaires, en particulier les maisons des jeunes.

Dans les faits, les organismes communautaires en santé et services sociaux qui relèvent de la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, ne reçoivent que 1,4 % des revenus du ministère de la Santé et des Services sociaux alors que le réseau leur réfère sans cesse ses clients sous prétexte qu’il ne peut répondre à ses propres besoins.

Les maisons de jeunes sont essentielles dans une communauté, puisqu'elles sont parmi les seuls milieux volontaires responsabilisant les jeunes de 12 à 17 ans et qu’elles contribuent grandement à réduire le flânage dans les rues, à permettre aux jeunes de participer à certaines corvées communautaires, à dynamiser le quartier par des événements de financement ou à soutenir les familles dans le besoin, etc.

Alors, qu’attend Véronique Hivon pour cesser l’hémorragie de départs des animateurs des maisons des jeunes qui quittent les uns après les autres pour des conditions de travail plus avantageuses, d’autant plus qu’il a été prouvé qu’un dollar investi dans la prévention fait épargner plus de dix dollars en soins de santé à l’État?

quebechebdo 5 novembre 2013
Le Journal de Québec 6 novembre 2013 "SOS"

Deux maires, deux mandats

4 novembre 2013

Sans grande surprise, Denis Coderre et Régis Labeaume occuperont les sièges de maires de la Métropole et de la Capitale nationale. Toutefois, la suite des événements laissent présager un décor qui risque de réserver aux citoyens de ces deux municipalités certains aléas imprévisibles.

L’intégrité, le grand défi de Denis Coderre

À mon sens, deux éléments essentiels ressortent des résultats du scrutin du 3 novembre à Montréal, à savoir le piètre niveau de participation à 40 %, et la performance exceptionnelle de la candidate de 34 ans, Mélanie Joly.

Dans un premier temps, il y a lieu de s’interroger sur les motifs qui expliquent un si faible taux de participation alors que la Métropole se relève d’une période politique plutôt sombre de son histoire…Les Montréalais auraient-ils voulu signifier aux candidats, en particulier à Denis Coderre, donné favori dans les sondages, leur manque de confiance envers l’image d’intégrité qu’a tenté de communiquer l’ancien député libéral fédéral tout au cours de sa campagne ?

Une question qui, à mon avis, trouve en partie sa réponse dans la performance inattendue de Mélanie Joly qui talonne le nouveau maire par 5 % des suffrages exprimés, des résultats qui s’expliquent par le type de campagne menée par Mme Joly, à savoir l’image du renouveau sur la scène politique municipale de Montréal, un renouveau auquel un Montréalais sur quatre s’est tourné en votant pour la jeune candidate.

Enfin, je serais porté à penser que les premiers mois du règne de Denis Coderre risquent de devenir déterminants pour son avenir politique sur la scène municipale en ce sens qu’il devra faire la preuve de son intégrité, une qualité qui risque d’être ébranlée à cause de certains de ses candidats qui ont déjà frayé dans les corridors de l’ancienne administration !

Régis Labeaume et les relations de travail

Dans la Capitale nationale, le portrait est tout autre…d’abord un taux de participation fort respectable de 53 % et un vote de confiance à 74 % procurent, à n’en pas douter, le « mandat fort » que réclamait Régis Labeaume pour poursuivre son bras de fer avec les représentants syndicaux au sujet de leur fonds de pension.

Reste maintenant à voir comment M. Labeaume abordera les « négociations » avec les syndiqués, une question à laquelle les derniers chapitres de ce dossier laissent entrevoir une épreuve de force qui pourrait déboucher sur des arrêts de travail et des confrontations musclées avec les employés municipaux.

Régis Labeaume aura beau avoir obtenu le vote de confiance qu’il espérait dans cette élection « référendaire », il n’en demeure pas moins qu’il devra respecter les règles démocratiques et finir par quitter la place publique pour s’asseoir à la table de négociation avec les représentants syndicaux, à défaut de quoi, il pourrait recevoir l’effet boomerang de son entêtement.

En bref, avec une majorité aussi imposante, il faudra surveiller de près le style cavalier du maire de Québec qui n’a pas la réputation de mettre des gants blancs dans ses relations de travail avec ses employés…Un dossier à suivre et qui pourrait nous réserver certaines surprises !

vigile.net tribune libre 4 novembre 2013
quebechebdo 4 novembre 2013 "Labeaume et Coderre élus: deux maires, deux mandats"

Recto et verso du bilinguisme

3 novembre 2013

« L’État bilingue est une vue de l’esprit : la langue de la majorité finit toujours par avoir raison de celle de la minorité. Au mieux, la langue de la minorité n’en arrive plus qu’à exprimer un folklore dénué de toute force politique. » Victor-Lévy Beaulieu

Tout au cours de ma carrière comme enseignant de français langue maternelle au secondaire, il m’est arrivé à maintes occasions d’inciter mes élèves à bien connaître leur langue et à la concevoir comme l’outil de communication qu’ils devront utiliser tout au cours de leur vie peu importe le domaine dans lequel ils seront appelés à évoluer.

Par ailleurs, plusieurs d’entre eux me questionnaient sur l’importance de l’anglais comme langue seconde dans l’espace anglophone qui les entourait et, à chaque fois, j’insistais sur l’importance de manipuler la langue seconde tout en arguant qu’ils devaient d’abord maîtriser leur langue maternelle sinon ils risquaient de tomber éventuellement dans un processus d’assimilation progressif et pernicieux.

Dans la foulée du commentaire de Victor-Lévy Beaulieu cité au début de ce billet, je suis d’avis qu’il faut distinguer le bilinguisme individuel du bilinguisme institutionnel, à savoir tracer la ligne entre les atouts incontestables pour un individu de maîtriser une langue seconde et les conséquences désastreuses de voir la langue de la majorité engloutir celle de la minorité et d’en n’arriver « qu’à exprimer un folklore dénué de toute force politique. »…Un bilinguisme retors contre lequel les Québécois doivent se prémunir s’ils désirent demeurer une véritable société distincte dans le contexte anglophone nord-américain.

vigile.net tribune libre 3 novembre 2013
quebechebdo 6 novembre (version abrégée)

Hors des limites du raisonnable

3 novembre 2013

La Belgique, que plusieurs défenseurs de l’euthanasie au Québec évoquent à titre d’exemple à s’inspirer dans le débat en cours sur l’aide médicale à mourir, s’apprête à étendre aux enfants le droit à l’euthanasie moyennant le consentement des parents.

Par ailleurs, considérée comme un pionnière dans l’ouverture à l’euthanasie, en légalisant cette pratique pour les adultes en 2002, la Belgique a vu le nombre de décès rapportés passer de 235 en 2003 à 1432 en 2012.

Et voilà que les Belges, malgré ces augmentations inquiétantes d’adultes ayant eu recours à l’euthanasie, veulent étendre ce droit aux enfants, alléguant qu’il est « injuste de fournir l’euthanasie à certains citoyens et pas à d’autres si les besoins sont égaux ».

Un argument qui, à mon sens, outrepasse les limites du raisonnable en octroyant aux parents le droit de décider de la vie de leur enfant alors que cet enfant n’est manifestement pas en mesure d’évaluer la portée d’un tel geste.

quebechebdo 3 novembre 2013
Journal Métro 4 novembre 2013

Un report mystérieux

2 novembre 2013

Selon un document rédigé par un enquêteur de l'UPAC, un mandat de perquisition ayant été autorisé le 1er juin 2012 dans les locaux du PLQ, rue Waverly à Montréal, n'a finalement pas été exécuté mais reporté en juillet 2013 «pour des raisons opérationnelles et organisationnelles», alors que, « par un effet du hasard », tous les yeux étaient tournés vers Lac-Mégantic à la suite du déraillement mortel survenu le 6 juillet.

Les documents de la cour stipulent que l'un des objectifs de la perquisition était d'obtenir la facturation inhérente à la tenue de l’activité de financement pour l’ancienne députée et vice-première ministre Nathalie Normandeau tenue le 9 octobre 2008 au restaurant Louis-Hébert de Québec ainsi que les fiches de contributions remplies par les participants de l'événement.

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/391555/un-evenement-au-benefice-de-normandeau-est-vise-par-l-upac

L'enquête émane du témoignage de l'entrepreneur Lino Zambito à la commission Charbonneau qui a révélé qu'il avait déniché des prête-noms à Nathalie Normandeau dans le cadre de cinq activités distinctes. Zambito était présent lors du cocktail d'octobre 2008. Selon les sources, l'événement aurait rapporté quelque 140 000 $. Toutefois, le PLQ a déclaré des recettes de 35 500 $ pour cet événement dans ses états financiers de 2008, ce qui implique que la « modeste » somme de 104 500 $ aurait été dissimulée dans une caisse occulte ou carrément détournée.

Or, le Parti libéral du Québec, via sa directrice des communications, Gabrielle Collu, nie qu'il y ait pu avoir ingérence politique dans cette affaire, alléguant que le PLQ « collabore pleinement avec l'Unité permanente anticorruption et toutes les autres enquêtes policières en cours ». De son côté, le député libéral Gilles Ouimet argue que les personnes ou organisations visées par des perquisitions ne savent pas qu'elles le sont tant qu'elles ne voient pas les enquêteurs débarquer.

Même si le ministre de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud, refuse de se prononcer sur ce dossier « chaud », invoquant que l’UPAC « travaille en toute indépendance », il y a lieu, à mon avis, de s’interroger sur les raisons qui ont motivé le report de la perquisition chez les libéraux qui, rappelons-le, étaient au pouvoir à l’époque où s’est déroulée l’activité de financement visée par l’enquête!

quebechebdo 2 novembre 2013
vigile.net tribune libre 2 novembre 2013