L’éducation, pierre angulaire de notre société

2 juillet 2014

Selon des statistiques du ministère de l’Éducation, au cours de l’année 2012-2013, 399 050 jours d’assurance salaire ont été versés aux enseignants, un sommet depuis cinq ans. Un chiffre astronomique qui confirme les doléances de la Fédération des syndicats de l’enseignement qui s’articulent principalement autour des coupures dans les mesures d’appui offertes aux enseignants.

De son côté, la Fédération des commissions scolaires réclame à grands cris une étude au ministère de l’Éducation depuis 2011 sur les causes des absences prolongées de ses enseignants, estimant que près de 50 % des absences étaient causées par des problèmes de santé mentale comme l'épuisement professionnel, la dépression ou l'anxiété.

L’éducation représente à mon sens une des pierres angulaires majeures de notre société et, à ce titre, doit être soustraite de l’avalanche de coupures à l’aveuglette que s’apprête à mettre de l’avant le gouvernement Couillard. À défaut de quoi nous risquons de perdre dans ce train de coupures toute une génération d’enseignants dont le but ultime consiste à offrir à nos jeunes les outils nécessaires à leur épanouissement personnel.

quebechebdo 2 juillet 2014

En souvenir de la catastrophe de Lac-Mégantic

1 juillet 2014

Le 6 juillet 2013, les habitants de Lac-Mégantic étaient brutalement plongés dans une catastrophe apocalyptique, emportant avec elle la vie de 47 personnes et endeuillant des centaines de parents et amis, un événement qui a fait le tour du monde à la vitesse de l’éclair.

En lisant et en écoutant les divers reportages parus ces derniers jours sur les séquelles humaines inouïes laissées dans le cœur et les tripes des survivants, je n’ai pu m’empêcher de vibrer à la douleur profonde de ces gens.

Un an plus tard, la ville se relève péniblement du désastre causé par l’embardée du train fou de la MMA… Mais, qu’en est-il de la population? En souvenir de ce tragique anniversaire de la catastrophe de Lac-Mégantic, j’aimerais que nous prenions quelques secondes de notre temps pour lui offrir en pensée les forces nécessaires pour surmonter avec courage l’épreuve de cette nuit cauchemardesque!

quebechebdo 1er juillet 2014
Le Journal de Québec 6 juillet 2014
vigile.net tribune libre 6 juillet 2014

Un temps partiel payant

30 juin 2014

Décidément, André Boisclair semble maîtriser l’art de susciter la controverse partout où il passe. Cette fois-ci, on apprend qu’il retirait à la tête du Comex un salaire annuel de 175 000 $ depuis décembre 2013 alors qu’il ne travaillait que trois jours par semaine. De plus, entre son départ de la Délégation du Québec à New York et sa nomination au Comex, M. Boisclair a reçu son plein salaire pendant près de trois mois, soit plus de 40 000 $, sans avoir exercé aucune fonction.

Et, pour pallier cette situation pour le moins compromettante, le gouvernement libéral annonce que l’ancien chef du PQ agira dorénavant à titre de conseiller spécial en environnement deux jours par semaine pour compléter son emploi du temps, et cela, tout en gardant le même salaire.

Avouons que M. Boisclair a profité des largesses de l’État pendant tous ces mois sans faire beaucoup de houle autour de ses conditions de travail « privilégiées ». À mon avis, il y a quelque chose de scandaleux dans toute cette histoire qui fait ressortir un manque d’éthique évident de la part du principal intéressé!

quebechebdo 30 juin 2014
Le Journal de Québec 1er juillet 2014
vigile.net tribune libre 1er juillet 2014

La culture dans le hachoir des compressions budgétaires

29 juin 2014

Ce n’est pas d’hier que la culture apparaît souvent comme l’enfant pauvre des priorités gouvernementales. À ce titre, la ministre Hélène David ne déroge pas à cette «malheureuse tradition» en annonçant une réduction de crédits d’impôt de 20% et cela, sans avoir mené aucune étude d’impact ni de consultation du milieu.

On se souvient que, pour pallier les inconvénients d’une telle mesure, la ministre a agi, à mon sens, de façon irresponsable, en se contentant d’inviter les intervenants à venir exprimer leurs doléances lors des consultations publiques de la Commission d’examen sur la fiscalité qui tiendra ses audiences à l’automne.

De son côté, la porte-parole du Parti québécois en matière de culture, Véronique Hivon, a proposé à la ministre de suspendre la mesure d’ici à ce que le milieu soit entendu à l’automne, ce à quoi Hélène David a répondu qu’il s’agissait d’une «mesure immédiate pour enrayer l’hémorragie du déficit budgétaire».

En réalité, les dés semblent pipés à l’avance. La ministre annonce des coupures qui prennent effet dès maintenant, mais, pour se donner bonne conscience, est prête à «entendre» les divers intéressés sur les impacts de ses mesures à postériori…Avouons que, dans ces circonstances, la culture risque de passer encore une fois à outrance dans le hachoir des compressions budgétaires!

quebechebdo 27 juin 2014
Le Journal de Québec 28 juin 2014 (version abrégée)
vigile.net tribune libre 27 juin 2014
cyberpresse.ca 30 juin 2014 (version abrégée)

Un peu de retenue M.Boisvenu

26 juin 2014

Dans son rapport d’enquête en vertu du Code régissant les conflits d’intérêts des sénateurs concernant le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu émis le 25 juin 2014, la conseillère sénatoriale en éthique Lyse Ricard conclut en ces termes:

«Par conséquent, bien que je suis d’avis que le sénateur Boisvenu a enfreint les articles 8 et 9 du Code, je crois que c’est de bonne foi qu’il a commis cette erreur de jugement. Le paragraphe 45(8) du Code, qui envisage la possibilité de facteurs atténuants, s’applique selon moi en l’affaire, et c’est pourquoi je recommande qu’aucune sanction ne soit imposée.»

Rappelons que cette affaire émane en particulier d’une intervention du sénateur Boisvenu dans l’octroi de congés de maladie en faveur d’Isabelle Lapointe qu’il a embauchée à titre d’adjointe exécutive en 2010 et avec qui il a entretenu par la suite une relation personnelle.

La conseillère Ricard aura beau invoquer des circonstances atténuantes en estimant que M. Boisvenu a commis des erreurs de jugement «de bonne foi» en alléguant que le congé de deux semaines octroyé à Mme Lapointe prendrait la forme de congés de maladie et non pas de congés annuels, il n’en demeure pas moins que la relation privilégiée qu’entretenait le sénateur avec son employée a sûrement influencé le zèle qu’il a déployé pour obtenir satisfaction.

quebechebdo 26 juin 2014

Le dinosaure

25 juin 2014

Non satisfait d’avoir jeté de l’huile sur le feu en attribuant le manque de femmes juges dans le pays au lien plus étroit entre les mères et leurs enfants, le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, en remet à l’occasion de la fête des pères pour leur soutien à la formation de l’esprit et à «l’avenir de la prochaine génération de leaders».

Décidément, notre dinosaure national sorti directement de sa caverne aurait avantage à y demeurer au lieu de nous ramener plusieurs décennies en arrière par un discours scandaleusement rétrograde!

quebechebdo 25 juin 2014
Le Journal de Québec 26 juin 2014

Cachez ces itinérants

25 juin 2014

Après l’échec lamentable de l’installation de pics anti-itinérants pour contrer le phénomène de l’itinérance, on apprend que de nouveaux bancs publics munis d’accoudoirs centraux, au coût de quelque 2 000$ l’unité, feront leur apparition dans l’arrondissement de Ville-Marie au cours de l’été.

Même si les responsables de cette mesure tentent de faire valoir la «signature particulière et exclusive de ce nouveau mobilier urbain», il m’apparaît évident que cette mesure vise d’abord à dissuader les itinérants de s’installer sur ces bancs pour y passer la nuit.

Dans les faits, tant et aussi longtemps que la volonté gouvernementale ne manifestera pas plus d’intérêt pour le problème de l’itinérance en termes de logements, de services et de programmes de réinsertion sociale, la société québécoise ne fera que repousser le problème par en avant et à tout mettre en œuvre pour cacher les itinérants… Une attitude scandaleuse du «pas dans ma cour»!

quebechebdo 25 juin 2014
Le Devoir 27 juin 2014

Alain Dubuc et l’inclusion méprisante

24 juin 2014

Dans son article publié dans La Presse du 23 juin sous le titre «Une fête à moderniser», Alain Dubuc, fidèle à son style méprisant envers le fait français au Québec, y va de cet argumentaire:

«Le temps est venu pour une autre mutation afin que le 24 juin reflète vraiment ce qu'est devenu le Québec et devienne une fête véritablement inclusive. D'abord, en confiant son organisation à des gens qui ne sont pas associés à un courant politique. Ensuite, en poursuivant les efforts d'ouverture… Pour que le 24 juin devienne une véritable fête nationale, celle de tous les Québécois, elle doit aussi accueillir sa principale minorité. Ce serait une façon, pour les Québécois francophones, de s'affranchir du nationalisme frileux, de montrer leur maturité et leur confiance en eux-mêmes. Et de faire en sorte que le thème de la fête de cette année, «Nous sommes le Québec», ait vraiment un sens.»

Un argumentaire qui n’est pas sans nous rappeler la même stratégie démagogique utilisée dans le débat sur la Charte des valeurs par notre illustre pourfendeur du sentiment patriotique québécois…. Une basse manipulation qui nous conduit dans un Québec dépossédé de ses racines françaises au profit d’une «ouverture» à laquelle les Québécois doivent adhérer s’ils désirent «se moderniser»!

Eh bien, M. Dubuc, tant et aussi longtemps que vous tiendrez des propos aussi dénigrants envers le caractère distinct du Québec en terre d’Amérique, vous continuerez de contribuer à entretenir ce mythe trudeauiste d’un biculturalisme et d’un bilinguisme utopiques qui nous conduirait immanquablement vers l’assimilation…

En attendant, je souhaite une bonne fête nationale… en français… à toutes les Québécoises et tous les Québécois!

quebechebdo 24 juin 2014
vigile.net tribune libre 24 juin 2014 "L'éteignoir de première classe de La Presse" (version modifiée)

Les médias de la controverse

23 juin 2014

J’aimerais revenir sur la controverse médiatique suscitée par l’élection de Mario Beaulieu à la tête du Bloc québécois en mettant en relief à l’aspect démagogique utilisé par différents médias pour critiquer le style qualifié de « radical » du nouveau chef.

Partant d’une campagne à la direction qui, jusqu’à l’élection de Mario Beaulieu, passait presque inaperçue dans les médias, ces derniers se sont emparés de cette nouvelle pour se mettre à chercher des poux à un homme dont le seul « reproche » consiste à vouloir remettre la souveraineté du Québec sur l’échiquier électoral.

Ces mêmes médias qui, pourtant, ont tiré à boulets rouges sur Pauline Marois lors de la dernière campagne électorale québécoise, lui reprochant de vouloir sauver la chèvre et le chou dans sa façon louvoyante d’aborder l’option souverainiste du PQ.

La saga à laquelle se sont livrés certains médias sur l’élection de Mario Beaulieu révèle à mon sens une médiatique de controverse de bas étage axée sur la confrontation au détriment des débats de fond auxquels nous invite M. Beaulieu, un mode de traitement de l’information démagogique qui conduit à une partisanerie malsaine et à un désintérêt de l’électorat pour la politique…

quebechebdo 23 juin 2014

Le blablabla de Bureau-Blouin

23 juin 2014

L’ancien député péquiste de Laval-des-Rapides et nouveau président du Comité national des jeunes du Parti québécois Léo Bureau-Blouin lance un appel à l’ouverture des structures du PQ pour que la course à la direction du parti soit ouverte non seulement aux membres mais aussi à tous les sympathisants à la cause souverainiste.

Et, pour mobiliser tous ces militants, les péquistes devront «parler de la souveraineté positivement et expliquer concrètement ce que ça permet comme, par exemple, d’avoir sa voix dans les grandes instances internationales où se prennent de plus en plus de décisions, en lien [notamment] avec l’environnement [et] les droits de l’homme».

Du même souffle, Bureau-Blouin tend la main aux membres d’Option nationale et de Québec solidaire sans pour autant souhaiter adhérer à une fusion avec ces partis, alléguant qu’elle « n’est pas envisageable en ce moment ».

Un baratin qui nous conduit tout droit dans un cul-de-sac stratégique de piétinement auquel nous a habitués le PQ depuis des décennies…Léo Bureau-Blouin devra ouvrir ses œillères et sortir du temple sacré du PQ s’il désire mobiliser les jeunes à la cause souverainiste du Québec, à défaut de quoi il risque de revenir bredouille de son excursion de pêche !

quebechebdo 23 juin 2014
Le Journal de Québec 25 juin 2014
cyberpresse.ca 26 juin 2014