Le Bloc, ça passe ou ça casse!
La démission du député bloquiste de Haute-Gaspésie–La Mitis–Matane–Matapédia, Jean-François Fortin, vient ajouter de l’huile sur le feu aux réactions controversées ayant entouré la nomination de Mario Beaulieu à la tête du Bloc.
Dans sa lettre de démission, Jean-François Fortin reprend pour l’essentiel les arguments des détracteurs du nouveau chef qui, selon eux, « radicalise le parti par son approche dogmatique, divise les souverainistes » et sape « la crédibilité établie par Gilles Duceppe et poursuivie par Daniel Paillé ».
De son côté, Mario Beaulieu argue que les ténors du Bloc québécois font front commun derrière lui et que les arguments évoqués par le député Fortin viennent « torpiller le Bloc québécois et la cause indépendantiste », tout en ajoutant que le député démissionnaire « n’a jamais accepté la décision démocratique » des membres du Bloc de le choisir lors de la course à la chefferie.
À mon sens, le Bloc québécois, sous la gouverne de Mario Beaulieu, joue la carte de la clarté concernant son option indépendantiste et il se doit de maintenir le cap dans cette voie malgré les soubresauts qu’elle provoque au sein de l’aile conservatrice du parti. En termes clairs, ça passe ou ça casse !
quebechebdo 13 août 2014
vigile.net tribune libre 14 août 2014 "Beaulieu et Drainville sur la même longueur d'onde"
Henri Marineau

