Vive le Carnaval!

31 janvier 2016

Le Carnaval de Québec atteint cette année l’âge vénérable de 62 ans, et plusieurs observateurs s’interrogent sur sa survie. Et pourtant, c’est par milliers que les carnavaleux québécois ont répondu à l’appel de Bonhomme pour les activités d’ouverture sur les plaines d’Abraham le 30 janvier!

Depuis ses tout débuts, les dirigeants du Carnaval ont su s’adapter aux besoins de la population en modifiant ou en ajoutant certaines activités, tout en essayant de conserver les plus populaires.

Néanmoins, je suis d’avis que l’apparition de quelques activités de quartiers contribuerait à créer un climat favorable à la participation d’une clientèle différente davantage tournée vers la vie de quartier.

Toutefois, malgré certains commentaires qui souhaiteraient voir disparaître le site des plaines d’Abraham, je crois que ce serait une erreur car les plaines constituent, à mon sens, un lieu de rassemblement idéal, autant pour les Québécois que pour la clientèle touristique.

Bref, le Carnaval de Québec, malgré son âge avancé, a toujours sa raison d’être et mérite d’être appuyé de commentaires constructifs au lieu d’être dénigré par tous les moyens pour mettre en doute sa pertinence… Vive le Carnaval!

quebechebdo 31 janvier 2016

La palme d’or des coupures scandaleuses

30 janvier 2016

Décidément, ce gouvernement détient la palme d’or au chapitre des coupures scandaleuses envers les personnes les plus démunies de la société, les dernières en liste étant les personnes lourdement handicapées, une mesure qui met en péril quelque 500 résidences accueillant 2500 personnes. Des individus complètement désarmés qui ont trouvé refuge auprès d’un personnel compétent qui a établi le lien de confiance essentiel à la survie de cette clientèle.

À sa défense, le ministre Barrette rétorque que « ces changements sont équitables et nécessaires », alléguant en guise de « consolation » qu' « aucune personne handicapée ne sera laissée seule advenant la fermeture de sa résidence. » À l’heure où le même gouvernement accueille des centaines de réfugiés syriens à coût de millions, il ne trouve pas dans ses goussets les sommes nécessaires pour subvenir aux besoins criants de ses propres citoyens…Plutôt révoltant, n’est-ce pas?

quebechebdo 30 janvier 2016
 

La vision d’abord, M. Moreau

29 janvier 2016

Depuis la création du ministère de l’Éducation en 1964, soit une période de quelque 50 ans, Pierre Moreau devient le 28ième ministre, le 14ième depuis 2006 et le 6ième depuis 2012. Un carrousel effréné qui explique en grande partie les méandres qu’ont dû emprunter les enseignants soumis aux velléités de chacun de ces ministres et l’instabilité dans laquelle ont baigné les écoles québécoises.

En plus d’être le deuxième ministère en importance sur le plan des budgets, le MEQ est d’abord et avant tout la plaque tournante d’une société orientée vers son avenir, à savoir la formation de notre jeunesse québécoise. Et, tant et aussi longtemps que l’éducation sera considérée comme une dépense au même titre que les ministères à vocation économique, les gouvernements erreront dans des sentiers stériles.

Certains observateurs se réjouissent de l’arrivée de Pierre Moreau…grand bien leur fasse! Toutefois, d’autres y voient la nomination d’un politicien à la main de fer appelé à  « mettre de l’ordre » dans les rangs du personnel des écoles, en particulier des enseignants.

Pour ma part, je serai en mesure de juger de l’efficacité du nouveau ministre lorsqu’il aura fait part de sa « vision » de l’éducation, une vision qui a semblé absente des mandats de ses prédécesseurs immédiats. L’heure est au choix. Ou bien le MEQ est perçu comme un terreau dans lequel il faut investir pour l’avenir du Québec, ou bien il continue de faire partie de la vache à lait du gouvernement…À vous de jouer la bonne carte, M. Moreau!

quebechebdo 29 janvier 2016
Le Journal de Québec 1er février 2016 "À vous de jouer la bonne carte, M. Moreau!"  
vigile.net tribune libre 1er février 2016 "À vous de jouer la bonne carte, M. Moreau!"

PKP, mauvaise passe ou signe avant-coureur?

28 janvier 2016

De plus en plus de rumeurs circulent dans les officines du Parti québécois concernant le leadership de leur chef Pierre Karl Péladeau. On peut toujours alléguer qu’il est dans les us et coutumes du PQ d’être un parti ouvert et démocratique où tous les intervenants peuvent s’exprimer librement, il n’en demeure pas moins que les dernières semaines ont soulevé des interrogations qui ont eu pour effet de placer le chef du PQ sur la défensive. Une position inconfortable qui s’érige en obstacle devant la tâche inhérente à un chef de l’opposition, à savoir harceler le gouvernement en place et, dans le cas de PKP, mettre en évidence l’option indépendantiste.

Et, pour ajouter aux critiques auxquelles est soumis PKP, je suis d’avis que les moyens qu’il utilise pour les pallier sont rarement appropriés, à savoir les mises en demeure et les poursuites qu’il prône pour se défendre, des stratégies utilisées souvent dans le monde des affaires d’où est issu l’ex-pdg de Québecor.

Récemment, M. Péladeau a lui-même affirmé qu’il lui restait encore « des croûtes à manger » pour faire ses classes sur la scène politique. Aujourd’hui, des problèmes personnels sur lesquels je ne ferai aucun commentaire viennent s’ajouter dans le panier de problèmes auxquels PKP a à faire face.

Toutefois, pour en revenir à PKP, le chef du PQ et de l’opposition officielle, j’en suis à me demander s’il a fait le bon choix en s’embarquant dans une galère qu’il a énormément de difficultés à contrôler…En termes clairs, Pierre Karl Péladeau se trouve-t-il dans une mauvaise passe ou faut-il voir dans ces événements un signe avant-coureur annonçant une démission prochaine? La réponse lui appartient!…

quebechebdo 28 janvier 2016
vigile.net tribune libre 28 janvier 2016

Un pas dans la bonne direction mais…

27 janvier 2016

Loin d’être un fan du ministre de l’Éducation François Blais qui, jusqu’à maintenant, donne plutôt l’impression de s’abreuver dans la main de Martin Coiteux, je dois reconnaître que son intention d’exiger des postulants à l’enseignement une meilleure qualité de la langue française est méritoire et appropriée.

Toutefois, le simple fait d’exiger 75 % au test de certification en français écrit pour l’enseignement (Tecfée) au lieu du 70 % actuel, et de limiter le nombre de reprises au test à trois au lieu d’un seuil illimité actuellement me semble plutôt une mesure bien timide qui aurait besoin d’être appuyée.

En effet, il ne faudrait pas oublier que l’étudiant qui se présente à l’université en formation des maîtres a déjà tout un bagage plus ou moins lourd au niveau de ses connaissances de la langue et, si je me fie aux commentaires des  enseignants expérimentés, il semblerait que le « bagage » soit plutôt léger.

Conséquemment M. Blais, vous auriez avantage à mettre vos énergies sur les conditions de travail des professeurs au primaire et au secondaire qui, trop souvent, sont prisonniers du dogme de l’école inclusive, un obstacle majeur à l’apprentissage du français des élèves dits réguliers… et une situation que vous vous obstinez à maintenir!

quebechebdo 27 janvier 2016

Gros plan sur Régis

27 janvier 2016

À la question d’un journaliste lui demandant de commenter la séparation de Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau, le maire de Québec et célébrant au mariage du couple, Régis Labeaume a encore une fois réussi à mettre sa personne en évidence.

«J'en pense pas grand-chose, me semble que j'ai fait ça correctement», a répondu laconiquement Régis, y allant d’une pointe d’humour ayant pour effet de tourner les projecteurs sur sa petite personne. Une pointe d’humour inappropriée dont l’effet recherché n’avait d’autre intention que de projeter le gros plan sur le maire « m’as-tu vu? ». Une attitude tout simplement imbue d’un égocentrisme révoltant…triste mais réaliste constat!

quebechebdo 27 janvier 2016

Le « franglais » de Justin

26 janvier 2016

Lors des attentats de Paris, Justin Trudeau avait offert, au nom de tous les Canadiens, « nos sympathies et nos condoléances » aux proches éprouvés par cette tuerie. Une redondance de termes qui illustrent clairement l’ambiguïté suscitée par l’influence de l’anglais dans l’expression « to offer our sympathy » qui doit être traduite en français par « offrir nos condoléances ».

En écoutant parler Justin Trudeau, il m’apparaît évident qu’en voulant traduire sa pensée de l’anglais au français, il ne peut faire autrement que de calquer et le vocabulaire et la syntaxe de la langue anglaise, ce qui résulte en une traduction littérale bourrée d’anglicismes de toutes sortes.

Les langues véhiculent un « esprit » qui leur est particulier et sont rébarbatives aux traductions littérales, i.e mot à mot. Le véritable bilinguisme doit respecter les normes des deux langues, à défaut de quoi le « franglais » contribuera à l’appauvrissement du français et, à plus long terme, à son envahissement…Pour employer une expression française populaire, Justin a encore beaucoup de « croutes à manger » s’il aspire à se prétendre bilingue un jour!

quebechebdo 26 janvier 2016

Le dogme de l’inclusion scolaire

25 janvier 2016

C’est en 1999 qu’a débuté au Québec la diminution progressive des classes dites spéciales visant à intégrer les élèves handicapés ou en difficulté dans les classes régulières dans le but de favoriser une école plus inclusive. Un principe louable en soi mais qui devient de plus en plus difficile à respecter, particulièrement dans un contexte de coupures budgétaires.

Mais revenons au principe de l’inclusion de ces élèves dans des classes régulières. Qu’on le veuille ou non, l’école inclusive, malgré ses « beaux principes », comporte son lot d’inconvénients pour le moins pernicieux, à savoir que j’y vois un déséquilibre d’apprentissage entre les élèves d’un même groupe, une situation fort complexe pour l’enseignant qui doit y faire face quotidiennement.

En effet, d’une part, l’enseignant n’a pas toujours les compétences ni les ressources nécessaires pour affronter les comportements de ces élèves, d’autre part, ce sont les élèves « réguliers » qui souffrent du rythme auquel doit se plier l’enseignant pour garder les élèves en difficulté au diapason du groupe dont il a la charge, un objectif qui devient souvent inaccessible.

L’inclusion scolaire semble aujourd’hui érigée en dogme dans la plupart des écoles du Québec…Toutefois, je suis d’avis que les principes d’équité qu’elle défend arrivent à un seuil de remise en question concernant l’efficacité de l’acte pédagogique pour l’« ensemble des élèves ».

quebechebdo 25 janvier 2016 

Le coup de téléphone de Justin

25 janvier 2016

On a beaucoup parlé des paroles « creuses » de Justin Trudeau depuis son élection à titre de premier ministre du Canada. Parmi ces sorties pour le moins « vides de sens », je retiens le coup de téléphone inconvenant adressé au conjoint de Maude Carrier, Yves Richard, à l’occasion du décès de Mme Carrier lors de la tuerie du Burkina Faso.

Non seulement les paroles de Justin Trudeau rataient carrément la cible en arguant que Mme Carrier était « une fierté canadienne », mais le premier ministre s’est comporté en incompétent en se contentant d’un coup de téléphone au lieu de se déplacer sur les lieux de la vigie organisée par les proches des victimes québécoises de l’attentat.

Il n’est donc pas surprenant que, dans de telles circonstances, M. Richard ait raccroché au nez de Justin Trudeau qui a raté une belle occasion de quitter sa carapace « zen » et de revêtir son costume d’empathie naturelle envers des personnes dont le seul intérêt était de faire œuvre humanitaire…Encore faudrait-il qu’il puisse y parvenir, ce dont je doute!

quebechebdo 25 janvier 2016

L’amour existe encore

24 janvier 2016

C’est dans une atmosphère de sobriété et de dignité que se sont déroulées les funérailles de René Angélil. Une cérémonie au cours de laquelle le thème de la famille et de l’amour des siens ont été ressentis comme la bougie d’allumage de la vie de l’homme derrière l’impresario, les allocutions de deux de ses fils en faisant foi.

À ceux qui mettaient en doute la pertinence des funérailles nationales pour René Angélil, l’éventail de personnalités politiques et culturelles qui ont assisté à la cérémonie suffisait pour nous faire réaliser à quel point cet homme incarnait une fidélité sans bornes pour les amitiés qu’il avait tissées serrées au fil des années.

René Angélil et Céline Dion formaient sans contredit un couple exceptionnel dans lequel s’exerçait une chimie palpable dont l’amour inconditionnel était devenu leur meilleur atout. À cet effet, il fallait ressentir l’émotion qui se dégageait de la basilique Notre-Dame lorsque la voix de Céline a envahi la nef toute entière grâce aux paroles de la chanson de Luc Plamondon et de Richard Cocciante L’amour existe encore dont voici le début : Quand je m'endors contre ton corps Alors je n'ai plus de doute L'amour existe encore…Repose en paix, René!

quebechebdo 23 janvier 2016
Le Journal de Québec 24 janvier 2016