CAQ et PQ, coup de foudre ou début de coalition?

8 février 2016

Rarement aura-t-on assisté à des rapprochements aussi chaleureux entre François Legault et Pierre Karl Péladeau au cours des derniers jours à tel point qu’on serait tenté de soupçonner une certaine complicité digne d’une éventuelle coalition.

J’en ai pour preuves, d’une part, leur complet désaccord contre la vente de RONA à des intérêts américains, et d’autre part, leur entente sur le bilan négatif du gouvernement Couillard en termes de création d’emplois qui ressort des derniers chiffres diffusés par Statistique Canada. À tel point qu’on a l’impression d’écouter les chefs d’un « même » parti, une ressemblance qui s’explique, à mes yeux, par le fait que ces deux chefs de partis sont issus du monde des affaires et que l’économie a longtemps été leur terrain de bataille.

Toutefois, je crois que les ressemblances risquent de demeurer sur ce terrain, considérant leur option politique différente, à savoir le nationalisme de Legault et l’indépendance de Péladeau et là, il me semble évident qu’on est à des lieues d’un possible rapprochement.

Conséquemment, nous assistons actuellement à ce que j’appellerais un « coup de foudre économique » qui va rapidement prendre la place qui lui convient dans les cartons des deux chefs de partis, à savoir une carte parmi tant d’autres qui feront remonter les vieilles chicanes…comme quoi le coup de foudre ne dure jamais très longtemps!

quebechebdo 8 février 2016
Le Journal de Québec 10 février 2016

Un école au rythme des élèves

7 février 2016

Trop nombreuses ont été les approches pédagogiques qui ont abouti à des fiascos depuis des décennies dans les écoles secondaires du Québec. Toutefois, à l’école secondaire Samuel-De Champlain, à Québec, des mesures de redressement efficaces ont permis aux élèves de cinquième secondaire d’obtenir un taux de réussite qui est passé de 79 % à 92 % à l’examen de français du MEQ en l’espace de quatre ans.

Et quelles sont ces mesures? Grâce à un test de dépistage maison administré dès la première secondaire, les enseignants sont en mesure d’identifier les lacunes des élèves en lecture et en écriture. Par la suite, les enseignants ajustent leur programme selon le niveau de leurs élèves, ce qui a pour conséquence qu’ « on enseigne ce que les élèves ne maîtrisent pas », explique Carl Ouellet, le directeur de cette école. «Le truc, c’est d’aller au rythme de l’élève. Ça m’arrive de ne pas voir tout le programme. Mais ce que j’enseigne, je m’assure que c’est acquis. Si la fondation de ta maison n’est pas solide, le toit va s’effondrer», ajoute l’enseignante Claude Drolet.

En réalité, j’oserais dire que c’est le gros bon sens qui a guidé les principes d’une telle approche pédagogique. Un gros bon sens qui, malheureusement, s’est perdu avec les années dans les méandres des tergiversations « savantes » des grand penseurs du MEQ…alors que, dans les faits, ce sont les artisans de l’éducation, à savoir l’équipe-école, qui possèdent tous les atouts nécessaires pour enfin remettre l’école sur ses rails!

quebechebdo 7 février 2016

Le drapeau du Canada comme moyen de pression

6 février 2016

Qui aurait pu croire qu’un jour le drapeau du Canada deviendrait un moyen de pression? Eh bien, c’est devenu une réalité mise de l’avant par les forces de l’ordre à l’Assemblée nationale qui, sans convention de travail depuis un an, réclament un rattrapage salarial avec leurs confrères du parlement fédéral.

S’étant fait refuser de porter un écusson du drapeau canadien par-dessus leur gilet pare-balles pour des raisons de « décorum » par la Direction de la sécurité à l’Assemblée nationale, le président du syndicat des constables spéciaux, Franck Perales, a répliqué que « le drapeau représente tous les citoyens [et que] la Loi concernant le drapeau encourage d’ailleurs de porter fièrement le drapeau canadien [qui] ne représente pas un parti… Nous sommes au Québec, mais aussi au Canada. »

Quand vous en êtes rendus à arborer le drapeau canadien en guise de moyen de pression à l’Assemblée nationale du Québec, vous devez vous poser de sérieuses questions sur le moyen utilisé, d’autant plus que les forces de l’ordre se sont fait répondre que « les constables spéciaux doivent avoir une tenue et un maintien impeccables de manière à susciter la confiance, la considération et le respect des parlementaires, des employés et des visiteurs »…De là à conclure que le drapeau canadien n’a pas sa place à l’Assemblée nationale, il n’y a qu’un pas! Vous ne trouvez pas?

quebechebdo 6 février 2016

Deux hommes d’affaires et un médecin

6 février 2016

La transaction ayant conduit l’entreprise québécoise RONA entre les mains du géant américain Lowe’s a soulevé beaucoup de commentaires. Et, parmi ceux-ci, je retiens particulièrement ceux de François Legault, de Pierre Karl Péladeau et de Philippe Couillard.

Les deux premiers, ex-hommes d’affaires réputés, le second, médecin de profession, Legault et Péladeau déplorant la perte d’un siège social important, Couillard les accusant de « reculer un siècle en arrière ».

À votre avis, à qui attribueriez-vous la meilleure note sur la crédibilité des arguments de chacun des deux clans?

quebechebdo 6 février 2016

La coupe est pleine, Mme Thibault!

5 février 2016

Décidément, Lise Thibault ne lâche pas le « morceau » concernant la peine de 18 mois d’emprisonnement ferme qu’elle a encourue pour fraude et abus de confiance. Cette fois, elle s’adresse à la Cour d’appel pour commuer le verdict en une peine moins sévère.

Comme argumentaire, son avocat, Me Marc Labelle, invoque divers facteurs, tels son âge, le fait qu’elle ait toujours contribué à la société, qu’elle a toujours été un actif et sa santé précaire. Des arguments qui, à mon sens, n’enlèvent absolument rien à la gravité des gestes posés, en bref aux motifs de la sentence.

Il ne faudrait tout de même pas enrubanner ces motifs dans des considérations émotives inappropriées. Lise Thibault a été condamnée pour fraude et abus de confiance, et elle doit maintenant purger sa peine comme tout criminel qui aurait agi dans le même sens. La coupe est pleine, Mme Thibault…Assez, c’est assez!

quebechebdo 5 février 2016

Monsieur Couillard-Succursale

5 février 2016

« Nous vivons dans une économie ouverte et libre », a répété à outrance Philippe Couillard dans le cadre de la transaction qui a vu RONA passer entre les mains du géant américain Lowes’s. Une stratégie qui peut paraître « avantgardiste » mais qui recèle son lot d’inconvénients, le plus sournois étant la disparition du siège social de l’entreprise envers lequel M. Couillard n’éprouve décidément aucune sensibilité particulière.

Pourtant, le pignon sur rue incarné par les sièges sociaux représente la pierre angulaire de toute entreprise désireuse de mettre en lumière les forces et talents de nos entreprises québécoises. La politique minimaliste de succursale prônée par Philippe Couillard vient au contraire jeter le voile sur un fleuron québécois implanté avec courage et détermination sur notre sol depuis plus de 75 ans.

À ce sujet, je ne peux qu’être entièrement en accord avec le leader parlementaire de l’opposition péquiste, Bernard Drainville, lorsqu’il déclare que le gouvernement Couillard « veut bâtir une économie de locataires » et non une économie de propriétaires, un nivellement par le bas qui caractérise sans l’ombre d’un doute un Monsieur Couillard-Succursale qui préfère opter pour une économie réductionniste de locataires au détriment d’une économie axée sur la fierté d’être propriétaires…Un laxisme carrément éhonté et indigne d’un chef d’État!

quebechebdo 5 février 2016
Le Journal de Québec 7 février 2016 "L'économie de "locataires" de Couillard" 

 

Sauver RONA…avant de passer au suivant!

4 février 2016

C'est le 6 octobre 1939 qu'un groupe de quincailleries fonde Les Marchands en Quincaillerie ltée afin de contourner un monopole qui menaçait leur approvisionnement. Leur mission est de regrouper les commandes afin d'obtenir de meilleurs prix. Quelques années plus tard, Rolland Dansereau et Napoléon Piotte accèdent aux commandes de l'entreprise qui deviendra le Groupe RONA inc.

Or, 77 ans plus tard, RONA, un fleuron de l’économie québécoise, est sur le point d’être vendu au géant américain Lowe’s pour la somme de 3,2 milliards $, une transaction qui « réjouit les actionnaires ». Tel est l’argument massue utilisé par les propriétaires de l’entreprise pour jeter un peu de baume sur cet accord.

Mais qu’en est-il des conséquences directes de cette transaction, à savoir la perte du siège social au Québec et des emplois de ceux qui y travaillent, son engagement dans la communauté et les emplois liés aux fournisseurs des PME québécoises qui gravitent autour de RONA? Motus et bouche cousue sur ces écueils à part un engagement verbal du géant américain que tous ces emplois seront respectés…

«C’est une offre qu’on ne pouvait refuser», a déclaré Robert Sawyer, le président et chef de la direction de RONA. «On n’a pas eu le choix de se pencher sur cette offre et de voir ce qu’elle apportait aux actionnaires », a renchéri Robert Chevrier, le président du conseil d’administration. Qu’à cela ne tienne, la Caisse de dépôt possède encore 17 % des actions de l’entreprise québécoise. Au gouvernement libéral d’arrêter cet engrenage malsain qui s’acharne sur nos entreprises et de sauver RONA…avant de passer impassiblement au suivant!

quebechebdo 4 février 2016
vigile.net tribune libre 4 février 2016
 

Affaire Ghomeshi: des courriels compromettants

3 février 2016

Le début du procès sur l’affaire Ghomeshi a pris une tendance imprévue lorsque le première plaignante, qui soutient avoir été tellement traumatisée par le comportement de Jian Ghomeshi qu’elle ne voulait plus jamais le revoir, a été confrontée par la défense à deux courriels compromettants qu’elle a fait parvenir à l’accusé, dans lesquels elle demande à le revoir, le deuxième courriel contenant même une photo d’elle en bikini sur une plage.

Sans vouloir m’ériger en défenseur inconditionnel de Ghomeshi, il est bon de se rappeler que toute cette affaire tourne autour du libre consentement des plaignantes invoqué par l’accusé lors de ses présumées agressions sexuelles envers elles. Une défense qui, il faut bien l’admettre, semble gagner en crédibilité par la divulgation de ces deux courriels qui viennent contredire la version de la plaignante.

Un début de procès qui s’annonce ardu pour la couronne qui devra apporter des preuves « hors de tout doute raisonnable » que les plaignantes ont véritablement été agressées sexuellement sans leur consentement. Pour l’instant, l’avocate de Jian Ghomeshi a semé des doutes sérieux sur ces allégations…Un procès à suivre!

quebechebdo 3 février 2016

 

Uber: Poëti sort de l’ombre

2 février 2016

Il n’aura fallu que quelques jours pour que l’ex-ministre des Transports Robert Poëti sorte de l’ombre en ce qui a trait  au dossier Uber. En effet, en entrevue avec l'animateur Paul Arcand au 98,5 FM le 1er février, M. Poëti en a profité pour déclarer qu'il avait considéré le service de « covoiturage » Uber comme étant illégal dès son arrivée sur les routes du Québec.

Aussitôt son arrivée en poste, M. Poëti, sans qualifier ses divergences avec Philippe Couillard de « différend », utilise la « différence d’approche », une nuance, disons-le, plutôt subtile. Alors que M. Couillard, selon ses bonnes vieilles habitudes, voulait sauver la chèvre et le chou en faisant en sorte que les deux modes de taxis soient à compétence égale, ce qui aurait contraint Uber à se conformer aux lois actuelles, Robert Poëti prônait plutôt une suspension immédiate des activités d’Uber tant et aussi longtemps qu’elle ne se conformerait pas aux lois et règlements existants.

De là, à mon sens, la saga que l’on connaît aujourd’hui entre les chauffeurs de taxi et ceux d’Uber qui fonctionnent toujours aujourd’hui dans l’illégalité la plus complète. Un dossier qui traîne en longueur dans des circonstances où le laxisme du premier ministre, encore une fois, vient entacher la crédibilité d’un ancien membre de son cabinet…qui avait, à mes yeux, tout à fait raison dans la démarche qu’il préconisait.

quebechebdo 2 fébrier 2016
cyberpresse.ca 3 février 2016
Le Soleil 3 février 2016
Le Journal de Québec 3 février 2016 

ON se lance à l’attaque

1 février 2016

C’est fort de l’appui de 99 % de ses membres que le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, s’est donné comme mission de convaincre le Parti Québécois et Québec solidaire de prendre un engagement clair pour l’indépendance du Québec et de rallier les forces souverainistes en prévision de l'élection provinciale de 2018. Un défi de taille que certains qualifieront d’utopique mais qui a surtout le mérite d’être essentiel à la démarche du Québec vers son indépendance.

«Nous, on pense qu'une coalition en 2018 est nécessaire. On pense qu'elle est possible et qu'elle ne peut que passer par un engagement clair de réaliser l'indépendance… C'est pas nouveau que le Parti québécois parle d'indépendance. Ce n'est pas nouveau qu'il parle du pays. Mais ça fait très longtemps qu'il n'a pas pris un engagement réel de le faire, dans lequel on prend un risque», soutient M. Zanetti.

Axé sur un militantisme de terrain et des propositions innovatrices, ON demeure à mes yeux une pierre d’assise essentielle dont le rôle principal consiste à agir comme bougie d’allumage au maintien de l’élan indépendantiste, si ce n’est que pour « brasser la cage » du PQ et de QS qui ont l’heur depuis des années de tergiverser autour de leur option principale.

Martin Luther King prétendait que tout grand projet commençait par un rêve…De ce fait, en tant que membre d’Option nationale, je me rallie d’emblée à celui d’ON qui n’attend que les « vieux » partis pour prendre son envol et se concrétiser.

quebechebdo 1er février 2016
Le Journal de Québec 4 février 2016
vigile.net tribune libre 8 février 2016