Le féminisme a mal vieilli

13 mars 2016

Certaines vedettes réussissent à traverser le temps tout en conservant la cote d’écoute auprès de leur public, d’autres, par contre, frappent le mur de la critique et sont reléguées dans l’oubli. Il en est ainsi de certains mouvements sociaux, tel le féminisme, qui, à partir d’un objectif louable d’égalité entre les hommes et les femmes, a vu le temps lui accoler toute une variété de connotations qui l’ont éloigné petit à petit de son objectif premier.

À tel point qu’aujourd’hui, dans l’esprit de plusieurs femmes, le fait de se déclarer féministes est devenu tabou, voire même péjoratif. J’en ai comme exemple Mme Lise Payette qui galvaude la notion de féminisme à toutes les sauces sans discernement à tel point que tout ce qui l’entoure devient prétexte à la défense de « son » féminisme.

Et pourtant, si les défenseurs du véritable féminisme, à savoir la défense de l’égalité hommes-femmes, remettaient les pendules à l’heure en défendant les dossiers où les femmes subissent un retard néfaste et dénigrant face aux hommes, je demeure convaincu que l’égalitarisme social entre les sexes reprendrait ses les lettres de noblesse…et gagnerait considérablement en crédibilité autant auprès des femmes que des hommes !

quebechebdo 13 mars 2016
 

Un manque de jugement patent

12 mars 2016

Une moyenne de frais de 343 $, soit entre 230 $ et 455 $, pour une participation de quelque 240 congressistes représente la somme de quelque 80 000 $. Telle est la facture qui sera imputée aux contribuables du Québec pour permettre la tenue du congrès de formation de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (AMDES) qui se tiendra dans le chic Manoir Saint-Sauveur dans les Laurentides.

Et tout ce faste scandaleux dans un contexte où les écoles sont prises à la gorge par des coupes astronomiques annoncées dans le budget Leitao. Une escapade éhontée alors que des écoles tombent en décrépitude et que des élèves en difficulté sont carrément privés des ressources nécessaires pour espérer s’en sortir…

Pourtant, si on jette un coup d’œil sur les ateliers et conférences qui se tiendront lors du congrès, l’AMDES aurait pu facilement le tenir dans une école de la Commission scolaire de Montréal et obtenir des résultats tout aussi valables.

Je peux comprendre qu’un certain dépaysement puisse contribuer à créer un climat favorable à une détente propice à des échanges fructueux…Encore faut-il que le contexte économique puisse permettre une telle avenue, mais, dans le cas présent, l’AMDES fait tout simplement preuve d’un manque de jugement patent !

quebechebdo 12 mars 2016
vigile.net tribune libre 12 mars 2016 

Et l’après-Obama?

11 mars 2016

J’ai écouté avec attention les commentaires des différents invités au petit écran appelés à s’exprimer sur la rencontre officielle du premier ministre Trudeau à Washington, et tous s’entendaient pour affirmer que les deux hommes d’État dégageaient une complicité palpable, un atout peu négligeable pour l’évolution des dossiers qui sont abordés lors de cette rencontre au sommet.

Toutefois, force est de constater que le « timing », à savoir la fin de mandat de Barack Obama et le début de celui de Justin Trudeau, laisse plusieurs observateurs perplexes sur les suites qui émaneront des ententes conclues entre les deux hommes, en particulier dans le cas où le candidat républicain Donald Trump accédait à la Maison Blanche. À titre d’exemples, la lutte aux changements climatiques et la fluidité frontalière risquent de frapper un mur devant les positions pour le moins drastiques de Trump.

Conséquemment, je suis d’avis que cette rencontre contribuera à réchauffer un climat qui s’était plutôt refroidi durant les années Harper, et cela était devenu nécessaire, voire essentiel, pour assurer un meilleur voisinage entre les deux pays. Cependant, l’après-Obama demeure à mes yeux un gros point d’interrogation qui ne connaîtra sa réponse qu’après l’arrivée du [ou de la] successeur d’Obama.

quebechebdo 11 mars 2016
 

Les directions d’écoles dans un carcan

10 mars 2016

Les règles de gestion actuelles qui régissent les lignes d’autorité entre les commissions scolaires et les directions d’écoles sont telles que nous avons affaire à un régime qui maintient les premiers responsables des écoles dans un carcan infantilisant et sclérosant.

À titre d’exemples, certains directeurs d’école ne sont pas autorisés à régler eux-mêmes le chauffage dans leur école ou ne sont pas en mesure d’obtenir une clé supplémentaire au besoin. Et la liste de ces aberrations pourrait se poursuivre encore…

Il y a quelque chose de révoltant dans ces consignes qui traitent carrément les directions d’écoles comme « des enfants d’école ». Reste à espérer que le projet de loi 86 qui « énonce le rôle central de l’école » ne sera pas qu’un écran de fumée qui maintiendra les directions d’écoles dans un carcan administratif qui frise le ridicule à maints égards !

quebechebdo 10 mars 2016
vigile.net tribune libre 12 mars 2016
 

Davie Shipbuilding

10 mars 2016

Depuis la reprise de ses activités en 2012, le chantier naval Davie de Lévis cherche à obtenir un certificat de francisation. En juillet 2015, l’Office québécois de la langue française (OQLF) sommait l’entreprise de se conformer à la Charte de la langue française, au plus tard le 31 mai 2016, sous peine de recours.

Or, Davie recrute ses dirigeants et professionnels presque unique­ment en anglais. De plus, la direction du chantier a fait appel à deux firmes pour recruter son personnel, soit Dovekie Management Solutions, dont le siège social est à Halifax et Tundra Technical Solution, dont le siège social est situé à Toronto.

Actuellement, l’entreprise est à la recherche d’un directeur de projet relié au contrat de 700 millions $ octroyé au chantier de Lévis par le gouvernement fédéral, appelé « Projet resolve ». L’offre d’emploi est rédigée exclusivement en anglais. Davie shipbuilding : Offer job…Tout simplement révoltant !

quebechebdo 10 mars 2016

Des millions $ supplémentaires en éducation?

9 mars 2016

Après des coupes drastiques dans le monde de l’éducation, le gouvernement Couillard a finalement consenti à délier légèrement les cordons de la bourse en dégageant 18 millions $ « supplémentaires » pour venir en aide aux élèves en difficultés.

À mes yeux, un investissement qui ne vient que jeter de la poudre aux yeux sur le dernier budget du ministre des Finances qui est venu amputer le réseau de l’éducation de 350 millions $, ce qui représente les pires compressions depuis 20 ans. Des coupures qui dégagent une faible augmentation de 0,6 % du budget des commissions scolaires, un régime minceur qui n’arrive même pas à couvrir les coûts du système estimés à 3 %.

On aura beau se réjouir de l’arrivée de ces 18 millions $, ils ne représentent que des grenailles qui ne feront qu’appliquer un sparadrap sur la plaie béante laissée par les nombreux élèves en difficultés. En réalité, la situation demeure précaire dans notre système d’éducation qui continue d’être la vache à lait d’un gouvernement pour qui l’éducation de notre jeunesse, de toute évidence, ne semble toujours pas incarner un investissement pour l’avenir du Québec !

quebechebdo 9 mars 2016
 

Retour des Nordiques à Québec…

8 mars 2016

Décidément, le dossier d’une éventuelle franchise d’une équipe de Québec dans la LNH donne des sueurs froides aux partisans de la Capitale nationale, le dernier épisode de la saga ayant été révélé par l’ancien joueur Georges Laraque qui a affirmé sur les ondes radiophoniques que Québec était exclue d’une possible expansion et que l’Association des joueurs de la LNH aurait même été avisée de la décision. Une information que le commissaire adjoint Bill Daly s’est empressée de démentir.

De son côté, Brian Mulroney, très impliqué dans le dossier, affirme que le dossier « avance tranquillement » mais que son arrivée à terme n’est pas « pour demain matin ». Un topo qui nous ramène à la case départ, à savoir que le dossier est toujours ouvert même si certains observateurs considèrent que la faiblesse du dollar canadien vient de porter le coup fatal à la réalisation du projet.

Dans mon livre, tout est encore possible. Le commissaire Gary Bettman n’est pas du genre à bousculer l’évolution de ses dossiers. Conséquemment, une invitation à la patience est de mise, sans quoi une pression indue sur les autorités de la LNH ne pourrait que risquer de faire avorter le « rêve » de milliers de partisans québécois !

quebechebdo 8 mars 2016
Le Journal de Québec 12 mars 2016
 

Nancy Reagan, la grande dame derrière le président

7 mars 2016

Une vieille pensée avance qu’une grande dame est toujours présente derrière tout grand homme. À cet effet, le décès de Nancy Reagan à l’âge de 94 ans marque un point tournant dans l’histoire des premières dames des États-Unis, certains observateurs tel l’expert en politique américaine Donald Cuccioletta allant jusqu’à affirmer que Nancy Reagan possédait le « pragmatisme » essentiel pour avoir « l’étoffe d’une présidente ».

Les 52 ans de vie commune du couple Reagan nous ramènent à une époque où les deux conjoints faisaient corps ensemble « pour le meilleur et pour le pire », un état de vie assumé merveilleusement par les Reagan dont la loyauté l’un envers l’autre n’avait d’égale que le respect qu’ils se vouaient.

Un climat qui nous ramène à une sorte de nostalgie du passé qui tranche carrément avec le favori actuel à l’investiture des républicains, Donald Trump, un olibrius incarné dont les sorties grotesques n’ont d’égale que sa bonhommie insipide…Autres temps, autres mœurs !

quebechebdo 7 mars 2016
 

Accommodements déraisonnables

7 mars 2016

Alors que le débat sur les accommodements raisonnables semblait s’être adouci au cours des derniers mois, il refait surface avec autant d’acuité, particulièrement en période de ramadan. C’est ce que nous révèle un article de Nicolas Saillant paru dans le Journal de Québec du 6 mars dans lequel on apprend que des employés musulmans refusent de boire et manger pendant le ramadan, ce qui occasionne des dangers imminents pour leur sécurité.

Les exemples vont du soudeur musulman travaillant en hauteur à un autre oeuvrant près d’un four dans une cimenterie qui refuse de boire toutes les 15 minutes comme l’exige la consigne en passant par des vendeurs en communications qui demandent deux heures le midi pour prier alors que la pause est de 30 minutes. Des situations incongrues qui placent les employeurs dans des positions extrêmement délicates particulièrement devant les autres employés qui assistent impuissants à ces écarts de conduite de la part des employés musulmans.

Par ailleurs, quoique saisie de ces cas, la Commission des droits de la personne ne semble pas répondre aux interrogations des employeurs si nous nous fions au fait que les problèmes perdurent. En conséquence, devant le laxisme du système en place, je suis d’avis que la société doit remettre les pendules à l’heure et obliger les employés musulmans à se plier aux règles en vigueur sur les chantiers de travail d’ici…Assez de courbettes humiliantes face à ces accommodement déraisonnables et place au gros bon sens élémentaire !

quebechebdo 7 mars 2016
vigile.net tribune libre 9 mars 2016
 

Journée internationale des femmes

6 mars 2016

Le débat actuel sur les diverses conceptions du féminisme soulevé par les ministres Stéphanie Vallée et Lise Thériault ne pouvait mieux tomber quelques jours avant la journée internationale des femmes du 8 mars, dont le thème de cette année est « Appel à toutes pour se faire entendre ! »

Toutefois, il serait regrettable que cette journée internationale des femmes tombe dans le piège de la défense du féminisme et omette de se concentrer sur les causes actuelles qui nécessitent la mobilisation des femmes. Je veux parler ici des répercussions des mesures d’austérité du gouvernement Couillard qui renforcent les inégalités vécues par les femmes, la violence faite aux femmes, en particulier aux femmes autochtones. Et, c’est sans oublier les conditions de travail des travailleuses et travailleurs du secteur public dans le domaine de la Santé dont 75 % sont des femmes.

En résumé, et ce malgré toutes les allusions grossières que subit cette journée internationale des femmes année après année, je demeure persuadé qu’elle a toujours sa raison d’être d’autant plus que le gouvernement Couillard s’entête à frapper le clou sur des coupures visant le statut de la femme au travail.

Toutefois, encore faudrait-il que les femmes du Québec reçoivent l’appui de la ministre de la condition féminine, Lise Thériault, qui, dernièrement, s’est plutôt compromise maladroitement dans le débat sur le féminisme…L’occasion est belle pour que la ministre s’implique dans cet « appel à toutes pour se faire entendre ! »

quebechebdo 6 mars 2016