22 mars 2016
Selon les chiffres de l’Ordre des enseignants de l’Ontario, le nombre d’enseignants formés au Québec qui ont migré en Ontario s’est accru de 105 % entre 1998 et 2014. Une réalité à laquelle un diagnostic approfondi se doit d’apporter des réponses.
Abstraction faite des conditions salariales nettement supérieures en Ontario, la rapidité avec laquelle les enseignants obtiennent une permanence de l’autre côté de la rivière des Outaouais tranche fortement avec la précarité avec laquelle sont confrontés les enseignants pendant des années au Québec avant d’accéder à un statut permanent. De plus, au contraire du Québec qui tarde à se donner un Ordre professionnel des enseignants, l’Ontario a déjà procédé en ce domaine, ce qui confère à la profession un statut reconnu et valorisé.
À mes yeux, il est inconcevable qu’une telle migration d’enseignants qui ont reçu leur formation au Québec [de 1412, en 1998, à 2901, en 2014] ne puissent pas se dénicher un emploi ici, comme il est tout aussi inconcevable que le statut précaire prolongé fasse partie des us et coutumes de notre système d’éducation. Si le MEQ désire conserver au Québec les nouveaux enseignants, il devra un jour s’attaquer à leurs conditions de travail, à défaut de quoi les écoles du Québec continueront de perdre une relève essentielle à leur nécessaire évolution.
quebechebdo 22 mars 2016
Le journal Métro 23 mars 2016
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21 mars 2016
L’accueil hargneux et belliqueux auquel a été confrontée la chef du Front national, Marine Le Pen, témoigne, à mes yeux, d’un manque d’ouverture désolant de la part des manifestants et de certains de nos élus. Une attitude rébarbative inconcevable au regard d’une politicienne dont les idées véhiculées choquent les tenants d’une « vérité absolue » qui ne tolèrent pas les différences.
Et pourtant, Mme Le Pen, forte de l’appui de millions d’électeurs français, mérite tout au moins de pouvoir échanger avec les Québécois sur des sujets aussi importants que la défense de la francophonie dans le monde ou de la place à accorder à l’immigration en politique nationale.
« Dans le choc des idées, jaillit la lumière », nous dit le proverbe. Eh bien, en agissant telles des huîtres renfermées sur elles-mêmes, les contestataires, y compris le maire Labeaume, ont perdu une belle occasion de bénéficier d’un échange avec Marine Le Pen qui a tout au moins l’audace d’appeler un chat par son nom au contraire de nos politiciens à la langue de bois…et qui aurait peut-être fait jaillir une petite lumière d’ouverture dans leur tête !
quebechebdo 21 mars 2016
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21 mars 2016
Selon Wikipédia, « Marc Bibeau est un homme d’affaires québécois. Actionnaire majoritaire de la compagnie Schokbéton et membre du conseil d’administration de Power Corporation, il est également, au cours des années 2000, l'un des plus importants collecteurs de fonds pour le Parti libéral du Québec ainsi qu'un joueur clé dans le domaine de la construction au Québec. »
Marc Bibeau, un nom qui revient à plusieurs occasions dans le rapport de la commission Charbonneau, particulièrement de la bouche de l’entrepreneur Tony Accurso qui rencontrait régulièrement Marc Bibeau pour lui remettre des enveloppes brunes contenant les contributions des employés des entreprises d’Accurso.
La police d’assurance
En ce qui a trait aux « retours d’ascenseurs », la Commission n’a jamais pu établir de liens directs entre les contributions au PLQ et l’octroi de contrats aux entreprises d’Accurso. Toutefois, M. Accurso a été très clair, les contributions étaient perçues comme une police d’assurance. « On ne donne pas pour obtenir des contrats, on donne pour ne pas en perdre ». Sur écoute électronique, il se laisse aller à des confidences révélatrices : « Charest est très rancunier. Si tu l’attaques, il va se souvenir de toi et il va barrer ton bureau », dit-il à son ami Michel Arsenault.
L’UPAC vient de réussir un grand coup de filet. Toutefois, je suis d’avis que l'iceberg va ressurgir des eaux troubles du PLQ avec à sa tête Marc Bibeau. Le mot d’ordre est lancé…Au suivant !
quebechebdo 21 mars 2016
vigile.net tribune libre 22 mars 2016 (version modifiée)
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21 mars 2016
La dernière attaque verbale de Gaétan Barrette contre Diane Lamarre s’ajoute à une multitude de chicanes de « clocher » qui émergent des murs de nos augustes salons des élus, autant de Québec que d’Ottawa depuis des décennies. Les exemples sont légions. Comme M. Barrette l’a si bien exprimé à l’émission Tout le monde en parle, « la politique est une joute où tout est permis pour marquer des points et gagner des débats ».
Belle définition de la politique ! Avec une telle mentalité, il ne faut pas se surprendre si les électeurs en ont ras-le-bol des politiciens et de leur petite politique de bas étage où les attaques personnelles priment sur les débats de fond auxquels nous sommes en droit de nous attendre en démocratie.
Toutefois, ce n’est surement pas avec des « va chier » et compagnie que les débats vont retrouver leurs lettres de noblesse au sein de nos assemblées du peuple. Et, pour y arriver, les personnes appelées à présider ces débats doivent s’appliquer à faire respecter les règles d’éthique élémentaires que les députés se sont données d’un commun accord, à défaut de quoi le désabusement et l’intolérance de l’électorat risque d’ébranler sérieusement la forteresse de la démocratie qui nous est si chère.
quebechebdo 20 mars 2016
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20 mars 2016
S’il est un personnage qui est passé sous le radar depuis les dernières arrestations de l’UPAC, c’est bien le commissaire Renaud Lachance qui, souvenez-vous, s’était dissocié de la commissaire France Charbonneau dans l’épineux épisode du rapport de la Commission concernant le lien « indirect » allégué par la juge entre l’octroi de contrats à des entreprises et le financement des partis politiques.
Abstraction faite de la présomption d’innocence, il est fort à parier que les enquêteurs de l’UPAC n’ont pas procédé à ces arrestations de personnages publics sans avoir en main une preuve solide. Et, si tel est le cas, nous sommes en droit de nous demander pourquoi Renaud Lachance a divergé d’opinion avec France Charbonneau et maintenant avec les enquêteurs de l’UPAC.
En termes clairs, si les faits faisant état de corruption dénoncés à la Commission étaient si clairs pour la commissaire Charbonneau et sont maintenant corroborés par l’UPAC, comment peut-on expliquer la position de Renaud Lachance ? Sans présumer de quelque motif inconnu jusqu’à maintenant, on peut tout au moins admettre que, pour l’instant, Renaud Lachance ressort de toute cette histoire comme le dindon de la farce !
quebechebdo 19 mars 2016
Le Journal de Québec 20 mars 2016
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18 mars 2016
En corollaire avec les accusations graves de complot, d'abus de confiance, de fraude envers le gouvernement et de corruption de fonctionnaires portées contre Nathalie Normandeau, ressortent les pratiques illégales de financement du PLQ qui avaient érigé en système des retours d’ascenseurs qui garnissaient généreusement la caisse du parti.
Aujourd’hui, le premier ministre Couillard invoque le fait que les « mœurs politiques ont changé » depuis l’adoption de la nouvelle loi sur le financement des partis politiques. Toutefois, considérant le fait que les accusations de l’UPAC couvrent la période de 2000 à 2012, les goussets se sont remplis d’argent « sale » qui a servi à défrayer les coûts des campagnes électorales du PLQ.
De plus, il est fort probable que les intérêts générés par ces manœuvres frauduleuses garnissent encore aujourd’hui les goussets du PLQ. Conséquemment, Philippe Couillard, en toute honnêteté, ne peut pas balayer du revers de la main cette réalité et doit, en tant que chef du PLQ, démontrer l’imputabilité qui lui incombe en dégraissant la caisse du parti des sommes recueillies frauduleusement.
quebechebdo 18 mars 2016
vigile.net tribune libre 18 mars 2016
Le Devoir 19 mars 2016
cyberpresse.ca 20 mars 2016
Le Soleil 21 mars 2016
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17 mars 2016
Plus je constate la lenteur avec laquelle le dossier de la peinture du pont de Québec évolue, plus je me demande si, un jour, un des intervenants impliqués prendra le leadership dans ce dossier. En effet, que ce soit le CN, le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral ou les villes de Québec et de Lévis, tous se renvoient la balle à qui mieux mieux telle une patate chaude qui leur brûle les mains.
Et, pendant ce temps, une des portes d’entrée principales sur la Capitale nationale présente des couleurs de rouille dignes d’un laxisme éhonté qui manifeste un manque d’imputabilité révoltant de la part des divers intervenants.
L’échéance pour en arriver à une entente a été fixée au 30 juin par le gouvernement fédéral. Espérons qu’enfin une solution émanera des rencontres entre les divers « partenaires » et que ce joyau du patrimoine québécois retrouvera ses lettres de noblesse pour la plus grande fierté des Québécois !
quebechebdo 17 mars 2016
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16 mars 2016
Si les autorités de l’Université Laval désiraient faire un coup d’éclat en lançant leur campagne de financement autour du 350ième anniversaire de l’institution, elles ont raté le coche puisque sa fondation remonte en 1852, ce qui lui confère 164 ans d’existence aux dires de la Société historique de Québec.
En réalité, toute cette polémique émane du fait que c’est en 1663, et non pas en 1666 soit dit en passant, que Mgr François de Montmorency-Laval fonde à Québec le premier établissement d'enseignement de la Nouvelle-France, à savoir le Séminaire de Québec, lequel crée en 1852 l’Université Laval qui devient la toute première université francophone à voir le jour en Amérique., tel que mentionné explicitement sur la page Web de l’Université.
Alors, monsieur le recteur, si, pour des raisons de marketing, vous avez associé la fondation du Séminaire de Québec à celle de l’Université Laval dans l’intention de recueillir 350 millions $, je suis d’avis que votre collecte de fonds démarre sur un bien mauvais pied et qu’il faudrait peut-être la replacer sur ses « véritables » rails !
quebechebdo 16 mars 2016
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15 mars 2016
N’en déplaise aux détracteurs du candidat à l’investiture républicaine, le magnat immobilier Donald Trump attire les foules à chacun de ses rassemblements. Toutefois, les derniers incidents violents qui se sont déroulés lors de certaines manifestations ont fait monter d’un cran les tensions soulevées, à mon sens, par les nombreux propos haineux lancés Donald Trump depuis le début de la campagne présidentielle américaine.
M. Trump aura beau invoquer qu’il « ne tolère aucune forme de violence » et qu’il « n’est que les messager » d’un mouvement de contestation contre les échecs de l’administration américaine en place, en particulier sa lutte contre l’État islamique, il n’en demeure pas moins qu’en lançant l’idée de construire un mur le long de la frontière sud des États-Unis pour contrer l’immigration des musulmans, Donald Trump a contribué sans contredit à attiser le feu de la colère.
Le « messager », comme il se plaît à se définir, est devenu aussi l’instigateur d’une violence à laquelle il ne peut se soustraire candidement derrière le paravent d’un homme « pacifique ». À mes yeux, ceux qu’il qualifie de « perturbateurs » lors de ses rassemblements sont attirés par la flamme que Donald Trump a délibérément attisée par ses propos incendiaires. À vous d’en assumer les conséquences, M. Trump…et pour le « messager », on repassera !
quebechebdo 15 mars 2016
Le Journal de Québec 16 mars 2016
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14 mars 2016
Les dernières attaques personnelles poltronnes du ministre Gaétan Barrette contre la porte-parole de l'opposition en matière de santé, Diane Lamarre, démontrent à quel point le ministre est incapable de subir quelque critique que ce soit, même fondée, de la part de Mme Lamarre, une députée qui pourtant a toujours fait preuve d’intégrité et de professionnalisme depuis qu’elle représente le comté de Taillon à l’Assemblée nationale.
À mes yeux, Diane Lamarre est une femme de conviction chez qui la partisanerie est complètement hors de son champ de vision. Et, pour employer une terme populaire ces derniers temps, une de ces femmes qui font honneur au « féminisme » assumé, à savoir un féminisme qui incarne la femme qui se tient debout devant les attaques perverses répétées du ministre Barrette.
En conséquence, je ne peux que me porter à sa défense et surtout la féliciter pour sa droiture et sa force de caractère qui n’a rien à envier à son « agresseur » qui fourbit sans relâche contre elle des armes de bas étage qui ne font que prouver son désarroi face aux convictions de la porte-parole officielle de l’opposition en matière de santé…Alors, M. Barrette, élevez d’un échelon votre argumentaire dans les dossiers que vous défendez et laissez votre « amie d’en face » faire son travail pour le mieux-être du système de santé !
quebechebdo 14 mars 2016
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