Consolider les structures en place

31 mai 2019

Plus les jours passent à la commission parlementaire sur le projet de loi instaurant les maternelles 4 ans pour tous les élèves, plus le projet de loi a du plomb dans l’aile, et plus le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge se retrouve isolé, tous les partis d’opposition ayant pris clairement position contre le projet de loi 5.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec a fait des maternelles 4 ans une promesse phare. Aujourd’hui, force est de constater que les critiques s’accumulent, entre autres celle de la députée péquiste Véronique Hivon qui dénonce le manque d'écoute de Jean-François Roberge, qui «fonce tête baissée vers la mauvaise priorité pour nos tout-petits au Québec».

Les maternelles 4 ans ont d’abord vu le jour à l’origine pour aider les enfants en milieux défavorisés et leur déploiement dans ces milieux prioritaires n’est même pas complété. Le gouvernement Legault s’apprête à injecter plus de 2 milliards $ dans ce projet alors qu’il existe déjà un réseau de Centres de la petite enfance (CPE) dont l’expansion n’a même pas atteint sa pleine maturité.  

Conséquemment, le gros bon sens commande de consolider les structures en place, notamment en ouvrant davantage de maternelles 4 ans en milieux défavorisés, et en injectant les sommes nécessaires à pallier le manque de ressources humaines dans les CPE.

quebechebdo 31 mai 2019

 

Qui est Marwa Rizqy?

30 mai 2019

De toute évidence, la députée de Saint-Laurent, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation et d’enseignement supérieur et porte-parole de l’opposition officielle en matière de stratégie numérique, Marwa Rizqy ne manque pas de cran quand il s’agit de faire valoir ses opinions par l’entremise des médias. Candidate pressentie à la chefferie du PLQ, il m’apparaissait pertinent d’en connaître davantage sur la personne de Marwa Rizqy.

 

Pourquoi Marwa Rizqy a-t-elle fait le saut en politique?

Les raisons pour lesquelles j’ai décidé de me lancer en politique sont nombreuses. Je désire notamment défendre une vision d’ouverture et d’ambition, ce qui m’amène à dénoncer les positions alarmistes et populistes de François Legault et de sa fausse coalition. Ses politiques arbitraires sont à la fois inhumaines et néfastes pour la prospérité du Québec, en plus de menacer notre poids démographique et politique dans le Canada. Ma mère, qui est arrivée au Québec en 1980, maîtrisait le français de façon très approximative à l’époque. Sous un gouvernement Legault, elle aurait sans doute été expulsée et je n’aurais jamais eu la chance d’être la fière Québécoise que je suis aujourd’hui.

Auto-portrait

Je suis née et j’ai grandi à Montréal. Passionnée de fiscalité, j’ai complété un doctorat en droit fiscal à l’Université de Floride ainsi qu’une maîtrise en fiscalité internationale de la même université. Je détiens un baccalauréat en droit civil, une maîtrise en administration des affaires (LL.B./MBA) de l’Université de Sherbrooke, en plus d’être membre du Barreau du Québec et de New York. Je suis aussi membre de l’Association de planification fiscale et financière, de la Fondation canadienne de fiscalité ainsi que de l’Association fiscale internationale.

Très engagée dans ma collectivité, j’ai mis sur pied une clinique d’impôts visant, entre autres, à enseigner aux gens à produire eux-mêmes leur déclaration de revenus et à profiter au maximum des crédits d’impôt disponibles. Je ne manque jamais une occasion de tenir des conférences auprès des jeunes afin de les inciter à poursuivre leurs rêves et leurs ambitions. Ma grande implication et la qualité de mes interventions ont récemment été soulignées. En effet, en juin 2017, j’ai été la lauréate de la catégorie « Leadership au féminin », du gala annuel des Grands Prix de la Relève d’Affaires du RJJCQ présentés par Banque Nationale. En septembre dernier lors de la cérémonie de l’ouverture des tribunaux du Jeune barreau de Saint-François, le prix d’ « Avocate de la relève » 2017 m’a été décerné. Ces prix témoignent de mon apport à la société lorsqu’il est question d’évasion fiscale, d’équité fiscale et de moderniser les lois fiscales à l’ère numérique.

J’ai été appelée à prendre part aux nombreux débats entourant la fiscalité et l’économie. Mon engagement social s’inscrit dans une volonté d’assurer une justice sociale, économique et fiscale pour tous.

Source : Site du Parti libéral du Québec

vigile.net tribune libre 29 mai 2019

 

 

 

 

 

 

Réflexion sur le populisme

30 mai 2019

Associé parfois péjorativement au fascisme, le populisme suscite de nombreuses réactions de contestations auprès des partis dits « traditionnels ». Toutefois, force est de constater que le populisme profite actuellement d’un élan sans pareil auprès de certains pays. Aussi ai-je cru opportun de faire une petite recherche sur la définition du populisme dans le but de porter un regard critique objectif : 

« Le populisme incarne une idéologie (ou mouvement politique) qui fait la promotion du «peuple» -imaginaire ou réel, majoritaire ou identitaire- en développant un discours fondé sur une triple méfiance : 1) à l'endroit de certaines élites (partis, députés, fonctionnaires) ; 2) à l'endroit d'un prétendu système caché (complot) qui trahirait les intérêts fondamentaux du peuple et 3) à l'endroit d'entités ou de mouvances internationales -entreprises, organisations, migrations, etc.. Associé parfois à la droite et parfois à la gauche, le populisme est aussi un style politique : doctrine simple, chef fort et charismatique, organisations de masse structurées. Le populisme est souvent marqué par des formes d'anti-intellectualisme et d'antiparlementarisme ; il est également, du moins dans certains cas, anti-urbain et xénophobe. Le populisme s'appuie sur la prétention que le peuple est fondamentalement «bon» et «sain» et qu'il aurait été trompé ou trahi. Le populisme prend souvent un caractère moralisateur, lié à une symbolique «nostalgique» de retour à la «vérité profonde» ou de redressement national par une osmose directe (sans intermédiaire) entre un chef et son peuple. » Référence : Perspective Monde

D’entrée de jeu, je suis d’avis que la philosophie de base qui sous-tend le mouvement populiste, à savoir la promotion des intérêts du peuple, est difficilement attaquable dans une société démocratique. Quant à la « méfiance » à l’endroit de certaines élites, je ne peux là aussi que constater qu’elle est tout à fait justifiable, particulièrement eu égard aux écarts économiques astronomiques entre les différentes classes de la société.

Toutefois, à mon sens, la prépondérance de l’importance d’un « chef fort et charismatique » comporte en soi certains dangers, notamment celui de prendre une place omniprésente dans les objectifs visés « pour le bien du peuple ».

Enfin, j’abonde dans le sens qu’un « populisme vigilant » ne peut que rétablir un sain équilibre entre le peuple et l’appareil étatique, et enrayer toute tentative de la part des élites d’empiéter sur les droits légitimes dévolus au peuple, notamment le droit à une saine qualité de vie.     

vigile.net tribune libre 29 mai 2019

 

Maternelle 4 ans ou CPE: privilégier le libre-choix

29 mai 2019

Depuis plusieurs mois déjà, les tenants des maternelles 4 ans et ceux des Centres de la petite enfance (CPE) se livrent à une guerre d’arguments pour justifier leur position eu égard à la meilleure solution à adopter pour le meilleur développement des enfants.

Or, il existe pourtant une solution qui pourrait sans doute rallier les premiers responsables de l’éducation des enfants, à savoir les parents. À cet effet, lors de la présentation de la position de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) concernant le déploiement des maternelles quatre ans pour tous à la Commission de la culture et de l'éducation, Kévin Roy, président de la Fédération, a fait valoir l’idée que « l'élément essentiel à retenir, c'est le libre-choix. Il faut que toutes les options de services éducatifs aux enfants de quatre ans demeurent des choix valables pour que les parents puissent prendre une décision libre et éclairée selon les besoins de leurs enfants ».

À mes yeux, les défenseurs des deux options ont pu faire valoir leurs arguments pour lesquels ils privilégient telle ou telle option. Les parents sont maintenant en mesure de faire un choix éclairé…Alors, comme dans toute saine démocratie qui se respecte, place au libre-choix!

quebechebdo 29 mai 2019 

Le Bloc en mode séduction

28 mai 2019

François Blanchet est parti en croisade pour redynamiser un parti qui était littéralement au bout de son souffle, particulièrement depuis l’épisode « Martine Ouellet ». D’où l’insistance sur un Bloc toujours vivant qu’il martèle partout sur le territoire du Québec.

Aux yeux d’Yves-François Blanchet, « l'enjeu fondamental, c'est de proposer un message positif, parce qu'on a souvent reproché au Bloc, peut-être à juste titre, de n'être que dénonciateur ». Et, pour y parvenir, le chef du Bloc mise notamment sur le thème de l’environnement, le PLC et le PCC s’affichant clairement comme « deux partis profondément pétroliers ». En ce qui a trait au ressac que subit actuellement le mouvement souverainiste au Québec, Yves-François Blanchet y voit l’occasion « d’en sortir plus fort », faisant allusion aux militants du Parti québécois.

À mon avis, le nouveau chef du Bloc incarne un ardent défenseur des intérêts du Québec à Ottawa, et il ne ratera jamais une occasion de faire valoir les avantages liés à l’accession du Québec à son indépendance. Son pragmatisme cohérent en ce qui a trait à la place du Québec au sein du conseil des nations rehausse l’importance du Bloc sur la scène politique canadienne.

Le Bloc québécois se positionne dorénavant en mode séduction… Reste à faire la démonstration qu’il mérite de récupérer ses lettres de noblesse d’antan!

vigile.net tribune libre 26 mai 2019
Le Devoir 30 mai 2019 "Le Bloc en séduction"
quebechebdo 2 juin 2019

Le dogme de la parité

28 mai 2019

 

Depuis quelques années au Québec s’est érigée en dogme la parité homme-femmes en politique, lequel s’est répercuté jusque dans la formation du conseil des ministres du gouvernement en place.

Aujourd’hui, une coalition de plus d'une dizaine d'organisations tels que des centrales syndicales et des regroupements féministes exhorte le gouvernement de François Legault à profiter de la réforme du mode de scrutin pour enchâsser la parité dans la loi.

D’entrée de jeu, je suis d’avis qu’une telle « contrainte » risque de créer des impairs liés à des choix de candidatures ou de ministres qui seraient faits en fonction du sexe au détriment des compétences.

De nos jours, de plus en plus en plus de femmes ont la formation et l’expertise requises pour occuper des postes de députés et de ministres et ce, sans qu’elles aient besoin que la parité ne soit enchâssée dans une loi, d’autant plus qu’actuellement, tous les partis ont déjà franchi plus de 40 % de candidatures féminines lors de dernières élections provinciales…

vigile.net tribune libre 26 mai 2019
quebechebdo 28 mai 2019
 

Theresa May emportée par le Brexit

25 mai 2019

En juin 2016, période pendant laquelle la nouvelle première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, accède au pouvoir, les Britanniques appuient le Brexit lors d’un référendum par une majorité de 52 %. Tous les espoirs sont permis pour en arriver à une sortie de l’Union européenne négociée avec Bruxelles.

Toutefois, la réalité fut toute autre. Trois ans plus tard, après avoir multiplié compromis par-dessus compromis sans avoir pu rallier les élus, Theresa May, emportée par le Brexit, annonce qu’elle quittera ses fonctions de chef de gouvernement et de chef du Parti conservateur le 7 juin.

À mon sens, deux questions fondamentales se posent : comment se fait-il qu’avec l’appui majoritaire des Britanniques, les députés britanniques n’ont pas su se rallier à la voix du peuple? Qui sont les véritables responsables de ce fiasco?… Des questions qui demeureront probablement sans réponses.

En bref, dans toute cette saga, je ne peux qu'exprimer mon admiration envers Theresa May pour sa détermination sans borne dans une lutte sans merci pour faire triompher la voix de la majorité des Britanniques… Une bien triste fin pour la deuxième femme à avoir dirigé le Royaume-Uni, après Margaret Thatcher!

quebechebdo 25 mai 2019
vigile.net tribune libre 26 mai 2019
 

Agressions sexuelles au sein des Forces armées canadiennes

24 mai 2019

De toute évidence, les inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes (FAC) révèle un phénomène qui persiste malgré les multiples efforts déployés pour tenter de l’enrayer. Selon le dernier rapport de Statistique Canada auquel ont participé plus de 36 000 membres des Forces armées canadiennes de la force régulière et de la Première réserve, soit 44 % de l’effectif des FAC, les attouchements sexuels constituent la forme d’agression sexuelle la plus courante et représentent 88 % des incidents au sein des forces régulières, et 86 % au sein de la Première réserve.

Par ailleurs, même s’il existe une kyrielle d’organismes pour les victimes qui souhaitent faire une dénonciation, notamment le Centre d’intervention, elles n’osent pas le faire, alléguant la lourdeur du processus de plaintes à respecter et la peur des représailles. Du côté des hauts responsables de l’armée, ces derniers semblent tout simplement dépassés par les événements, et ne savent pas comment expliquer une telle situation.

À mes yeux, les FAC incarnent un terreau fertile eu égard aux comportements axés sur les remarques à connotation sexuelle de la part des hommes faites aux femmes, en raison de la familiarité qui se développe entre eux reliée à la proximité exigée dans leur quotidien… Enfin, il faudra du temps pour subjuguer cette « culture de sexualisation » qui semble bien ancrée dans les Forces armées canadiennes depuis des décennies!

quebechebdo 24 mai 2019

Réforme du mode de scrutin

23 mai 2019

Tel que promis en campagne électorale, François Legault s’engage toujours à livrer une réforme du mode de scrutin qui prendrait la forme d’un scrutin proportionnel mixte pour les prochaines élections générales de 2022. La Coalition avenir Québec, avec le Parti québécois et Québec solidaire ont d'ailleurs promis d'adopter ce changement pour les prochaines élections.

Avec cette réforme, il y aurait 75 circonscriptions pour couvrir l'ensemble du territoire. Cependant, les 50 sièges restants serviraient à ajuster le résultat final. Par exemple, un parti qui aurait 10 % des votes, mais moins de 10 % des élus, se verrait attribuer des députés supplémentaires. Ainsi, la composition de l'Assemblée nationale serait davantage représentative de l'ensemble des votes des citoyens.

Si on appliquait un tel mode de scrutin aux élections d’octobre 2018, la Coalition avenir Québec aurait perdu le tiers de ses sièges et deviendrait minoritaire, soit 49 sièges au lieu de 74. Cela ne changerait quasiment rien pour le Parti libéral, soit 33 sièges au lieu de 32. Toutefois, la différence serait énorme pour Québec solidaire qui aurait plus que doublé ses troupes élues, 21 sièges au lieu de 10. Même chose pour le Parti québécois, 22 sièges au lieu de 9.

Par contre, en octobre 2018, la CAQ a su tirer attirer avantage du mode de scrutin actuel avec 59 % des sièges remportés, bien que le parti n'ait récolté que 37 % des votes… Autrement dit, une réforme qui risque de brouiller les cartes passablement sur l’échiquier politique québécois.

vigile.net tribune libre 20 mai 2019
Le Devoir 27 mai 2019
 

Dans le sillon de la Loi 101

23 mai 2019

À la suite des consultations menées dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi sur la laïcité de l’État québécois, il m’apparaît évident que des divisions profondes subsistent eu égard à certains éléments du projet de loi 21, notamment à l’interdiction du port de signes religieux pour certains employés de l’État en position d’autorité, dont les enseignants et les directeurs d’école, et à la liberté d’affectation et de recrutement du personnel des commissions scolaires anglophones.

Comme je n’ai pas l’expertise légale pour réagir adéquatement sur ces deux « irritants », je me permettrai d’utiliser les arguments évoqués par le constitutionnaliste Patrick Taillon, lequel soutient le projet de loi. À ses yeux, le seul fait que les opposants ne s’entendent pas sur une seule façon de le contester prouve à quel point il sera difficile à attaquer. « Le fait qu’il n’y ait pas une forte convergence des opposants vers le même motif de contestation, c’est déjà en soi un indice qu’on avance un peu à tâtons et qu’on essaie des choses », fait-il remarquer.

Enfin, le constitutionnaliste anticipe un scénario où, une fois la loi en vigueur, un équilibre s’installera « par la pratique » dans la société québécoise comme ce fut le cas pour la Charte de la langue française à une autre époque À cet effet, rappelons-nous qu’en 2005, la Cour suprême du Canada donnait raison au gouvernent du Québec dans un jugement portant sur la contestation de certains articles de la Charte de la langue française par des parents allophones et anglophones qui voulaient inscrire leurs enfants dans des écoles anglaises du Québec. Les parents invoquaient les Chartes québécoise et canadienne des droits et libertés pour contester la loi 101.

À cette époque, l’avocat Brent D. Tyler, ex-président de Quebec Alliance, plaidait pour rendre invalides les dispositions de la Charte qui obligent les enfants de parents allophones et francophones à envoyer leurs enfants à l’école française. Il était bien connu que M. Tyler et Quebec Alliance, organisme subventionné par le gouvernement du Canada, cherchaient depuis longtemps à invalider le plus d’articles possibles de la Loi 101 afin de la rendre inopérante pour protéger la langue française au Québec. Ils aspiraient à retourner au libre-choix tel qu’il existait avant l’adoption de la Loi 101, soit à l’époque où dominaient outrageusement l’assimilation et l’anglicisation au Québec des francophones.

vigile.net tribune libre 20 mai 2019
quebechebdo 23 mai 2019 (version abrégée)