Pourquoi pas un code de déontologie?

18 décembre 2010

Selon un article publié récemment dans un quotidien, en 2010, 19 mots et expressions ont été ajoutés aux quelque 300 déjà inscrits au lexique des propos non-parlementaires à Québec. Pas étonnant si l'on considère les tensions suscitées par la teneur des débats qui ont alimenté les allégations de scandales envers les élus au cours de la dernière session! Toutefois, ces mêmes élus, quoique conscients que les insultes risquent de neutraliser les effets de leurs propos, continuent de les lancer à la face de l'opposition, sachant très bien qu'ils n'auront qu'à les "retirer" par la suite, une fois que l'effet médiatique aura atteint son but!
À mon sens, une telle attitude irrespectueuse peut être estompée de deux façons: d'une part, il appartient d'abord aux parlementaires de modérer leurs élans d'émotivité et de faire preuve de plus de civilité envers leurs interlocuteurs. D'autre part, l'Assemblée nationale devrait adopter un code de déontologie contenant des principes d'éthique fondamentaux accompagnés de sanctions applicables envers ceux et celles qui dérogent aux principes retenus. À titre d'exemple, pourquoi un député qui utilise un mot ou une expression déjà inscrit dans ce code ne serait-il pas exclu de l'Assemblée?

quebechebdo 22 décembre 2010

Le Père Noël à Bethléem

16 décembre 2010

Où est passé notre coeur d'enfant? Dans le but d'attiser sa flamme, je vous offre ce conte que j'ai ressorti de mon coffre à jouets remisé dans le grenier de mes écritures! Et, si le coeur vous en dit, pourquoi ne pas le raconter à vos enfants ou vos petits-enfants?
"Il y a de cela une dizaine d'années, le Père Noël, assis confortablement sur son trône, accueillait gentiment les petits enfants avec sa bonhomie coutumière. Après deux longues heures d'attente, vint le tour de Noémie, une petite fille de six ans, toute menue, aux cheveux blonds et bouclés, avec des yeux bleus laissant deviner une profonde inquiétude!
-Alors, ma petite fille! Qu'est-ce que tu aimerais recevoir pour Noël?, s'enquit le Père Noël, une fois Noémie bien installée sur les genoux du vieux bonhomme à la longue barbe blanche, tout de rouge vêtu.
-C'est un peu compliqué, Père Noël!, répondit Noémie d'une voix hésitante.
-Prends tout ton temps!…
-Bon, je suis prête!, poursuivit Noémie, après quelques secondes de réflexion lui ayant permis de mettre de l'ordre dans ses idées.
Alors, la fillette se mit à lui raconter l'objet de sa visite. Sa mère était hospitalisée depuis longtemps et ses jours étaient comptés. Ses parents étaient séparés depuis trois ans et n'avaient plus aucun contact depuis ce temps.
-Je sais, continua Noémie, que ma mère va mourir et que mes parents ne vivront plus jamais ensemble!
-Alors, qu'est-ce que tu aimerais que le Père Noël fasse pour toi?
-J'aimerais beaucoup que mon père rende visite à ma mère à l'hôpital pour son dernier Noël! Ce serait le plus beau cadeau que vous puissiez me faire!
Bouche bée, le Père Noël jeta un regard affectueux à Noémie et l'embrassa tendrement.
-Je vais tout faire pour exaucer ton voeu, ma petite fille! Allez, bon courage!
Puis, la nuit de Noël arriva. Cette année-là, devant l'ampleur du défi que lui avait demandé de relever Noémie, le Père Noël décida d'amorcer son périple par un arrêt à Bethléem, et se rendit à la crèche où Marie et Joseph l'accueillirent chaleureusement. Le bon vieux leur expliqua l'objet de sa visite puis se prosterna au pied de l'Enfant-Jésus, lui racontant toute l'histoire de Noémie, et surtout son étrange demande! L'Enfant lui sourit et le Père Noël entreprit alors son long voyage.
Pendant ce temps, Noémie et son père assistaient à la traditionnelle messe de Minuit. Après la cérémonie, au sortir de l'église, sous un ciel étoilé, le père de Noémie s'arrêta brusquement, se pencha et regarda sa fille tendrement dans les yeux.
-Est-ce que tu aimerais que nous allions rendre une petite visite à ta mère à l'hôpital?
-Ce serait le plus beau cadeau que tu pourrais me faire, papa!, répondit Noémie, esquissant un large sourire, le regard tourné vers le ciel."

quebechebdo 16 décembre 2010
vigile.net tribune libre 19 décembre 2012

Commentaire:

"Une histoire qui élève l’âme et donne au coeur de cette humanité dont nous avons tous et toutes besoin, mais aussi dont nous avons tous et toutes l’occasion d’exprimer à ceux et celles qui nous sont proches.

Merci, M. Marineau pour ce partage qui me rejoint profondément.

Joyeux Noël à vous et à tous les vôtres

Simplement Oscar Fortin"

vigile.net tribune libre 20 décembre 2012

 

Maclean’s…trois mois plus tard!

16 décembre 2010

Si M. Patrikin, journaliste pour le magazine Maclean's, a voulu susciter un débat sur le fait que le Québec est la province la plus corrompue au Canada en illustrant son titre d'une photo du Bonhomme Carnaval de Québec en page couverture du magazine, il a commis une bourde monumentale en utilisant l'un des symboles de festivités qui incarne à juste titre la fierté des Québécois et plus particulièrement des citoyens de la ville de Québec. Voilà pour la façade!
Là où le bât blesse davantage, en ce qui me concerne, réside dans le fait que, depuis la parution de cet article, paru dans un magazine anglophone, le sol du Québec se soit mis à trembler sous le poids de révélations de corruptions enfouies sous les antres des corridors politiques québécois, comme si les citoyens québécois s'étaient endormis depuis des siècles au rythme scandé de ces scandales! Il n'en fallait pas davantage pour que l'alarme générale sonnée du haut de la tour d'ivoire des anglophones crée la panique chez nous! Les Québécois se réveillaient brusquement grâce à la diligence de leurs voisins!
Suite à ce réveil brutal, l'ensemble de la classe politique du Québec est apparue soudainement grugée profondément par la gangrène de la corruption! Et, comme il fallait que nous nous défendions contre cette grave maladie, nous avons fait appel à toute une équipe de spécialistes pour la contrer! Alors, les dignostics sont apparus, allant des allégations aux corruptions en passant par les collusions. Quelques symptômes ont permis d'identifier certaines causes de la maladie dont l'origine et la gravité semblent encore aujourd'hui inconnues.
Sans faire preuve de minimalisme, trois mois après la parution de l'article du magazine Maclean's, je me refuse à définir le Québec comme la province la plus corrompue au Canada. Je serais plutôt porté à croire qu'elle souffre, comme tous les régimes politiques démocratiques, des libertés inhérentes conférées à leurs dirigeants dans l'exercice de leurs fonctions. Dans ce contexte, je suis persuadé que le peuple québécois a toute la clairvoyance pour pallier les risques de corruptions ou de collusions sans avoir à attendre le signal d'alarme des anglophones pour réagir adéquatement!

quebechebdo 16 décembre 2010
Le Devoir 20 décembre 2010
vigile.net tribune libre 11 janvier 2011   

Pourquoi le PQ n’arrive-t-il pas à émerger?

16 décembre 2010

Dans la tourmente des dernières bourrasques qui ont secoué les murs de l'enceinte libérale au cours des derniers mois, on aurait pu croire que les météorologues péquistes nous auraient présenté des prévisions plus clémentes sur le radar politique du territoire du Québec. Pourtant, le climat ne s'améliore pas malgré les efforts des spécialistes du bureau de météo du Parti Québécois.
À mon avis, le problème se situe au niveau des opinions contradictoires de ces experts. D'un côté, les dernières sorties de Jacques Parizeau et des jeunes souverainistes contre le plan de gouvernance de Mme Marois, de l'autre, les intentions manifestes de François Legault, ancien ministre dans le cabinet péquiste de gauche, de créer un nouveau parti politique de centre droit.
Tous les observateurs de la scène politique québécoise s'entendent sur le fait que le Parti Québécois, depuis sa création, a toujours laissé toute la place à la libre expression de ses membres. Toutefois, nous devons admettre le fait que des jeunes souverainistes nous surprennent lorsque la belle-mère est appuyée par ses gendres!
Pour ce qui est de François Legault, nous avons avantage à nous montrer vigilants sur ses véritables idéaux. Pour l'instant, j'aurais tendance à m'interroger sur le fait qu'encore récemment considéré comme un ardent défenseur des idées véhiculées dans le programme du Parti Québécois, notamment au chapitre de la souveraineté du Québec, il ait découvert subitement dans sa valise des idées vraiment nouvelles, à moins que l'aura du pouvoir à la tête d'un nouveau parti ou qu'une récente enquête de CROP, révélant que 39% des Québécois voteraient pour son parti s'il en formait un, ait contribué à faire rejaillir un flot de propositions susceptibles de créer une meilleure gestion du politique. Pour l'instant, j'attends toujours du contenu de la part du clan Legault.
À mon sens, l'essentiel du contenu véhiculé dans les sorties des dissidents est clair: le plan de gouvernance de Mme Marois, essentiellement axé sur le rapatriement de nouveaux pouvoirs en attendant la souveraineté, ne tient tout simplement pas la route! À la chef péquiste et ses conseillers de trouver la stratégie appropriée pour récupérer leurs ouailles avant d'espérer obtenir une oreille attentive de la part des Québécois et d'aspirer à prendre le pouvoir!

quebechebdo 15 décembre 2010
vigile.net tribune libre 10 janvier 2011

Commentaire:

"Excellent article encore une fois! Vous savez comment aborder des sujets délicats! À mon avis, on ne construit pas un peuple en attaquant sur une base continue le pouvoir en place. Cette façon de faire démontre l'incompétence de ceux et celles qui sont élus mais ne démontre en rien sa capacité à faire les choses autrement. Pas surprenant que, dans ce contexte, la descente aux enfers de Charest ne contribue en rien à la remontée des troupes de Mme Marois. Un Québec souverain exige de faire vibrer la fibre nationaliste des Québécois en premier lieu et non de démontrer l'incompatibilité d'un autre gouvernement avec la mission du PQ."

Paul Delisle
Décembre 2010

Mes Noëls d’antan

15 décembre 2010

À un âge où la neige s'est installée en permanence sur notre tête, la période du temps des Fêtes transporte souvent dans son baluchon un colis de doux souvenirs accompagné d'un soupçon de nostalgie.
Cette année, j'ai pensé offrir à tous les fidèles lectrices et lecteurs de Québec Hebdo un poème ressorti de mon coffre aux trésors en guise de voeux sincères de bonheur pour Noël et la Nouvelle Année.

J'aime les doux souvenirs de mes Noëls d'antan
Aux temps où le majestueux sapin trônait
Sur la crèche de Jésus déversant une pluie
D'étoiles lumineuses et de glaçons argentés

J'aime les doux souvenirs de mes Noëls d'antan
Aux temps où encore enfant mon grand-père venait
Me réveiller après la messe de minuit
Pour me conduire devant les cadeaux emballés

J'aime les doux souvenirs de mes Noëls d'antan
Aux temps où mon père éblouissant remettait
Les présents dans un tintamarre de bruit
De papiers chiffonnés et de voix emballées

J'aime les doux souvenirs de mes Noëls d'antan
Aux temps où ma mère chaleureuse nous invitait
Au réveillon pour déguster en pleine nuit
Farce dinde atocas et patates pilées

J'aime les doux souvenirs de mes Noëls d'antan
Tel un enfant oublié qui soudain renaît
De ces images toujours vivantes aujourd'hui
J'aime les doux souvenirs de mes Noëls passés

quebechebdo 14 décembre 2010 

 

Vivement les pendules à l’heure!

7 décembre 2010

Par les temps qui courent, force nous est de constater que le degré de satisfaction des Québécoises et des Québécois envers le premier ministre a atteint un niveau plutôt alarmant! Les derniers sondages confirment d'ailleurs cette tendance.
Toutefois, à la lecture de certains articles portant sur le sentiment de mécontentement de leurs signataires à l'endroit de Jean Charest, j'ai parfois l'impression qu'ils dépassent les bornes d'une saine démocratie, certains frôlant même le coup d'État! En effet, depuis quand, dans notre régime parlementaire, le peuple a-t-il la légitimité pour exiger le renversement d'un gouvernement? À ma connaissance, il existe deux façons d'y parvenir: la première appartient à l'opposition officielle par une motion de non-confiance votée à la majorité des députés à l'Assemblée nationale. La seconde revient de droit au peuple à l'occasion des élections générales. Pour ce qui est d'exiger la tête du premier ministre, cette décision est du ressort des militants du parti libéral.
Pour l'instant, il semble, de toute évidence, que Jean Charest, appuyé par l'ensemble de ses députés, ait décidé de garder le cap sur ses décisions dans les différents dossiers qui font actuellement les manchettes et ce, malgré les nombreuses contestations. Quant à la population, elle a le pouvoir, voire même le devoir, de démontrer son désaccord par tous les moyens démocratiques qui sont à sa disposition. Toutefois, à moins d'un renversement de gouvernement en toute légalité ou d'un déclenchement d'élections prématuré de la part du premier ministre, l'électorat québécois devra continuer de se faire entendre. Mais là s'arrête son pouvoir en ce moment!

quebechebdo 9 décembre 2010

De la basse manipulation!

24 novembre 2010

Extrait d'un article intitulé "Est-ce bien ce que vous voulez?", publié dans la chronique "Opinion" du Soleil le 23 novembre 2010

"…Si l'archevêque dit oui à votre demande, il ouvre automatiquement les portes à toutes les demandes similaires. Devant les sommes impliquées, l'Église de Québec n'aura d'autres choix que de retirer sa contribution aux groupes qui viennent en aide aux personnes dans le besoin…Demander cette compensation revient à la demander aux fidèles…Croyez-vous que l'ensemble des fidèles seront motivés à continuer à financer leur Église sachant qu'une partie importante de leurs dons iront à des compensations pour des actes dont ils ne sont pas responsables? Est-ce bien ce que voulez?"

Ma réaction

J'ai été extrêmement outré par le ton bassement manipulateur de l'auteur du texte intitulé "Est-ce bien ce que voulez?" en référence à l'indemnité réclamée au diocèse de Québec par Shirley Christensen pour sévices sexuels! Après un étalage d'arguments aussi contraignants, je me demande comment le signataire se sentirait s'il était à la place de la plaignante! Peut-être ressentirait-il de la culpabilité!
Est-ce bien ce que voulez, monsieur?

lesoleil.cyberpresse.ca 24 novembre 2010 

 

Un vent de fraîcheur sur le climat de morosité

22 novembre 2010

Deux événements importants sont passés presque inaperçus dans les manchettes des dernières semaines, engloutis sous la vague des allégations de scandales. Pour jeter un peu de baume sur le climat de morosité qui envahit actuellement l'atmosphère du Québec, je vous propose ce vent de fraîcheur!

Nomination de M. Charles Bernard
Sans connaître l'homme ni le médecin derrière le personnage de Charles Bernard, j'ai été ébloui par les qualités humaines et professionnelles de celui que le Collège des médecins vient de désigner à sa présidence.
À titre d'exemples, écoutons-le parler de sa profession dans un article publié récemment dans un quotidien: "Je suis médecin avant tout, je ne suis pas un administrateur. Même quand j'étais chef de département à l'Hôpital Laval ou président de Fondation, je n'ai jamais cessé de voir mes patients. J'ai choisi la médecine pour être avec eux."
Concernant une peinture qui trône derrière son bureau et qui montre des religieuses aux soins, Charles Bernard en tire une interprétation fort révélatrice sur les sentiments qui l'animent: "Cette toile représente l'empathie et le dévouement envers les malades."
Si on ajoute à ces qualités le fait que M. Bernard a l'habitude de dire ce qu'il pense, au moment où il le pense, je crois que le système de santé dans son ensemble, en particulier la qualité des conditions de travail des intervenants et des soins aux patients, sauront tirer profit d'une nomination qui augure bien!

Départ de M. Ross Gaudreault
M. Ross Gaudreault quittera ses fonctions de président-directeur général du Port de Québec en janvier 2011 après 23 ans à la barre de l'organisation. Chapeau, M. Gaudreault, pour avoir grandement contribué à faire rejaillir les atours de la belle ville de Québec aux yeux de centaines de milliers de touristes par son port sur la Saint-Laurent!

Le Devoir 22 novembre 2010
quebechebdo 9 décembre 2010
vigile.net tribune libre 18 janvier 2011

Commentaire:

"Merci de nous communiquer des événements positifs, c'est inspirant et ça nourrit le courage!"

Menestrelem
vigile.net tribune libre 18 janvier 2011

 

Alerte à la caserne!

21 novembre 2010

À ce stade-ci de détérioration sociale qui règne sur le Québec, il m'apparaît que le Premier Ministre n'a d'autre alternative que de s'adresser à la "nation québécoise" par la voie d'une conférence de presse.
Un Premier Ministre qui se respecte et qui respecte ses commettants se doit de prendre le leadership et annoncer clairement ses couleurs dans les dossiers chauds qui stagnent actuellement sur le Québec. La confusion sociale qui s'installe insidueusement est malsaine pour tous les citoyens et commande un débat qui doit se situer au-dessus de toute allégeance politique et de tout conflit de personnalité, sans quoi, nous risquons de nous enfoncer dans un gouffre sans fond.
Le Premier Ministre doit démontrer à la population sa bonne foi dans la gestion de ces dossiers et brosser un tableau réaliste de la situation. Il doit aussi annoncer les moyens qu'il entend prendre pour régler ces problèmes tout aussi variés que les outils dont il dispose pour y apporter des solutions.
En fait, le Premier Ministre doit jouer pleinement le rôle qu'on est en droit de s'attendre de lui, soit celui de rassembleur, particulièrement dans une situation de crise. En tant que premier responsable du climat social au Québec, il doit admettre en toute humilité que les mesures qu'il a prônées jusqu'à maintenant s'avèrent insuffisantes et que le feu se propage dangereusement. Par conséquent, il appartient maintenant au capitaine de la caserne de pompiers de sonner l'alarme et de conduire son équipe sur les lieux pour circonscrire ces incendies et utiliser toute l'artillerie disponible pour les éteindre avant qu'ils n'atteignent des proportions incontrôlables!

quebechebdo 22 novembre 2010 

Une école co-éducative…une solide alternative

19 novembre 2010

Fort d'une expérience de plus de trente ans dans le monde de l'enseignement dont dix à des postes de responsabilités aux services aux élèves, aux services pédagogiques et administratifs, j'ai été à même de constater, particulièrement au cours de mes années à la direction d'une école, à quel point nos jeunes sont souvent perturbés entre le milieu familial et l'école.
Une situation conflictuelle
Sans vouloir jeter la blâme sur qui que ce soit et, partant du principe que parents et éducateurs sont de bonne foi dans leurs relations avec les jeunes, il m'apparaît que ces derniers sont souvent ballottés entre deux mondes, celui, d'une part, de la famille, vivant ses préoccupations modernes, où les parents sont souvent confrontés à la tentation de succomber à la facilité du "oui" pour éviter de longues discussions qui conduiraient à des frustrations jugées inutiles et, d'autre part, le monde de l'école qui accueille le jeune devant une panoplie de règlements contraignants conduisant à toutes sortes de frustrations jugées utiles, voire même nécessaires.
Les conséquences
Il n'en fallait pas davantage pour que les écoles se voient confrontées à des jeunes turbulents ou éprouvant des difficultés de concentration. Des spécialistes, orthopohonistes, psychologues, travailleurs sociaux, etc…ont fait leur apparition dans les écoles dans l'intention de pallier la problématique d'approche de ce profil d'élèves. Des notions nouvelles sont apparues pour désigner ces élèves marginaux, soit hyper-actifs ou présentant un déficit d'attention. Des médicaments ont fait leur apparition sur le marché. Cependant, après plusieurs années d'expérimentations de toutes sortes pour venir en aide à ces jeunes, est-on en droit de se demander si nos efforts ont été utiles? Poser la question, c'est en partie y répondre! Je ne prétends pas que nous n'avons pas réussi à pallier certains problèmes reliés au comportement de ces jeunes, mais on doit à tout le moins constater que les difficultés subsistent ou, tout au plus, s'estompent en partie à l'occasion.
Une piste de solution
Dans cette perspective, il est plus que temps que parents et éducateurs s'assoient ensemble et déterminent les valeurs fondamentales qu'ils désirent intégrer dans un projet de partenariat articulé entre les parents et l'école. À titre d'exemples, l'école, comme les parents, pourraient mettre sur pied des mécanismes de concertation en ce qui a trait aux valeurs privilégiées pour l'éducation du jeune, entre autres, la prise en charge progressive de son autonomie, le respect de soi, des autres et de la propriété d'autrui, le droit à l'erreur, le développement du sens de l'effort, l'estime de soi, le développement de ses capacités intellectuelles, le goût de la lecture et les manifestations d'engagement communautaire.

quebechebdo 18 novembre 2010
lesoleil.cyberpresse.ca 22 novembre 2010