La persévérance au tableau d’honneur!

7 janvier 2011

Les adolescents sont souvent dénigrés! Leurs comportements bousculent nos habitudes! Leur rébellion nous irrite! Bref, rares sont les situations où on leur reconnaît un certain mérite!
Et pourtant, en parcourant le site de Forces AVENIR qui reconnaît, entre autres, la persévérance d'élèves du secondaire pour qui l'engagement est un moyen de surmonter des épreuves, de poursuivre leurs études et de vivre des réussites, j'ai découvert des jeunes dont la détermination a eu raison d'un parcours de vie pour le moins pénible! À titre d'exemples, je vous présente deux témoignages qui se passent de commentaires:
"Car la vie est si fragile…", chantait Luc De Larochelière. Quand on a 16 ans et que l'on se passionne pour le théâtre, que l'on chante dans la chorale de l'école, que l'on milite dans le comité environnement et que l'on réussit très bien à l'école, on ne saisit probablement pas la portée de ces paroles. C'était le cas de Stéphanie avant qu'elle n'apprenne qu'elle était atteinte d'une forme très rare de cancer des os. Maintenant en rémission et de retour à l'école, elle profite de l'instant présent, poursuit ses engagements et persévère pour obtenir son diplôme en même temps que ses amis."
"Apprendre à vivre avec un trouble déficitaire de l'attention, d'hyperactivité et d'anxiété est un défi quotidien pour toute personne et encore plus pour un enfant. Jérôme, étudiant en cinquième secondaire, peut en témoigner. Élève brillant dès le primaire, il a longtemps été victime des préjugés, des regards inquisiteurs et du rejet. Puis un jour, il en a eu assez et a décidé de faire face à la musique. Son engagement dans différents projets est alors devenu sa source de motivation pour combattre ses difficultés de sociabilité, et sa persévérance, son principal atout."

quebechebdo 7 janvier 2011
Le Devoir 8 janvier 2011
vigile.net tribune libre 23 janvier 2011

Évolution quand tu nous tiens!

5 janvier 2011

Notre monde semble avoir jeté irrémédiablement son dévolu sur la sacro-sainte évolution, enfouissant sans scrupule le passé avec les sépultures, évoquant l'argument implacable de la modernité à outrance!
Avec le temps, les conséquence ont sournoisement laissé petit à petit des séquelles sur les comportements humains. À titre d'exemples, les enfants ne jouent plus dehors, envoûtés par l'écran, les tables de mathématiques sortent de la mémoire au détriment des touches des calculatrices, la persévérance et l'effort se voient balayées par le leurre pervers de la réussite sans effort, la chaleur humaine des échanges téléphoniques est reléguée dans l'oubli au profit de la froideur des messages électroniques, les rencontres aléatoires dans les lieux publics cèdent la place aux rencontres exploratoires sur les sites de rencontres, le sourire chaleureux du personnel de nos institutions bancaires disparaît progressivement derrière un sourire anonyme figé sur l'écran des guichets automatiques, les airs mélodiques et les voix musicales sont enterrées sous les sons cacophoniques et les voix éraillées, la richesse des tétéromans perd ses lettres de noblesse devant la vacuité des télé-réalités!…Et j'en passe!
Dans cette tornade évolutive, avons-nous oublié que l'évolution se définit comme une transformation continuelle et graduelle d'une situation et que nous avons le droit, voire le devoir, de demeurer vigilants avant de lui permettre de se substituer à nos comportements actuels?
Loin de moi l'intention de fermer la porte à toute forme d'évolution pour autant qu'elle contribue à notre mieux-être! Toutefois, est-ce bien toujours le cas?

quebechebdo 5 janvier 2011

Une rencontre déterminante!

4 janvier 2011

En ces temps où de nombreux efforts sont déployés par tous les intervenants en éducation, y compris les parents, pour maintenir les adolescents, particulièrement les garçons, sur les bancs d'école, j'ai cru bon de vous partager quelques extraits d'un témoignage fort révélateur que j'ai reçu d'un de mes anciens élèves:
"J'étais un adolescent qui n'avait pas vraiment de défense contre les moqueries…Un jour, vous avez attrapé quelques jeunes qui me menaient la vie dure et vous les avez convoqués à votre bureau…J'avais alors décidé de tout laisser tomber, je ne voulais plus aller à l'école…Vous m'avez fait venir à mon tour…Vous m'avez alors encouragé à me faire confiance et à ne pas abandonner…Ces paroles m'ont profondément marqué et j'ai compris ce jour-là que je devais avoir une certaine importance à vos yeux puisque vous aviez pris du temps pour moi…Et, pendant 30 ans, j'ai gardé en mémoire ce moment que vous aviez pris la peine de me consacrer. Et il restera en moi encore bien des années!"
Bien sûr, ce témoignage ne représente pas la panoplie à tous les problèmes que vivent les adolescents mais il ouvre la voie, à mon sens, à un dialogue prometteur dans lequel le jeune trouvera peut-être l'élan nécessaire pour repartir en avant! De toute façon, je ne vois pas de risque à expérimenter une telle démarche avec un adolescent qui n'a peut-être besoin que d'une parole d'encouragement pour reprendre confiance en lui!

quebechebdo 4 janvier2011
vigile.net tribune libre 23 janvier 2011

 

Au-delà du féminisme conventionnel!

3 janvier 2011

Depuis que le monde est monde, l'homme a toujours occupé l'avant-scène à tel point que le substantif "homme" en est arrivé à désigner l'humanité entière, tous sexes confondus! À preuve, la rubrique des noms propres, dans les dictionnaires, regorgent de personnages masculins.
Il a fallu attendre au 20ième siècle pour accorder le droit de vote aux femmes! Encore aujourd'hui, certaines civilisations accordent bien peu d'importance aux femmes. Ici, en Amérique, le mouvement féministe allait contribuer à placer la femme à l'avant-plan de l'actualité. Des femmes osaient dire tout haut ce que plusieurs pensaient depuis des siècles: "Messieurs, nous faisons partie nous aussi de la société au même titre que vous!"
Volià! L'idée était lancée! Dorénavant, les femmes étaient "égales" aux hommes! Partant de ce principe d'égalité, les femmes se mirent à agir "comme les hommes", "égalité" étant spontanément associée à "similarité"! Peu à peu, la femme gravit les échelons sociaux et fut appelée à gérer des postes de première ligne "à la manière des hommes". Au lieu de mettre à profit les différences entre les hommes et les femmes, "complémentarité" qui aurait été beaucoup plus bénéfique pour la société, le féminisme conventionnel n'a fait que déplacer le problème: la société conçue par des hommes avait privilégié la compétition entre eux alors qu'une société dirigée par des hommes et des femmes en arriva petit à petit à favoriser la compétition, cette fois entre hommes et femmes.
Face à tous ces bouleversements qui ont conduit à des débats malheureusement souvent stériles, il m'apparaît que l'heure est venue où la compétition hommes-femmes et ce, dans toutes les sphères de la société, particulièrement sur le marché du travail, cède sa place à une saine complémentarité mettant en lumière les qualités particulières des deux sexes, notamment la propension naturelle des femmes à favoriser le développement du potentiel humain en entreprise!

quebechebdo 3 janvier 2011
lesoleil.cyberpresse.ca 8 janvier 2011
vigile.net 15 janvier 2011

À la défense du vrai Père Noël!

30 décembre 2010

Dans un article publié récemment dans deux quotidiens, l'auteur dénonce, à raison, l'intrusion du Père Noël à titre de célébrant lors de la procession d'entrée de la messe de minuit à l'émission Le jour du Seigneur, diffusée le 24 décembre en soirée.
Toutefois, là où le bât blesse, c'est lorsque l'auteur qualifie le bon vieux bonhomme de "symbole du capitalisme", deux fois plutôt qu'une! À mon sens, l'auteur, devant l'anachronisme de la scène à laquelle il a assisté, s'est senti confronté à un choc culturel qui l'a pour le moins déboussolé! À preuve, ces quelques extraits du texte…"Le capitalisme a cloné le père Noël et ce dernier est mort de rire…On cherche, par tous les moyens, à se débarrasser de cette figure qui incite à la consommation…Il y a longtemps que je ne crois plus au père Noël."
Dommage, monsieur! Moi, j'y crois encore! J'y crois avec tous les enfants du monde pour qui le Père Noël est source de magie, en particulier lorsque j'assiste au spectacle féerique de ma petite-fille, assise sur les genoux du "personnage mythique et légendaire portant une longue barbe blanche, un bonnet et des vêtements en fourrure rouge, habituellement bedonnant." (sic)
D'accord pour laisser le Père Noël à sa place, soit dans l'imaginaire des enfants mais, de grâce, n'allons pas nous en débarrasser par tous les moyens comme vous semblez le souhaiter.

lesoleil.cyberpresse.ca 30 décembre 2010
quebechebdo 3 janvier 2011

Mon souhait pour 2011…un retour aux sources!

29 décembre 2010

À l'aube d'une nouvelle année, j'ai le goût de vous partager une réflexion qui, à mon sens, se veut porteuse d'un message d'espoir pour une qualité de vie meilleure!
Le premier volet de cette réflexion me conduit spontanément vers ces regards d'enfants tantôt joyeux, tantôt pensifs et hélas tantôt perturbés! Et pourtant, si nous arrivions un seul instant à retrouver cette capacité d'émerveillement qui habite les enfants, peut-être parviendrions-nous à reprendre contact avec l'enfant qui sommeille encore en chacun de nous! Si nous arrivions, à l'image des enfants, à dissiper nos tabous et nos préjugés, peut-être parviendrions-nous à retrouver notre coeur d'enfant, là où l'athenticité a préséance sur les masques!
Le second volet m'amène tout aussi narurellement vers les aînés qui, dans un système privilégiant la compétition et l'excellence, où la personne est évaluée sur sa productivité, sa fortune et ses réussites personnelles, ne sont plus considérés comme des individus à part entière! Ne devrions-nous pas tirer avantage de ces êtres humains qui ont surmonté des défis, relevé des épreuves, acquis des expériences à communiquer et exploré des chemins qui leur ont permis de parvenir à une certaine sagesse? Ne devrions-nous pas avouer humblement que ces personnes nous ont précédés et qu'elles ont acquis de ce fait un vécu qui peut nous guider sur la manière de trouver un sens à notre vie plutôt que de les isoler dans des mouroirs?
En terminant, je vous laisse sur cette petite pensée personnelle: "Le cycle de la vie se referme merveilleusement devant la scène émouvante d'un vieillard s'amusant au ballon avec un enfant!" N'y-a-t-il pas là les composantes d'une source vive à laquelle les médias devraient nous inviter à nous abreuver au cours de l'année qui vient?

quebechebdo 1er janvier 2011

Commentaire:

"Je ne sais pas l'âge de M. Marineau mais, quelle sagesse dans cette réflexion sur les deux "extrémités" de notre société! Évidemment, je ne peux qu'applaudir à ces souhaits pour 2011, moi qui coifferai bientôt un 20ième anniversaire pour la quatrième fois me permettant ainsi d'accueillir trois arrières-petits-enfants."

Paul-Henri
quebechebdo 3 janvier 2011 

L’anti-terrorisme…un cataplasme?

28 décembre 2010

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le monde, inspiré par la politique américaine, vit dans le sillon de l'anti-terrorisme, la solution sans nul doute la plus plausible pour contrer de tels actes de violence! Pourtant, depuis la victoire des Américains en Irak et la chute de Saddam Hussein, force nous est de constater que le climat est demeuré explosif alors qu'en théorie, nous étions en droit de nous attendre à ce que les "gardiens de la paix" rétablissent l'ordre dans ce pays!
Paradoxalement, les États-Unis semblent se retrouver souvent au centre de nombreux conflits! Que ce soit à cause de leur politique impérialiste empreinte d'une ingérence perçue fréquemment comme malsaine par les populations occupées, du simple fait que le gouvernement américain fournit à de nombreux pays tout un arsenal à des milices terroristes que les GI vont par la suite réprimer, ou de leurs intérêts inavoués mais ô combien évidents pour les richesses pétrolières de ces pays, nous sommes en droit de nous demander si ces politiques internationales ne constituent pas, en partie du moins, une des "causes" du terrorisme!
Bref, sommes-nous en train de créer l'illusion que l'anti-terrorisme représentera la solution-miracle aux actes de violence tout en oubliant de nous interroger sur les causes de tels actes? En agissant de la sorte, les dirigeants américains ne sont-ils pas en train d'appliquer un cataplasme politically correct, voilant ainsi les véritables causes d'une blessure qui est en train d'être dévorée par la gangrène parce que le traitement est tout simplement inapproprié?

Le Devoir 28 décembre 2010
lesoleil.cyberpresse.ca 2 janvier 2011
vigile.net tribune libre 17 janvier 2011

Commentaire:

"C'est bien connu, on fait peur au monde, on leur monte un beau grand bateau anti-terroriste et les gouvernemets se retrouvent avec des pouvoirs d'exception qui deviennent la norme…Les gouvernements ont choisi la voie de la facilité et nous voici, presque 10 ans plus tard, dans une situation qui n'a pas beaucoup évolué et où les victimes civiles sont encore les plus importants "dommages collatéraux".

Pierre Rousseau
Le Devoir 28 décembre 2010

Mes meilleurs voeux à la majorité silencieuse!

21 décembre 2010

En cette fin d'année 2010 au cours de laquelle une poignée d'acteurs ont monopolisé toute la scène de la couverture médiatique, j'aimerais diriger l'éclairage sur toutes celles et tous ceux qui sont demeurés silencieusement derrière les coulisses!
À toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui offrent quotidiennement le meilleur d'eux-mêmes au service de la clientèle!
À tout le personnel médical qui se dévoue corps et âme pour assurer des soins de qualité aux bénéficiaires!
À toutes les enseignantes et tous les enseignants qui se dépensent sans compter pour permettre aux jeunes de s'instruire et de se développer!
À toutes les politiciennes et tous les politiciens qui oeuvrent dans l'ombre auprès des citoyens de leur comté respectif!
À tous les jeunes du Québec qui représentent fièrement la relève dans une multitude de sphères d'activités!
À toutes les aînées et tous les aînés qui nous ont légué un héritage de valeurs inestimable!
À vous toutes et vous tous, je dis merci et vous offre mes meilleurs voeux de bonheur pour cette période du temps des Fêtes et de santé pour la nouvelle année!

Le Devoir 22 décembre 2010
quebechebdo 22 décembre 2010
Le Soleil 26 décembre 2010

Commentaires:

"Bravo! Enfin une petite pensée pour ceux qui subissent à longueur d'année les états d'âme de la gent médiatique qui ne cesse de s'autocongratuler et qui traduit "pas dans ma cour" par "intérêt supérieur de la nation". Je vous félicite pour cette excellente initiative!"

Jacques Saint-Cyr
Le Devoir 22 décembre 2010

"Merci! Et oui, il y a encore des gens braves et honnêtes qui travaillent dans l'ombre et ils sont en majorité. C'est tellement plus réconfortant d'entendre parler d'eux plutôt que de ceux qui nous font des magouilles!"

J. Létourneau
Le Devoir 22 décembre 2010

"J'ai lu tes souhaits dans Le Soleil. Chapeau! Ça ne prenait que toi pour penser à offrir tes voeux à tous les gens qui sont dans l'ombre. C'est une bouffée de fraîcheur dans ce monde de catastrophes! On ne lit que des mauvaises nouvelles et, ce matin, ton mot. Ça fait du bien!"

Margot Pelletier
26 décembre 2010

En souvenir de mes années d’enseignement!

20 décembre 2010

Encore aujourd'hui, sept ans après ma prise de retraite, lorsqu'on me demande ce que je faisais dans la vie, je réponds toujours que j'exerçais le plus beau métier du monde!
À cet effet, pendant ma carrière de trente-deux ans dans le monde de l'enseignement, il m'a été maintes fois donné l'occasion de demander aux jeunes quels avaient été leurs meilleurs moments vécus à l'école. Spontanément, ils me faisaient part de circonstances souvent anodines où le professeur avait fait preuve de compréhension, de reconnaissance, de respect envers leur personne et d'humour. Ils gardent en mémoire des paroles bienfaisantes et des gestes de bonté à leur égard en leur permettant, par exemple, le droit à l'erreur.
En relation avec ce constat, laissons la parole à Marguerite Lavoie dans son livre intitulé "À bas l'école passe-temps, vive l'apprentissage": "Je pense que pour enseigner efficacement dans le sens le plus englobant du terme, il faut d'abord être heureux, ce qui se devine par la sérénité, l'aménité et la congruence. Ce sont les élèves eux-mêmes qui définissent la bonne ou le bon professeur: celle ou celui qui ne se prend pas pour un autre, qui est capable de rire de nos farces et qui sait nous comprendre."
En terminant, je vous suggère ce court poème que j'ai eu la chance de lire après le passage de quelques jours d'un visiteur à l'Arche de Jean Vanier, texte qu'il a écrit à la suite d'une conversation avec un jeune handicapé gravement atteint du cancer:
" Louis me regarde…
-Ça ne va pas?
Il me fixe profondément…
-Tu as mal?
Il devient triste…
-Je puis faire quelque chose pour toi?
Il me fait signe d'approcher…
-Dans trois mois, je ne serai plus!…En attendant, aime-moi!"

quebechebdo 20 décembre 2010  

Une ombre sur la croisade du Dr Julien!

20 décembre 2010

La 8ième édition de la Guignolée du pédiatre Gilles Julien a encore une fois cette année obtenu des résultats spectaculaires en récoltant plus de 600 000$, grâce, entre autres, à l'implication de quelque 350 bénévoles, enfants et adultes. Si l'on tien compte du fait que la période de la Guignolée s'étire jusqu'à la mi-janvier, il y a de fortes chances que l'objectif d'un million de dollars, soit le tiers du budget annuel de la Fondation du Dr Julien, soit atteint. De plus, le ministre Bolduc a récemment garanti au pédiatre un financement d'un million de dollars par année pendant 3 ans.
Toutefois, le Dr Julien a appris dernièrement qu'il ne sera pas admissible aux subventions du fonds Avenir d'enfants, financé par le gouvernement du Québec et la Fondation Chagnon, soit 400 millions sur 10 ans pour aider au développement des enfants de 0 à 5 ans. Pourtant, selon les dires du pédiatre, on lui avait signifié qu'il était admissible à ce fonds. Pourquoi un tel changement de cap? Un gros dossier pour le croisé des enfants démunis à qui je souhaite sincèrement d'obtenir sa juste part dans l'octroi des subventions liées au fonds Avenir d'enfants!
En attendant, au nom de tous les enfants qui bénéficient des retombées de votre Fondation, acceptez, Dr Julien, notre plus profonde reconnaissance! 

quebechebdo 22 décembre 2010
lesoleil.cyberpresse.ca 24 décembre 2010