Arrive maintenant le temps d’un nouveau défi

9 juin 2011

En ces temps sombres où le rêve de l’accession au pays du Québec semble vouloir s’éclipser derrière une nébulosité stagnante, je vous offre ce petit poème puisé dans mes souvenirs en guise d’espoir d’un temps plus clément.

Il fut un temps pas si lointain
Où des hommes et des femmes d’ici ont rêvé d’un pays
Il fut un temps pas si lointain
Où des hommes et des femmes d’ici se sont donné un défi

Mais ce temps, cet implacable temps
A semé les graines perverses des ambitions
Au détriment des profondes convictions
De nos vaillants défricheurs d’antan

Puis, avec le temps vint un temps
De piétinement sur le sol de nos aïeux
Un temps nuageux où s’assombrirent les cieux
Jusqu’à ce que le torrent inonde les champs

Cependant le temps, tolérant et patient
A attendu patiemment le retour des paysans
Qui, vaillamment, à nouveau, ont remis
Le cap sur la création d’un pays

Il fut un temps pas si lointain
Où des hommes et des femmes d’ici ont rêvé d’un pays
Arrive maintenant le temps d’un nouveau défi
Où des hommes et des femmes d’ici se donneront la main
Pour réaliser enfin
Ce grand et beau pays

vigile.net tribune libre 9 juin 2011      

La descente aux enfers

8 juin 2011

Le 16 avril 2011, lors du 16ième congrès du Parti québécois, Pauline Marois obtient un vote de confiance de 93,08% de la part des quelque 1700 participants.
« Nous nous dirigeons vers une victoire, une victoire qui pourra avoir des conséquences absolument formidables pour le Québec, lance-t-elle, émue, sur la scène du congrès. Ma victoire, c’est votre victoire. C’est la victoire d’un parti uni, d’un parti solidaire, d’un parti qui a le goût de proposer au peuple du Québec que nous nous donnions un pays. »
Moins de soixante jours plus tard, le parti « uni et solidaire » vit l’une des pires crises de son histoire. Trois de ses ténors, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi quittent le bercail le 6 juin, suivis du député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Haussant, le lendemain, ce dernier montant d’un cran sa critique envers son chef en lui suggérant de « penser à la souveraineté d’abord » et de démissionner, alléguant que « la souveraineté va se faire avec quelqu’un d’autre. »
Bien sûr, la question fondamentale réside dans les raisons qui ont conduit à une telle descente aux enfers dans un laps de temps aussi court. En ce qui a trait aux événements qui ont entouré le projet de loi privé 204, tous conviennent, y compris les quatre démissionnaires, qu’ils ne peuvent représenter un dossier assez important pour causer un tel cataclysme. Ces événements auront contribué tout au plus de prétexte pour faire déborder le vase qui déjà avait atteint son niveau de tolérance maximum avant que la saga sur l’amphithéâtre n’occupe toute la scène politique québécoise.
Si on se fie aux déclarations des députés démissionnaires, il semblerait que le nerf de la guerre se situe au niveau du style de leadership de Pauline Marois, jugé trop directif par certains députés du caucus péquiste. Reliée à cette attitude, ressort la ligne de parti, critiquée pour son caractère sclérosant, muselant les députés dans leurs opinions et leurs convictions jusque dans leurs votes à l’Assemblée nationale. À cette critique, Pauline Marois rétorque qu’elle écoute les membres de son caucus mais qu’en bout de ligne, quelqu’un doit prendre la décision, en l’occurrence, la chef du parti, conseillée par ses proches collaborateurs.
À mon sens, le nœud du problème réside dans ce dilemme entre le processus de consultation et le processus de décision, une démarche qui demande du tact de la part du leader et de la maturité de la part de ceux qui doivent se rallier à une décision vis-à-vis de laquelle ils sont en désaccord. Toutefois, cette démarche de consultation demeure essentielle dans tout organisme qui respecte les principes de base de la démocratie. Quant à la sacro- sainte ligne de parti, elle ne devrait, en aucun temps, brimer la liberté de parole des députés, encore moins leur vote au moment de la présentation d’un projet de loi à l’ANQ.
Je ne connais pas les qualités personnelles de Mme Marois pas plus que ses défauts. Toutefois, il me semble évident qu’elle possède une force de caractère remarquable et une détermination manifeste…une détermination qui pourrait être associée parfois à de l’entêtement. Néanmoins, pour avoir reçu un vote de confiance aussi élevé de la part des participants au congrès du 16 avril 2011, j’imagine qu’elle possède aussi le leadership nécessaire pour conduire ses troupes à la victoire lors des prochaines élections. Compte tenu de ces atouts indispensables à tout chef de parti politique, saura-t-elle rallier ses ouailles et surtout, pourra-t-elle conduire le peuple québécois à son indépendance ? En dernière heure, nous apprenons que Mme Marois fait amende honorable en s’excusant de ne pas avoir consulté son caucus sur le projet de loi privé 204…trop peu, trop tard? Des questions qui demeurent pour l’instant sans réponses!

vigile.net tribune libre 8 juin 2011
cyberpresse.ca 13 juin 2011                       


  

Menace d’implosion au PQ

7 juin 2011

Examinons d’abord la version « officielle » qui, aux yeux du commun des mortels, auraient conduit aux démissions fracassantes des trois députés péquistes le 6 juin 2011, avant qu’ils ne fassent leur déclaration.
Le projet de loi privé 204, déposé par la députée Agnès Maltais, appuyée par Pauline Marois, a suivi la voie d’une commission parlementaire tant souhaitée par les tenants d’une consultation populaire sur les détails de l’entente et ce, sans qu’aucune anomalie ne soit ressortie sur les détails de l’entente. Toutefois, comme le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a déjà annoncé qu’il votera contre le projet de loi qui doit recevoir l’unanimité des voix, il devra prendre le chemin d’une loi omnibus pour être accepté à la majorité simple des membres présents. Par ailleurs, la Cour supérieure du Québec ne s’est pas encore prononcée sur la requête en nullité déposée par Denis de Belleval concernant l’entente intervenue entre la Ville de Québec et Quebecor sur la gestion du nouvel amphithéâtre de la Capitale nationale.Toujours selon la version « officielle », dans ce branle-bas de combat , la grogne s’installe dans les officines du PQ. Puis, coup de théâtre! Trois ténors de la députation péquiste démissionnent. Les scénarios les plus noirs évoquent même une menace d’implosion au sein du PQ.
Imaginez…un parti solidement implanté au Québec risque de s’effondrer, de se désagréger pour des motifs qui ne sont encore que des allégations! Trois politiciens chevronnés claquent la porte pour des raisons de principes démocratiques après qu’une commission parlementaire leur ait permis de s’exprimer au sujet d’un projet de loi accepté par la majorité des députés de leur parti…au grand plaisir des amis d’en face, tous partis confondus. En un mot, la baraque menace de sauter pour un projet d’amphithéâtre. Voilà pour l’avant.
Puis, subitement, le chat sort du sac à la lumière des déclarations des trois députés péquistes démissionnaires! Le projet de loi privé 204 n’est que « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », selon les dires de Lisette Lapointe. Le style de leadership de Pauline Marois est remis en question. Bref, il y a du linge sale à laver et « l’atmosphère est devenue irrespirable », toujours selon Mme Lapointe! Et pourtant, malgré cette « implosion appréhendée », et Louise Beaudoin et Lisette Lapointe ont toutes les deux confirmé le choix de certains de leurs collègues, en ces termes, dans une entrevue accordée sur RDI le 6 juin :
« Certains de mes collègues vont mener le combat vers l’intérieur…je choisis de le faire de l’extérieur. » (Louise Beaudoin)
« Les collègues qui sont restés à l’intérieur vont brasser la cage. » (Lisette Lapointe)
Alors, pourquoi déserter la maison au lieu d’y rester pour faire le lavage en famille? Le salut dans la fuite n’a jamais profité à personne. À mon sens, pendant que le torchon brûle, une question essentielle doit faire partie des réflexions des trois démissionnaires, et ils doivent rapidement lui apporter une réponse: l’enjeu en vaut-il la chandelle? Voilà pour l’après.

vigile.net tribune libre 7 juin 2011   

L’énigme Khadir (prise 2)

6 juin 2011

D’entrée de jeu, je vous cite un extrait d’un article du journal français Libération en date du 3 juillet 2008 :
« Peut-on être de gauche en Amérique du Nord, à la fois immigrant et souverainiste québécois, de tradition musulmane et militant de la cause féministe? Médecin d'origine iranienne, activiste de longue date, Amir Khadir est tout cela à la fois. S'il n'est pas l'unique politicien québécois issu de l'immigration dans la province, il est sans doute le seul à réunir toutes ces caractéristiques…. » (1)
Rien pour résoudre l’énigme Khadir, vous allez me dire…non, mais peut-être des éléments qui peuvent expliquer les paradoxes dans lesquels semblent baigner parfois le député de QS. Entre autres, l’appui d’un chef de parti souverainiste au NPD lors des dernières élections fédérales, invoquant le vote « utile » pour justifier ses calculs politiques au détriment de ses convictions.
On pourrait citer aussi sa démarche en dents de scie dans le dossier de l’amphithéâtre de Québec, s’objectant d’abord au dépôt du projet de loi 204 pour ensuite l’accepter, alléguant qu’une commission parlementaire permettrait à tous les intervenants de s’exprimer sur le sujet, y compris lui, et qu’une fois les audiences terminées sans qu’aucune anomalie sur l’entente entre la Ville de Québec et Quebecor ne soit ressortie, il persiste à dire qu’il votera contre l’entente, et cela, avant même que la Cour supérieure ne donne son verdict concernant la contestation de Denis de Belleval.
Et, pour ajouter un peu de piquant à l’énigme qui entoure le personnage, je crois opportun de vous rapporter certains faits historiques qui se dégagent du même article cité plus haut :
« En 1995, le Parti québécois (PQ) digère très mal l'échec du référendum d'indépendance. Son rêve lui échappe à 1 % des voix près. Il vire alors à droite, adoptant une stratégie néolibérale. Les déçus, parmi lesquels Amir Khadir, fondent alors le Rassemblement pour une alternative politique (RAP), avec le but de créer une force à la gauche du PQ. En 2002, l'initiative débouche sur la formation de l'Union des forces progressistes (UFP), un parti qui rassemble tous les groupuscules de gauche, y compris le Parti communiste. »(1)
Considérant d'une part, que QS est nés de la fusion de l'UFP et d'Opition citoyenne, et que d'autre part, l'une des raisons d’être de sa formation était de « créer une force à la gauche du PQ », je ne crois pas qu’il soit dans les intentions d’Amir Khadir de conclure quelque alliance avec le PQ alors que plusieurs intervenants persistent à croire à cette possible coalition.
Enfin, une chose est certaine, on ne peut l’accuser d’utiliser la langue de bois, souvent reprochée aux politiciens comme porteuse d’un discours creux. Pourtant, aux qualificatifs élusif et de nébuleux attribués aux utilisateurs de la langue de bois, sont souvent substitués ceux de despotes et de manipulateurs aux politiciens ayant leur franc parler. Porteur d’un discours ouvert, empreint d’une dialectique implacable, et sans détour, recourant même souvent à l’insulte envers ses adversaires, Amir Khadir subit néanmoins souvent les doléances de plusieurs de ses auditeurs tout en en ralliant un bon nombre. À preuve que l’énigme Khadir est loin d’être résolue!
 
(1)   http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nationale/portrait-damir-dans-liberation 

vigile.net tribune libre 6 mai 2011

Une alliance PQ-QS…un mariage de raison?

2 juin 2011

Depuis quelques mois, nombreux sont les commentaires préconisant une alliance entre le Parti québécois et Québec solidaire. Au fil de ces lectures, je me suis demandé quels étaient les tenants et aboutissants d’une telle démarche. Aussi, avec toute modestie, je vous livre en vrac le fruit de ma réflexion.
D’abord, force nous est de constater la montée en flèche de la popularité de QS, un parti qui n’a que cinq ans d’existence puisqu’il a été créé en février 2006 de la fusion d’Option citoyenne et de l’Union des forces progressistes qui avaient respectivement vu le jour en 2004 et en 2002. Dès sa création, le parti se définit comme étant écologiste, de gauche, démocrate, féministe, alter-mondialiste, et d’un Québec pluriel, souverain et solidaire.
Par ailleurs, il ne fait aucun doute à mes yeux que l’élection d’Amir Khadir et sa présence à l’Assemblée nationale ont contribué grandement à mettre QS sur l’écran radar de la scène politique québécoise. En effet, il faut reconnaître que le député de Mercier possède le talent pour susciter les débats sur des sujets d’actualité en plus d’avoir le verve pour les alimenter.
De l’autre côté, le PQ, souffrant d’une existence de plus de quarante ans, démontre depuis quelques années des signes évidents de vieillissement qui laissent souvent des relents amers dans les convictions profondes de ses sympathisants. De là à zieuter du côté d’un parti jeune et vigoureux, il faut reconnaître que la tentation est attirante!
Toutefois, avant de contracter une alliance avec ce nouveau parti, les péquistes, à mon sens, auraient avantage à se poser quelques questions. À titre d’exemples, QS ne repose-t-il pas actuellement sur les épaules d’un seul homme? Si oui, n’y-a-t-il pas un danger qu’il ne soit qu’un feu de paille advenant le retrait d’Amir Khadir de la scène politique? Le PQ, quant à lui, ne devrait-il pas, enfin, reprendre le leadership de l’accession à l’indépendance, en tant que premier parti souverainiste créé au Québec? Avant d’envisager une alliance avec QS, un parti qui n’a que cinq ans d’expérience sur la scène politique québécoise, le PQ ne devrait-il pas lui laisser le temps de faire ses armes sans pour autant le renier? Les deux partis n’auraient-ils pas avantage à cheminer parallèlement et ainsi garder toute la latitude nécessaire pour faire avancer le débat sur l’indépendance plutôt que de vivre une cohabitation qui risque d’avoir des conséquences sclérosantes? Enfin, une alliance PQ-QS ne représente-t-elle pas un mariage de raison qui risque de dégénérer en chicanes de couple compte tenu de la grande différence d’âge entre les deux conjoints?

vigile.net tribune libre 2 juin 2011 

   

Le plan nord de Bettman

2 juin 2011

Lorsque Gary Bettman clame sur tous les toits son intention de tout faire pour empêcher les déménagements des équipes de la LNH, sa crédibilité ne pèse pas lourd dans la balance si l’on considère le fait que pas moins de dix concessions de son circuit ont changé de lieu de résidence au cours des trente-cinq dernières années, soit de 1976 à 2011.
Tout un palmarès d’excursions pour une ligue de hockey professionnelle qui se targue de vouloir conserver ses franchises! Enfin, lorsque l’on observe la direction des transferts, on constate qu’ils se sont effectués, soit sur la terre de l’oncle Sam, soit en direction sud lorsqu’ils ont immigré du Canada aux USA…sauf le dernier-né, celui d’Atlanta à Winnipeg. Est-ce à dire que Gary Bettman a changé son plan sud pour son plan nord, placé devant l’inévitable constat d’un climat où le hockey incarne le sport national de ses habitants?

quebechebdo 2 juin 2011 

Pas facile, la politique!

1 juin 2011

Souvent utilisée par les politiciens, la langue de bois incarne une forme d’expression n’apportant aucune information nouvelle, évitant de répondre à des questions embarrassantes et utilisant un flot de paroles inutiles dans le but de noyer l’auditeur. En ce sens, la langue de bois se présente comme l’antagonisme entre la censure qu’elle véhicule et la liberté d’expression et de pensée.
La langue de bois étant souvent reprochée aux politiciens comme porteur d’un discours creux, il semble par ailleurs que les tenants d’un discours ouvert et sans détour n’aient pas plus de succès auprès de certains auditeurs. Aux qualificatifs d’élusif et de nébuleux attribués aux utilisateurs de la langue de bois, sont substitués ceux de despote et de dictateur aux politiciens ayant leur franc parler.
Pour illustrer mon propos, demandez aux Montréalais leur opinion sur leur maire…puis, faites le même exercice auprès des citoyens de Québec relativement au leur! Pas facile, la politique, n’est-ce pas?

quebechebdo 31 mai 2011

Harper sauvé des eaux

31 mai 2011

L’Exode, second livre de l’Ancien Testament, raconte comment Moïse fut sauvé des eaux du Nil par la fille du pharaon. Plus près de nous, l’histoire nous raconte comment le premier ministre Harper fut sauvé des eaux par le ROC qui le recueillit dans un panier d’osier bleu le long du canal Rideau au soir du 2 mai 2011.
Toutefois, au contraire de Moïse qui conduisit tout son peuple vers la Terre promise, notre pharaon semble avoir oublié une partie de son peuple envahi par les inondations qui sévissent en Montérégie, se contentant d’envoyer une infime partie de ses légionnaires en terrains inondés pour des besognes auxquelles ils son voués, soit les situations d’urgence et le maintien de la qualité de vie! Pour ce qui est des tâches de nettoyage des débris, l’argument d’Ottawa invoque une concurrence déloyale envers les firmes privées, comme si la détresse humaine se transigeait en une occasion d’affaires à offrir aux entreprises privées.
Et, pendant cette guéguerre stupide qui se déroule dans les hautes instances de notre gouvernement conservateur majoritaire, des milliers de sinistrés luttent désespérément depuis des semaines contre les éléments d’une nature déchaînée pour assurer leur survie et tenter de sauver leur résidence. Et, pendant ce temps-là, notre pharaon national retire sa légion de l’immense région inondée au moment où des milliers de citoyens sont en désarroi devant l’ampleur des dégâts et des tâches de reconstructions!
Les inondations en Montérégie…des événements qui ressemblent étrangement à la politique de George W. Bush en 2005 lors du passage de l’ouragan Katrina en Louisiane, le président manifestant plus de hâte à déployer son armée en Irak que dans cet « état isolé »! Dans cette ligne de pensée, je me demande comment monsieur Harper aurait réagi si ces inondations s’étaient produites ailleurs dans « the rest of Canada »

vigile.net tribune libre 31 mai 2011
quebechebdo 31 mai 2011 

Une patate chaude pour Jack Layton

30 mai 2011

Le 27 mai 2005, la section Québec du conseil général du NPD adopte la « déclaration de Sherbrooke », ratifiée l’année suivante par le congrès fédéral. Le parti de Jack Layton s’engage alors à respecter la loi québécoise sur la consultation populaire et à reconnaître une décision majoritaire de la population québécoise, soit 50% +1, advenant la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec. Toutefois, il ajoute du même souffle qu’il appartiendra au gouvernement fédéral de déterminer son propre processus, dans l’esprit de l’avis de la Cour suprême à propos de la loi sur la clarté référendaire de 1998, laquelle n’accepte pas le principe de la légitimité de la majorité absolue dans le cas de la séparation du Québec.
En 2010, Jack Layton évoquait déjà la création des « conditions gagnantes » pour que le Québec trouve sa place au sein du Canada. Tout au cours de la dernière campagne électorale fédérale, le petit gars natif de Montréal, comme il se plaisait à le rappeler aux Québécois, a martelé ce message.
Le 24 mai 2011, lors de la conférence de presse qui a suivi le premier caucus officiel du NPD, le chef de l’opposition officielle, par quatre fois aux questions des journalistes, a floué la déclaration de Sherbrooke, invoquant plutôt le jugement de la Cour suprême sur la clarté référendaire. Deux jours plus tard, lors de la présentation de son cabinet fantôme, le chef du NPD fait volte face et adhère au principe du 50%+1.
Comme je l’écrivais sur la tribune libre de Vigile le 15 mai 2011, dans un article intitulé « Un désenchantement prévisible », peu importe les raisons pour lesquelles certains québécois se sont présentés sous la bannière néodémocrate, « ils vont vivre la désillusion et, s’ils sont vraiment convaincus de leur ferveur nationaliste, ils reviendront au bercail assez rapidement ». La loi sur la clarté référendaire…une patate chaude dans le potager néodémocrate qui n’a pas fini de créer des tensions au sein du caucus orange !

vigile.net tribune libre 29 mai 2011
quebechebdo 31 mai 2011 (version abrégée)
 

Alys Robi, contre vents et marées

29 mai 2011

Par delà la notoriété internationale d’Alys Robi, son décès nous rappelle immanquablement les années noires de cette grande dame, marquées par un internement de cinq dans des hôpitaux psychiatriques où elle est soumise à des électrochocs et lobotomisée à la suite d’une fracture du crâne lors d’un accident de voiture. Il faut se rappeler que ces tragiques événements se sont déroulés entre 1948 et 1953, en des temps où les maladies mentales subissaient les pires tabous auprès de la population.
Pourtant, contre vents et marées, Alys Robi, née Alice Robitaille, issue du quartier Saint-Sauveur, dans la basse-ville de Québec, a repris le collier après sa guérison malgré les embûches que les préjugés plaçaient sur sa route. Alys Robi…une force de vivre phénoménale, un exemple de courage et de détermination!

quebechebdo 29 mai 2011
Le Devoir 31 mai 2011
Le Soleil 31 mai 2011