Le PQ…un parti moribond

27 octobre 2011

La machine à rumeurs de putsch à l’égard de Pauline Marois et de course à la chefferie du PQ est repartie. À mon sens, la chef du parti québécois y a contribué fortement en maintenant son plan de gouvernance souverainiste rétrograde et avilissant.

Toutefois, force nous est d’admettre que le PQ souffre depuis longtemps d’une aigreur, d’une amertume irritable liée à ses déceptions et ses échecs et vit une rancœur viscérale qui a atteint ses racines profondes, particulièrement depuis l’échec du référendum de 1995.

En plus d’être profondément aigri, le PQ n’a pas su adapter son discours à la nouvelle génération, il s’est laissé allé dans les méandres de la tergiversation et n’a pas su soigner ni entretenir son option fondamentale, à savoir la souveraineté du Québec. Le PQ s’est laissé contaminer par le pouvoir et, petit à petit, il s’est éloigné de sa base, de ses militants.

De porte-étendard de l’élan nationaliste qu’il avait su insuffler sur le Québec à sa création, le PQ est devenu un repaire de carriéristes pour qui la souveraineté de la nation québécoise passe loin derrière leurs intérêts personnels.

Les militants et les sympathisants du PQ, tels des immigrants dans leur propre pays, se cherchent des repères pour se reconnecter avec leurs origines, avec leurs racines qui s’assèchent dans un sol aride, faute de sève souverainiste pour les abreuver.

Face à cet état moribond, le PQ n’a guère d’autre choix que de procéder à une cure de rajeunissement…il doit absolument effectuer un retour aux sources en se ralliant aux forces indépendantistes émergentes au Québec et constituer un pôle d’attraction majeur qui saura mobiliser ceux et celles qui n’attendent que ce souffle de vie pour redonner à ce parti sa véritable raison d’être.

Toutefois, et c’est là mon opinion personnelle partagée par plusieurs, je crois que, pour arriver à réussir cette mobilisation, le PQ devra se donner un nouveau chef, doué d’un charisme rassembleur, imbu de la mission de remettre l’option souverainiste sur ses rails et de la promouvoir en priorité, peu importe les voix discordantes étapistes et à saveur de conditions gagnantes qui pourraient s’élever dans le parti.

À ces conditions, je me rallierai derrière ce parti…mais seulement à ces conditions !

vigile.net tribune libre 27 octobre 2011
cyberpresse.ca 27 octobre 2011 "Vos réactions à la crise au sein du Parti québécois"
quebechebdo 29 octobre 2011



Plus de personnes en prison et plus d’armes en circulation

27 octobre 2011

En agissant main dans la main avec le lobby des armes à feu et en voulant abolir le registre des armes à feu pour satisfaire sa base électorale d’extrême droite, le gouvernement conservateur balaie le fait que ce registre, très utile aux policiers, permet non seulement de mieux planifier les interventions des forces de l’ordre, mais aussi de prévenir des drames familiaux en facilitant la saisie des armes de personnes violentes.

Les conservateurs s’entêtent et déballent une cassette argumentaire qui ne convainc personne. Selon eux, l’enregistrement des armes est un processus coûteux, long et compliqué. Or, la procédure d’enregistrement est d’une grande simplicité :

-remplir le questionnaire qui demande de décrire l’arme selon les critères qui y sont déterminés;
-indiquer où les armes seront entreposées;
-faire valider la description par un vérificateur.

Cette démarche ne comporte aucun frais et le formulaire est très simple, mais surtout, l’enregistrement de l’arme est valide tant et aussi longtemps que le propriétaire conserve l’arme, sans besoin de renouvellement.

Contrairement à ce que prétend le gouvernement Harper, le registre permet de mieux contrôler les armes meurtrières, et ce, à des coûts raisonnables et sans constituer un obstacle aux activités légitimes des chasseurs et tireurs de compétition.

Au lieu d’abolir le registre, le gouvernement fédéral devrait plutôt le maintenir et, de ce fait, assurer la protection des citoyennes et des citoyens, notamment en matière d’entreposage et de marquage des armes à feu.

Plus de personnes en prison et plus d’armes en circulation, telle semble être la devise des conservateurs !

quebechebdo 27 octobre 2011
cyberpresse.ca 27 octobre 2011 "Vos réactions face à l'abolition du registre des armes à feu et à la destruction des données"

Rétablir le lien de confiance

26 octobre 2011

Le projet de loi 33, visant à éliminer le placement syndical dans l’industrie de la construction, soulève la colère de la FTQ et du Conseil provincial des métiers de la construction qui font valoir des problèmes de lien de confiance pour rejeter le projet de loi.

À mon avis, cet argument ne tient pas la route si l’on considère les coutumes arbitraires et discriminatoires érigées en système depuis des décennies dans l’embauche des travailleurs de la construction. En réalité, c’est justement parce que la confiance entre les employeurs et les employés est rabrouée qu’il faut mettre un terme à ce statu quo malsain.

Que l’on laisse à des matamores la latitude d’intimider des travailleurs sur les chantiers de construction en 2011 n’a plus sa place. Un ménage s’impose et, en ce sens, j’appuie la démarche de la ministre du Travail qui a décidé de remettre les pendules à l’heure.

En confiant le système de référence des travailleurs à la Commission de la construction du Québec (CCQ), les syndicats retrouveront le rôle premier qu’ils sont appelés à jouer, soit la défense des intérêts de leurs travailleurs, et contribueront de la sorte à rétablir le lien de confiance avec leurs syndiqués!

quebechebdo 26 octobre 2011
cyberpresse.ca 27 octobre 2011 "Vos réactions à la crise dans la construction"

 

Quelle bouffonnerie!

26 octobre 2011

Les Prix Woodrow-Wilson reconnaissent des chefs de file des secteurs de la politique, des affaires, des sciences, des arts, et autres secteurs, qui ont travaillé sans relâche pour améliorer la qualité de vie de ceux et celles qui les entourent, à l’image du président américain Woodrow Wilson. Depuis qu’ils ont été créés, il y a plus d’une dizaine d’années, les Prix ont été remis à des personnalités, dans de grandes villes d’Amérique du Nord et d’ailleurs dans le monde. Cette année, c’est avec enthousiasme que les membres du conseil d’administration du Wilson Center ont proposé d’accorder le prix pour service public à Jean Charest.

Le prix pour service public est remis à des personnes qui se sont distinguées dans l’exercice de leurs fonctions, dans la vie publique, et qui ont maintenu un engagement sincère à l’égard d’opinions éclairées et d’idées bien mûries. Les récipiendaires de ce prix partagent la conviction indubitable du Président Woodrow Wilson envers le débat public, l’art professoral et la diffusion du savoir, dans leur propre pays et ailleurs dans le monde. Plutôt que de sacrifier leurs politiques et leurs idées à l’opportunisme politique ou professionnel, ces dirigeants ont à cœur d’étudier le contexte historique et de mesurer les répercussions à long terme d’importantes questions de politique publique. Ils encouragent les échanges d’idées francs et ouverts, lesquels constituent la pierre d’assise d’une démocratie vivace.

En lisant ces critères d’attribution en relation avec la remise d’un tel prix à Jean Charest , le documentaire de Pierre Falardeau, intitulé « Le temps des bouffons », présenté en 1985, m’est immédiatement revenu en mémoire.

Nous nous retrouvons au Queen Elizabeth pour le banquet annuel du Beaver Club. À la table d’honneur, avec leur fausse barbe et leur chapeau en carton, les lieutenants gouverneurs des dix provinces, des hommes d’affaires, des juges, des rois nègres à peau blanche qui parlent bilingue.

Pendant que la voix du récitant, celle de Falardeau lui-même, assène des paroles acerbes sur la réalité de tous les points chauds du globe d’hier, d’aujourd’hui, de demain, sur la mort des illusions et la montée du veau d’or, la caméra fixe des visages anodins qui ne disent rien, sinon la satisfaction d’être bien lavés, bien pomponnés, bien blanchis.

Alors que les personnages sont prisonniers d’eux-mêmes, s’enfermant dans leurs évidences et leurs célébrations sans joie, Pierre Falardeau continue de les filmer. Il ne guette pas le regard allumé par l’alcool, le ventre qui s’étale, les joues rebondies ou la défaite du maquillage. Il continue simplement de prendre les visages dans leur banalité.

Et la voix de Falardeau de se faire entendre :

« Sont réunis ici ce soir, dans cette illustre enceinte, des personnalités dont le seul nom évoque assurément la grandeur et l’honorabilité puisque, en fait, à cette table ils sont tous honorables. En titre… Mais rassurez-vous, ce soir, exceptionnellement, ils redeviennent tous humains et les règles du protocole sont dès maintenant abolies…

Des bourgeois pleins de marde d’aujourd’hui déguisés en bourgeois pleins de marde d’ autrefois célèbrent le bon vieux temps. Le bon vieux temps, c’est la Conquête anglaise de 1760 ; par la force des armes, les marchands anglais s’emparent du commerce de la fourrure. Chaque année, les grands boss se réunissent pour fêter leur fortune. Ils mangent, ils boivent, ils chantent…

C’est ça, le Beaver Club au début. Deux cents ans plus tard, leurs descendants, devenus tout à fait respectables, font revivre cette fête par excellence de l’exploitation coloniale…Toute la gang des Canadiens français de service est là, costumée en rois nègres biculturels. Des anciens politiciens devenus hommes d’affaires. Des anciens hommes d’affaires devenus politiciens. Des futurs politiciens encore hommes d’affaires.

Toute la rapace est là : des boss pis des femmes de boss, des barons de la finance, des rois de la pizza congelée, des mafiosos de l’immobilier. Toute la gang des bienfaiteurs de l’humanité. Des charognes à qui on élève des monuments, des profiteurs qui passent pour des philanthropes, des pauvres types amis du régime déguisés en sénateurs séniles, des journalistes rampants habillés en éditorialistes serviles, des avocats véreux, costumés en juges à 100 000$ par année. Toute la gang est là : un beau ramassis d’insignifiants chromés, médaillés, cravatés, vulgaires et grossiers avec leurs costumes chics et leurs bijoux de luxe. Ils puent le parfum cher. Sont riches pis sont beaux, affreusement beaux avec leurs dents affreusement blanches pis leur peau affreusement rose. Et ils fêtent…

C’est toute l’histoire du Québec en raccourci. Toute la réalité du Québec en résumé : claire, nette pour une fois, comme grossie à la loupe. Ce soir, les maîtres fêtent le bon vieux temps. Ils fêtent l’âge d’or et le paradis perdu. Ils crient haut et fort, sans gêne, leur droit au profit, leur droit à l’exploitation, leur droit à la sueur des autres. Ils boivent à leurs succès. Ils chantent que tout va bien, que rien ne doit changer, que c’est pour toujours… toujours aux mêmes, toujours les mêmes…

Quelle boufonnerie ! »

vigil.net tribune libre 26 octobre 2011

Abroger le décret

25 octobre 2011

Selon Sylvain Lussier, avocat du gouvernement fédéral lors de la commission Gomery, comme le décret initial par lequel Jean Charest a institué la commission Charbonneau n’a pas été abrogé, un flou juridique important plane encore au-dessus des travaux de la commission.

Pour Me Lussier, soit que la juge Charbonneau opère en vertu du décret, et elle est par conséquent dans l’impossibilité de contraindre des témoins et de leur accorder l’immunité, soit que le gouvernement abroge le décret et ordonne la tenue d’une enquête en vertu de la Loi sur les commissions d’enquête.

Par conséquent, Me Lussier juge improbable le scénario selon lequel la juge Charbonneau amorcerait ses travaux en vertu du décret, pour les poursuivre en vertu de la Loi sur les commissions d’enquête, compte tenu qu’il n’y a jamais de procédures qui vont cohabiter l’une à côté de l’autre.

Par ailleurs, la juge à la retraite de la Cour d’appel, Louise Otis, se montre inquiète quant au fait que la juge Charbonneau doive s’adresser au gouvernement pour obtenir les outils nécessaires pour mener à bien son enquête sur l’industrie de la construction, la collusion, la corruption, et le financement occulte des partis politiques, alléguant qu’un juge de la Cour supérieure n’a rien à demander à personne, tout en rappelant l’importance de la séparation des pouvoirs entre le judiciaire et l’exécutif.

En réalité, en remettant entre les mains de France Charbonneau le fardeau de la preuve sur la pertinence d’user des prérogatives de la Loi sur les commissions d’enquête, Jean Charest se faufile encore une fois derrière les caméras pour mieux gérer ses magouilles d’antichambre.

En conclusion, il m’apparaît évident que la commission Charbonneau revêtira le statut de commission d’enquête publique le jour où le décret qui l’a créé sera abrogé et remplacé par une loi qui ordonne la tenue d’une enquête en vertu de la Loi sur les commissions d’enquête.

vigile.net tribune libre 25 octobre 2011

La noirceur au bout du tunnel

25 octobre 2011

Les suicides de Gilles Nadeau et de Jeannine Proteau survenus en août 2010 soulèvent à nouveau le profond désarroi des personnes âgées aux prises avec des maladies graves pour lesquelles elles manquent de ressources.

En conséquence, à la suite de la recommandation de Serge Daneault, médecin spécialisé en soins palliatifs et professeur à la faculté de médecine à l’Université de Montréal, je ne peux que revendiquer, sur le modèle de la DPJ, la création d’une direction de la protection de la vieillesse (DPV).

À mon sens, il est utopique de plaider l’argument que les personnes âgées se sentiraient « infantilisées » par la mise sur pied d’une telle instance, tel que l’invoque la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, soutenant par ailleurs que les personnes vulnérables disposent, entre autres, du Protecteur du citoyen et de la Commission des droits de la personne. Naïve illusion de penser que les personnes âgées, devant une souffrance non-soulagée et placées sur un chemin sans issue, vont faire appel à ces deux organismes!

Il est tout à fait louable que les jeunes puissent bénéficier d’une DPJ…il serait tout aussi opportun que les aînés, qui ont contribué toute leur vie à l’essor de notre société, puissent disposer d’une DPV qui leur offrirait d’autres voies que « la noirceur au bout du tunnel! »

quebechebdo 25 octobre 2011

Quatre trente sous pour une piastre

24 octobre 2011

Si on se fie aux derniers sondages, les Québécois seraient prêts à changer un ancien chef du parti conservateur converti en chef du parti libéral du Québec pour un ancien ministre péquiste devenu co-fondateur d’une CAQ qui s’apprête à devenir un parti.

En réalité, si, comme le dit le proverbe, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis », on doit admettre que ni Jean Charest ni François Legault ne sont des imbéciles. Toutefois, on doit aussi constater qu’ils ont tous les deux des talents certains pour mettre leur siège dans le sens de l’histoire et afficher des attitudes de girouettes carriéristes.

Néanmoins, que les intentions de vote des Québécois soient si volatiles dénote sans aucune doute un désabusement marqué envers les politiciens actuels qui se traduit par un désir de « changement » qui les conduira à troquer quatre trente sous pour une piastre…ou, si vous préférez, une girouette pour une autre !

Toutefois, à travers cette errance de l’électorat québécois, il est quand même décevant, voire symptomatique, que le PQ n’arrive pas à recueillir les fruits de ce mécontentement et de ce désabusement de la part des Québécois.

À mon sens, la réponse à ce phénomène réside dans le fait que le PQ actuel n’offre pas de solution alternative acceptable, capable de rallier les forces indépendantistes québécoises et, qu’en ce sens, il devient impératif qu’une coalition soit mise sur pied pour faire contrepoids à cette mouvance politique qui nous stagne continuellement dans un piétinement malsain.

vigile.net tribune libre 24 octobre 2011
quebechebdo 24 octobre 2011 (version abrégée)



L’école à rendement

22 octobre 2011

Lorsque Line Beauchamp est devenue ministre de l’Éducation, j’ai cru que nous pourrions enfin compter sur quelqu’un qui avait à cœur la réussite des élèves. Toutefois, j’étais loin de me douter que cette même «réussite» allait servir de critère pour financer les écoles.

C’est en effet ce que proposera, entre autres, la ministre de l’Éducation au congrès du Parti libéral en fin de semaine. À croire que Mme Beauchamp s’est laissé piquer par la mouche de la Coalition de François Legault qui favorise cette même approche dans sa plate-forme sur l’éducation et qui semble voguer vers la victoire avec le nouveau parti qu’il s’apprête à créer.

Une école n’est pas une manufacture de souliers où l’on peut évaluer le rendement des employés sur le chiffre d’affaires de l’entreprise…Une école est constituée d’êtres humains, soit des élèves, qui évoluent dans un monde diversifié et sur lequel elle ne peut exercer un plein contrôle.

J’espère ardemment que les militants libéraux vont rejeter une telle proposition qui reflète une philosophie complètement absurde basée sur l’école à rendement!

quebechebdo 22 octobre 2011 

Davie devra rester au port

21 octobre 2011

En se faisant damer le pion par Vancouver Ship yards pour l’octroi d’un contrat de 8 milliards $ pour la construction de sept navires non destinés au combat, dont un brise-glace polaire et des navires de soutien interarmés, le chantier maritime Davie de Lévis devra oublier l’embauche d’au moins 1500 travailleurs pour les 15 prochaines années.

Même si le carnet de commande de Davie Canada comprend trois navires de construction «offshore» à finir pour la firme norvégienne Cecon et deux nouveaux bateaux pour la Société des traversiers du Québec, et que des négociations sont en cours pour décrocher des contrats de l’ordre de 2 milliards $, le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon, Paul-André Brulotte n’y voit qu’un prix de consolation qui risque de démoraliser les travailleurs encore inscrits sur la liste de réserve.

Considérant les efforts financiers investis pour que Davie Canada réponde à toutes les exigences pour décrocher un tel contrat, qu’il s’agisse de l’expertise en approvisionnement, en ingénierie, en gestion de projets, de sa capacité financière, de ses compétences et des équipements nécessaires, nous sommes en droit de nous demander si, encore une fois, le Québec ne se trouvait pas dans le champ de mire de Stephen Harper!

Une décision politique qui a pour effet de retarder le départ de Davie qui devra rester au port en attendant…

quebechebdo 21 octobre 2011 

La Maison de la littérature de Québec

21 octobre 2011

Le projet de la Maison de la littérature de Québec, dont l’ouverture officielle est prévue pour l’automne 2013, a franchi une étape importante par le dévoilement du récipiendaire du concours d’architecture remis à la jeune firme montréalaise Chevalier Morales pour la présentation de sa maquette de ce futur lieu de création et de diffusion littéraire québécoises.

La Maison de la littérature de Québec sera aménagée dans l’ancien temple Wesley, mieux connu sous le nom de Salle de l’Institut , située sur la place de l’Institut Canadien et de la Chaussée-des-écossais, à l’angle des rues Sainte-Angèle et Dauphine. Fermée depuis 1999, la salle de l’Institut a marqué l’histoire culturelle de Québec, notamment par la série « Les lundis de l’Institut » qui a accueilli de nombreux artistes de renom pendant près de soixante ans.

En plus des subventions des divers paliers de gouvernement totalisant 11,8M$, la Maison de la littérature a fait l’objet d’un engagement pris lors du sommet de Québec horizon culture, né d’une volonté commune des gens d’affaires, du milieu culturel et de la classe politique de faire de la culture un des moteurs du développement économique de la capitale nationale.

L’actuelle bibliothèque publique située au rez-de-chaussée sera déménagée à l’étage et intégrée au concept qui comprendra, entre autres, en plus d’une collection spécialisée en littérature québécoise, un bistro littéraire, des cabinets d’écriture, un studio de création, une résidence d’écrivains, un salon de lecture, un espace web et des bureaux pour les organismes littéraires.

La Maison de la littérature de Québec deviendra un lieu de rencontres privilégié entre les écrivains et le public où l’on pourra tenir des lancements, des spectacles littéraires, des rencontres d’auteurs, des colloques et des événements littéraires. Les jeunes de la relève littéraire soutenus par Première Ovation pourront y rencontrer leur mentor, obtenir du soutien et présenter au public le résultat de leur travail. De plus, elle sera le lieu tout désigné pour accueillir la programmation du festival « Québec en toutes lettres » présenté avec succès l’an dernier par l’Institut Canadien de Québec.

Comme le disait l’écrivain Gilles Pellerin en 2006 :

« Chacun aime Québec pour son incomparable beauté, mais sa beauté n’est pas fortuite : au-delà de son site exceptionnel, de sa façon de braver le nordet, comme une poupe dressée au-dessus du Saint-Laurent, Québec doit son charme à ce que, de ses origines à maintenant, ses habitants ont su lui ajouter : ses maisons, ses édifices publics, ses rues, ses escaliers, ses quais… C’est que la beauté de Québec a toujours sollicité les écrivains. Ils en ont fait l’âme de ce pays, le creuset de l’expression française du nord de l’Amérique. »

vigile.net tribune libre 21 octobre 2011
quebechebdo 22 octobre 2011 (version abrégée) "Un projet unique et novateur"