L’église à l’ombre de 175 logements

15 novembre 2011

À moins d’un revirement de dernière minute, lors de la prochaine réunion du conseil municipal le 21 novembre, la Ville de Québec autorisera la construction de 175 logements dans le quartier Sainte-Maria-Goretti dans l’arrondissement de Charlesbourg, sur un terrain adjacent à l’église paroissiale.

Malgré les nombreuses contestations de plusieurs citoyens réclamant la tenue d’un référendum sur ce projet, les autorités municipales maintiennent quand même le cap sur leur décision d’aller de l’avant, invoquant le règlement 74.4 pour soustraire le développement résidentiel au processus référendaire, lequel règlement stipule qu'un projet qui couvre une superficie supérieure à 25 000 mètres carrés n’est pas soumis à une consultation populaire.

À mon sens, la Ville de Québec, en agissant de la sorte, se camoufle derrière un règlement et isole l’église de Sainte-Maria-Goretti à l’ombre de 175 logements. Pour ceux qui aimeraient constater de visu le portrait que nous présentera l’arrivée de ce développement résidentiel, je vous suggère, si cela vous est possible, d’aller jeter un coup d’œil sur le croquis qui a été fourni aux citoyens par la Ville de Québec et qui est reproduit dans le Soleil du 14 novembre en page 4.

quebechebdo 15 novembre 2011
cyberpresse.ca 16 novembre 2011

35 ans plus tard…

15 novembre 2011

Le 15 novembre 1976, le Parti québécois prend le pouvoir pour la première fois, récoltant l’appui de 42 % de l’électorat et 71 circonscriptions. Le rêve se réalise !

Pendant les années qui suivent, les réformes déboulent à un rythme d’enfer. L’équipe du « tonnerre » de René Lévesque a le vent dans les voiles. Le Québec vibre aux convictions de ces hommes et de ces femmes qui ont envahi la scène politique québécoise, de ces hommes et de ces femmes qui veulent changer le cours des événements, de ces hommes et de ces femmes qui se sont donné comme mission de rendre aux Québécois ce qui leur a été dérobé depuis des décennies.

Quatre ans plus tard, le référendum de 1980, noyé sous une question alambiquée à saveur aigre d’étapisme, va contribuer à jeter un écran de fumée sur les ardeurs de 1976. Le mouvement patriotique se met alors progressivement à perdre haleine jusqu’au dernier souffle du référendum de 1995 qui sonne le glas du beau rêve.

Depuis lors, des forces indépendantistes ont émergé de partout au Québec, entraînant avec elles des réflexions sur les raisons de ces deux échecs référendaires. Avec elles, des pistes de solutions sont apparues et des idées nouvelles ont fait surface.

À mon sens, la pierre angulaire sur laquelle repose l’argumentaire déclencheur qui allait ouvrir la voie à une véritable solution, réside dans le constat que le PQ, dès son origine, n’était pas un parti indépendantiste. Le concept de base qui a façonné son idéologie, soit la souveraineté-association, visait le création d’un Québec souverain politiquement mais dépendant économiquement du Canada.

Telle est, selon moi, l’épée de Damoclès qui continue de pendre au-dessus de la tête du PQ mais dont le fil risque de plus en plus de céder, dû à l’usure laissée par des années de valses-hésitations sclérosantes.

Aujourd’hui, le politique se doit de reprendre contact avec le citoyen, avec la voix de la raison. Aujourd’hui, le citoyen prend la parole et incite les politiciens à lui donner sa place dans les débats de société. Aujourd’hui, la politique « autrement » repose sur la coalition citoyenne nationale des forces indépendantistes émergentes au Québec.

Aujourd’hui, les militants et sympathisants à la cause n’ont plus le goût de répéter les sempiternelles courbures avilissantes devant un ROC mesquin et roublard à l’endroit de notre identité française.

Enfin, aujourd’hui, la voix du citoyen est devenue la voie vers l’indépendance. Aux partis indépendantistes d’en pendre bonne note et de s’empresser d’emboîter le pas avec lui dans une nécessaire coalition qui nous conduira enfin à destination !

vigile.net tribune libre 15 novembre 2011



Si le Québec était ingouvernable, il y a quatre ans…

14 novembre 2011

Le député péquiste, Nicolas Marceau, a bien connu François Legault durant les années 2000, à l’époque où il préparait son « budget de l’an 1 ». Aux dires de Nicolas Marceau, Legault s’affichait alors comme un des plus farouches souverainistes, animé de l’urgence de tenir un référendum aussitôt que le PQ reprendrait le pouvoir.

Son document louait les avantages d’un Québec souverain et devait faciliter le cours des événements en éliminant les derniers obstacles à la souveraineté, en particulier, les chevauchements et les impôts et taxes payés à Ottawa.

En 2003, aussitôt que le PQ s’est retrouvé dans l’opposition, François Legault, devenu critique en matière de finances, a même réussi à convaincre Bernard Landry de mettre sur pied une étude visant à démontrer la viabilité d’un Québec souverain sur le plan financier, s’adjoignant cinq experts pour valider les données et les conclusions de son document…dont Nicolas Marceau.

Dans la conclusion de cette étude, parue en mai 2005, François Legault fait la démonstration que le Québec pourrait récupérer des surplus de l’ordre de 17 milliards $ aux simples chapitres de l’élimination des chevauchements et du rapatriement des taxes et des impôts versés au fédéral.

Enfin, Legault concluait que non seulement le Québec souverain était financièrement viable, mais que son appartenance au Canada représentait un sérieux handicap, alléguant que, en persistant dans le statu quo actuel, le Québec en était réduit à l’impuissance devant le caractère implacable des chiffres qui ressortaient de l’étude.

Lors de conversations qu'il a eues avec François Legault au cours des années 2007-2008, Nicolas Marceau affirme qu’il était parmi les « plus pressés » de faire la souveraineté… Aujourd'hui, soit trois ans plus tard, le chef de la Coalition pour l’avenir du Québec prétend pouvoir respecter les mêmes engagements que lorsqu'il se retrouvait du côté des souverainistes et ce, tout en dirigeant une province.

Devant la « conversion mystérieuse » du François Legault qu'il a connu, Nicolas Marceau pose à juste titre cette piste de réflexion fondamentale :

« Si le Québec était ingouvernable, il y a quatre ans, en tant que province, parce qu'il nous manquait la moitié de nos outils, c’est difficile de comprendre que, tout d’un coup, ce soit devenu possible! »

En ce qui me concerne, le paradoxe Legault réside dans sa capacité d’orienter son siège dans les sens de l’histoire, en d’autres termes, de profiter d’un vent de changement tellement omniprésent sur la scène politique québécoise que notre vire-capot national vit présentement sur un nuage qui ne tardera pas à éclater lorsque les perturbations du paysage politique se manifesteront!

vigile.net tribune libre 14 novembre 2011 

 

En termes stratégiques

14 novembre 2011

Dans un article signé de ma main sur la tribune libre de Vigile en date du 8 novembre sous le titre « Qu’attend le PQ ? », je dénonçais en ces termes l’inaction du PQ devant la manne de munitions que fournissait le gouvernement Harper à la cause souverainiste, particulièrement au cours des derniers mois :

« En conséquence, au moment où l’ennemi est à découvert, il me semble que l’artillerie lourde péquiste devrait en profiter pour tirer dessus à boulets rouges au lieu de regarder passer aveuglément le char d’assaut sans réagir ! »

Dans cette perspective, je me rallie d’emblée aux propos et commentaires contenus dans quelques articles parus sur cette tribune à l’effet que les intervenants souhaitent que le mouvement indépendantiste attaque de front les aberrations du fédéralisme, alléguant que notre cause pourra rallier bon nombre d’indécis en agissant de la sorte.

Toutefois, quoique conscient qu'une telle stratégie pourrait avoir des effets positifs sur une certaine mobilisation, je demeure convaincu que nous devons aussi travailler sur notre terrain pour en arriver à rallier ces mêmes indécis aux bienfaits de la souveraineté.

En termes stratégiques, je ne crois pas que nous avons avantage à placer tous nos œufs dans le même panier. En conséquence, je crois plutôt que nous devons unir nos efforts en attaquant la forteresse canadian tout en faisant la promotion de notre identité québécoise.

Qu'on le veuille ou non, nous sommes appelés à cohabiter avec le ROC pour le meilleur et pour le pire. À mon sens, compte tenu de ce destin territorial auquel nous ne pouvons échapper, nous devons concentrer nos énergies à en retirer le « meilleur », soit des victoires des deux côtés des tranchées.

De cette façon, nous arriverons à donner à notre territoire toute sa fierté et sa légitimité tout en continuant à cohabiter avec un voisin qui n’aura d’autre choix que d’accepter l’existence d’une véritable « société distincte » dans son voisinage immédiat !

vigile.net tribune libre 14 novembre 2011



 

Attaquer sur les deux fronts

13 novembre 2011

Imaginons le scénario suivant…Je possède une magnifique maison patrimoniale sur un spacieux terrain boisé le long du Saint-Laurent. Cependant, les séquelles laissées sur sa charpente, dû à la rigueur de notre climat, m’obligent à la retaper pour lui redonner ses airs de fierté.

Par ailleurs, mon voisin immédiat, propriétaire d’un domaine ancestral, délaisse depuis des décennies son entretien, si bien que les conditions d’hygiène et de salubrité sont même remises sérieusement en question par plusieurs résidents environnants.

Certains d’entre eux, connaissant mon projet de rénovation, m’ont conseillé de porter plainte aux autorités municipales et d’exiger la démolition de la maison de mon voisin. En ce qui me concerne, comme je suis à peu près convaincu que je n’obtiendrai pas gain de cause à la suite d’une telle demande, j’ai plutôt opté pour une plainte exigeant que mon voisin respecte les conditions normales de salubrité.

De cette façon, je pourrai procéder aux rénovations souhaitées tout en obtenant de mon voisin qu’il se conforme aux règles élémentaires de civisme, ce qui aura comme effet que les rénovations apportées sur ma maison auront davantage d’effets positifs sur son apparence et sur celles des résidents immédiats.

Attaquons maintenant le contenu de mon argumentaire. Certains commentaires parus dans divers médias souhaitent que le mouvement indépendantiste attaque de front les aberrations du fédéralisme, alléguant que notre cause pourra rallier bon nombre d’indécis en agissant de la sorte.

Quoique conscient qu'une telle stratégie pourrait avoir des effets positifs sur une certaine mobilisation, je demeure convaincu que nous devons aussi travailler sur notre terrain pour en arriver à rallier ces mêmes indécis aux bienfaits de la souveraineté.

En termes clairs, je ne crois pas que c’est en détruisant que l’on construit, je ne crois pas que le seul objectif de destruction d’un système fera germer la naissance d’un autre. Je crois plutôt que nous devons unir nos efforts et attaquer sur les deux fronts, à savoir les failles de la forteresse fédérale et les forces de notre résidence patrimoniale québécoise.

De cette façon, nous arriverons à donner à notre territoire toute sa fierté tout en continuant à cohabiter avec un voisin qui n’aura d’autre choix que de respecter son voisinage.

quebechebdo 13 novembre 2011

 

 

À propos de la coalition

12 novembre 2011

Devant l’éparpillement des forces souverainistes et la création de nouveaux partis ou mouvements indépendantistes, il est tout à fait naturel que les sympathisants et les militants à la cause sentent le besoin de se rallier et de réunir leurs forces.

Pour y arriver, deux avenues s’offrent à nous : soit une coalition de partis, soit une coalition citoyenne nationale regroupée autour d’un parti.

D’emblée, je vous dirais que si le PQ, un parti déjà implanté depuis plus de quarante ans sur la carte électorale du Québec, décidait de mettre de l’avant la machine indépendantiste, il réussirait à être ce catalyseur qui pourrait mobiliser la coalition nationale. Mais, force nous est de constater que le PQ actuel a perdu toute crédibilité pour réaliser cette mobilisation citoyenne.

Or, devant l’urgence de la situation qui donne des signes évidents que des élections risquent d’être déclenchées dans les prochains mois, il reste donc la première hypothèse, soit une coalition de partis.

Pour ma part, une telle alliance doit reposer sur une base solide et sans équivoque, à savoir, tel que proposé par Jean-Martin Aussant dans la plate forme de son nouveau parti, la mise sur pied d’une constitution qui serait soumise à un référendum, laquelle constitution contiendrait une déclaration de souveraineté et dont l’adoption signifierait de facto que le Québec devient un état souverain.

Quant au véhicule que nous devons utiliser pour articuler une telle coalition, je retiens l’idée exprimée par certains intervenants sur cette tribune à l’effet de signer une entente électorale permettant de choisir dans les comtés le candidat ou la candidate souverainiste ayant les meilleures chances de l’emporter.

Une fois que la base solide à laquelle j’ai fait allusion précédemment dans ce billet sera acceptée par toutes les parties, je crois que cette coalition aura toute l’énergie nécessaire pour mobiliser les citoyens à la cause et ce, peu importe le délai qui nous sera imposé par les humeurs de notre premier ministre et de ses « sages » conseillers !

vigile.net tribune libre 12 novembre 2011 



 

Le grand ménage avant l’arrivée de la visite

12 novembre 2011

Pour réaliser leur recherche intitulée « La judiciarisation des personnes en situation d’itinérance à Québec : point de vue des acteurs socio-judiciaires et analyse du phénomène », des chercheurs universitaires ont retracé quelque 4000 constats d’infraction remis à 284 personnes.

Les résultats démontrent, entre autres, que le nombre d’infractions a été multiplié par cinq entre 2000 et 2010. Un petit groupe de marginaux, particulièrement des jeunes, se partagent des milliers d’amendes pour une moyenne individuelle de 13 000$. Leur crime? Avoir mendié, dormi sur un banc public ou s’être adonné au « squeegee »!

Aux yeux du coordonnateur de la section de Québec de la Ligue des droits et libertés, Sébastien Harvey, il se demande si l’action répressive des policiers n’empire pas davantage la situation plutôt que de l’améliorer.

La lecture de l’enquête révèle de plus que les policiers deviennent encore plus friands lorsqu’arrivent les mois d’été et qu’il faut nettoyer la place pour accueillir les touristes dans un environnement « propre »!

En termes clairs, les autorités policières municipales auraient avantage à travailler en collaboration avec les organismes communautaires pour venir en aide aux itinérants au lieu de s’affairer à faire le grand ménage avant l’arrivée de la visite!

quebechebdo 12 novembre 2011

 

 

Une saine opposition naissante à Québec

11 novembre 2011

C'est un secret de polichinelle que le maire Labeaume, par son style plutôt marginal, sème souvent la controverse autour de lui. Il est vrai qu'il semble parfois voguer sur une galère chargée de mégalo projets. Toutefois, on doit aussi admettre qu'il bénéficie d'un appui de 80% de la part des citoyens de la capitale nationale.

Face à un tel contexte, il n’est donc pas surprenant que des citoyens sentent le besoin de se regrouper pour offrir à Équipe Labeaume une opposition légitime. Il en est ainsi de l’ex-président de la Commission de la capitale nationale, Pierre Boucher, qui vient de lancer son mouvement « Québec autrement » dont le nom révèle à lui seul les intentions de son fondateur, à savoir contrer la « dérive démocratique » issue du style de gestion de Régis Labeaume, les « dérapages financier et budgétaire » à la Ville de Québec et enfin la dimension trop festive de la Ville au détriment des besoins de proximité des citoyens

De son côté, la conseillère indépendante de Vieux-Québec-Montcalm, Anne Guérette, a déjà réservé auprès du Directeur général des élections le nom de « Parti démocrate de Québec » et semble démontrer beaucoup d’enthousiasme à l’idée de fonder son propre parti et de « travailler en équipe ».

Sans prendre parti pour une option ou pour l’autre, je vois, dans ce foisonnement de regroupements, la naissance d’une saine opposition à l’Hôtel de Ville de Québec, pour le plus grand bien de la démocratie et, par conséquent, des citoyens!

quebechebdo 11 novembre 2011

 

Ça sent les élections!

11 novembre 2011

En même temps qu’il promulguait le dernier décret conférant à la commission Charbonneau tous les pouvoirs reliés à la Loi sur les commissions d’enquête, le gouvernement Charest mettait secrètement la table pour le déclenchement prochain d’élections générales au Québec.

Bien que le gouvernement , compte tenu des exigences de France Charbonneau, n’avait plus le choix et qu'il était pris dans son propre piège, il y a perçu stratégiquement  l’occasion idéale de retourner en sa faveur un contexte favorable à un appel aux urnes, en ce sens qu'il pourra toujours invoqué qu’il a eu la « sagesse » de changer d’idée et de se ranger derrière l’opinion publique.

Si, comme le dit l’adage, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’idée », Charest pourra toujours alléguer qu'il n’est pas un imbécile et l’opposition aura beau invoquer tous les arguments pour prétexter le fait que le ministre Fournier reçoit un déni de la part de l’appareil judiciaire, elle sera bafouée illico par la prétendue souplesse du gouvernement.

À ceux qui mettent en doute mes présomptions, je leur pose cette question : « Croyez-vous sincèrement que le conseil des ministres du gouvernement Charest aurait accepté un tel décret s’il n’avait pas d’abord envisagé un moyen détourné de le tourner en sa faveur? »

Connaissant les chemins tortueux à travers lesquels ce gouvernement déambule depuis des années, il faudrait être bien naïf pour croire qu'il est acculé au pied du mur. Charest a toujours su trouver les moyens de se sortir des guets-apens qui se présentaient devant lui, et ce n’est pas aujourd'hui qu’il ne tentera pas de rebondir comme d’habitude et de profiter de cet élan de simili gros bon sens pour essayer de faire avaler à l’électorat québécois cette pilule empoisonnée.

Et si, comme le dit un autre adage, « un homme averti en vaut deux », il serait sûrement opportun, pour les forces souverainistes, de retenir la petite histoire de la création in extremis de la véritable commission d’enquête Charbonneau et, de ce fait, rétablir les faits sur les vraies raisons de sa création lorsque l’occasion se présentera…et croyez-moi, l’occasion ne tardera pas à se présenter…ça sent les élections!

vigile.net tribune libre 11 novembre 2011
quebechebdo 11 novembre 2011

      

La table est mise

10 novembre 2011

Depuis la création de la pseudo commission d’enquête Charbonneau, soit depuis trois semaines, aucune communication officielle n’avait été établie entre la commissaire et le gouvernement. La version officielle du ministre Dutil se contentait de dire que la balle était dans son camp.

Eh bien voilà, la balle est sortie du camp! Selon la dernière déclaration du gouvernement, via le ministre Fournier, la juge France Charbonneau a fait savoir au gouvernement Charest qu'il lui apparaissait essentiel, pour lui permettre d’exécuter pleinement son mandat, de disposer des pleins pouvoirs et immunités que lui confèrent la Loi sur les commissions d’enquête, entre autres, ceux de contraindre les témoins, tout en leur permettant de bénéficier de l’immunité relative à leur témoignage et de conférer aux commissaires ce même droit à l’immunité dans la poursuite de leurs travaux.

La table est maintenant mise pour une véritable commission d’enquête. La commission d’enquête Charbonneau a dorénavant acquis ses lettres de créances. Elle peut procéder en toute équité. La juge Charbonneau a maintenant les deux mains sur le volant.

Quant à Charest, maintenant qu'il a été acculé au pied du mur par un mouvement populaire tenace depuis trois ans, réclamant la création de cette véritable commission d’enquête, attendons-nous à ce qu'il déclenche des élections dans les prochains mois, soit avant que les travaux de la commission n’ait véritablement pris leur envol, se targuant d’avoir écouté les doléances du « bon peuple » et d’avoir agi en « bon gouvernement »!

De toute façon, notre sage premier ministre trouvera bien, en temps opportun, le moyen de noyer le poisson de la corruption dans la mare d’un nouveau scandale! 

vigile.net tribune libre 10 novembre 2011
quebechebdo 10 novembre 2011 (version abrégée)