Retour à l’étapisme

6 février 2012

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’opinion de Pierre Curzi, son titre « Suspendre ses convictions » faisant déjà foi de sa position, parue dans le Devoir du 6 février, souffre d’un certain attiédissement plutôt inquiétant relativement à la démarche qu’il propose pour « obtenir des pouvoirs supplémentaires du gouvernement fédéral ».

« Il y a deux façons pour le peuple québécois d’obtenir des pouvoirs supplémentaires du gouvernement fédéral. La première consiste à faire l’exercice d’écrire la constitution du Québec, peu importe qu’il s’agisse d’une constitution de province ou d’une constitution de pays. Au terme du processus de rédaction définissant les valeurs (langue française, égalité des hommes et des femmes, laïcité de l’État, etc.), les institutions démocratiques et les pouvoirs nécessaires à l’émancipation des Québécois, cette nouvelle constitution serait entérinée démocratiquement par la nation québécoise et présentée au Canada anglais. Le Canada serait tenu de négocier de bonne foi avec le Québec l’acceptabilité constitutionnelle des pouvoirs inscrits dans la première constitution du Québec. »

Quant à la deuxième façon, le député indépendant de Borduas fait allusion aux référendums d’initiative populaire (RIP), sans les nommer, qu’il qualifie de « bouquets de revendications constitutionnelles » et pour lesquels il ne semble pas donner beaucoup de crédibilité, compte tenu qu’ils ouvrent la porte aux autres partis, tels les caquistes, qui « pourraient demander aux Québécois s’ils veulent rapatrier leurs impôts ou leurs traités comme Kyoto ».

En bref, Pierre Curzi nous propose de « suspendre nos convictions » pour « faire l’exercice d’écrire la constitution du Québec », laquelle serait « présentée au Canada anglais…qui serait tenu de négocier de bonne foi avec le Québec ». Vous ne trouvez pas que cette démarche revêt des airs d’étapisme à la Morin ?

En réalité, ce que Pierre Curzi oublie de mentionner, c’est qu’il existe une troisième voie, à savoir celle de l’accession à l’indépendance du Québec via un référendum qui « contiendra notamment une déclaration de souveraineté du Québec », telle que proposée dans la plate-forme de l’Option nationale :

« Dans un premier mandat, un gouvernement d’Option nationale : Fera en sorte qu’une Constitution du Québec soit écrite avec la plus grande participation possible de la population du Québec, accompagnée d’experts en la matière, et qu’elle soit ultimement entérinée par le biais d’un référendum. Cette Constitution contiendra notamment une déclaration de souveraineté du Québec, de même que la reconnaissance de valeurs fondamentales telles que l’égalité homme-femme, la justice sociale, le bien-être des aînés, la protection de la langue française, la laïcité des institutions et le respect rigoureux des principes de développement durable. »

Pas question d’aller négocier quoi que ce soit avec Ottawa, la recette est périmée. Pierre Curzi nous propose de suspendre nos convictions…Jean-Martin Aussant nous suggère de les affirmer et de les concrétiser…franchement plus mobilisateur, vous ne pensez pas ?

vigile.net tribune libre 6 février 2012
quebechebdo 9 février 2012

Les deux solitudes

6 février 2012

" Il n’existe pas de plus pénible solitude que de la vivre à deux."
Pensée personnelle

La vie d’un peuple ressemble parfois à celle d’un être humain. Il arrive aussi à l’occasion que l’on peut comparer l’existence d’un peuple à celle d’un couple.

Ainsi, lorsque, dans un couple, la communication est rompue, qu’une barrière infranchissable s’est érigée entre les parties, la séparation devient la seule issue qui permettra à chacun des conjoints de continuer sa route en toute liberté.

À mon sens, il en va de même d’un peuple constitué de deux nations distinctes qui se sont réunis il y a 145 ans dans l’espoir que leurs différences finiraient par faire place à une union harmonieuse.

Aujourd’hui, force nous est de constater que cette « union » est devenue une utopie, pire encore un cauchemar duquel les Québécois sont incapables de se sortir, assaillis de toutes parts dans leur identité et leurs valeurs par un déni scandaleux de la part du ROC.

Nous n’avons qu’à constater les dernières pirouettes du gouvernement Harper concernant son mépris pour le respect des deux langues « officielles » de ce « mariage » nommé le Canada pour se rendre à l’évidence que la séparation devient inévitable.

Mais là où le bât blesse davantage, c’est que la partie qui a contracté cette union et qui se retrouve cantonnée dans cet état de vil asservissement persiste à rêver naïvement de réconciliation avec l’autre partie en lui proposant des accommodements qu’elle juge « raisonnables ».

Devant cette scène plutôt pénible, les Québécois sont confrontés à vivre dans la solitude au sein d’une union malsaine qui les détruira dans leurs racines les plus profondes ou à se s’en séparer pour continuer leur route en toute liberté et en toute authenticité.

Actuellement, seule l’Option nationale nous propose clairement et ouvertement cette solution, à savoir la séparation d’avec le reste du Canada. Il m’apparaît qu’après 145 ans de vie commune, envahie de soubresauts et de discussions ayant abouti continuellement à des culs-de-sac, le temps de se prendre en main est arrivé et de suivre la voie que nous offre Jean-Martin Aussant!

quebechebdo 6 février 2012
vigile.net tribune libre 7 février 2012 (version modifiée) "Un divorce inévitable" 

Des Néo-Canadiens bidon

5 février 2012

Dans un bref communiqué publié par La Presse Canadienne dans Le Soleil du 3 février, on apprend qu’une cérémonie spéciale de réaffirmation de citoyenneté canadienne organisée « à la hâte » en octobre 2011 par le gouvernement fédéral n’avait attiré que trois Néo-Canadiens.

Devant cette piètre participation, le personnel politique de Jason Kenney, ministre de l’immigration et responsable de l’organisation, a demandé, à la dernière minute, à six fonctionnaires fédéraux de jouer le rôle de figurants à titre de nouveaux citoyens dans le but de donner des allures « plus sérieuses » à la cérémonie.

Et, pour ajouter plus de crédibilité aux « nouveaux citoyens », les animateurs de la soirée leur ont même demandé de décrire les émotions qu’ils ont ressenties au moment de l’interprétation de l’hymne national.

Un autre scénario truqué d’enfirloupettes sur la scène théâtrale du gouvernement Harper dont le talent pour ce genre de pirouettes alambiquées ne cesse de déborder.

quebechebdo 5 février 2012 

Le chanteur engagé

5 février 2012

« Avec Appalaches, son plus récent 17ième album, le chanteur a senti comme un besoin de « nommer le territoire » où il vit depuis l’époque des communes avec Marthe, sa compagne, son « équilibre ».

Tels sont les mots utilisés par Betty Achard au début de son article paru dans le magazine le Bel âge, édition de mars 2012, sous le titre « Richard Séguin…l’infatigable troubadour ».

Les extraits de cet article qui font ressortir l’attachement de Séguin pour sa terre natale et le besoin viscéral qu’il éprouve à retourner constamment « dans ce coin de pays de montagnes et de vents » sont extrêmement révélateurs des raisons qui dépeignent Richard Séguin comme un chanteur engagé :

« On n’est pas dans une tour d’ivoire, on n’est pas détaché du monde. Les feux de la fraternité sont toujours là. L’échange est réel ».

Issu d’un milieu ouvrier de Pointe-aux-Trembles, d’un père travaillant dans les raffineries de pétrole, Richard, quoique n’ayant jamais été confronté à la « grosse misère », à vécu très modestement. Toutefois, la famille Séguin avait hérité d’un trésor inestimable, à savoir la musique :

« Un grand-père au violon, un père à l’accordéon, ça laisse des traces. »

Toutefois, après 40 ans de métier, l’artiste se sent souvent exaspéré par une société qui transforme les citoyens en simples consommateurs tout en réduisant la culture à un statut de divertissement. Et pourtant, d’affirmer Séguin : « Le temps d’une chanson, j’ai parfois l’impression de changer le monde! »…tout en ajoutant avec lucidité que, même si ça ne change pas le monde, « ça fait rudement du bien. »

Pour Richard Séguin, ses rendez-vous avec le public sont « auréolés d’un mystère » qui tient du merveilleux. Ils représentent les instants les plus vrais, les confidences de l’artiste sur les valeurs auxquelles il est toujours resté fidèle tout au long de sa carrière. À l’image de ses maîtres, dont font partie les Miron, Leclerc et Vigneault, Séguin nomme lui aussi le pays, « espérant élargir les sentiers qu’ils ont ouverts ».>

Comme il l’a déjà écrit dans une de ses chansons : « Qu’il est long le trajet des racines à la cime » et « du noyau jusqu’au fruit ». Qualifié déjà de « Kérouac de la chanson », Richard Séguin, à 60 ans, continue d’arpenter les routes et demeure encore aujourd’hui l’un des symboles de la chanson engagée au Québec. 

quebechebdo 5 février 2012

Destination…l’indépendance du Québec

4 février 2012

Dans son article paru sur cette tribune en date du 3 février sous le titre « Où s’en va Vigile ? », lequel article s’inscrit dans la lignée de quelques commentaires remettant en question l’avenir de Vigile, Pierre-Paul Sénéchal s’exprime en ces termes :

« À l’origine, comme son nom l’exprime d’ailleurs très adéquatement, il a su exercer une veille constante de l’activité politique. Cette veille a permis d’outiller les militants souverainistes dans leur combat sur le terrain. »

Et M. Sénéchal de conclure :

"Cette brève note [en référence à un article paru sous le titre « Vigile doit dorénavant… » paru le 1er février] que j’avais adressée à la direction, n’était rien d’autre qu’une invitation à regarder comment on pourrait se saisir de la situation."

Voici mon commentaire personnel que j’ai transmis à la suite de cet article :

« Pour ma part, la voie de la raison demeurera toujours la plus sure…C’est pourquoi, autant les responsables de Vigile que ceux qui y participent par leurs écrits ou leurs commentaires se doivent de garder le cap sur la destination et ce, tout en respectant les divers itinéraires proposés.

Je suis absolument convaincu que tous les intervenants sur cette tribune sont de bonne foi et qu’ils y apportent une contribution honnête pour autant que le débat se situe au niveau des arguments et non pas des attaques personnelles.

Pour ce qui est de Vigile, il demeure un site privilégié que très peu de médias peuvent se permettre de nous offrir pour exprimer nos opinions…Faisons donc confiance à son webmaster, le créateur de ce site, Bernard Frappier qui, j’en suis persuadé, en tant que philosophe, a toujours su, sait et saura retirer les leçons qui s’imposent, le cas échéant ! »

Dans la même ligne de pensée, j’ai aussi fait parvenir ce commentaire à la suite d’un article qui remettait en question la ligne éditoriale « anti-Marois » de Vigile :

« Bernard Frappier est le créateur de ce site dont la ligne éditoriale a toujours été d’offrir une tribune libre où les intervenants expriment leur opinion sur les avenues à explorer pour accéder à l’indépendance du Québec. En tant que webmaster de ce site, il a jugé que le plan de gouvernance souverainiste du PQ-Marois allait à l’encontre de la ligne éditoriale de son site…et c’est son droit ! »

En conclusion, considérant la variété des opinions émises sur ce site concernant la cause que nous défendons, laissant, par le fait même, la porte ouverte à celles et ceux qui maintiennent leur destination sur l’indépendance du Québec, je continuerai, pour ma part, d’y faire valoir mon point de vue sur l’itinéraire que je juge opportun pour y arriver dans les délais les plus raisonnables tout en invitant les autres intervenants à proposer le leur.

vigile.net tribune libre 4 février 2012



Saisir l’inédit

3 février 2012

À force de jouer avec des arguments rationnels depuis plus d’un an dans les méandres de la politique, j’en étais arrivé à oublier les chemins émotifs qui m’ont toujours conduit sur l’essence de l’homme, à savoir sur ce qu’il ressent face à tel événement.

Aussi ai-je cru bon de me ressourcer, le temps d’un instant, dans les abysses révélatrices de la poésie, un sentier qui m’a toujours bien servi dans les étapes déterminantes de ma vie.

En guise de temps d’arrêt dans cette période cruciale où notre peuple se retrouve confronté à son destin, je vous offre ce poème que j’ai écrit un jour et qui, je l’espère, vous amènera un peu à « saisir l’inédit ».

Toi mon amie fidèle 
Tantôt silencieuse 
Tantôt pernicieuse 
Avec toi je m’éveille

Tu trottes dans ma tête 
Tantôt laborieuse 
Tantôt paresseuse 
Telle l’insatiable bête

Sans cesse tu me harcèles 
Tantôt capiteuse 
Tantôt minutieuse 
Semant mots en parcelles

À bout de souffle je m’assois 
Et en ta compagnie 
J’entre au-dedans de moi 
Pour saisir l’inédit

Ma main suit le crayon 
Qui glisse sur le papier 
Mes yeux se laissent guider 
Au gré de l’abandon

Poésie mon amie 
Toi mon amie fidèle 
Sans cesse tu me harcèles 
Pour saisir l’inédit

vigile.net tribune libre 3 février 2012

 

La corde au cou

2 février 2012

Tout en réitérant timidement sa position contre la peine de mort, le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu y est allé d’une autre déclaration casse-cou en affirmant que les prisonniers condamnés pour meurtre qui occupent les prisons devraient disposer d’une corde pour avoir les moyens de s’enlever la vie…et cela, à quelques jours du lancement de la semaine québécoise de prévention au suicide!

Dans la même « logique », le sénateur, qui siège sur le comité sénatorial qui se penche sur le projet de loi C-10 durcissant la justice criminelle, a ajouté encore un peu d’huile sur le feu en déclarant que, dans certains cas où il n’y a aucune possibilité de réhabilitation, une réflexion sérieuse devrait être entamée sur l’éventualité d’envisager la peine de mort pour ces criminels.

Et, tant qu’à poursuivre dans la logique Boisvenu, le sénateur conservateur a invoqué la raison économique d’un système où la société défraie des coûts astronomiques pour maintenir ces condamné en prison, alléguant, entre autres, que les trois membre de la famille Shafia, reconnus coupables de meurtres cette semaine, coûteront 10 millions $ à l’État canadien.

Par ailleurs, même si le gouvernement Harper joue les vierges offensées devant les déclarations fougueuses d’un homme profondément blessé par ses malheurs personnels, il m’apparaît que l’idéologie du sénateur Boisvenu répond à celle de ce gouvernement déterminé à prendre la défense des victimes contre celle des criminels, écorchant au passage le Québec comme le royaume du laxisme au profit d’un Canada s’affichant comme l’idéal de l’État vengeur.

Enfin, en ce qui a trait au sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, considérant ses propos criminels en ce qui a trait à l’incitation au suicide, il doit être retiré immédiatement du comité étudiant le projet de loi C-10. Cette fois, le sénateur vient de se mettre la corde au cou! 

quebechebdo 2 février 2012
vigile.net tribune libre 2 février 2012
cyberpresse.ca 2 février 2012 "Les déclarations controversées du sénateur Boisvenu" "L'État vengeur"

Harper, le meilleur allié de l’indépendance du Québec

1 février 2012

Un commentaire de Raymond Saint-Arnaud à la suite de la lettre de Monique Tremblay parue dans le Devoir du 31 janvier sous le titre « Un pays menacé par ses citoyens » se lisait comme suit :

« Les récents épisodes de monarchie aiguë chez Harper et son gouvernement ultra-conservateur, droitiste et rétrograde nous révèle une fois de plus que les Québécois ne se reconnaissent pas dans ce pays bancal qu’est le Canada. Le Canada est sorti de la tête des Québécois. Le Canada aux deux peuples fondateurs est mort, grâce à l’intransigeance du Canada anglais envers les francophones depuis l’Acte d’Union, le million de Métis anglicisés de force, le règlement 17 en Ontario, et l’hypocrisie actuelle du bilinguisme de façade. Et le souffle congelant de la droite Harpeurienne. Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle. Deux langues, deux mentalités, deux pays. »

Suite à ce même article, je faisais paraître le commentaire suivant: 

« Depuis que monsieur Harper a pris le pouvoir du Rest of Canada (ROC) le 2 mai 2011, il s'est complètement dissocié des intérêts du Québec. En effet, nombreuses ont été les décisions que ce gouvernement a prises, particulièrement au niveau du respect du français comme une des deux langues "officielles" du pays, qui ont bafoué nos droits fondamentaux. En ce sens, notre premier ministre "canadian" se présente comme le meilleur allié de la souveraineté…à tel point que je me demande si, dans son agenda caché, ce n'est pas justement ce qu'il souhaite! »

M. Saint-Arnaud met clairement en évidence, avec exemples à l’appui, le fait que le gouvernement Harper « nous révèle une fois de plus que le Canada aux deux peuples fondateurs est mort ».

Pour ma part, compte tenu de l’insolence et du mépris outrancier dont fait preuve le Prime Minister of The ROC envers l’un des deux peuples fondateurs de ce pays nommé le Canada, je me demande si son intention n’est pas de construire un pays unilingue anglais et de renier les Québécois qu’il a toujours considérés, comme beaucoup d’autres de ses prédécesseurs, comme des éternels insatisfaits.

En fait, Stephen Harper, par ses attitudes bassement provocatrices, incarne le meilleur allié de l’indépendance du Québec…qu’est-ce que nous attendons pour accepter son invitation?

quebechebdo 1 février 2012
vigile.net tribune libre 2 février 2012 (version modifiée) "L'agenda caché de Stephen Harper" 

Le droit au non-travail

31 janvier 2012

C’est à Davos, en Suisse, devant le gratin de la finance mondiale, que notre premier ministre canadien, Stephen Harper, a annoncé aux citoyens de son pays qu’il entendait modifier l’accessibilité à l’un des trois piliers du système de pensions, à savoir la pension de « sécurité » à la vieillesse.

Le phénomène n’est pas nouveau… À chaque fois que le gouvernement fédéral fait face à des difficultés financières, depuis trente ans, il regarde du côté de la Sécurité de la vieillesse. Brian Mulroney a tenté d’en abolir l’indexation après la récession des années quatre-vingt, Jean Chrétien a voulu en restreindre l’admissibilité aux seules familles dans le besoin après la crise des années quatre-vingt-dix, et voilà que Stephen Harper songerait à repousser l’âge d’admissibilité à 67 ans. Une intention pour le moins épineuse puisqu’elle concerne tous les Canadiens de plus de 65 ans, exception faite de ceux qui gagnent plus de 110 038 $ qui n’y ont pas droit.

La raison officielle qui ressort d’une telle intention est que l’espérance de vie s’allonge et que le gouvernement souhaite encourager les gens à travailler plus longtemps. À mon sens, la véritable raison qui explique l’intérêt soudain de Stephen Harper pour ce programme de dépenses universel, c’est sa détermination à retrouver une marge de manoeuvre budgétaire à long terme pour réduire encore les impôts des groupes cibles favorisés par l’idéologie conservatrice.

Pour ma part, je serais censé commencer à retirer ma pension de sécurité à la vieillesse dans quelques mois après y avoir contribué pendant plus de trente ans. Je considère avoir droit de bénéficier maintenant à un droit au non-travail !

vigile.net tribune libre 31 janvier 2012
quebechebdo 1er février 2012

Un délai qui frise le mépris

31 janvier 2012

Cantonnées, depuis huit ans, jusqu’à quatre par chambre qui ne respectent pas les standards de qualité actuels, les personnes âgées de Sept-Îles sont toujours en attente de la concrétisation d’un projet d’agrandissement de la résidence Gustave-Gauvreau présenté en janvier 2004 au ministère de la Santé et pour lequel le Ministère a annoncé une mise de fonds de 9 millions $ en 2007.

Des conditions irrespectueuses et inacceptables qui briment honteusement les droits fondamentaux de ces personnes âgées à l’intimité, à l’intégrité et à l’accès à un milieu de vie convenable.

Un délai qui frise le mépris envers ces aînés de la part des autorités gouvernementales concernées pour qui, de toute évidence, ce projet d’agrandissement ne représente sûrement pas une priorité ! Un dossier chaud pour Marguerite Blais, la ministre responsable des Aînés… Qu’est-ce que vous attendez pour agir, Mme Blais ?

vigile.net tribune libre 31 janvier 2012
quebechebdo 31 janvier 2012