La triste épopée d’une langue bafouée

29 mars 2012

Sans grande surprise, la ministre « responsable » de la loi 101, Christine St-Pierre, oppose une fin de non-recevoir au projet de loi 593, déposé par le député indépendant de Borduas Pierre Curzi, visant à renforcer la protection du français comme langue d'enseignement, de travail et de commerce.

La ministre s'oppose catégoriquement, entre autres, à la proposition du député de Borduas d'étendre au collège les dispositions de la Charte de la langue française en ce qui a trait au droit des jeunes francophones d'étudier dans les collèges anglophones. Aux yeux de la ministre, après avoir obtenu son diplôme du secondaire en français obligatoire, l'étudiant francophone a « la maturité » requise pour choisir la langue de son choix.

En d’autres mots, si on suit le raisonnement de Christine St-Pierre, dorénavant, les parents devront se soumettre aux velléités de leur ado dans la résidence familiale maintenant qu’il y a suivi les règles de conduite établies jusqu’à l’obtention de son diplôme d’études secondaires et qu’il a atteint la maturité qui lui est dévolue par son statut de cégépien.

Par ailleurs, de l’autre côté du canal Rideau, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme Jason Kenney ajoute de l’huile sur le feu des « relations » fédérales-provinciales en autorisant l’engagement de deux commissaires unilingues anglophones au bureau de Montréal, d’autant plus que l'un d'eux a accepté en preuve un document en français qu'il était incapable de comprendre.

Dans cette affaire, Me Stéphanie Valois représentait les membres d'une famille latino-américaine devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR). Ceux-ci avaient choisi une audience en anglais. Mais le document crucial de leur preuve, un rapport de police mexicain, avait été traduit de l'espagnol au français à leur arrivée au Québec.

Le commissaire Stephen Gallagher, plutôt que d'attendre une traduction anglaise, a alors déclaré qu'il allait se «démener» tant bien que mal pour comprendre le texte. «I can struggle through this material», a-t-il dit, selon les transcriptions de l'audience à huis clos obtenues par La Presse. Le commissaire a finalement rejeté la demande de la famille. Toutefois, la Cour fédérale a cassé son jugement, en indiquant que sa compréhension de la preuve pouvait sérieusement être remise en question.

À la suite de la nomination d’un juge de la Cour suprême, du vérificateur général et de deux commissaires unilingues anglophones à Montréal, on ne peut pas dire que la loi 101 est une préoccupation pour notre premier ministre canadian…pas plus qu’elle ne semble l’être pour la ministre québécoise responsable de son application, compte tenu de son laxisme outrancier dans le dossier du nécessaire renforcement de la protection du français au Québec.

La triste épopée d’une langue bafouée sur la terre de ses ancêtres se répète outrageusement dans un mépris scandaleux de la part de politiciens sans scrupule du côté fédéral et sans fierté ni conviction du côté provincial.

Du pain sur la planche pour Pierre Curzi qui devra se rallier les forces nécessaires pour ramener la barque dans la bonne direction auprès des véritables ardents défenseurs de notre langue nationale…À lui de poser les gestes qui s’imposent!

quebechebdo 29 mars 2012
vigile.net tribune libre 29 mars 2012 "Une langue bafouée par des politiciens sans scrupule et sans conviction" 

Commentaire:

"…Ce peuple qu'on empêche de naître intelligemment depuis si longtemps. Ils voudraient voir naître un imbécile heureux totalement servile, mais en réponse, le peuple s'attarde, il piétine, fait à semblant d'être ignorant et dormeur. La vérité toutefois fera irruption d'une façon aussi imprévisible qu'à Pompéi. À l'impossible nul n'est tenu. L'impossible c'est de ne jamais se réveiller. C'est la vérité qui fait lever le soleil et nul ne peut l'empêcher."

Jean
vigile.net tribune libre 29 mars 2012

Le plus vieux métier du monde

29 mars 2012

La Cour d'appel de l'Ontario vient d’invalider la loi interdisant de tenir une maison close. Quant à l'article concernant l'interdiction de vivre des fruits de la prostitution, il a été maintenu, mais en spécifiant qu'il porte sur les situations où il y a exploitation. Le fait de faire de la sollicitation demeure illégal. Il sera donc plus difficile de porter des accusations de proxénétisme, mais la répression des personnes prostituées dans la rue demeurera la même.

À mon sens, l’essentiel du débat réside dans la question suivante : la prostitution est-elle un métier? Si certains croient que la prostitution est un métier et qu'il faut le décriminaliser, voire le réglementer, beaucoup croient au contraire que la prostitution est une forme d'exploitation sexuelle et que de considérer qu'il s'agit d'un «métier comme les autres» est à la fois blessant et dangereux.

Pour les groupes et personnes qui s'opposent à l'exploitation sexuelle, la « personne prostituée » est prostituée par des proxénètes et des clients-prostitueurs. À leurs yeux, ces personnes ne sont pas des travailleuses au même titre que les travailleuses de la restauration ou que les travailleurs de la construction. Elles sont en grande majorité battues, violées et maintenues dans cet état par la menace et la domination économique, physique ou affective.

Tout en prenant pour acquis que la situation décrite par les opposants à la décriminalisation incarne une partie des prostituées, se pourrait-il que certaines d’entre elles aient délibérément choisi ce « métier » et y trouvent leur satisfaction sans subir aucune menace extérieure?

Dans cette hypothèse, une loi juste et équitable devrait viser à protéger les prostituées qui subissent des sévices corporels ou psychologiques dans un système qui les maintient sous le joug d’un proxénète démoniaque tout en permettant à celles qui exercent ce métier en toute liberté de continuer de le faire.

quebechebdo 29 mars 2012 

La voix dans le désert

28 mars 2012

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le projet de loi 593 intitulé
« Charte de la langue française », présenté par le député indépendant de Borduas Pierre Curzi à l’Assemblée nationale le 27 mars, « colle » aux réalités d’aujoud’hui.

Dans sa présentation, Pierre Curzi a invoqué « l’urgence d’agir » et d’administrer un vigoureux coup de barre à la loi 101 à défaut de quoi le français au Québec est irrémédiablement condamné à se marginaliser toujours davantage, particulièrement dans la métropole :

«On sait que le Grand Montréal s'anglicise et on a clairement établi qu'en 2031, dans moins de 20 ans, le nombre de personnes dont la langue d'usage est le français sera tombé à 43 %. Autrement dit, la grande région de Montréal sera devenue bilingue dans les faits».

Comme il fallait s’y attendre, compte tenu des idées bien arrêtées de Pierre Curzi sur le sujet, la nouvelle charte proposée par le député de Borduas imposerait l'enseignement en français de la maternelle au cégep. En plus, la clause dérogatoire serait invoquée pour sceller le sort des écoles passerelles, ces établissements qui permettent à des élèves francophones et allophones de passer au réseau public anglophone.

De plus, la loi proscrirait aux universités francophones d'offrir des formations complètes en anglais, attaquant de plein fouet les Hautes Études commerciales (HEC) qui entendent proposer l’instauration d’une maîtrise exclusivement en anglais.

Enfin, pour s'assurer du respect de la loi, le projet de loi accorderait plus de dents à l'Office québécois de la langue française qui serait investi du pouvoir de donner sur-le-champ des billets de contravention, assortis d'amendes de quelques centaines de dollars aux commerçants contrevenant aux dispositions de la Charte.

Toutes des mesures essentielles à la survie du français au Québec…des mesures qui, malheureusement, recevront l’écoute d’une « voix dans le désert » de la part du gouvernement Charest !

Des mesures qui, par ailleurs, seraient accueillies chaleureusement par les sympathisants d’Option nationale, à commencer par Jean-Martin Aussant. Dans ces circonstances, M. Curzi, qu’attendez-vous pour adhérer à Option nationale et aspirer enfin à faire évoluer vos idées à l’intérieur d’un parti qui s’affiche ouvertement pour l’indépendance du Québec?

quebechebdo 28 mars 2012
vigile.net tribune libre 28 mars 2012

Améliorer l’équilibre des forces

28 mars 2012

Selon un sondage Léger Marketing réalisé auprès de 1001 répondants, le taux de satisfaction envers le maire de Québec, Régis Labeaume, s'élève à 75 % et 61% des répondants placent M. Labeaume en tête de liste pour la mairie parmi les candidats potentiels.

Seule la conseillère indépendante Anne Guérette se démarque légèrement en récoltant 19% des répondants qui estiment qu'elle serait la candidate toute désignée pour mener la lutte contre le maire Labeaume.

Néanmoins, pour contrer cette incontestable popularité du maire Labeaume, le parti que Mme Guérette travaille à mettre sur pied envisage plutôt de présenter des candidats dans les 21 districts aux prochaines élections sans toutefois présenter de candidat à la mairie.

Une stratégie lucide et sensée qui risque d’être accueillie d’un bon œil par les citoyens de la Capitale nationale et de contribuer à améliorer l’équilibre des forces à l’Hôtel de Ville pour le plus grand bien de la démocratie.

quebechebdo 28 mars 2012 

Québec, une proie alléchante pour les Coyotes

27 mars 2012

Dans l’entente signée il y a quelques jours concernant le nouvel amphithéâtre, l'administration Labeaume a accepté qu'il ne soit pas construit à l'endroit évalué comme le plus souhaitable pour son effet structurant sur le développement urbain. À 42 millions$, le coût de décontamination du terrain était trop élevé. Le gabarit de l'édifice a aussi été réduit pour alléger la facture. Enfin, il a fallu sacrifier des espaces de stationnement protégés.

De son côté, le gouvernement du Québec a consenti à absorber la facture de déménagement du Ludoplex, soit le salon de jeux de Loto-Québec installé dans un édifice voisin de l'hippodrome. À la suite de la réduction de la taille de l'amphithéâtre, c'est là que seront logés les gestionnaires de l'équipement culturel et sportif.

Quant au patron de Quebecor Media, Pierre Karl Péladeau, il y installera, à ses frais, un studio de production de télévision et une régie, un investissement de plus de 30 millions$ en plus de renoncer, sans changer les termes de l'entente, à la visibilité optimale que lui offrait le terrain situé le long de l'autoroute Laurentienne.

Maintenant que tous les partenaires du projet d'amphithéâtre multifonctionnel de Québec ont consenti à faire les concessions nécessaires avant d'apposer leur signature au bas de l’entente, la table est mise pour attirer les Coyotes à Québec.

quebechebdo 27 mars 2012

La juste part, vous dites?

27 mars 2012

Parmi les arguments invoqués par le gouvernement Charest dans sa stratégie de la porte close devant les revendications des étudiants concernant la hausse des droits de scolarité, se pointe en fer de lance la « juste part » que doivent assumer les étudiants.

En effet, selon l’argumentaire du gouvernement, les droits de scolarité des universitaires québécois demeurent les moins dispendieux au pays et, pour cette raison, il est normal que ces droits tendent à rattraper la moyenne canadienne.

Pourtant, dans ce même Québec, les entreprises québécoises sont parmi les moins imposées au Canada…Il me semble que des politiciens responsables auraient nettement avantage à mettre sur pied des politiques qui visent un rattrapage de taxation avec la moyenne canadienne auprès des entreprises québécoises au lieu de s’attaquer à l’accessibilité des étudiants de la classe moyenne aux études supérieures!

quebechebdo 27 mars 2012
cyberpresse.ca 27 mars 2012 "Pour ou contre la grève des étudiants (4)" 

Où est l’Office québécois de la langue française?

26 mars 2012

Rien ne va plus dans la métropole du Québec…Pour en faire foi, la page couverture du dernier numéro du magazine L’Actualité nous brandit une grenouille serrant entre ses pattes gluantes une pancarte sur laquelle on peut y lire : « Ici on parle English »!

Cette illustration plutôt percutante réfère aux résultats ahurissants d’un sondage réalisé par CROP-L’Actualité-98,5 FM auprès des Anglo-Québécois qui se prononcent, dans une proportion de 60%, en paix avec l’idée que Montréal devienne une ville à prédominance anglaise, tout en conservant le « charme francophone » pour le reste du Québec.

En y regardant de plus près, le lecteur remarque que près de 80 % des répondants âgés entre 18 et 34 ans, soit 77 %, partagent cette opinion, à l'instar de 56 % de ceux de 35 à 54 ans et 46 % de ceux de 55 ans ou plus.

En termes clairs, toute une génération d'anglophones a grandi pratiquement au cours des dix dernières années sans que personne ne leur ait exprimé que l'esprit de la Loi 101 est que la langue de référence commune au Québec est le français, à commencer par le gouvernement Charest qui, par son laxisme vis-à-vis l’application de la loi 101, laisse planer l’idée que cette loi est devenue un vestige des années ’70 auquel les anglophones ne sont plus tenus de s’attarder…aberrant!

Par ailleurs, pendant que se produit toute cette débâcle linguistique au Québec, en particulier sur l’île de Montréal, où l’Office québécois de la langue française s’est-il réfugié? Où sa présidente-directrice générale, Louise Marchand, se terre-t-elle?

Alors que les plaintes à l'Office québécois de la langue française s’accumulent de façon dramatique et scandaleuse, nous sommes en droit de nous interroger sur une possible connivence entre l’Office et le bureau du premier ministre. En effet, existerait-il une « directive informelle » du gouvernement adressée aux instances décisionnelles de l’OQLF à l’effet de ne pas appliquer de sanctions envers les contrevenants à la loi 101? Pourquoi ces plaintes ne sont-elles pas acheminées au Directeur des poursuites pénales et criminelles comme l’OQLF est autorisé à le faire? Tout ça sent la magouille…

Espérons que le projet de nouvelle Charte de la langue française qui doit être déposé cette semaine à l’Assemblée nationale par le député indépendant Pierre Curzi recevra l’appui et l’écoute d’une majorité de députés et contribuera ainsi à dénouer l’impasse linguistique dans laquelle le Québec s’achemine dangereusement!

quebechebdo 26 mars 2012
vigile.net tribune libre 27 mars 2012 (version modifiée) "Un laxisme linguistique dépravant" 

L’héritage politique de Jean Charest

26 mars 2012

À en juger par les méthodes scandaleuses utilisées par les amis du parti libéral qui se sont payé la traite en puisant sans scrupule dans les fonds publics depuis l’arrivée du gouvernement Charest…

À en juger par le laxisme outrancier du gouvernement dans le contrôle des dépassements de coûts faramineux dans l’octroi des contrats publics à des compagnies qui viennent par la suite grossir considérablement les coffrets du parti au pouvoir…

À en juger par la lenteur excessive du gouvernement qui, acculé au pied du mur, a finalement consenti à créer la Commission Charbonneau devant les fraudes manifestes et généralisées, la collusion et la corruption dans l’industrie de la construction…

À en juger par les primes de départ faramineuses versées aux ex-dirigeants de la Caisse de dépôt et aux ex-administrateurs des universités, sans compter les nombreuses « primes à la performance » versées à certains haut gradés des Sociétés d’État, primes dont la pertinence des critères est fort discutable…

À en juger par l’octroi de contrats aux garderies qui transpire à plein nez un favoritisme à peine voilé…

À en juger par le virage corporatiste que nos universités ont entrepris depuis plusieurs années, encouragées en cela par le gouvernement Charest qui pousse l’outrage jusqu’à demander aux étudiants de faire leur « juste part » dans cette voie suicidaire…

À en juger par le culot de Jean Charest qui ose présenter aux Québécois son Plan Nord comme la panacée à leur richesse collective alors qu’il s’apprête à dilapider nos ressources naturelles dans les goussets des multinationales…

Je crois que le parti libéral de Jean Charest ne pourra se soustraire à un bilan à l’image de sa cupidité aux yeux de la population du Québec lors de la prochaine campagne électorale !

vigile.net tribune libre 25 mars 2012
quebechebdo 26 mars 2012

Une grand-mère se souvient…

25 mars 2012

Dans une période de mouvance au Québec tournant autour des « accommodements raisonnables », j’ai cru opportun de vous faire partager les inquiétudes d’une grand-mère qui se souvient :

« Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l’église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c’était un péché mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l’Église parce qu’après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d’autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l’Église à moins qu’elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d’atteindre la douzaine. Je me souviens qu’elle a refusé et qu’elle a quitté l’Église comme beaucoup d’autres femmes de sa génération.

Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d’être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société. Par contre, je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.

Devenue adulte, je me souviens que, grâce aux pressions de la génération précédente, j’ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m’ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens avoir travaillé alors dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. Je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitée au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau.

Mes soixante ans font que je sais que rien n’est acquis dans la vie et qu’il faut maintenir, voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs. Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d’autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s’imposer dans notre société, j’ai peur. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l’emprise de la religion sur nos vies.

Que l’on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m’importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l’égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l’égalité des chances au travail. Il faut se souvenir. L’intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à ce cheminement. »

quebechebdo 25 mars 2012 

Offrez-lui simplement d’aller prendre une marche!

24 mars 2012

Une résolution de l'ONU en 2011 a institué la date du 21 mars comme Journée mondiale de la Trisomie-21 avec laquelle doivent vivre, entre autres, plus de 10 500 Québécoises et Québécois aujourd’hui.

On ne peut faire l’autruche…la société a toujours tenté par tous les moyens de cacher les personnes atteintes de trisomie 21 comme si elles transportaient un virus contagieux! Bien sûr, les trisomiques possèdent des caractéristiques physiques hors normes et des retards plus ou moins marqués sur le plan intellectuel.

Par contre, et c’est là que nous ratons une excellente occasion de nous améliorer en tant qu’être humains «normaux», les personnes vivant avec une trisomie 21 possèdent des qualités de cœur remarquables, telles l’amour inconditionnel et leur capacité de vivre avec les autres sans préjugés, et elles nous tendent la main pour parcourir avec elles un bout de chemin dans les sentiers de la générosité et de la gratuité.

Dans ma famille, j’avais une tante qui vivait avec une trisomie 21…Je me rappelle que lors de nos rencontres familiales du Jour de l’An et que la danse commençait, mon père me demandait d’aller danser avec elle pour lui faire plaisir. Bien sûr, à l’âge de 12 ou 13 ans, je ne voyais pas beaucoup de plaisir à aller danser avec ma «bizarre» de tante!

Toutefois, je me souviens de son regard qui respirait une joie immense pendant que nous dansions (c’est un bien grand mot!…) et surtout de la reconnaissance débordante qui émanait de son regard quand la danse se terminait.

Si vous connaissez quelqu’un vivant avec une trisomie 21 ou une connaissance en contact avec une telle personne, offrez-lui seulement d’aller prendre une marche, d’aller manger une crème glacée ou de jouer au ballon…Puis portez attention à ses yeux, je suis sûr que vous y percevrez plein de petites lumières scintillantes!

quebechebdo 24 mars 2012