Pourquoi pas un ordre professionnel des politiciens?

14 mars 2012

François Legault persiste et signe…Si elle venait à former le prochain gouvernement du Québec, la CAQ créerait un ordre professionnel des enseignants dont l’objectif serait de s’assurer de la réussite des élèves en garantissant la qualité de l’enseignement.

Cet ordre professionnel aurait comme mandat, entre autres, d’évaluer les enseignants du primaire et du secondaire deux fois par année en se basant, entre autres critères, sur les résultats des élèves…pathétique!

Au rythme où François Legault persiste dans ses idées abracadabrantes, je me demande si nous ne devrions pas envisager de lui proposer la création d’un ordre professionnel des politiciens chargé de les évaluer sur la performance de leurs résultats!

quebechebdo 14 mars 2012 
Le Soleil 15 mars 2012 "Un ordre professionnel des politiciens?"

Une figure de proue des mouvements syndicalistes et féministes s’éteint

13 mars 2012

La militante québécoise Madeleine Parent, figure de proue des mouvements syndicalistes et féministes des 50 dernières années au Québec, est décédée le 12 mars 2012 à l’âge de 93 ans.

Née en 1918 à Montréal, Madeleine Parent s’est fait surtout connaître pour son travail à la tête du mouvement de syndicalisation des usines de Dominium Textile, à Valleyfield et à Montréal, dans les années 1940. En 1942, lorsque la grève éclate, elle fait preuve de courage, de leadership et de détermination contre des ennemis de taille. En 1946, les grévistes ont finalement gain de cause et plus de 6000 ouvriers du coton se syndicalisent.

En raison de son engagement envers les travailleurs, elle a été la cible du premier ministre québécois Maurice Duplessis qui l’accusait d’être communiste. Elle a d’ailleurs été arrêtée à cinq reprises et condamnée en 1948 pour conspiration séditieuse.

En 1952, les ouvriers québécois, trahis par la direction des Ouvriers unis du textile d’Amérique qui conclut avec la Dominion Textile un accord qui reflète étroitement les exigences de Duplessis, Madeleine Parent contribue à fonder le Conseil des syndicats canadiens, voué au rapatriement au pays des syndicats d’allégeance américaine. La détermination et la patience de Mme Parent et de ses alliés portent fruit : en 1998, seulement 30 % des ouvriers québécois cotisaient à un syndicat américain, comparativement à 70 % en 1968.

En 1967, elle s’expatrie en Ontario pour continuer son oeuvre de syndicalisation. Ses combats se poursuivront jusqu’à sa retraite, en 1983, mais elle continuera sans relâche à appuyer diverses causes. Elle est notamment restée impliquée dans le Comité canadien d’action sur le statut de la femme, et a continué de militer pour l’avancement des femmes immigrantes et autochtones.

En 1996, elle déclarait que « c’est aussi difficile aujourd’hui de se battre pour la justice que cela l’était autrefois : quand on lutte pour garder et améliorer les acquis sociaux, on se trouve toujours devant une coalition de gros financiers qui ont beaucoup d’influence sur nos gouvernements ».

De plus, elle a toujours trouvé aberrant que les gouvernements songent à privatiser certains services publics pour renflouer leurs coffres. « À la fin, ça va nous coûter plus cher, car les compagnies sont là pour faire des profits, pas pour servir le public (…) Les multinationales et les grosses compagnies n’ont qu’une idée en tête : gober, gober et gober encore plus », prévenait-elle. Pessimiste, elle affirmait aussi qu’« à moins que les forces populaires s’unissent et continuent à faire pression, le système lui-même ne trouvera pas de solutions ».

Madeleine Parent, cette Québécoise militante ardente, passionnée de justice et d’équité, restera pour toujours un modèle, un sujet de fierté et d’admiration pour les désormais rares témoins de sa génération et, sa mémoire, sa vie, le courage et la détermination sans borne qu’elle a incarnés devront être présentés en lettres d’or aux générations montantes dans les livres d’histoire du Québec.

vigile.net tribune libre 13 mars 2012
quebechebdo 15 mars 2012



L’étudiant universitaire est-il un « contribuable »?

12 mars 2012

Lors d’une entrevue à La Presse Canadienne, le ministre des finances Raymond Bachand s’est livré à un plaidoyer en faveur de la « juste part » payée par les contribuables, quelques jours avant la présentation de son budget, le 20 mars.

À ses yeux, une société en santé est celle qui dit : « Je veux des services, mais je ne peux pas toujours demander aux autres de payer pour », commente le ministre, qui se dit partisan d’une « révolution culturelle » en la matière. La formule « que chacun paye sa juste part » des services publics semble donc en voie de devenir le mantra du gouvernement Charest, et pas seulement pour les droits de scolarité. Au contraire, ce principe « devrait s’appliquer partout, sauf dans la santé de base, parce que la santé, on a décidé, comme société, que c’était gratuit », a précisé le ministre.

Si je suis le raisonnement du ministre, en vertu de quel principe doit-on considérer la personne malade comme quelqu’un qui a droit aux services publics gratuits alors que nous devrions exclure de cette gratuité un jeune qui désire poursuivre ses études jusqu’à l’université ?

La santé, au même titre que l’éducation, ne sont-ils pas des droits universellement reconnus ? Une société foncièrement axée sur ses besoins fondamentaux ne devrait-elle pas reconnaître à tous ses citoyens les droits à la santé et à l’éducation ?

Une petite recherche sur internet m’a conduit à cette définition du mot « contribuable » : « Terme général pour désigner toute personne astreinte au paiement des contributions, impôts, droits ou taxes dont le recouvrement est prévu par la Loi ». En vertu de quelle loi un tel recouvrement doit-il s’appliquer pour les droits de scolarité ?

M. Bachand, cessez de colporter cette idée que les étudiants sont de « simples contribuables d’un service public » et admettez une fois pour toutes que ces jeunes incarnent la relève de la société québécoise dont vous êtes un des premiers responsables !

vigile.net tribune libre 12 mars 2012
quebechebdo 13 mars 2012



Un investissement à moyen terme

11 mars 2012

Un article paru dans Le Devoir du 10 mars 2012, traitant du dernier sondage Léger marketing-Le Devoir, révèle que le PQ affiche son meilleur score, à 33% des intentions de vote, depuis l’élection fédérale du 2 mai 2011 dont il a subi les contrecoups, suivi de la descente aux enfers de Pauline Marois où la chef péquiste a notamment dû composer avec le départ de six membres de son caucus.

Toutefois, un commentaire exprimé à la suite de cet article m’enlève littéralement les mots de la bouche :

« Au lendemain du 2 mai dernier, le mouvement souverainiste était au bord du gouffre. Nous savons tous aujourd’hui que le vote du 2 mai dernier visait d’abord et avant tout Stephen Harper au Québec. Les Québécois ont alors mis tous leurs oeufs dans le panier de Jack Layton, par sympathie, oui, mais surtout par stratégie : le NPD pouvait espérer battre Stephen Harper, pas les libéraux de Michael Ignatieff, ni le Bloc Québécois, puisqu’il ne présentait des candidats qu’au Québec. Les électeurs québécois ont toujours été très stratégiques sur la scène fédérale.

Nous voyons aujourd’hui le retour du balancier après une dizaine de mois d’un gouvernement conservateur majoritaire au Canada. Les Québécois ne s’y reconnaissent pas du tout et voudront faire contre-poids sur la scène provinciale en élisant un gouvernement nationaliste opposé aux politiques de Stephen Harper. Qui incarne le mieux ce créneau politique au Québec : ni le PLQ, ni la CAQ, alors il reste le PQ de Pauline Marois, regaillardie par son leadership retrouvé et en pleine lune de miel avec les électeurs québécois présentement… »

Depuis des décennies, les Québécois nous ont habitués au « retour du balancier » pour se débattre contre un gouvernement fédéral méprisant envers les intérêts du Québec…Il ne serait donc pas surprenant qu’encore une fois, ces mêmes Québécois se retournent vers un vote « par défaut » pour « faire contrepoids sur la scène provinciale » au gouvernement Harper.

Une hypothèse fort plausible qui aura pour conséquence de reporter d’au moins quatre ans une véritable démarche vers notre indépendance…le temps nécessaire à l’Option nationale de Jean-Martin Aussant de jeter les bases d’une solide organisation sur le terrain, de s’entourer d’une équipe dynamique de candidats dans toutes les circonscriptions du Québec et finalement de devenir le parti au pouvoir avec toute la légitimité pour actualiser le programme adopté lors de son congrès du 25 février.

En attendant, j’invite tous ceux qui croient encore à notre projet de pays à faire preuve d’encore un peu de patience et à joindre, comme moi, les rangs d’Option nationale, un parti indépendantiste qui incarne un investissement à moyen terme sur une proposition ferme d’accession du Québec à son statut de nation et ce, dès qu’il sera porté au pouvoir.

vigile.net tribune libre 11 mars 2012
quebechebdo 12 mars 2012

La CAQ- Coalition pour l’amnésie du Québec

11 mars 2012

En remettant aux calendes grecques la question de la souveraineté du Québec, alléguant qu’il faut d’abord remettre de l’ordre dans nos finances publiques et notre appareil étatique, François Legault nous propose ni plus ni moins de négliger l’entretien de nos racines au profit de l’émondage des branches censément malsaines.

En réalité, le chef de la CAQ, évoquant que l’arbre qui émerge de la terre de nos aïeux et dont les racines francophones constituent ses artères principales, assurera sa survivance par un simple nettoyage des canaux secondaires qui conduisent la sève jusqu’à son sommet.

Telle est la « philosophie » qui guide notre « visionnaire » qui se proclame le digne représentant du renouveau politique au Québec…celui qui prétend que sa CAQ se fera le porte-étendard de la politique autrement.

En fait, la CAQ du « on verra » n’incarne rien d’autre qu’une lente amnésie conduisant à une perte de mémoire identitaire qui nous conduira à une déchéance perverse. À ceux qui sont tentés par le leurre caquiste, je les invite à s’éveiller avant de sombrer dans une coalition pour l’amnésie du Québec !

vigile.net tribune libre 10 mars 2012 "À l'enseigne des reculs politiques"
quebechebdo 11 mars 2011



Le fanfaron de Huntingdon

10 mars 2012

Pendant que le français prend un recul inquiétant, particulièrement sur la langue d’affichage à Montréal, pendant que la langue de travail devient de plus en plus l’anglais dans les PME québécoises et les grandes entreprises, telle la construction du CHUM, notre vaillant maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, continue de jouer le fanfaron en qualifiant la loi 101 de raciste et de discriminatoire.

Toujours en recherche de sensationnalisme, la dernière sortie théâtrale de Stéphane Gendron associe la loi 101 à un anachronisme qui brime les communications officielles bilingues dans des municipalités comme la sienne où une forte proportion d’habitants sont de langue anglaise, sans composer toutefois la majorité exigée par la loi. Mais peu importe…Notre fanfaron national promet de défier la loi, quelle que soit la hauteur des amendes!

En réalité, si nous appliquions les idées saugrenues du maire de Huntingdon à l’île de Montréal, la métropole pourrait s’afficher du sceau de ville bilingue et, à ce rythme-là, Stéphane Gendron deviendrait l’un des acteurs principaux d’un drame dont l’intrigue raconterait le lent suicide collectif assisté du français au Québec.

quebechebdo 10 mars 2012
vigile.net tribune libre 10 mars 2012 "À l'enseigne des reculs politiques"

Le Mont-Thabor s’apprêterait à disparaître

9 mars 2012

Si la commission d’urbanisme donne son accord au projet, l’ancien couvent de l’avenue du Mont-Thabor, coin 18e rue dans le quartier Limoilou, serait démoli pour faire place à des condos tout en essayant de conserver la chapelle pour un usage communautaire et en aménageant l’ancien cimetière, situé derrière le couvent, en parc public.

Bien que ce projet me semble intéressant compte tenu que la communauté religieuse qui occupait le couvent, à savoir les Sœurs servantes du Très-Saint-Sacrement, ont quitté les lieux, l’annonce de cette nouvelle a ramené à ma mémoire des souvenirs d’enfance encore bien vivants.

À titre d’exemple, la messe de minuit revêtait dans notre famille un caractère sacré, si bien que, mon père nous amenait tous dans la petit chapelle du Mont-Thabor où était célébrée la messe de minuit traditionnelle, soit trois messes consécutives, pendant lesquelles je me rappelle m’être laissé emporté souvent dans les bras de Morphée par les chants grégoriens entonnés par les voix célestes des petites Sœurs.

Je me souviens aussi de l’effet mystérieux que produisait dans ma bouche la dégustation de ce que nous appelions des «retailles d’hostie» et que nous pouvions nous procurer au couvent du Mont-Thabor, les Sœurs servantes ayant probablement été mandatées par le diocèse pour fabriquer les hosties dont les contours étaient donnés à ceux qui les demandaient.

La vie tourne mais les souvenirs demeurent…et il est sain qu’il en soit ainsi!

quebechebdo 9 mars 2012

En cette journée internationale de la femme…

8 mars 2012

En cette journée internationale la femme, j’ai tenté de scruter les femmes qui auraient pu influencer le paysage culturel et nationaliste du Québec et, en bout de ligne, il m’a semblé que Pauline Julien était une incontournable.

Pauline Julien est la cadette d'une famille de onze enfants, établie à Trois-Rivière et plus tard à Cap-de-la-Madeleine. Elle épouse l'acteur Jacques Galipeau en 1950 avec lequel elle aura eu deux enfants. Par la suite, elle s’inscrit à des cours de théâtre au Québec puis fait un séjour de six ans à Paris, de 1951 à 1957. Elle y fait du théâtre et entame une carrière de chanteuse dans les cabarets de la rive gauche. La chanteuse québécoise y interprète alors des chansons, entre autres, de Léo Ferré, de Boris Vian et de Bertolt Brecht.

À son retour à Montréal, elle reprend rapidement le chemin de la scène dans le circuit des cabarets montréalais. En 1958, on la retrouve au Cabaret Saint-Germain-des-Prés de Jacques Normand, le rendez-vous montréalais de la chanson française.

En1962, Pauline Julien présente à son public son premier disque Enfin Pauline Julien. Deux ans plus tard, c'est avec une chanson de Gilles Vigneault, intitulée Jack Monoloy, qu'elle se mérite le deuxième prix au Festival de Sopot, en Pologne. C'est le début d'une grande carrière pour la chanteuse.

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, le répertoire de Pauline Julien se compose presque exclusivement de chansons d'auteurs québécois. Elle commence à écrire les textes de quelques-unes de ses chansons en 1968. Au cours des 10 années suivantes, la musique de ses chansons sera composée par François Dompierre, Claude Dubois, Michel Robidoux, Stéphane Venne, Robert Léger, Pierre Flynn, Gerry Boulet, Gaston Brisson, François Cousineau et Jacques Marchand, les trois derniers étant ses directeurs musicaux à un moment ou à un autre. Elle compose également des chansons sur des paroles de Michel Tremblay.

Après sa séparation d'avec Jacques Galipeau, Pauline Julien deviendra la compagne du poète, journaliste et homme politique Gérald Godin pendant plus de 30 ans, jusqu'à son décès en 1994. Atteinte d'aphasie dégénérative et ne pouvant plus chanter, elle s'est suicidée le 1er octobre 1998 à l’âge de 70 ans.

Pauline Julien et Gérald Godin ont marqué le Québec. Elle comme chanteuse, militante, féministe et comédienne. Lui comme journaliste, ministre péquiste et poète. Amoureux pendant plus de 30 ans, leur histoire est en partie dévoilée par les fragments de leur correspondance, « La Renarde et le Mal Peigné », publiée chez Leméac en 2009. Un petit livre touchant d'intimité qui révèle les déchirements de ces amoureux.

Enfin, un commentaire, laissé à la suite de la parution de la biographie de Pauline Julien écrite par Louise Desjardins et publiée chez Leméac en 1999 sous le titre « Pauline Julien, la vie à mort », ferme la boucle admirablement sur cette éminente figure féministe et nationaliste :

« Chanteuse québécoise, interprète des plus grands auteurs de la francophonie, Pauline Julien fut tout autant une militante très engagée et, par sa voix, elle a su nous faire entendre les cris des Québécois et des femmes qui n’avaient appris qu’à se taire. Louise Desjardins…nous présente, dans cette biographie, le portrait magnifique d’une femme, d’une amie, d’une amoureuse de la langue française, de sa culture et de son pays. »

quebechebdo le 8 mars 2012
vigile.net tribune libre 8 mars 2012 "Je me souviens de Pauline Julien"

Commentaire:

"Cette apologie de Pauline Julien est du pur Henri Marineau : tact et clairvoyance. Dommage que les jeunes n'aient pas connu cette grande dame de la chanson, cette grande patriote." 

Ivan Parent
vigile.net tribune libre 9 mars 2012

Déficit d’attention ou manque de maturité?

7 mars 2012

J’ai toujours cru que les diagnostics de TDAH (trouble de déficit de l’attention et d’hyperactivité) chez les jeunes étaient souvent l’apanage à des attitudes que nous aurions considérées, il y a quelques décennies, comme des comportements agités.

Cette fois, une récente étude, portant sur près d’un million d’enfants de la Colombie-Britannique, tend à prouver que les plus jeunes enfants des classes des élèves primaires sont plus à risque de recevoir un diagnostic de TDAH et de se faire prescrire des médicaments que les enfants plus âgés dans les mêmes classes, tout en laissant entendre que certains de ces enfants souffrant prétendument de ce trouble pourraient avoir reçu un mauvais diagnostic.

En effet, l’étude révèle que les garçons nés en décembre étaient 30% plus à risque de recevoir un diagnostic de TDAH que les enfants nés en janvier de la même année et étaient, de surcroît, 41% plus à risque de se faire prescrire des médicaments. Chez les filles, bien que moins d’entre elles aient reçu un tel diagnostic, le pourcentage passe à 70% plus à risque de recevoir ce diagnostic.

Selon Richard Morrow, analyste en recherche en santé au sein de la Therapeutics Initiative à l’Université de Colombie-Britannique et l’un des principaux auteurs de l’étude, un manque de maturité chez les enfants nés en décembre, ces derniers étant pratiquement plus jeunes d’un an que leurs camarades nés en janvier, pourrait être faussement interprété, dans certains cas, comme un symptôme d’un trouble du TDAH.

Une conclusion plutôt troublante qui devrait, à mon sens, nous inciter, autant comme parents qu’intervenants, à faire preuve d’une extrême prudence avant de tomber prématurément dans le dangereux piège d’un prétendu diagnostic de TDAH chez nos jeunes!

quebechebdo 7 mars 2012 

« U retour individuel de ma part au PQ est impensable » (Jean-Martin Aussant)

6 mars 2012


Bien que conscient que plusieurs d’entre vous ont déjà reçu ce courriel de Jean-Martin Aussant en tant que membres d’Option nationale, il m’a semblé opportun de le proposer sur la tribune libre de Québec Hebdo en vue d’une plus grande diffusion :

« M. Marineau,

J’ai cru bon vous envoyer cette brève lettre suite à la parution d’un article hier dans Le Devoir, intitulé Point chaud – L'indépendance et rien d'autre. Si le contenu de l’article représente assez bien les propos que j’ai tenus lors de cette entrevue, le sous-titre est quant à lui trompeur. Le Devoir indique que « Si Marois promet un référendum, Aussant rentrera au bercail ». Je tenais à préciser que ce n’est absolument pas le cas et que mon discours à ce sujet n’a pas changé depuis la fondation d’Option nationale : un retour individuel de ma part au PQ est impensable.

Vous le savez, nos statuts indiquent que si un jour d’autres partis en venaient à partager notre message, nous souhaiterions collaborer, voire fusionner avec eux. Il nous semble en effet logique de vouloir travailler ensemble si tous disent la même chose, mais ce n’est clairement pas le cas pour le moment. Et quoi qu’il arrive, c’est en équipe que nous déciderons de la suite des choses puisque c’est en équipe que nous bâtissons ce projet.

Cette ouverture permanente de notre part prouve d’ailleurs qu’Option nationale met la cause avant ses intérêts particuliers, et cela nous distingue agréablement des vieux partis professionnels qui ne pensent qu’à alterner au pouvoir en modifiant ponctuellement leur message. Notre approche fait du bien dans la réalité politique actuelle, elle redonne espoir à bien des gens que la politique peut et doit être autre chose que ce que l’on nous impose depuis trop d’années.

Faire de la politique de la bonne façon, c’est avec sincérité et sans jamais s’éloigner de la raison d’être de notre parti qui est de faire du Québec un pays. Cette façon de rester droits nous impose des efforts additionnels d’explication, elle fait qu’on doit parfois corriger des messages erronés quand ils surviennent. Et nous le ferons. Il a toujours été plus difficile d’améliorer les choses que de les accepter en se résignant, mais nous savons que le résultat en vaudra amplement la peine.

C’est avec vous qu’Option nationale pourra changer les choses et redonner à la politique ses lettres de noblesse. C’est avec vous qu’Option nationale pourra convaincre nos concitoyens du bien-fondé d’être maîtres chez nous, comme près de 200 autres pays dans le monde le sont chez eux sans jamais regretter leur liberté de choisir pour eux-mêmes.

Bien que nous ne puissions pas prédire l’avenir, nous savons qu’Option nationale est plus que nécessaire dans le paysage politique actuel. Il faut donc continuer notre travail avec détermination et ne pas se laisser ralentir par des distractions qui seront de plus en plus nombreuses à mesure que nous prendrons de l’élan.

Encore une fois, merci du fond du cœur d’y participer!

Jean-Martin Aussant
Chef d'Option nationale
Député de Nicolet-Yamaska »

quebechebdo 6 mars 2011