Quand les idées s’entremêlent

16 août 2012

La réaction impulsive du maire de Saguenay, Jean Tremblay, concernant l’intervention de la candidate péquiste dans la circonscription de Trois-Rivières au sujet de la présence du crucifix à l’Assemblée nationale, Djemila Benhabib, démontre à quel point l’émotivité des Québécois peut contribuer à envenimer démesurément une situation qui en soi devrait être placée dans son contexte historique et être traitée objectivement pour ce qu’elle représente.

Rappelons d’abord que le crucifix n’a été installé à l’Assemblée nationale qu’en 1936 par le premier ministre Maurice Duplessis, qui voulait ainsi marquer l’alliance avec l’Église du Québec. Or, force nous est de constater que, depuis cette époque, les idées ont bien changé et qu’il y a longtemps que les Québécois ont séparé l’Église de l’État et, qu’en ce sens, le crucifix souffrirait d’être déplacé hors de l’enceinte des élus du peuple.

Par ailleurs, en ce qui a trait au projet du PQ de créer une charte de la laïcité, nous entrons dans un sujet crucial qui mérite, à mon sens, qu’on s’y arrête sérieusement. Pour l’instant, je serais porté à rejoindre la réflexion de Saint-Exupéry : « Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser , tu m’enrichis ».

vigile.net tribune libre 16 août 2012
quebechebdo 16 août 2012

Le bénévolat « obligatoire »

16 août 2012

Après le 9 à 5 de Legault pour contrer le décrochage scolaire, voici maintenant le bénévolat «obligatoire» de Charest. En effet, dorénavant, les jeunes de cinquième secondaire seront «forcés» de réaliser 10 heures de bénévolat dans une entreprise du secteur communautaire «désignée par l’école qu’ils fréquentent» pour réussir le cours «Monde contemporain», le chef du Parti libéral alléguant «qu’il faut leur donner l'habitude et le goût pour ce type d'engagement social».

Décidément, avec de telles mesures «visionnaires», les chefs caquiste et libéral contribueront à faire en sorte que l’école québécoise fera figure de proue pour les prochaines années dans le monde de l’éducation auprès des autres pays!

quebechebdo 16 août 2012
vigile.net tribune libre 16 août 2012

Débats des chefs…Aussant attaque

15 août 2012

Réagissant au fait qu’il ait été relégué «sous le radar des médias» à l’occasion des débats des chefs, le chef d’Option nationale à réagi en faisant parvenir cette injonction contre les représentants des médias concernés :

«Une demande d’injonction visant à permettre au chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, de prendre part aux débats télévisés présentés par Radio-Canada, Télé-Québec et TVA a été déposée mardi matin (14 août) au palais de justice de Québec. Le fait de ne pas être invité aux débats télévisés traditionnels, ni d’avoir un temps d’antenne équivalent aux autres chefs de partis représentés à l’Assemblée nationale me fait douter de la santé de notre démocratie», a déclaré Jean-Martin Aussant.

Ce dernier considère son exclusion comme une injustice envers son parti, mais également envers les électeurs du Québec, qui n’auront pas la possibilité de prendre connaissance des positions d’Option nationale lors de ces soirées importantes.

Il est désolant de constater que malgré l’esprit de la Loi électorale et de son article 423, les grands diffuseurs ne donnent pas à Option nationale une visibilité équivalente aux autres partis politiques représentés à l’Assemblée nationale et semblent faire trop souvent la sourde oreille à l’enthousiasme que suscite notre jeune formation politique, dans les médias sociaux notamment », conclut Jean-Martin Aussant.

L’audition de la requête en injonction devrait avoir lieu ce mercredi (15 août), à Québec.

Option nationale est un parti politique qui a été fondé en octobre 2011. Son chef, Jean-Martin Aussant, siège à l’Assemblée nationale depuis l’élection générale de 2008. Le parti compte 123 candidats dans le cadre de la campagne électorale 2012.

Un dossier à suivre…

quebechebdo 15 août 2012
vigile.net tribune libre 15 août 2012

La querelle des Anciens et des Modernes

14 août 2012

Dans le but d’apporter plus d’éclaircissement sur mes positions, je voudrais revenir sur la dichotomie entre le vote stratégique et le vote authentique qui est en train de polariser la scène politique des souverainistes québécois et qui, à mon sens, risque de faire dévier le débat vers un discours pragmatique au détriment d’un débat d’idées auquel les souverainistes devraient pourtant être conviés durant cette campagne électorale.

Comme piste de réflexion, je vous propose un petit retour en France au XVIIième siècle au moment où se vit la querelle des Anciens et des Modernes, une polémique née à l’Académie française et qui agite le monde littéraire et artistique de l’époque en opposant deux courants bien distincts : d’une part, les Anciens menés par Boileau, soutiennent une conception de la création littéraire comme imitation des auteurs de l’Antiquité, cette thèse étant fondée sur l’idée que l’Antiquité grecque et romaine représente la perfection artistique aboutie et indépassable, et d’autre part, les Modernes, représentés par Charles Perreault, soutiennent le mérite des auteurs du siècle de Louis XIV en affirmant au contraire que les auteurs de l’Antiquité ne sont pas indépassables et que la création littéraire consiste à innover. Ils militent donc pour une littérature adaptée à l’époque contemporaine et des formes artistiques nouvelles.

En conclusion, le XVIIIième siècle, qualifié de siècle des Lumières par les historiens, donnera raison aux philosophes des Modernes, cette querelle ayant contribué néanmoins à susciter un renouvellement florissant de la littérature française tout en perpétuant les œuvres autant de Boileau que de Perreault.

Même si, comme le dit l’adage, toute comparaison cloche, je demeure convaincu que les souvenirs des Lesage, Lévesque et Parizeau demeureront à jamais dans la mémoire des Québécois pour avoir contribué à leur façon à l’émancipation du peuple québécois, chacun à sa période.

Toutefois, le passé ne doit pas fermer la porte aux « Perreault » politiques d’aujourd’hui si nous désirons, comme peuple, atteindre le « siècle des lumières » au conseil des nations en militant pour une politique « adaptée à l’époque contemporaine » que nous vivons tout en gardant en mémoire les réalisations des Anciens, sans la contribution de qui, nous ne serions pas aujourd’hui prêts à « créer » pour « innover ».

J’ai toujours été perçu comme un homme de convictions et de valeurs héritées du passé et à ce titre, je suis extrêmement attaché à mes racines québécoises…Toutefois, lorsque les circonstances l’’exigent, je suis disposé à partir avec mon baluchon d’expériences passées et m’acheminer vers d’autres sentiers pour construire un avenir meilleur.

J’invite donc toutes celles et tous ceux qui partagent mon rêve à se joindre à moi et aux milliers de Québécois qui, comme moi, ont le goût de soutenir les politiciens « modernes » d’aujourd’hui qui incarnent un vent de fraîcheur sur le paysage politique du Québec.

Enfin, en complément de réflexion, je vous soumets cet extrait de la chronique de Pierre-Luc Bégin parue le 11 août dans « Organisation du Québécois » sous le titre « Drôle de guerre » ou « Comment trancher le noeud gordien de la division » :

« Par ailleurs, si le PQ est élu mais qu’ON et Amir Kadhir sont rayés de la carte politique au profit du seul PQ, que va-t-il se produire ? Redevenu hégémonique dans le mouvement indépendantiste, le PQ retournera à ses vieilles habitudes du pouvoir pour le pouvoir. Se croyant propriétaire de l’idée d’indépendance et ne ressentant aucune menace électorale, il aura beau jeu de repousser le combat indépendantiste aux calendes grecques. Re-conditions gagnantes. Re-attente du moment jugé opportun…Ce qu’il faut donc souhaiter, selon moi, c’est l’élection du PQ au gouvernement, certes, mais aussi le développement rapide d’un vrai parti indépendantiste (Option nationale) qui pourra contraindre le PQ à avancer dans le dossier de l’indépendance et qui pourra, à terme, soit fusionner avec le PQ, soit se coaliser avec lui ou encore le remplacer, selon ce que sera devenu un PQ appelé à se transformer radicalement ou à disparaître. »

vigile.net tribune libre 14 août 2012
quebechebdo 19 août 2012 (version abrégée) 

Un vote…deux envois postaux

14 août 2012

Comme des millions de citoyens québécois, j’ai reçu récemment, via le courrier de Sa Majesté royale du Canada, ma carte d’électeur provenant du bureau du directeur général des élections du Québec. Au recto, on y indique le nom de ma circonscription et le numéro de ma section de vote tout en spécifiant que je suis inscrit sur la liste électorale.

En ce qui a trait au verso, les informations qui y apparaissent réfèrent aux coordonnées relatives à une révision de la liste électorale au cas où mon nom n’apparaîtrait pas au recto. Puis, au-dessous, sont inscrits les jours, les heures et l’endroit où je dois me présenter si je désire voter par anticipation.

Toutefois, là où le bât blesse, c’est que l’information suivante m’avise qu’en ce qui a trait au vote le jour de l’élection, je recevrai bientôt la carte de rappel m’indiquant l’adresse de mon bureau de vote.

Est-ce à dire que le DGE ne connaît pas déjà l’adresse de mon bureau de vote? Et s’il la connaît, pourquoi ne pas l’avoir indiqué sur cette carte? De cette façon, il se serait évité un deuxième envoi postal et surtout, il aurait sauvé des frais substantiels aux contribuables!

quebechebdo 14 août 2012
vigile.net tribune libre 15 août 2012

 

 

La flèche empoisonnée

14 août 2012

Sans être un fervent admirateur du candidat caquiste dans Terrebonne, Gaétan Barrette, je crois que Pauline Marois a perdu une belle occasion de se taire en lançant un commentaire pour le moins pernicieux à l'endroit de la personne du médecin spécialiste, à savoir que le ministre de la Santé [poste auquel il est destiné dans les plans de François Legault] devait se montrer "exemplaire" sur le plan des "saines habitudes de vie".

Mme Marois aura beau essayer d’esquiver par toutes sortes d’arguments qu’elle « ne voulait d’aucune façon attaquer M. Barrette », il n’en demeure pas moins que personne n’est dupe et qu’elle aurait dû conserver dans son carquois cette flèche empoisonnée, elle qui pourtant, depuis le début de sa carrière politique, a été victime de plusieurs attaques personnelles contre lesquelles elle a eu à se défendre.

En fait, Pauline Marois devrait continuer de faire ce dans quoi elle excelle, à savoir de lancer ses petits cailloux dans l’étang de la gouvernance souverainiste au lieu de tenter des incursions périlleuses dans la forêt de Sherwood alors qu’elle n’a visiblement aucun talent pour le tir à l’arc! 

quebechebdo 14 août 2012
vigile.net tribune libre 15 août 2012

La CAQ met la table

13 août 2012

François Legault a dévoilé les 94 engagements de sa plateforme électorale, le 12 août à Québec, dont plusieurs tournent autour du respect de la loi et l’ordre, un thème qui ressemble étrangement aux priorités mises de l’avant par le gouvernement Charest dans cette campagne électorale.

À cet effet, on reconnaît dans la plateforme caquiste des termes fréquemment utilisés par le gouvernement fédéral de Stephen Harper, entre autres que nous devons cesser d’être aussi permissifs pour les auteurs de crimes graves et que les citoyens en ont assez des sentences bonbons données pour des crimes violents contre la personne, en particulier les agresseurs sexuels et les criminels de la route.

Toutefois, quand on lui a demandé, en conférence de presse, ce qu’un gouvernement qu’il dirigerait pourrait faire à ce sujet, compte tenu du fait que le Code criminel relève du fédéral, M. Legault a répondu vaguement qu’effectivement, il y aura des ententes qui devront être faites avec le gouvernement fédéral dans certains dossiers, en d’autres termes…on verra !

Les autres thèmes plus connus de la CAQ sont, bien sûr, réitérés dans cette plateforme, soit le « grand ménage », qu’il s’agisse de lutte contre la corruption, de révision du financement des partis politiques, de réduction des dépenses de l’État, de réduction des effectifs chez Hydro-Québec, du remboursement de la dette, de s’assurer que chaque Québécois ait accès à un médecin de famille, de combattre le décrochage scolaire, de protéger les sièges sociaux et la propriété québécoise des grandes entreprises québécoises, de hausser le salaire des enseignants tout en les soumettant à une évaluation…etc etc…

Un « grand ménage » qui, aux dires du chef de la CAQ, se fera sans heurt : « Ce qu’il faut faire, c’est négocier…Mes ministres et moi, quand ce sera nécessaire, on va s’asseoir pour négocier, entre autres, avec les syndicats ».

En réalité, quand nous entendons la nomenclature de cette longue liste d’épicerie, nous avons l’impression d’assister à une vente aux enchères où le parti qui misera sur le plus grand nombre d’engagements pourra repartir avec le gros-lot !

Compte tenu de la faible crédibilité que les Québécois peuvent accorder aux « engagements » électoraux des divers partis, échaudés comme ils l’ont été au cours des dernières décennies, croyez-vous sincèrement que la brochette qui leur est servie par le chef de la CAQ saura les attirer à sa table…d’autant plus qu’ils ne connaissent même pas encore le montant de leur contribution pour pouvoir participer à ces agapes ?

vigile.net tribune libre 13 août 2012
quebechebdo 15 août 2012

Catherine Dorion…un nom à retenir

13 août 2012

Ctherine Dorion, candidate d'Option nationale dans la circonscription de Taschereau…Quel vent de fraîcheur dans ce triste paysage de la politique "provinciale"!

Regardez bien cette petite vidéo et dites-moi donc sincèrement comment vous ne voteriez pas pour elle. Il y en a plein de candidats et candidates comme cela à Option Nationale. À côté de cela, les politiciens professionnels ont l'air de vieux clowns tristes et pédants!

Voir ici : http://www.youtube.com/watch?v=yENc7zsPxUY

quebechebdo 13 août 2012

ON sous le radar des médias

12 août 2012

Même s’il y a à peine huit mois Option nationale n’existait pas et qu’il présente aujourd’hui 122 candidats au Québec dans la campagne électorale actuelle et un membership de plus de 3500 membres, c’est un euphémisme de dire qu’ON passe sous le radar des médias.

Ce sont ces mêmes médias qui refusent à Jean-Martin Aussant une tribune lors des débats des chefs alors que la Loi électorale à cet effet stipule clairement que TOUS les partis représentés au parlement, ce qui inclut Option nationale, doivent avoir un temps d’antenne équivalent.

Le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, a plus que jamais l’intention de faire partie du prochain débat des chefs, son parti ayant mandaté des avocats pour trouver la meilleure façon d’obtenir gain de cause.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le directeur général des élections n’est pas très loquace actuellement au sujet de cette entorse aux stipulations de la Loi électorale dont il est le premier responsable de l’application !

vigile.net tribune libre 12 août 2012
quebechebdo 13 août 2012

Le couloir électoraliste

12 août 2012

Je ne compte plus les commentaires à l’effet qu’il faut éviter la division du vote souverainiste et se ranger derrière le seul « parti souverainiste » qui puisse déloger le gouvernement Charest du pouvoir, à savoir le PQ. De là, est née la pernicieuse dichotomie entre le vote stratégique et le vote authentique.

À la défense du vote stratégique se dressent des ténors qui proclament qu’en politique, le pragmatisme doit primer sur la promotion des idées, particulièrement au cours de cette campagne où l’objectif ultime est d’éliminer Charest de la scène politique.  

En réalité, si on jette un coup d’œil objectif sur la petite histoire du PQ, il ne faut pas s’étonner que la promotion de ses idées fondamentales soient devenues secondaires puisqu’il les a reléguées dans le placard depuis belle lurette au profit de ses intérêts électoralistes.

Et, plus de quarante ans plus tard, on voudrait m’embarquer dans la galère de la gouvernance souverainiste en me faisant accroire que le PQ représente le véhicule « privilégié » du projet souverainiste alors qu’un véhicule d’avant-garde, beaucoup mieux outillé, à savoir Option nationale, m’invite à monter à bord d’un vaisseau-amiral qui me conduira sans détour à bon port.

À mon sens, la division du vote souverainiste et son corollaire, le vote stratégique, conduisent à un couloir électoraliste qui contribue à favoriser l’intérêt du pouvoir au détriment des idées et qui ne fait que servir de béquilles à ceux qui sont devenus trop usés par les attraits du pouvoir stratégique pour marcher résolument vers la réalisation de leurs idées.

En conséquence,
je refuse d’être gavé par la « galette de la gouvernance souverainiste » que m’offre le PQ-Marois. Je préfère un parti qui prône l’authenticité de ses idées à celui qui accorde sa priorité à une stratégie bassement électoraliste. Voilà pourquoi, le 4 septembre, j’accorderai fièrement mon vote au candidat d’Option nationale dans ma circonscription.

En terminant, je vous laisse sur l’image de Jean-Martin Aussant qu’il véhicule depuis le début de la campagne…Si vous avez un caillou dans le soulier, vous pouvez soit ne pas en tenir compte et continuer de marcher difficilement, soit essayer de vous y habituer tout en tentant de vous en accommoder, soit vous arrêter, l’enlever et poursuivre votre marche confortablement.

Actuellement, deux partis, soit le PLQ et la CAQ, nous proposent la première hypothèse et deux autres, à savoir le PQ et QS, la deuxième solution…ON nous propose plutôt la troisième voie. Alors, qu’est-ce qui nous empêche de l’emprunter et de marcher avec confiance vers notre indépendance les deux pieds bien installés dans nos souliers?

quebechebdo 12 août 2012
vigile.net tribune libre 12 août 2012 (version abrégée)