Les traditions québécoises

22 janvier 2013

Même si les traditions québécoises ont tendance à se perdre dans les dédales d’une évolution déchaînée qui, admettons-le, ne nous conduisent pas souvent dans des chemins familiers, j’ai cru bon de nous en remémorer quelques unes en guise de points de repère qui arriveront peut-être à nous ramener à certaines de nos origines culturelles québécoises et à susciter en nous un retour aux sources vivifiant.

Pratiquée depuis de longues années, l’autocueillette fait partie des activités traditionnelles en famille appréciées pas les Québécois, l’autocueillette représentant pour les producteurs un excellent moyen de faire découvrir leurs exploitations, mais aussi une ressource financière supplémentaire. Pour les amateurs québécois, l’autocueillette représente avant tout un loisir, auquel ils s’adonnent en famille ou entre amis. Ils ont le plaisir de la découverte, de la cueillette, mais aussi de la dégustation. Ils repartent le plus souvent avec beaucoup de fruits et/ou de légumes, qu’ils transforment ensuite en pâtisseries et tartes ou en conserves.

Coutume héritée des Amérindiens, la pêche sous la glace, aussi appelée pêche blanche, se pratique un peu partout au Québec dès que la glace qui recouvre les lacs et les rivières est suffisamment épaisse. Pour contrer les effets du vent et pratiquer plus longtemps leur passe-temps, les pêcheurs s’installent dans de petites cabanes qui sont déplacées l’hiver sur le champ de glace. Ces cabanes, aménagées avec plus ou moins de confort, sont remisées l’été près des berges.

La cabane à sucre symbolise l’arrivée du printemps, le retour à la vie et, pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous présente un menu que vous aurez l’occasion de déguster dans quelques mois : soupe aux pois, tourtière maison, ragoût de boulettes, jambon et saucisses à l’érable, oreilles de crisse, fèves au lard, tarte au sucre et, pour couronner le tout, tire sur la neige.

Qui d’entre nous n’a pas un jour dansé son petit cotillon dans sa parenté, ou ne s’est pas élancé dans un rigodon lors de la Saint-Jean ? C’est bien connu, certains Québécois raffolent encore des danses traditionnelles où contredanse, cotillon, quadrille, set carré, reel, gigue et rigodon se succèdent, chez certaines familles québécoises, lors des traditionnelles soirées des Fêtes.

Nos ancêtres ont été soumis à de durs labeurs pour en arriver à défricher leurs terres…la vie n’a pas été de tout repos pour eux et les Québécois ont acquis à juste titre le qualificatif d’un peuple vaillant et déterminé.

Voilà pourquoi, à mon sens, ils ont développé cet engouement pour les activités festives, un besoin quasi viscéral qui leur a permis de compenser la sueur de leur front par une vitale exubérance, véritable exutoire aux journées de travail extrêmement laborieuses.

Sans nier que les temps ont bien changé, il m’est apparu pertinent de nous replonger dans certaines de nos traditions qui font partie inhérente de notre culture. En ce sens, je vous reporte au vieux proverbe qui dit que « le passé est garant de l’avenir », que nos traditions incarnent, en partie, nos racines québécoises, tout en mettant en garde tous ceux qui, malheureusement, ont souvent tendance à reléguer ces traditions dans le tiroir aux oubliettes sous prétexte qu’elles sont dépassées…une erreur que je les invite à corriger pour le mieux-être de notre identité nationale !

quebechebdo 21 janvier 2013
vigile.net tribune libre 21 janvier 2013

Au sujet du « moment opportun » (JMA dixit)

22 janvier 2013

J’ai reçu ce matin un message électronique d’Option nationale concernant quelques nouvelles du comté de Charlesbourg, me rappelant, par la même occasion, que le parti approche les 8 000 membres, que son congrès aura lieu au Palais des congrès de Montréal les 2 et 3 mars et que Jacques Parizeau y prononcera un discours comme orateur invité. Ce sont plus de mille membres qui sont attendus lors de ce grand rassemblement.

À l’intérieur de ce message, on pouvait y lire cette citation de Jean-Martin Aussant qui, à elle seule, dénote de la clarté et des convictions du chef d’ON. Aussi, ai-je cru opportun de vous en faire prendre connaissance en espérant susciter des commentaires de votre part :

“Chacun des députés et des militants du PQ est aussi souverainiste que nous, mais c’est l’institution elle-même qui est tout sauf claire sur l’option. On ne convainc pas en doutant. On convainc en démontrant et en persistant. Et surtout on convainc en ayant confiance en notre capacité de convaincre. On ne peut donc pas commencer une phrase en disant « la souveraineté est urgente et nécessaire » et terminer la même phrase en disant « on la fera si le moment est opportun ». Pour moi, le moment opportun pour être libre a toujours été et sera toujours maintenant.”

vigile.net tribune libre 21 janvier 2013
qebechebdo 22 janvier 2013 "Au sujet du "moment opportun""



Le Fleurdelisé a 65 ans

20 janvier 2013

Le 21 janvier 1948, le Fleurdelisé prenait la place de l’Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale de l’hôtel du Parlement. Par décret, le gouvernement du Québec de Maurice Duplessis lui avait accordé, le matin même, le statut de « drapeau officiel du Québec ».

Pour les amateurs d’histoire, mes recherches m’ont permis de savoir, entre autres, que la fleur de lis qui apparaît sur le drapeau du Québec est l’un des plus anciens emblèmes du monde. En effet, trois mille ans avant notre ère, on l’utilisait déjà chez les Assyriens comme emblème ou motif décoratif. On la voit ensuite en Inde, puis en Égypte, en Grèce, à Rome et en Gaule. Certains l’ont fait dériver de l’iris, fleur jaune qui croissait sur les rives de la Lys, cours d’eau de Belgique. D’autres y reconnaissent un trident ou une pointe de flèche.

Néanmoins, quoique que notre drapeau soit d’une vingtaine d’années l’aîné de l’unifolié canadien, le Fleurdelisé a peine à prendre toute sa place sur le territoire du Québec…la dernière saga sur la guerre des drapeaux à l’Assemblée nationale en étant une illustration dramatique au cours de laquelle notre drapeau a dû subir encore une fois la concurrence déloyale du drapeau canadien et ce, à l’intérieur même des murs des élus du Québec !

Devant une telle aberration qui relève tout simplement d’un aplaventrisme scandaleux, le gouvernement « souverainiste » québécois devrait profiter de cet anniversaire pour se faire un devoir d’actualiser, de mette à jour et surtout de faire connaître les instructions et les guides destinés à encourager et à favoriser l’utilisation du drapeau national, qu’il les mette à la disposition des citoyens sur les médias sociaux et en fasse la distribution aux villes, aux établissements et aux citoyens.

Si la 66e année du fleurdelisé devenait l’occasion d’un ralliement de tous les citoyens, particulièrement les entreprises industrielles et commerciales, derrière les couleurs nationales de l’État québécois et qu’il contribuait à créer une sentiment d’appartenance à notre nation, nous franchirions du même coup un grand pas vers notre affirmation nationale au lieu de laisser flotter timidement notre emblème national aux mats du parlement et des édifices gouvernementaux comme s’il en était leur prérogative exclusive.

Longue vie au Fleurdelisé, le drapeau officiel du Québec, et souhaitons qu’il incarne enfin, de par son âge vénérable, le symbole de notre fierté nationale et de notre appartenance à notre nation !

vigile.net tribune libre 20 janvier 2013
quebechebdo 20 janvier 2013

Aux frontières de l’incompréhensible

18 janvier 2013

On se croirait en plein scénario de film de violence où trois plans de meurtres contre des élèves et du personnel de leur école sont étalés sur Facebook par trois adolescents âgés entre 14 et 16 ans qui plaident la non-culpabilité.

À mon sens, la question cruciale doit apporter une réponse aux motifs qui ont guidé ces jeunes à forger un tel plan diabolique, entre autres, l’utilisation de Facebook qui n’est certes pas le moyen le plus sûr pour procéder dans l’anonymat.

Autres motifs possibles : la mauvaise blague, l’inconscience, l’assouvissement de vengeance ou l’intention de se rendre au bout de leur projet? Il reste à souhaiter que la justice découvrira les véritables motifs qui ont poussé ces adolescents à exhiber sur Facebook ces idées meurtrières.

En attendant, nous nous retrouvons confrontés aux frontières de l’incompréhensible autant sur les motifs que sur le canal de communication utilisé par ces jeunes pour présenter, non pas un, mais trois scénarios de meurtres!

quebechebdo 18 janvier 2013 

Mourir dans la dignité

18 janvier 2013

S’il est un sujet délicat qui interpelle des personnes de toutes les strates de la société depuis des décennies, c’est bien celui du consentement à mourir. À mon sens, nous devons saluer le dernier volumineux rapport de quelque 450 pages présenté récemment par les experts qui ont contribué à sa parution pour plusieurs raisons.

Je citerais, entre autres, l’extrême prudence des termes utilisés pour aborder les multiples conditions requises pour permettre aux patients en fin de vie d’avoir accès à ses volontés de mourir, et ce, que ce soit sur les plans légal ou médical.

Sans aucunement être un expert en la matière ni avoir passé à travers les centaines de pages de ce rapport, et pour avoir entendu les commentaires des auteurs de ce rapport, j’ajouterais que la pierre angulaire qui confère toute sa crédibilité à ses recommandations émane de la liberté qui est rendue au malade d’avoir accès, à des conditions extrêmement bien encadrées, à la possibilité de mourir dans sa dignité « humaine ».

Une démarche qui a d’ailleurs été suivie dans d’autres pays sans que cela entraîne les folles dérives appréhendées chez nous et malheureusement accompagnée d’une forme d’acharnement thérapeutique dont on doit tout au mois questionner ses objectifs humains.

quebechebdo 17 janvier 2013
Le Devoir 19 janvier 2013

Commentaire:

"Monsieur Marineau, votre lettre de ce matin est une symphonie de compréhension, de sagesse et d'humanité; la personne humaine en fin de vie, éclairée et libre, l'habite. J'aime votre expression "mourir dans sa dignité humaine".

Yvon Bureau
Le Devoir 19 janvier 2013
 

Propos sur la Convergence nationale

15 janvier 2013

C’est sous l’initiative du Nouveau mouvement pour le Québec (NMQ), appuyé par le nouveau président du Conseil de la souveraineté, Gilbert Paquette, de Bernard Landry et du comédien Alexis Martin, qu’a été officiellement lancée récemment la Convergence nationale. Il s’agit d’un projet de mobilisation dont les objectifs sont d’abord de raviver la flamme souverainiste et d’élaborer une stratégie commune en prévision des prochaines élections. Projet qui se confirmera lors d’un congrès qui permettra de réunir des souverainistes de toute origine, en mai prochain.

À mon avis, deux paramètres essentiels sont indispensables pour permettre à ce mouvement d’atteindre une certain momentum contribuant à la vigueur du sentiment souverainiste.

Le premier concerne la participation active des partis souverainistes. Ils n’ont d’ailleurs pas démontré beaucoup d’intérêt, puisque qu’aucun des trois partis concernés n’a participé à la conférence de presse du dévoilement de ce projet de mobilisation. Toutefois, selon Bernard Landry, l’adhésion des partis politiques à la Convergence nationale est cruciale.

Toutefois, les partis concernés ont tout de même réagi, chacun à sa façon, au projet de Convergence nationale. Du côté du PQ, le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, a déclaré lors d’une entrevue qu’à moins d’un avis contraire de ses membres, le PQ participe habituellement aux initiatives comme celle de la Convergence nationale.

« De façon générale, on salue ces nouvelles initiatives, et de façon générale, on y participe, a-t-il dit. Maintenant, on se garde une prudence pour mai, parce qu’il faut respecter nos militants et les instances officielles du PQ, mais en même temps, on a tous une grande cause commune qui nous unit, et il faut se rappeler justement de ce qui nous unit avant de mettre l’accent sur ce qui nous divise. »

Du côté d’Option nationale, a déclaré Jean-Martin Aussant, « M. Landry redonne un tour de vis à ce qu’il fait depuis plus d’un an, pour essayer de faire en sorte que les souverainistes se parlent tous. C’est un nouveau nom, pour un nouveau véhicule, mais qui va faire ce que bien des gens essaient de faire depuis un an et demi. » Toujours de l’avis de M. Aussant, la Convergence nationale ne change rien à sa stratégie, puisque son parti est déjà favorable aux alliances avec d’autres partis dont la souveraineté est « clairement » la priorité. Option nationale décidera lors de son congrès de mars si des délégués du parti seront envoyés au premier congrès de la Convergence nationale.

Enfin, du côté de Québec solidaire, l’attaché de presse Christian Dubois a rappelé que le parti souverainiste a décidé d’entamer des pourparlers avec ON en vue des prochaines élections. Il est toutefois incapable de préciser pour l’instant si des délégués participeront au congrès de la Convergence nationale.

Le second paramètre, et à mon sens le plus important, nécessite la mobilisation citoyenne sans laquelle le projet risque de tourner en une guerre de clocher entre les divers partis politiques. À cet effet, je vous laisse sur deux déclarations qui militent en ce sens, la première, de Gilbert Paquette : « On a appuyé cette initiative, comme on va appuyer, règle générale, toutes les initiatives qui visent à reprendre la promotion de la souveraineté… La convergence souhaitée ne devra pas se limiter à des ententes électorales, mais devra mener à une « campagne permanente » pour l’indépendance du Québec ». La seconde appartient au co-porte-parole du NMQ, Jocelyn Desjardins : « La Convergence nationale, c’est le nom d’un projet de mobilisation citoyenne".

vigile.net tribune libre 15 janvier 2013
quebechebdo 15 janvier 2013 

L’expansion…la dernière sortie de secours!

12 janvier 2013

À mon sens, le dernière entente signée entre les propriétaires des équipes de la LNH et l’association des joueurs vient de clouer le clou sur un éventuel déménagement d’une équipe de la LNH à Québec.

En effet, tout a été mis en œuvre pour soutenir les équipes qui évoluent dans des marchés moins lucratifs, que ce soit le rabaissement du plafond salarial, la durée réduite des contrats des joueurs, un partage plus équitable des revenus et un nouveau régime de péréquation qui permettra de redistribuer les profits des équipes mieux nanties avec celles qui éprouvent davantage de difficultés financières.

Une entente qui, somme toute, me semble laisser ouverte l’expansion comme la dernière sortie de secours qui permettrait la venue d’une équipe de la LNH à Québec…En attendant les intentions de Bettman, les amateurs de hockey de Québec devront se montrer patients avant que le nouvel amphithéâtre de Québec ne vibre aux exploits d’une équipe de la Capitale nationale!

quebechebdo 12 janvier 2013

Les tueries dans les écoles

11 janvier 2013

Personne ne peut demeurer insensible aux tueries qui se multiplient dans les écoles depuis plusieurs années tant aux États-Unis qu’au Canada. Après chacune de ces catastrophes, chacun y va de ses commentaires et certains d’entre eux osent proposer des pistes de solution qui demeurent malheureusement souvent lettre morte jusqu’au prochain carnage.

Le dernier débat sur le registre des armes à feu entre Ottawa et Québec démontre jusqu’à quel point les moyens pour contrer ce fléau sont contradictoires et conduisent fatalement à des culs-de-sac.

Toutefois, à mon sens, le pire paradoxe mis de l’avant pour prévenir d’éventuelles tueries provient de la National Rifle Association américaine [NRA], une association à but non lucratif ayant pour but de promouvoir les armes aux États-Unis, qui propose de placer des gardes armés dans toutes les écoles pour prévenir d’éventuelles tueries, une proposition qui, de toute évidence, présente tous les indices que les profits générés par la vente de ces nouvelles armes dominent largement sur de « supposées » mesures de sécurité.

En effet, je ne crois pas du tout qu’un garde de sécurité placé dans les écoles pourra empêcher un déséquilibré d’accomplir son acte démoniaque…une fois qu’il aura abattu le garde en question ou qu’il l’aura tout simplement contourné.

Sans vouloir faire preuve de défaitisme, je me dois d’admettre que de tels actes inhumains risquent de se reproduire. Toutefois, les gouvernements se doivent de resserrer davantage les mécanismes de contrôle liés à l’achat et à la possession d’armes à feu, un registre des armes à feu plus restrictif, étant à mon sens, un bon point de départ qui pourrait pallier tout au moins certaines de ces tueries abominables.

En ce sens, je demeure convaincu que le gouvernement du Québec doit aller de l’avant dans ses intentions de maintenir le registre des armes à feu et de pousser plus loin les conditions d’obtention et de détention d’une arme à feu !

vigile.net tribune libre 11 janvier 2013
quebechebdo 11 janvier 2013
cyberpresse.ca 14 janvier 2013



Affaire Michaud – Suggestion à Richard Le Hir et Pierre Cloutier

16 décembre 2012

Le 2 novembre, vous signiez conjointement sur la tribune libre de Vigile une lettre ouverte que vous faisiez parvenir au ministre de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud, sous le titre "Affaire Michaud – Lettre ouverte au ministre de la Justice"

Cinq semaines plus tard, soit le 12 décembre, nous apprenions avec consternation, dans un article de Pierre Cloutier titré « Triste anniversaire de l’affaire Michaud – 12 ans d’infamie » que cette missive était demeurée lettre morte.

Je me permets de vous citer les derniers éléments de l’argumentaire de M. Cloutier :

[4] Le mois dernier, Richard Le Hir et moi avons envoyé une lettre ouverte au nouveau ministre (péquiste) de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud pour lui demander de présenter une motion devant l’Assemblée Nationale pour faire annuler la motion scélérate et rendre enfin justice au citoyen Michaud.

[5] Nous n’avons pas exigé de lui une obligation de résultat. Nous lui avons tout simplement demandé comme ministre de la justice de présenter devant l’Assemblée une motion pour réparer cette injustice.

[6] Nous n’avons même pas reçu un accusé de réception.

[7] Honte à vous, monsieur le ministre péquiste de l’Injustice. Honte à vous, petits parlementaires minables.

Je peux facilement compatir à la colère et à la frustration véhiculée principalement dans les deux derniers arguments de Pierre Cloutier, d’autant plus qu’un nouveau gouvernement péquiste aurait dû faire preuve d’un minimum de compassion dans l’affaire du citoyen Michaud.

Conséquemment, compte tenu de la désinvolture scandaleuse du « ministre péquiste de l’Injustice », le dossier devrait maintenant être référé au bureau de la première ministre. En termes clairs, je suggère à Mm Le Hir et Cloutier de faire parvenir leur lettre à Pauline Marois… En agissant de la sorte, les co-signataires seront montés jusqu’aux plus hautes instances gouvernementales en obligeant Mme Marois à se commettre dans ce dossier qui a déjà souffert de délais inacceptables et irrespectueux envers l’intégrité de M. Michaud. 

quebechebdo 16 décembre 2012

Commentaire:

Après avoir envoyé cet article à Québec Hebdo, j'ai reçu un message électronique de Richard Le Hir m'avisant que cet article que j'avais aussi fait parvenir à Vigile n'a pas été retenu compte tenu que et Pauline Marois et tous les députés de l'Assemblée nationale avaient reçu copie de la dite lettre et, qu'en conséquence, sa publication était hors propos.

Henri Marineau

Dissension au sein d’Équipe Labeaume

16 décembre 2012

«Déçus» du comportement de leur chef, les conseillers qui ont annoncé leur démission jeudi n’ont pas été tendres envers le maire de Québec. Patrick Paquet et Ginette Picard-Lavoie quittent Équipe Labeaume parce que, selon eux, l’attitude du maire « ne correspond en rien aux valeurs démocratiques » qu’ils souhaitent défendre. Décisions prises à l’avance, difficulté à avoir accès à l’information, « attitude irrespectueuse» envers «tous ceux qui osent s’opposer à lui… Le maire ne tolère aucune discussion avant décision, ne respecte pas ceux qui diffèrent d’opinion et il empêche souvent sinon toujours les autres de s’exprimer ».

Par ailleurs, lorsque questionné sur le style autocratique que dénoncent ses deux détracteurs, le maire a été virulent en plus de démontrer une attitude bassement cavalière. « Il faut les comprendre, ce sont des gens qui veulent se représenter en politique, ils ont peur de perdre leur salaire. Ils se débattent comme le diable dans l’eau bénite . » De toute façon, réplique Régis Labeaume, ces deux conseillers ne faisaient plus partie des plans en vue des élections de 2013, alléguant même qu’il était prévu de leur montrer la porte en janvier. « Je pense qu’ils ont capté les signaux qu’on leur a transmis ».

En conséquence, ces défections portent à cinq le nombre de conseillers indépendants à l’Hôtel de Ville sur 27 élus. Patrick Paquet et Ginette Picard-Lavoie, quant à eux, deviennent les 2e et 3e conseillers à quitter l’Équipe Labeaume après Jean Guilbault en 2010. En compagnie d’Yvon Bussières et d’Anne Guérette, ils seront maintenant 5 à siéger dans l’opposition.

Toutefois, indépendamment des avantages d’une saine opposition provoquée par ces deux dernières défections de l’Équipe Labeaume, je me demande sérieusement si, au royaume de Labeaume, nous ne faisons pas face à une « équipe » dont les règles de fonctionnement sont édictées unilatéralement par le maître de céans qui dispose avant même que les sujets ne proposent… « Équipe Labeaume », vous dites?

vigile.net tribune libre 15 décembre 2012
quebechebdo 15 décembre 2012