L’Église du Québec au diapason du 21ième siècle

28 octobre 2012

Fruit d’une importante réflexion consultative entamée en septembre 2011, le diocèse de Québec s’apprête à mettre de l’avant d’ici 2020 une profonde transformation qui le conduira à substituer ses 207 paroisses par la création de 28 «communions de communautés» regroupant chacune de 2 à 15 paroisses actuelles.

«On ne peut plus s’isoler, on ne peut plus vivre seul, de déclarer Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire de Québec, on a besoin de se regrouper pour assurer la poursuite de la mission.»

Bien que sensible à l’argument pastoral de Mgr Proulx, il faut bien admettre que l’Église n’a pas le choix de revoir sa structure compte tenu de sa précarité financière, de la diminution du nombre de fidèles, de la rareté des bénévoles et du manque de personnel mandaté pour lui venir en aide.

En agissant de la sorte, le diocèse de Québec fait le pari qu’en unissant ses communautés en un nombre restreint de paroisses, sa mission d’évangélisation sera renforcée…Un pari qui, à mon sens, dénote d’une ouverture louable vers une Église qui tente de se mettre au diapason du 21e siècle!

quebechebdo 28 octobre 2012

Le boulet aux pieds

27 octobre 2012

Quelques jours avant le 25ième anniversaire de la mort de René Lévesque le 1er novembre 1987, les articles et commentaires sur les qualités dominantes de l’homme, particulièrement son intégrité qui constitue à mon sens son plus grand héritage, sont nombreux, et je les endosse entièrement.

Toutefois, quand je remonte dans l’histoire et que j’observe les pierres angulaires qui ont contribué à la naissance du Parti québécois, à savoir la souveraineté-association, et que je constate le statu quo dans lequel le Québec se retrouve encore aujourd’hui sur le plan politique depuis l’assermentation de René Lévesque comme premier ministre le 25 novembre 1976, force est de constater que le concept de souveraineté-association a conduit à un cul-de-sac politique.

À mon sens, René Lévesque, possédant un sens inné du compromis, s’est montré stratégique en alliant les deux concepts de souveraineté et d’association dans son approche auprès de l’électorat québécois d’une part, et du ROC d’autre part. En agissant de la sorte, il pensait arriver à concilier les intérêts divergents des deux parties.

On connaît la suite…une ribambelle de rencontres fédérales-provinciales sur des demandes de récupérations de pouvoirs auprès d’Ottawa restées lettres mortes dans le tiroir de l’étapisme de Claude Morin, les sempiternelles allusions aux conditions gagnantes de Lucien Bouchard reléguées dans le placard des tristes souvenirs, et finalement la gouvernance souverainiste de Pauline Marois, une version « moderne » des échecs stratégiques antérieurs.

Et pourtant, quand on y pense, était-il opportun pour M. Lévesque d’intégrer la notion d’association économique avec le ROC à la souveraineté politique du Québec puisque, de facto, cette association allait devoir se concrétiser, compte tenu du contexte géographie du Québec et du Canada ?

À mon avis, la question doit être posée…en termes clairs, René Lévesque, même si je dois lui octroyer le mérité d’avoir mis la souveraineté du Québec sur la carte politique, s’est, du même souffle, attaché un boulet aux pieds en la liant à une forme d’association économique avec le ROC qui, de toute façon, faisait partie intégrante de l’accession du Québec à sa souveraineté politique.

En conséquence, j’ose espérer que, parmi les leçons que nous retiendrons des événements qui entourent le 25ième anniversaire du décès de René Lévesque, nous mettrons toutes nos énergies à réaliser son rêve ultime, à savoir de faire du Québec un pays !

vigile.net tribune libre 27 octobre 2012
quebechebdo 29 octobre 2012 "La souveraineté-association…le boulet aux pieds"

Surprenant…le pécheur repentant

27 octobre 2012

À plus de 90 reprises entre 1988 et 2009, soit une période de plus de 20 ans, Gilles Surprenant s’est rendu dans les bureaux d’entrepreneurs en construction ou des restaurants pour y recueillir des pots-de-vin de 736 000$ en espèces, sans compter les voyages de golf, les repas, les spectacles et autres petits «cadeaux», d’un groupe d’entrepreneurs qui a gonflé les prix, corrompu des fonctionnaires et truqué des dizaines d’appels d’offres publics totalisant 175 millions$.

Pour sa défense, Gilles Surprenant invoque d’amers regrets: «Mes dix années à la Ville de Montréal ont été catastrophiques. Ça n’aurait jamais dû exister, je n’aurais pas dû accepter cet argent…Je ne me pardonnerai jamais d’avoir fait ça».

Dès lors que le pécheur a avoué ses fautes au confessionnal et qu’il s’est repenti, le système judiciaire doit maintenant lui infliger une «pénitence» exemplaire, à défaut de quoi la gangrène de la corruption pourra continuer de se développer sans heurt dans une société déjà gravement meurtrie par une corruption dévastatrice et scandaleuse.

quebechebdo 27 octobre 2012
cyberpresse.ca 29 octobre 2012 "Le pécheur repentant"

Au royaume des tricheurs

27 octobre 2012

Le couperet est tombé… Sept ans et trois mois après son septième défilé en jaune sur les Champs-Elysées, Lance Armstrong, le héros sorti vainqueur d'un cancer, a été rayé officiellement du palmarès du Tour de France par l'Union cycliste internationale. Pour l'UCI, le dossier Armstrong est classé, l'instance dirigeante du cyclisme mondial a décidé de suivre le rapport cinglant de l'agence américaine anti-dopage (Usada) et de priver Lance Armstrong de ses sept victoires dans le Tour de France.

Pour l'histoire officielle du cyclisme, Lance Armstrong, 41 ans, restera comme un tricheur, un menteur, un intimidateur, revenu faire la loi sportive dans le peloton à coups d'injections d'EPO, de transfusions sanguines et de pilules de testostérone. Le personnage clé du «programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport», selon le rapport de l'Usada du 10 octobre, bâti grâce aux témoignages détaillés de onze des anciens équipiers du champion texan.

Parallèlement à la triste histoire du héros cycliste déchu, ont paradé ces dernières semaines devant la commission Charbonneau deux crapules notoires, à savoir Lino Zambito et Gilles Surprenant, qui sont venues témoigner des stratagèmes vicieux qui leur ont permis, pendant des années, d'extorquer des centaines de milliers de dollars aux contribuables québécois via la collusion et la corruption dans l'attribution de contrats dans l'industrie de la construction.

Pourtant, malgré la gravité des gestes posés par ces deux bandits, nous assistons à un scandaleux spectacle médiatique qui nous présente les visages « contrits » de ces deux malfrats qui laissent présumer d'un certain repentir, Zambito se permettant même d'occuper la « très sélecte tribune » de Tout le monde en parle sous des allures de héros.

Même si les sagas qui entourent l'histoire de Lance Armstrong et celles de Zambito et Surprenant n'ont rien en commun sauf la tricherie dont ils ont fait preuve, j'en arrive à me demander si les Québécois, empêtrés dans leurs principes de religion judéo-chrétienne, n'ont pas tendance à être vifs sur la gâchette de l'absolution pour ceux qui se soumettent à leur « acte de contrition » alors qu'ils se montrent davantage intransigeants envers ceux qui, comme Armstrong, semble fermés à toute forme de regret et ce, malgré, il faut bien l'admettre, toute la détermination qu'a due déployer le héros déchu pour surmonter son cancer et remporter autant de victoires sur la plan international.

Au royaume des tricheurs, il semble que les dignitaires obtiennent des grâces privilégiées pour autant qu'ils s'affichent repentants, s'attirant de la sorte la clémence de leurs proies! 

cyberpresse.ca 27 octobre 2012
quebechebdo 25 octobre 2012 (version abrégée)

Marois et Trudeau au coude-à-coude dans les intentions de vote au Québec

26 octobre 2012

Selon le dernier sondage CROP-Le Soleil-La Presse, 36% des Québécois, sur la scène fédérale, accorderaient leur appui à Justin Trudeau, s’il était élu chef du PLC, et 34% à Pauline Marois, sur la scène provinciale.

Des résultats qui démontrent hors de tout doute que les Québécois demeurent « fidèles » dans leur intention légendaire à vouloir tirer avantage des deux paliers de gouvernements. Sans avoir fait de recherches, je suis convaincu que les mêmes intentions se manifestaient dans les sondages du temps de René Lévesque et de Pierre-Elliot Trudeau.

Imaginons maintenant le scénario fort probable où Justin Trudeau devient premier ministre du Canada au même moment où Pauline Marois occupe les mêmes fonctions au Québec. Pouvons-nous supposer un instant quel « accueil » recevrait la démarche de gouvernance de Pauline Marois face à un mordu, comme l’était son illustre père, d’un pouvoir central fort à l’intérieur d’un Canada uni.

En l’occurrence, il m’apparaît utopique d’envisager quelque concession que ce soit concernant les demandes de Québec de la part de Justin Trudeau, le digne héritier du grand manitou de la nuit des longs couteaux qui a conduit au rapatriement unilatéral de la Constitution.

En termes clairs, tant et aussi longtemps que l’électorat québécois essaiera de sauver la chèvre et le chou en votant pour des personnages empreints de l’aura de la « trudeaumanie » d’un côté du canal Rideau, et des gouvernements provinciaux leur quémandant des pouvoirs sur l’autre rive, l’option souverainiste risque de rester un vœu pieux qui flottera dans le ciel du Québec telle une brise passagère!

Dans ces circonstances, le gouvernement Marois se doit de ranger sa stratégie aplaventrisme de gouvernance souverainiste dans le tiroir aux oubliettes et s’atteler résolument à l’unification des forces souverainistes québécoises pour offrir aux Québécois un projet de pays rassembleur qui leur sera soumis par référendum et ce, sans le fla-fla de préliminaires oiseuses et caduques qui ont échoué à maintes reprises dans les placards des icones libérales dont la dernière édition est incarnée par Justin Trudeau qui ne se gênera pas pour s’inspirer des vieux discours démagogiques du paternel qui ont eu tant de succès auprès du « bon peuple québécois », entre autres celui qu’il a prononcé à la veille du référendum de 1980!

quebechebdo 26 octobre 2012

Justin Trudeau…fédéraliste jusqu’aux bouts des doigts

26 octobre 2012

En marge de la 127ième Assemblée de l’Union interparlementaire qui se tenait à Québec, Justin Trudeau a tenu à préciser qu’il « appuie » la loi 101 en affirmant qu’« elle aide le Québec à demeurer d’abord et avant tout français, dans un pays bilingue. » Mais de là à en étendre l’application, comme le propose Mme Marois, il y a un pas que le fédéraliste libéral refuse de franchir. Il s’agit selon lui « de vieux débats » dont les électeurs n’ont pas envie d’entendre parler.

Par cette déclaration, le candidat à l’investiture du PLC s’oppose donc au PQ qui souhaite interdire aux francophones de fréquenter le cégep en anglais, d’exiger la francisation des petites entreprises, d’interdire les écoles-passerelles et de revoir les ententes permettant à certaines grandes entreprises d’utiliser l’anglais comme langue de travail.

Pourtant, toutes ces mesures ont pour but de protéger la langue de la majorité québécoise dont l’usage recule au Canada selon les dernières données du recensement de Statistique Canada publiées le 24 octobre qui révèlent une nouvelle diminution du poids relatif du français au pays, notamment à Montréal. Comme réponse à ce phénomène plutôt inquiétant, Justin Trudeau réplique que la perte de terrain du français résulte essentiellement de « la crise démographique » et de « la dénatalité qu’on vit au Québec »…par ici la sortie !

Mais revenons, si vous le permettez, à deux éléments de l’argumentaire de M. Trudeau relativement à sa déclaration concernant la loi 101 dont je fais mention au début de mon article, à savoir les notions de « pays bilingue » et de « vieux débats ».

Le simple fait que Justin Trudeau utilise ces termes, les premiers si chers à son illustre père, les seconds tout aussi chers à son prédécesseur libéral provincial, démontre à quel point le fils de l’autre et le cousin d’allégeance politique de Jean Charest incarnent dans la même personne un bloc monolithique ancré dans le roc d’un fédéralisme inexorable et inflexible.

Conséquemment, dans l’hypothèse où Justin Trudeau devient premier ministre du Canada, nous devons nous attendre à une répétition de l’histoire pendant laquelle Pierre-Elliot Trudeau a régné en roi et maître sur le Canada tout entier, y compris le Québec…à moins que, d’ici là, les troupes souverainistes québécoises se mobilisent et relaient une fois pour toutes les velléités de la deuxième génération des flagorneurs incarnés par Justin Trudeau dans le hangar des vieilleries pour y substituer un « nouveau débat » autour d’un projet de pays rassembleur pour tous les Québécois !

vigile.net tribune libre 26 octobre 2012
quebechebdo 28 octobre 2012

La part des choses

25 octobre 2012

Dans sa lettre publiée dans Le Devoir du 24 octobre sous le titre « Lino Zambito, un héros ? », Andrée Ferretti interroge en ces termes les possibles raisons qui confèrent à Lino Zambito ce « magnétisme » qu’il dégage auprès des médias, alléguant, entre autres, sa présence à l’émission Tout le monde en parle :

-notre éducation chrétienne qui invite qui n’a pas péché à jeter la première pierre et à pardonner tout péché avoué ?
-l’état de déliquescence actuelle de notre société où les actes criminels de nombreux politiciens sont devenus monnaie courante ?-notre penchant à glorifier anomalies et écarts dès lors qu’ils se dressent contre l’autorité que nous jugeons, souvent avec raison, mal établie ?
-notre difficulté à nous exprimer oralement avec précision, ce qui nous fait estimer celles et ceux qui énoncent clairement les faits et les idées, avec calme et confiance en soi ?
-notre difficulté à nous exprimer oralement avec précision, ce qui nous fait estimer celles et ceux qui énoncent clairement les faits et les idées, avec calme et confiance en soi ?
-le besoin que nous éprouvons, faute de puissance collective, à dépasser les frontières de la province, d’admirer celles et ceux qui sortent des sentiers battus quels que soient les chemins ensuite empruntés ?

Bien que je considère que chaque hypothèse posée par Mme Ferretti ait son poids d’à-propos, je voudrais m’arrêter sur son premier argument, à savoir notre éducation chrétienne, lequel m’apparaît incarner le plus les raisons pour lesquelles les médias, tirant ainsi profit du « bon peuple québécois », confèrent autant de « popularité » à Lino Zambito.

En réalité, j’en arrive à me demander, après réflexion, si les Québécois, empêtrés dans leurs principes de religion judéo-chrétienne, n’ont pas tendance à être vifs sur la gâchette de l’absolution pour ceux qui se soumettent à leur « acte de contrition », particulièrement lorsqu’ils sont invités à siéger sur la « sélecte » tribune de TLMEP.

Au royaume des tricheurs, il semble qu’au Québec les dignitaires obtiennent des grâces privilégiées pour autant qu’ils s’affichent repentants, s’attirant de la sorte la clémence de leurs propres victimes.

Loin de remettre en question la pertinence des travaux de la commission Charbonneau qui, enfin, via le témoignage de ses témoins « vedettes », lèvent peu à peu le voile sur les scandales de corruption et de collusion qui entourent le monde la construction, il m’apparaît que nous devrions avoir la lucidité de considérer ces témoins tels qu’ils sont, à savoir des crapules qui ont extorqué des millions de dollars aux contribuables québécois au lieu de les élever au rang de héros nationaux. En agissant de la sorte, nous démontrerions que nous sommes capables de faire la part des choses !

vigile.net tribune libre 25 octobre 2012

Lance Armstrong – Que retiendra l’histoire?

24 octobre 2012

Au verso de sa biographie publiée en 2003 aux Éditions Albin Michel sous le titre « Chaque seconde compte », Lance Armstrong écrit : « Chaque fois que je remporte le Tour de France, je prouve que je suis vivant et que d’autres peuvent survivre. J’ai survécu au cancer, encore et encore et encore…Mais je n’aurais pas remporté un seul Tour sans ce que la maladie m’a appris : la douleur n’a qu’un temps mais lorsqu’on renonce, c’est pour toujours ».

Sept ans et trois mois après son septième défilé en jaune sur les Champs-Elysées, Lance Armstrong a été rayé officiellement du palmarès du Tour de France par l’Union cycliste internationale. Pour l’UCI, le dossier Armstrong est classé, l'instance dirigeante du cyclisme mondial a décidé de suivre le rapport cinglant de l'agence américaine anti-dopage (Usada) et va priver Lance Armstrong de ses sept victoires dans le Tour de France.

Avec ce verdict de l’UCI, le héros sorti vainqueur d'un cancer des testicules n'est plus qu'un mythe en miettes, dont le palmarès se résume pour l'essentiel désormais à un titre de champion du monde en 1993, un titre de champion des États-Unis la même année, et deux victoires dans des classiques.

Pour l'histoire officielle du cyclisme, Lance Armstrong, 41 ans, restera comme un tricheur, un menteur, un intimidateur, revenu faire la loi sportive dans le peloton à coups d'injections d'EPO, de transfusions sanguines et de pilules de testostérone. Le personnage clé du "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport", selon le rapport de l'Usada du 10 octobre, bâti grâce aux témoignages détaillés de onze des anciens équipiers du champion texan.

Roi déchu, Lance Armstrong risque surtout désormais de se retrouver un roi nu. La semaine passée, trois de ses sponsors, dont son équipementier Nike, l'avait abandonné. Il avait dû lâcher la présidence de sa fondation Livestrong contre le cancer. Et des poursuites pour parjure pourraient le conduire devant les tribunaux, pour avoir menti lors de l'enquête fédérale pour dopage le concernant.

Voici maintenant un extrait de la suite du texte de Lance Armstrong dont j’ai fait mention au début de mon article : « Il n’y a pas eu pour moi de dénouement heureux comme dans les contes. J’ai survécu au cancer et j’ai effectué un retour triomphant, comme cycliste, en remportant le Tour 1999…Au cours des cinq années qui ont suivi, j’ai eu trois enfants, j’ai subi des centaines de contrôles anti-dopage, je me suis rompu le cou…entre autres aventures ».

Selon le rapport accablant de l’Usada, corroboré par l’UCI, Lance Armstrong est un tricheur…Toutefois, à la lumière du courage dont il a fait preuve, principalement dans sa lutte contre le cancer, que retiendra l’histoire de Lance Armstrong ?

quebechebdo 24 octobre 2012

Un dérapage ignoble

23 octobre 2012

Un groupe sexiste et misogyne s’est distingué ces jours-ci par le biais d’une page Facebook nommée TDF, Toutes Des Folles. La page rassemble quelques centaines d’individus autour de la détestation électronique de l’ensemble du genre féminin.

L’activité de ce regroupement se concrétise par la distribution d’autocollants TDF, mais surtout par la propagation de propos outranciers et ignobles allant jusqu’à l’appel à la violence, au viol, voire au meurtre. Parmi les publications de ce groupe "interdit aux femmes", on y lit entre autres une nostalgie du temps où les femmes n’avaient pas le droit de vote, on y légitimise la violence domestique, on y incite même à traiter les femmes comme des objets sexuels

Fort heureusement, des militants de Québec disent avoir supprimé cette page Facebook après avoir infiltré le groupe, qui comptait près de 600 membres, grâce à des identités fictives.

Face à un dérapage aussi ignoble de la part de ce troupeau rétrograde, je ne peux que constater que la lutte pour l'égalité des sexes est lin d'être gagnée et que certains "mâles" auraient avantage à emprunter des sentiers qui les sortiraient de la brutalité de leur "virilité" et leur permettraient de connaître les subtilités de la "féminité".

quebechebdo 23 octobre 2012 


Une éthique élastique

23 octobre 2012

Le maire de Québec, Régis Labeaume, n’en est pas à sa première sortie contre ceux qui osent lui faire obstacle dans ses décisions. Le dernier en liste à subir les invectives de monsieur le maire, c’est François Casgrain, le commissaire au lobbyisme, qui a osé s’interroger sur le contenu d’une discussion que Régis Labeaume aurait eue avec Vincent Dufresne, le candidat d’équipe Labeaume dans le district de Saint-Rodrigue aux prochaines élections partielles à Québec.

Le sujet de la discussion ? Un changement de zonage pour construire une terrasse qui menace d’empiéter sur le lieu de rendez-vous des marginaux du quartier Saint-Roch à l’arrière de l’hôtel dont M. Dufresne est justement le directeur. « « Qu’il nous sacre patience,… », s’est insurgé notre petit Napoléon en parlant de Me Casgrain, « Le commissaire n’est qu’un mécréant qui veut se faire un nom ! ». Or, il s’avère que c’est le même Labeaume qui plaidait dernièrement pour un assainissement des moeurs des élus suite aux révélations de Lino Zambito éclaboussant le maire de Montréal.

Dans toute la saga qui entoure la candidature de M. Dufresne, rappelons certains faits. Dans un premier temps, le maire de Québec déclare que si son candidat est élu, celui-ci continuera à exercer parallèlement sa fonction de directeur de l’hôtel PUR dans le quartier Saint-Roch alors qu’il a décidé de rehausser antérieurement le salaire des conseillers municipaux pour éviter que ceux-ci cumulent leur mandat électif avec leur emploi antérieur.

Or, devant la levée de boucliers de l’opposition et des médias, le maire s’emporte et propose un salaire réduit pour un élu qui occupera son siège à temps partiel. Enfin, pour ajouter un peu d’huile sur le feu, M. Labeaume affirme que M. Dufresne s’occupera du tourisme au conseil municipal s’il est élu alors qu’il sera en même temps directeur d’hôtel.

Par ailleurs, dès lors que les médias relèvent un possible conflit d’intérêts dans cette affaire, le maire s’en prend violemment à eux en alléguant qu’on empêche un candidat talentueux qui a réussi en affaires de servir à l’Hôtel de ville.

En réalité, sur les terres de Régis, le mot « éthique » possède les caractéristiques d’un vêtement qui s’ajuste au corps de celui qui le porte… Et, dans le cas de notre maire, il a décidé que c’est lui qui le porterait !

vigile.net tribune libre 23 octobre 2012
quebechebdo 22 octobre 2012 (version abrégée) "L'éthique selon Régis"
Le Soleil 24 octobre (version abrégée) "L'éthique selon Napoléon"