Il était une fois des gens heureux…

19 janvier 2025

Auteur-compositeur prolifique de quelque 400 chansons, Stéphane Venne s’est éteint à l’âge de 83 ans. Son départ emporte avec lui des chansons fétiches du répertoire québécois, telles  Et c’est pas fini, Le temps est bon, Un jour, un jour, chanson-thème de l’exposition universelle de Montréal en 1967, ainsi que Demain nous appartient choisie par le Parti québécois comme thème pour sa campagne électorale de 1976.

Toutefois pour la petite histoire, à une préposée qui lui demandait sur son lit d’hôpital à la fin de sa vie quelle était sa chanson préférée, il répondit spontanément Il était une fois des gens heureux dans laquelle le choix judicieux de ses mots nous transportent, comme par magie, dans les «romances anciennes». «Il était une fois des gens heureux/ C'était en des temps plus silencieux/ Parlez à ceux qui s'en souviennent/ Ils savent encore/ Les mots des romances anciennes/ Où ça disait toujours "le monde est beau"».

À l’évidence, Stéphane Venne a marqué de façon indélébile l’inconscient collectif des Québécois par la variété des thèmes qu’il a explorés dans ses chansons dans lesquelles l’amour, la nostalgie et l’espoir s’entrecroisent et nous enveloppent avec douceur et limpidité en compagnie, notamment, de Renée Claude, Isabelle Pierre, Emmanuëlle et Marie-Élaine Thibert avec lesquelles il a entretenu toute sa vie des liens d’une d’une profonde amitié.

Stéphane Venne était un artiste discret peu enclin à s’exposer devant les projecteurs. De ce fait, il aura été de ces artistes dont le talent s’est manifesté par la voix des interprètes qui se sont prêtés à le manifester devant les écrans. Cinquante ans plus tard, l’harmonieuse musicalité derrière la poésie de ses paroles a traversé admirablement le temps tout en douceur tel un ruisseau coulant lentement dans les veines de son public qui lui est resté fidèle tout au cours de sa carrière et encore aujourd’hui.

Merci à vous, monsieur Venne, pour votre contribution exceptionnelle à la pérennité de la chanson québécoise. Nous fredonnerons encore longtemps, grâce à vous, l’hymne à la beauté du monde «en des temps plus silencieux» dont le monde d’aujourd’hui a grandement besoin…

vigile.quebec tribune libre 19 janvier 2025
 

Le pari de Danielle Smith

17 janvier 2025

En guise de préambule à la décision de la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, de se dissocier du front commun des premiers ministres provinciaux et du fédéral visant à lutter contre l’intention de Donald Trump d’imposer des tarifs de 25% sur les produits canadiens, il est important de rappeler que, le 8 décembre 2022, la nouvelle première ministre fait adopter la loi sur la souveraineté de l’Alberta dans un Canada uni qui lui accorde le pouvoir d’ignorer «les lois fédérales et les initiatives jugées contraires aux intérêts de la province».

Dans cette foulée, le 27 novembre 2024, au surlendemain de l’annonce par Donald Trump de l’imposition de tarifs de 25 % sur les exportations canadiennes, Danielle Smith avait déclaré être en faveur de l’approche Équipe Canada, à condition que Équipe Canada soit aussi Équipe Alberta. À cela s’ajoutent les récentes rencontres de Danielle Smith avec Donald Trump à sa résidence de Mar-a-Lago en Floride qui suscitent des interrogations tout à fait légitimes. À cet effet, la professeure en science politique de l’Université Mount Royal, Lori Williams, se montre inquiète: «Si son message était "ma province et ses industries sont les plus importantes et je n’aime pas le gouvernement fédéral, et je ne me soucie pas des autres industries et des autres provinces"», cela nuirait considérablement au Canada, selon la politologue. Enfin, détail important, Danielle Smith a prévu de se rendre aux États-Unis le 20 janvier pour assister à l’assermentation de Donald Trump.

De toute évidence, Danielle Smith affiche ouvertement ses visées nationalistes à l’égard de l’Alberta. Je ne connais pas le contenu des discussions qu’elle a entretenues avec Donald Trump et certains haut placés de la future classe dirigeante américaine. Selon moi, elle fait le pari que le président «adoucira» l’impact des tarifs douaniers sur le pétrole albertain moyennant certaines conditions… à venir.

vigile.quebec tribune libre 17 janvier 2025

 

Discours d’adieu de Joe Biden

17 janvier 2025

C’est avec une certaine appréhension que je me suis installé devant mon petit écran pour écouter le discours d’adieu de Joe Biden à titre de président sortant des États-Unis, les derniers mois de sa présidence ayant été marqués par des signes évidents de sénilité. Or quelle ne fut pas ma surprise d’entendre d’une voix rassurée un Joe Biden passionné aborder avec conviction les valeurs profondes qui l’ont toujours animé tout au cours de sa longue carrière de quelque 50 ans au service de la fonction publique américaine.

Je retiens à prime abord son panégyrique fort éloquent envers la légendaire statue de la Liberté dévoilée au grand jour en1886 pour souligner le centenaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis. Mais au-delà de ces considérations historiques, Joe Biden y est allé d’une envolée oratoire sur le message de paix et l’appel vibrant à la défense et à la sauvegarde de la démocratie en tout respect envers les institutions américaines.

Dans cette foulée, le 46e président des États-Unis n’a pas manqué d’inciter les Américains à faire preuve de prudence contre la montée croissante de l’oligarchie sur la terre de l’oncle Sam, une assertion qui, sans l’ombre d’un doute, visait sans la nommer l’omniprésence des oligarques dans l’entourage immédiat du président désigné Donald J Trump.

Sur un autre plan, nonobstant les avancées majeures de l’intelligence artificielle (IA), particulièrement dans la recherche en médecine, Joe Biden s’inquiète de l’ingérence indue de l’IA dans la protection de la vie privée des gens notamment à l’égard de leur identité personnelle qui est reproduite intégralement sans coup férir sur les médias sociaux.

Enfin je terminerai sur un bémol qui m’a relativement agacé à savoir l’insistance avec laquelle Joe Biden a décrit en long et en large ses réalisations au cours de son mandat. À cet effet, je suis plutôt d’avis que la mise en évidence des dites réalisations est du ressort des historiens qui, eux, pourront objectivement y apporter leur regard ainsi que leur retombée historique. Quoi qu’il en soit, il m’apparaît un tantinet prétentieux et inopportun d’exhiber tels des trophées ses réalisations personnelles dans un discours d’adieu à la nation…

vigile.quebec tribune libre 17 janvier 2025
 

Vérification des faits et liberté d’expression, un mariage voué à l’échec?

17 janvier 2025

Dans la foulée de X, Meta met fin à sa politique de vérification des faits pour mettre de l’avant celle des Notes Complémentaires, lesquelles émergent directement des usagers, alléguant de la sorte la protection de la liberté d’expression et, en corollaire, l’exclusion de la censure. De facto, la vérification des faits et la libre expression s’avèrent-ils des concepts inconciliables? Dans l’instabilité politique dans laquelle nous plonge l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis, cette question m’apparaît tout à fait pertinente, voire cruciale.

Mais au fait, où se situe la ligne rouge qui délimite la frontière entre la liberté d’expression et la vérification des faits? Sur quels critères se baser pour établir que tel message doit être censuré? De fait, y a-t-il une limite à la liberté d’expression? «L’Internet échappe aujourd’hui aux contrôles légaux raisonnables de nos démocraties. Pour le meilleur et pour le pire, les messages les plus divers sont déversés à tous, sans l’assurance de la capacité de discernement de ceux qui les reçoivent», peut-on lire sur le Web.

À mon sens, et la liberté d’expression et la vérification des faits doivent cohabiter et, particulièrement dans un monde où la désinformation occupe de plus en plus d’espace sur les médias sociaux, un phénomène croissant qui doit être contré sans ménagement par un organisme neutre et indépendant des GAFAM. En contrepartie, bien que la liberté d’expression inclue le droit d’exprimer des opinions controversées et dérangeantes, et de critiquer des idées et des valeurs sans avoir peur de représailles, elle n’est pas absolue et ne doit pas empiéter sur les autres droits garantis par la Charte des droits et libertés de la personne telle la liberté de religion ou de genre.

Somme toute, «le diable est dans les détails» nous rappelle un adage bien connu. Et c’est dans cet esprit que nos gouvernants, dans le cadre d’une société démocratique solidement établie, doivent faire preuve de clairvoyance et de prudence dans l’établissement des règles régissant la vérification des faits et la liberté d’expression… Il en va de la protection, voire de la survie d’une saine convivialité sociétale.

vigile.quebec tribune libre 16 janvier 2025

 

PLQ et PLC: chefs recherchés

15 janvier 2025

Aux militants libéraux provinciaux qui rêvaient d’accaparer la sphère politique en lançant leur course à la chefferie du PLQ, la démission précipitée de Justin Trudeau et, en corollaire, le déclenchement d’une course à la direction du PLC, vient de jeter une ombre gênante sur leurs velléités. En revanche, de chaque côté du spectre politique, les partis libéraux traînent de la patte dans les intentions de vote au Québec comme au Canada et, de ce fait, l’arrivée d’un nouveau chef ne peut que redynamiser l’ardeur des militants du PLQ comme ceux du PLC. À l’heure actuelle, deux candidats semblent obtenir la faveur des militants des libéraux provinciaux, soit Pablo Rodriguez et Charles Milliard, et du côté des militants du PLC, Chrystia Freeland et Mark Carney dominent dans les intentions de vote, des courses à la direction qui susciteront indéniablement un engouement bénéfique pour les partis libéraux.

En ce qui a trait aux impacts éventuels de la désignation des nouveaux chefs sur l’aiguille des sondages, quoiqu’un gain appréciable puisse se manifester dans les intentions de vote des Québécois et des Canadiens lors des prochains scrutins, je serais étonné que ce sursaut se concrétise par une remontée significative de leur degré de popularité, le Parti Conservateur et le Parti québécois caracolant en tête des sondages depuis des mois.

Quoiqu’il en soit, la venue d’un nouveau chef au sein du PLQ ne peut que mettre fin au long chemin de croix parcouru depuis des années et lui permettre de renaître de ses cendres, et le PLC, redorer sa crédibilité profondément entachée par les effets extrêmement nocifs de la longue et lente agonie de Justin Trudeau.

vigile.quebec tribune libre 14 janvier 2025

Silence assourdissant de Legault

14 janvier 2025

Pendant que le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, apparaît sur plusieurs chaînes de télévision américaines pour défendre les intérêts du Canada et promouvoir ses richesses naturelles, son homologue québécois, François Legault fait preuve d’un silence assourdissant en passant inaperçu sur les médias et en adoptant une attitude attentiste.

Nonobstant son argumentaire à l’effet qu’il ne faut pas paniquer devant les élucubrations de Donald Trump, je suis d’avis que François Legault devrait adopter une stratégie proactive en énumérant tout au moins une liste de secteurs où il pourrait imposer des tarifs aux Américains sur certaines richesses naturelles du Québec exportées aux USA telles l’hydroélectricité.

Le Québec incarne un joueur majeur au sein des exportations canadiennes, ce qui lui confère des leviers puissants dans l’hypothèse d’éventuelles négociations avec Donald Trump à l’égard notamment du 25% des tarifs qu’il se propose d’imposer sur les exportations canadiennes et, par ricochet, québécoises.

Pour ce qui est de l’intention de Trump d’annexer la Canada à titre de 51ième État des USA, quelle position François Legault, en tant que défenseur d’un Québec fort dans un Canada uni, adopterait-il à l’égard de la défense du français à l’intérieur d’un pays à grande majorité anglophone? Comment se fait-il que ce soit une députée de l’opposition, Ruba Ghazal, et non pas le supposé capitaine Québec, qui ait proposé en point de presse la tarification de l’électricité exportée vers les USA advenant que Trump mette ses menaces à exécution?

Je ne connais pas la stratégie de François Legault, si stratégie il y a, à l’égard de son mutisme fort inquiétant sur les événements entourant les relations extérieures avec les USA.Toutefois, une chose est sûre, son leadership à l’égard de la défense du Québec en prend un bon coup si tant est qu’il lui en reste encore…

vigile.quebec tribune libre 13 janvier 2025
Le Devoir 15 janvier 2025

Jean Chrétien comme premier ministre intérimaire du Canada

13 janvier 2025

Dans une lettre d’opinion parue dans La Presse du 12 janvier à l’occasion de son 91e anniversaire de naissance, l’ex-premier ministre libéral du Canada, Jean Chrétien, incite avec fermeté les dirigeants et les citoyens canadiens à se tenir debout devant «les insultes totalement inacceptables et les menaces sans précédent contre notre souveraineté de la part de Donald Trump».

Présentement, le premier ministre démissionnaire, Justin Trudeau, occupe temporairement le poste de Premier ministre d’ici la nomination d’un remplaçant qui sera en poste jusqu’au prochain scrutin qui devrait se tenir d’ici mai 2025. Or à la suite de la saga entourant la démission de Trudeau à l’égard notamment de son leadership extrêmement contesté, il m’apparaît clair qu’il n’a aucune crédibilité pour affronter les élucubrations de celui qui deviendra le président des USA dans quelques jours.

Conséquemment, je suis d’avis que Jean Chrétien, un politicien chevronné ayant le Canada tatoué au coeur et qui, selon ses dires, se tient toujours «sur les remparts pour aider à défendre l’indépendance de notre pays», serait le meilleur candidat pour occuper dès maintenant le poste de premier ministre intérimaire du Canada jusqu’au prochain scrutin, soit l’espace de quelques mois. Ainsi le président Trump se verrait confronter à un politicien qui connaît très bien le sens des mots «se tenir debout» devant l’adversaire, ce qui contribuerait grandement à créer l’unité indispensable d’Équipe Canada en mobilisant les premiers ministres provinciaux et territoriaux

Jean Chrétien est un personnage authentique qui n’a pas l’habitude de la langue de bois. À preuve, ce passage de sa lettre s’adressant à Trump: «Réveillez-vous! Qu’est-ce qui vous permet de penser que les Canadiens renonceraient un jour au meilleur pays du monde – et ne vous y trompez pas, c’est ce que nous sommes – pour rejoindre les États-Unis?» C’est maintenant que les militants libéraux doivent procéder à la nomination de Jean Chrétien et mettre ainsi fin à la longue et pénible agonie de Justin Trudeau qui ne fait que fournir des armes aux ineptes frasques de Donald Trump.

vigile.quebec tribune libre 12 janvier 2025

Le quartier Saint-Roch peut-il ressusciter?

11 janvier 2025

Je suis un Québécois «pure laine» né de la cuvée ‘47 dans le quartier Limoilou où j’y ai passé toute ma jeunesse J’ai souvenir encore des expéditions familiales dans le quartier Saint-Roch où, le samedi matin, nous partions en direction de la rue Saint-Joseph pour entreprendre notre pèlerinage dans les grands magasins qui avaient pour noms, Pollack, J.B. Laliberté, le Syndicat de Québec et la Cie Paquet. J’étais complètement fasciné par l’achalandage des piétons et des automobilistes qui y fourmillaient. J’ai souvenir encore des milliers de lumières de toutes les couleurs qui illuminaient les somptueux édifices durant la période des Fêtes. C’était féerique!

Puis le temps a passé, laissant sur ses traces morosité et désolation. Les interminables files qui avaient l’habitude de se masser aux portes des grands magasins se sont estompées. La légendaire rue Saint-Joseph s’est vidée petit à petit au profit des Centres d’achat qui ont envahi les secteurs environnants, seuls quelques irréductibles maintenant la résistance aux changements. Le quartier Saint-Roch s’éteignait à petit feu.

Aujourd’hui, quelque soixante-cinq ans plus tard, les fermetures de commerces s’accumulent désespérément, tels tout récemment le magasin de jouets Benjo et la boutique La Cordée. Certains propriétaires du quartier se plaignent du manque de stationnements. Les itinérants ont envahi les rues du quartier faute de toit pour s’abriter.

En revanche, de plus en plus de commerçants se regroupent pour accentuer la pression auprès des autorités de la Ville de Québec pour qu’elles investissent davantage dans la relance économique du quartier mais les édiles municipaux tardent à répondre à leurs doléances.

Le quartier Saint-Roch incarne un site historique de la basse-ville de Québec. Des générations de résidents y ont habité et y habitent encore. Il suffirait d’un effort financier raisonnable pour le redynamiser. Les résidents et les commerçants ne demandent qu’un geste attentif de la part de la Ville de Québec envers leurs revendications. Le quartier Saint-Roch représente un joyau de la Capitale nationale. Alors, à vos goussets, mesdames et messieurs les élus municipaux!

vigile.quebec tribune libre 11 janvier 2025

Pas pris au sérieux Donald Trump?

11 janvier 2025

À ceux qui arguent que le président désigné des États-Unis Donald Trump ne doit pas être pris au sérieux, détrompez-vous. Uniquement dans le premier cahier du Journal de Québec du samedi 11 janvier, pas moins de onze articles lui faisaient référence, la plupart d’entre eux mettant en garde contre ses menaces de tarifs douaniers de 25% sur les produits canadiens et l’annexion du Canada à titre de 51ième État des USA. Incroyable comme la fanfaronnade et l’ineptie peuvent polariser l’intérêt de la presse…

vigile.quebec tribune libre 11 janvier 2025

Sortir du giron du PLC actuel

11 janvier 2025

À la suite de la démission de Justin Trudeau, la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC) est bel et bien sur ses rails. Trois candidats ont déjà annoncé leur décision de se présenter, d’autres sont en processus de réflexion. Or, nonobstant la candidature de Mark Carney, tous les candidats pressentis font partie de l’aile parlementaire actuelle du PLC.

Par ailleurs, l’ex-première ministre libérale de la Colombie Britannique de 2013 à 2017, Christy Clark, apparaît de plus en plus comme une candidate potentielle pour briguer la chefferie du PLC qui a nettement besoin d’un vent de changement bénéfique dans la mesure où les derniers sondages lui accordent un maigre 16% des intentions de vote. Dans cette foulée, lorsque Christy Clark a repris les rênes du Parti libéral provincial, en 2010, le parti était très impopulaire dans les sondages. Or elle a ensuite réussi une remontée surprise et à fait réélire les libéraux en 2013, malgré ses 20 points derrière le Nouveau Parti démocratique dans les sondages.

Dans quelle direction du spectre politique un gouvernement libéral gouverné par Christy Clark devrait-il s’orienter? «C’est une question identitaire pour le parti libéral. Est-ce que la clef d’un certain succès aux prochaines élections dépend d’un recentrage ou d’un virage vers la droite?», questionne l’analyste politique Nicolas Kenny. Durant son mandat de première ministre, Christy Clark a toujours entretenu une certaine proximité avec les Conservateurs, notamment avec Stephen Harper du temps où il était premier ministre du Canada, une position stratégique qui pourrait clairement la favoriser face à Pierre Poilievre. En revanche, Mme Clark ne maîtrise pas le français, un handicap qui pourrait lui nuire aux yeux de certains élus du PLC.

Les Canadiens, aux termes de dix ans d’un gouvernement libéral, en ont tas-le-bol, et la venue d’une candidate qui sort du giron du PLC actuel aurait l’avantage de rebattre les cartes et de redonner un nouveau souffle au PLC. Quoi qu’il en soit, la décision appartient maintenant aux militants libéraux.

vigile.quebec tribune libre 10 janvier 2025