Pauline Marois doit éviter le recul sur la loi 101

24 novembre 2012

Nombreux ont été les reculs du gouvernement Marois que la première ministre a dû gérer depuis le début de son mandat. Même si certains de ceux-ci peuvent trouver leur justification dans la situation minoritaire du gouvernement ou le contexte budgétaire difficile, certains autres semblent plutôt faire ressortir que certains engagements électoraux, tels le retrait du Conseil de la fédération et la promesse d’engager des fonds publics pour développer l’argumentaire de la souveraineté, ont été pris sur des prémisses douteuses qui dénotent une lecture erronée de la réalité.

Ce sont là des dossiers sur lesquels la base militante du PQ est particulièrement sensible…Au chapitre de ces fers de lance sur lequel le Parti québécois ne peut se permettre de reculer, plane l’ombre de la loi 101 sur laquelle un gouvernement péquiste s’est engagé, dans les 100 premiers jours de son mandat, à pointer quatre priorités, à savoir une nouvelle loi 101 avec davantage de mordant, l’application de la Charte de la langue française aux cégeps et aux entreprises comptant de 11 à 49 employés et l’abolition de la loi sur les écoles passerelles.

Les 100 premiers jours nous conduisent au 13 décembre 2012…Un recul sur une telle pierre angulaire de la souveraineté du Québec risquerait d’ébranler considérablement la crédibilité de Pauline Marois quant à ses véritables convictions souverainistes !

quebechebdo 24 novembre 2012
vigile.net tribune libre 24 novembre 2012

Négociations à la Ville de Québec: factures salées pour les contribuables

23 novembre 2012

Même si, de prime abord, les négociations de conventions collectives ne sont jamais une sinécure, il me semble que certaines d’entre elles entre la Ville de Québec et ses employés traînent dangereusement en longueur.

Il en est ainsi du contrat de travail entre la Ville et ses pompiers dont le contrat de travail est échu depuis décembre 2006, un délai qui a vu la facture des frais d’avocats de la Ville de Québec passer de 189 000$ à l’origine pour atteindre au fil des années la somme de 888 370$, soit une hausse de 370% par rapport au montant initial prévu au budget de la Ville il y a six ans.

Le même phénomène est aussi observé dans un contrat de services professionnels en actuariat pour le renouvellement des régimes de retraite des employés municipaux qui a grimpé de 226 046$ en 2009 à 650 819$ aujourd’hui, un écart représentant une augmentation de 187%.

À mon sens, les autorités de la Ville de Québec sont redevables des contribuables qu’ils représentent. En conséquence, elle se doivent de se montrer efficaces dans l’exercice de leurs fonctions de gestionnaires des fonds publics et, jusqu’à maintenant, les contribuables sont confrontés à des factures salées qu’ils doivent payer à même leurs taxes municipales sans connaître les véritables raisons de ces sommes astronomiques…une attitude qui manque pour le moins de la transparence inhérente à toute saine gestion!

quebechebdo 23 novembre 2012
cyberpresse.ca 26 novembre 2012 "Factures salées pour les contribuables"

Des mots qui crient, des mots qui s’insurgent…

23 novembre 2012

« Moi, je dis que le Québec est un pays. Et je le dis haut et fort. Et je le répéterai tant et plus. Je refuse cette identité canadienne qui n’est pas la mienne. Je suis Québécoise pure laine. Je le suis dans ma langue, dans mon écriture, dans mon sang latin, dans ma tête, dans mon cœur. Je refuse ce passeport qui fait de moi une anglo-saxonne, alliée inconditionnelle d’Israël et des pétrolières ; une guerrière. Je veux pouvoir avoir mes opinions et pouvoir les défendre. Le Canada n’a pas à parler en mon nom ni à dépenser mon argent. Je lui dis non et non. » Extrait d’un article de Caroline Moreno paru sur cette tribune le 23 novembre 2011 sous le titre « Adieu Québec ? ».

Des mots qui crient, des mots qui s’insurgent, des mots qui se défendent, des mots qui se rebellent, des mots qui s’affirment…mais des mots qui risquent aussi de s’essouffler à force d’être étouffés par les tentacules dévastatrices des maux d’un pays étranger qui s’infiltrent jusque dans nos racines.

J’en prends pour exemple la saga des drapeaux qui monopolise actuellement une bonne place de la scène politique québécoise…Lorsque j’entends les arguments absolument dérisoires des pro-unifoliés qui clament haut et fort que le drapeau canadien doit demeurer au Salon rouge de l’Assemblée nationale du Québec, j’ai le goût de me rappeler le cri du cœur de Mme Moreno et de crier « haut et fort que le Québec est un pays » et, qu’à ce titre, ce pays du Québec, par la voie de son gouvernement élu démocratiquement, peut décider de disposer du drapeau canadien comme il l’entend à l’intérieur de l’Assemblée des élus du peuple qu’il représente sans demander l’avis de qui que ce soit.

Lorsque j’ai lu ce passage de Caroline Moreno sous la rubrique « Il y a un an » du 22 novembre 2012 de la tribune libre de Vigile et que je l’ai confronté au triste épisode des drapeaux, je n’ai pu m’empêcher de le rappeler à notre mémoire pour que nous prenions conscience de l’ampleur du travail que nous avons à abattre avant d’espérer un jour entraîner avec nous un peuple qui aspire à « pouvoir avoir ses opinions et pouvoir les défendre ».

Le Québec possède son drapeau comme le Canada possède le sien…Le Québec possède sa langue et sa culture propres…Le Québec est maître de ses ressources naturelles et, en ce sens, « le Canada n’a pas à parler en mon nom ni à dépenser mon argent ».

Cet extrait du texte de Caroline Moreno paru il y a un an aujourd’hui nous ramène à cet essentiel coup de fouet qui nous est parfois nécessaire pour nous sortir d’une léthargie sclérosante et avilissante que nous inculquent sournoisement nos voisins depuis les débuts de l’illusion d’un pays dénommé le Canada qui a tenté de nous façonner à une « identité qui n’est pas la nôtre »… Pour toutes ces raisons, nous devons continuer à lui « dire non et non » !

vigile.net tribune libre 23 novembre 2012

Le FEQ « pète les plombs »!

22 novembre 2012

Le 46ième Festival d’été de Québec se tiendra du 4 au 14 juillet 2013…Qu’à cela ne tienne, la première moitié des macarons donnant accès aux diverses activités du Festival, soit 75 000 à 66$ l’unité comparativement à 55$ en prévente l’an dernier, seront en vente dès le 1er décembre, l’autre moitié, à compter du 23 février au coût de 76$.

La région de la Capitale nationale étant située dans un bassin relativement restreint de quelque 700 000 personnes déjà fortement sollicitées, l’approche des dirigeants du FEQ m’apparaît friser l’irrespect envers les autres promoteurs de la région, particulièrement durant la période des Fêtes pendant laquelle se vendent le plus grand nombre de billets.

Si on ajoute à cette mise en marché pour le moins précoce le fait que les acheteurs de ces laissez-passer vont payer 66$ pour une programmation dont ils ignorent complètement le contenu, je suis porté à penser que Daniel Gélinas est en train de "péter les plombs" par ses allures de "maître incontesté de la scène" à Québec, une attitude bassement fanfaronne qui risque de lui attirer quelques critiques acerbes.

quebechebdo 22 novembre 2012  

Budget Marceau: l’éducation à la diète

21 novembre 2012

Sans entrer dans les détails du budget Marceau déposé le 20 novembre, je me permettrai de souligner un élément qui m'apparaît majeur pour le développement de la société québécoise, à savoir l'éducation.

Même si ce budget semble se donner bonne conscience en annonçant une augmentation de 1,8% des sommes consacrées à l’éducation, ce niveau de croissance réussit à peine à couvrir les coûts du système qui doit subir en plus une réduction de 150 millions $ des sommes qui lui étaient accordées en vertu d’un programme de péréquation scolaire.

Et Marie Malavoy, la ministre de l’éducation, de répliquer : "Oui, les commissions scolaires vont devoir se serrer la ceinture, mais il ne s'agit que de 150 millions sur un budget total de 8 milliards $. On ne voit pas comment ça pourrait avoir un impact sur les services aux élèves."

Faux, rétorque Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec qui évalue plutôt le manque à gagner à 214 millions $ par année scolaire, une somme qui s'ajoute aux compressions de 300 millions $ déjà exigées depuis deux ans. En réalité, conclut Mme Bouchard, "on nous demande d'absorber un demi-milliard de dollars de compressions sur trois ans, alors que nos frais d'administration représentent environ 500 millions $. C'est sûr que les services aux élèves sont compromis."

Dans un contexte où l’éducation m’apparaît une des pierres angulaires fondamentales de l’avenir de notre jeunesse, il est inacceptable, voire inconséquent, de placer ce secteur vital de la société québécoise sur la voie d’une diète sévère et dangereuse quant à ses conséquences, particulièrement en ce qui a trait aux infrastructures nécessaires pour répondre adéquatement et rapidement aux besoins des élèves en difficultés d’apprentissage.

quebechebdo 21 novembre 2012
cyberpresse.ca 21 novembre 2012 "Vos réactions au budget Marceau"
Le Devoir 22 novembre 2012
vigile.net tribune libre 22 novembre 2012 "L'éducation à la diète"

Élever le débat au-delà des guerres de clochers

21 novembre 2012

Malgré tout le respect que je porte envers les opinions divergentes de certains observateurs sur cette tribune relativement au processus d’accession à la souveraineté du Québec, je demeure toujours déçu de certaines prises de positions drastiques qui ont souvent pour effet de tuer dans l’œuf toute possibilité d’ouvrir une discussion sur les moyens à privilégier l’atteinte de notre but commun… car, en réalité, ne visons-nous pas tous le même rêve, à savoir de vivre un jour dans un pays nommé le Québec ?

À cet effet, je me permets de vous citer un court extrait du budget Marceau présenté le 20 novembre à l’Assemblée nationale relativement à la souveraineté du Québec : « Nous faisons le maximum avec les moyens qui nous sont impartis, mais nous pourrons aller beaucoup plus loin en disposant de tous les moyens d’un pays souverain. La fiscalité, par exemple, est un outil puissant. En la contrôlant entièrement, nos mesures pour stimuler l’investissement privé seront d’autant plus performantes. L’élimination des nombreux doublons administratifs entre Québec et Ottawa permettra d’économiser des milliards de dollars et d’alléger considérablement le fardeau réglementaire et administratif pour tous. »

Par ailleurs, autour d’une autre table, selon certaines sources, Pauline Marois devrait présider aujourd’hui sa première réunion du Comité sur la souveraineté depuis qu’elle a été élue première ministre du Québec. Toutefois, cette rencontre ne figure pas à « l’agenda public » de Pauline Marois puisqu’elle est considérée comme « privée ». Le groupe, formé d’une dizaine de personnes, doit, entre autres, aborder la meilleure stratégie à adopter dans le contexte d’un gouvernement minoritaire.

Rappelons que le mandat que s’est donné le comité lors de sa création est d’« analyser les stratégies, les moyens et les gestes requis pour que le Québec accède à sa souveraineté » à partir des différentes études produites au fil des ans sur la souveraineté. et d’autres qui doivent être lancées prochainement.

Parmi les membres du comité, mentionnons les ministres Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier, le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, le comédien Emmanuel Bilodeau, l’ex-professeur en droit constitutionnel Henri Brun, l’ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau, le spécialiste de l’entrepreneuriat Pierre-André Julien, le chanteur Paul Piché, et l’avocat et président de la commission politique du Parti québécois, Alexandre Thériault-Marois.

Même si je demeure perplexe quant à un consensus qui pourrait se dégager de ce comité sur « la stratégie » à adopter pour que « le Québec accède à son indépendance », je persiste à croire que les membres de ce comité devront se montrés ouverts aux intervenants de toutes provenances politiques prônant l’accession du Québec à son indépendance.

En termes clairs, le comité sur la souveraineté ne doit pas devenir le comité du Parti québécois regroupant essentiellement des têtes qui penchent toutes du même côté, sinon nous risquons d’aboutir à de belles intentions qui n’arrivent pas à s’élever au-dessus des éternelles et stériles guerres de clochers qui ne réussissent qu’à nous diviser au lieu de nous mobiliser comme il arrive malheureusement fréquemment de se produire sur cette tribune dont l’objectif premier de Bernard Frappier était, ne l’oublions pas, de « rallier » les forces vives qui puissent nous permettre d’accéder à notre indépendance !

vigile.net tribune libre 21 novembre 2012

Élection partielle dans Saint-Rodrigue…présage pour 2013?

20 novembre 2012

Deux facteurs importants retiennent mon attention suite aux élections partielles du 18 novembre 2012 dans le district électoral de Saint-Rodrigue de l’arrondissement de Charlesbourg à Québec.

Le premier a trait au taux de participation famélique de quelque 20%, incluant les 6% du vote par anticipation du 11 novembre. Le second à l’avance du candidat d’équipe Labeaume, Vincent Dufresne, qui l’emporte avec une majorité de 64% par rapport à sa plus proche concurrente, Marie-France Painchaud du parti Québec Autrement qui obtient 23%.

Devant ces deux constats, il m’apparaît clair que le chef de Québec Autrement, David Lemelin, qui avait l’intention de démontrer, par cette élection, que les citoyens de la vieille Capitale souhaitaient une opposition à l’Hôtel de ville de Québec, devra tout au moins réviser ses positions et aligner sa stratégie de campagne en 2013 s’il désire offrir à Régis Labeaume une opposition digne des ses aspirations.

Un écart aussi important entre M. Dufresne et Mme Painchaud exprime clairement que la voie du changement proposée par Québec Autrement n’a pas su rallier les électeurs de Saint-Rodrigue… Doit-on y percevoir un présage de satisfaction de la population en général vis-à-vis son maire? C’est à suivre!

quebechebdo 20 novembre 2012

L’interminable débat sur la présence de l’unifolié au Salon rouge

17 novembre 2012

Jeudi le 15 novembre marquait le 36ième  anniversaire de l’élection du premier gouvernement du Parti québécois…une journée « symbolique » idéale pour demander au président de l’assemblée nationale du Québec, via une lettre qui lui est parvenue du whip en chef du gouvernement, Yves-François Blanchet, de retirer le drapeau canadien du Conseil législatif, la seule enceinte du parlement du Québec où l’unifolié flotte encore.

En conférence de presse le 16 novembre, le député libéral Gerry Sklavounos a affirmé que le retrait du drapeau canadien serait un manque de respect des décisions des Québécois, qui ont choisi deux fois de rester dans le Canada par voie de référendum. Pour sa part, dans une lettre au président de l'Assemblée, le whip en chef de l'opposition officielle, Laurent Lessard, a qualifié la demande du gouvernement de «choquante et totalement inacceptable».

En attendant que la question soit officiellement tranchée, le gouvernement Marois a décidé que l'unifolié sera présent au Salon rouge lors d'activités parlementaires ou relevant de l'Assemblée nationale, mais qu’il sera retiré lors d'activités gouvernementales à proprement parler.

C'est ainsi que l'unifolié était visible au Salon rouge lundi, alors que des députés de toutes les formations politiques étaient réunis pour la première commission parlementaire depuis l'élection du Parti québécois. Et qu'il avait disparu de la même salle le lendemain, lors de la remise des Prix du Québec, une cérémonie présidée par la première ministre Pauline Marois alors que seul le drapeau du Québec se dressait dans la salle pendant cette «activité gouvernementale».

En réalité, existe-t-il une raison logique qui justifie que le drapeau canadien doive continuer de se dresser à côté de celui du Québec au Salon rouge de la salle du Conseil législatif… une situation qui perdure au gré du pouvoir que s’échangent péquistes et libéraux depuis des décennies?

J’ai bien l’impression qu’au moment des débats parlementaires qui se tiendront dans notre auguste Assemblée, nous en entendrons de toutes les couleurs de la part des pro-unifoliés qui auront bien des difficultés à faire ressortir leurs arguments en faveur du maintien de la feuille d’érable à côté de la fleur de lys à moins qu’ils fassent prévaloir le symbole de l’union de la Confédération canadienne cohabitant « fièrement » entre les murs du temple des élus!

quebechebdo 17 novembre 2012
vigile.net tribune libre 17 novembre 2012
cyberpresse.ca 20 novembre 2012 (version abrégée) "L'interminable débat" dans le cadre de la rubrique "Vos réactions à la bataille des drapeaux au Salon rouge"

Dans la mire des truands

16 novembre 2012

Depuis les débuts des travaux de la commission Charbonneau, nombreux ont été les truands repentants qui ont défilé devant la juge et, à chaque fois, j’avais l’impression d’assister à une mise en scène orchestrée au cours de laquelle les témoins viennent chercher une certaine compassion liée au simple aveu de leurs fautes.

Toutefois, la comparution de l’entrepreneur Martin Carrier, de la compagnie Céramiques Lindo, est venue apporter une dose de réalisme et de compassion à ce scénario loufoque auquel nous ont habitués les derniers truands qui ont circulé devant la commission avec leur mine repentante.

Le sang-froid dont M. Carrier a dû manifester pendant des années devant les menaces de mort proférées contre lui par certains dirigeants de la mafia dans l’industrie de la construction démontre à quel point les victimes de tels harcèlements doivent faire preuve de courage, voire même de héroïsme, lorsqu’elles se retrouvent pointées dans la mire de tels truands sans scrupule.

Face à un scénario aussi ignominieux, les appareils législatifs et judiciaires doivent, de toute urgence, mettre un frein à ces pratiques barbares par la mise sur pied de lois et de peines criminelles exemplaires qui viennent contrecarrer à jamais les tentatives de harcèlement inhumaines auxquelles sont confrontées d’honnêtes citoyens dans l’exercice de leurs fonctions… Vivement une société qui aura le courage de redonner à l’intégrité ses lettres de créances !

quebechebdo 16 novembre 2012

Sortie de secours

15 novembre 2012

Pour avoir œuvré quelque trente-deux ans dans le monde de l’éducation, je ne peux demeurer insensible aux multiples problèmes que vivent des milliers de jeunes québécois à l’intérieur de notre réseau d’éducation.

L’un de ces problèmes les plus compliqués découle du sort que le système scolaire doit réserver aux élèves qui vivent des difficultés d’apprentissage liées à toutes sortes de facteurs inhérents à notre société moderne, que ce soit les chambardements qui se sont opérés dans la cellule familiale traditionnelle depuis des décennies, l’évolution des techniques de communications modernes, le harcèlement sous toutes ses formes, la circulation et la consommation des drogues et d’autres facteurs nuisibles à la saine évolution de notre jeunesse.

Toutes les formules ont été essayées pour pallier les écueils causés par ces jeunes en difficultés d’apprentissage, de l’isolement à l’intégration, les deux formules possédant certes leurs avantages mais aussi hélas, leurs inconvénients.

À mon sens, nous parviendrions à offrir une sortie de secours efficace à ces jeunes si nous parvenions à créer une voie mitoyenne entre l’isolement et l’intégration, à savoir la mise sur pied de groupes de travail où ces élèves en difficultés se retrouveraient regroupés pour certaines disciplines dans lesquelles ils accusent un retard important sur les élèves réguliers et où ils seraient intégrés à ces mêmes élèves réguliers lors d’activités faisant appel à des critères touchant plus spécifiquement le développement de la personne.

Je crois qu’en agissant de la sorte, nous arriverions à faire cheminer ces jeunes à leur rythme sans nuire pour autant au rythme d’apprentissage des élèves réguliers tout en favorisant un sain épanouissement personnel à l’ensemble des jeunes du Québec, pour autant, bien sûr, que les ressources humaines et matérielles soient dégagées par les autorités gouvernementales pour mener à terme un tel projet!

quebechebdo 15 novembre 2012
vigile.net tribune libre 15 novembre 2012
Le Devoir 16 novembre 2012
cyberpresse.ca 16 novembre 2012