La Dame de fer s’éteint

9 avril 2013

L'ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher est décédée lundi le 8 avril à Londres à l'âge de 87 ans d'une attaque. Atteinte de la maladie d'Alzheimer et affaiblie physiquement, elle ne s'exprimait plus en public depuis 2002, sur les conseils de ses médecins, après avoir été victime de plusieurs attaques cérébrales.

Son regard perçant symbolisait une force de caractère sans faille qui ne fut sans doute jamais mieux défini que par elle-même, lorsqu'elle déclara un jour: «Je suis pour le consensus. Le consensus sur ce que je veux faire.»

Ce refus viscéral du compromis qu’elle a toujours placé au service de ses principes qui l’ont toujours guidée dans sa carrière politique, à savoir son conservatisme social, son libéralisme économique et sa perception de la grandeur de son pays, ne s'est jamais démenti en onze années d'exercice, soit de 1979 à 1990.

Pour mieux connaître le personnage politique de la Dame de fer, j’ai cru intéressant et pertinent de vous laisser sur quelques unes de ses citations :

«C'est le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les oeufs.»
«Vous pouvez avoir à livrer la même bataille plus d'une fois pour la gagner.»
«En politique, si vous voulez des discours, demandez à un homme. Si vous voulez des actes, demandez à une femme.»

quebechebdo 9 avril 2013
cyberpresse.ca 9 avril 2013 "Décès de Mme Thatcher"

L’éléphant accouche d’un oeuf de mouche

8 avril 2013

« Regardons les choses en face, utilisons les bons mots, nous voulons l’indépendance ! » a lancé Bernard Landry en clôture des États généraux sur la souveraineté du Québec qui réunissait 630 militants le 6 avril à Québec après que la grande assemblée des « États généraux sur la souveraineté » ait adopté une résolution pour créer une organisation permanente qui portera le nom « d’États généraux de l’indépendance »…une conclusion qui donne l’impression d’un éléphant qui accouche d’un œuf de mouche !

Or, il y a plus d’un an, soit le 14 mars 2012, je publiais sur cette tribune un article intitulé « Souveraineté ou indépendance ? » qui faisait état d’un échange de communication avec Jean-Martin Aussant concernant l’ambiguïté entre les deux termes. Sa réponse avait été sans équivoque : « Le dictionnaire nous ramène à la même chose, qu’on parle de souveraineté ou d’indépendance : Souveraineté : indépendance de l’État. Indépendance : souveraineté nationale. Alors vous comprendrez que je considère qu’on ne devrait pas s’entre-déchirer à ce sujet. Parlons de faire un pays et tout le monde saura où on loge ».

Le 6 avril 2013, le chef d’Option nationale revient à la charge dans son discours de clôture devant les militants : « Quand le PQ dit : « Élisez-nous et si le moment est opportun, on fera le référendum », c’est comme si le Parti vert disait : « Élisez-nous et si le moment est opportun, on s’occupera d’environnement »

Par ailleurs, dans un autre ordre d’idées, JMA a répété son appel à des alliances stratégiques dans le contexte d’un système électoral uninominal à un tour : « Avant le 4 septembre, la porte vers un front uni n’a pas été fermée par Option nationale, mais par des gens qui disaient qu’ils manquaient de temps. Si on ne veut pas donner la même excuse la prochaine fois, il faut commencer à se parler maintenant. La porte est grande ouverte chez nous ».

Une stratégie appuyée d’ailleurs par le président du Conseil de la souveraineté du Québec, Gilbert Paquette : « Mon opinion, c’est que c’est fini l’époque où la souveraineté n’était l’affaire que d’un seul parti. Je souhaite une alliance électorale, des pactes de non-agression pour obtenir une majorité de députés souverainistes à la prochaine élection ».

En ce qui a trait au ministre délégué à la gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, il a plutôt fait preuve d’une « timide prudence » en ne lançant aucun appel à des alliances entre le PQ et d’autres partis mais s’est contenté d’inviter les militants à se joindre à son parti, ce à quoi le chef d’Option nationale a répliqué : « Le problème, c’est que le PQ voit l’unification seulement dans son église. Ça me fait de la peine quand le PQ dit que, si vous voulez la souveraineté, vous devez venir chez nous. C’est comme s’il ne réalisait pas que les souverainistes ne sont pas tous au PQ ».

En bref, il me semble que la grande Assemblée des États généraux sur la souveraineté du Québec se soit étendue longuement sur une guerre de mots futile alors que les vraies choses aient été abordées par Jean-Martin Aussant, « en clôture », à savoir l’unification des forces souverainistes au moyen d’alliances stratégiques.

En passant, tant qu’à utiliser les « bons mots » comme le réclame Bernard Landry, peut-être que Pauline Marois pourrait changer sa gouvernance souverainiste pour la « gouvernance indépendantiste » !

vigile.net tribune libre 8 avril 2013

Commentaire:

"Ma conjointe suédoise me demande "c'est quoi l'affaire avec le mot souverainiste et indépendantiste ? Je lui dis, pour faire court, imagine que nous avons une bande d'amis, "notre devise est "le bonheur est dans l'assiette". On se rassemble une fin de semaine pour parler de notre avenir culinaire, puis on arrive à la
conclusion que le mot "bonheur" ne sera plus utilisé, car le mot "plaisir" est plus à propos. Par la suite nous annonçons fièrement, nous, le groupe ayant la devise "Le bonheur est dans l'assiette" que le mot bonheur sera remplacé par "plaisir". On a bien ri !"

Sylvain Racine
vigile.net tribune libre 8 avril 2013

Le principe des vases communicants

7 avril 2013

Pour parodier un vieux proverbe qui dit que « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas », nous pourrions l’appliquer mutatis mutandis au PQ dans le dossier de l’aide sociale en disant que « la politique a ses raisons que la raison ne connaît pas ».

En effet, lorsque, en 2004, le gouvernement Charest a présenté un projet de loi qui aurait pénalisé certaines catégories de bénéficiaires de l’aide sociale en octroyant une prime additionnelle à ceux qui accepteraient de participer à un programme de réinsertion sur le marché du travail, le PQ était monté aux barricades, qualifiant ce projet de "sournois, rétrograde et dangereux".

Neuf ans plus tard, la ministre péquiste de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, présente à son tour son projet de réforme de l’aide sociale, contesté de toutes parts, y compris par la Commission des droits et libertés, comme celui du ministre libéral Claude Béchard l’avait été à l’époque.

Si nous jetons maintenant un coup d’œil de l’autre côté du canal Rideau, le gouvernement Harper s’apprête à imposer une réforme de l’assurance-emploi critiquée elle aussi de toutes parts, particulièrement par les bénéficiaires qui y perçoivent, entre autres, une atteinte blessante à leur dignité de citoyens.

Mais revenons sur la colline de l’Assemblée nationale où nous assistons à un tollé de contestation de la part du gouvernement Marois relativement à la réforme proposée par Ottawa, si bien qu’il a décidé de répliquer aux intentions du gouvernement fédéral en créant une "commission nationale d’examen" pour évaluer les impacts de la réforme fédérale, alléguant que les conservateurs ne s’étaient basés sur aucune étude antérieure, soit dit en passant un des reproches adressés à Agnès Maltais dans son projet de réforme.

Dans toute cette saga qui prend des allures de tragi-comédie, cette commission nationale d’examen créée par le PQ m’apparaît être une façade politique qui ne fait que voiler les véritables impacts de la réforme fédérale, à savoir qu’elle aura pour effet d’amener les sans emploi qui seront privés des prestations de l’assurance-emploi à se retourner vers l’aide sociale…en termes clairs, à dégarnir le coffre de la ministre Maltais.

En réalité, nous assistons à la démonstration du principe des vases communicants…pour éviter que les prestations d’aide sociale ne s’accroissent à cause des effets de la réforme de l’assurance-emploi, le PQ s’attaque à la réforme fédérale via la création d’une espèce de commission qui coûtera 1,5 million $ aux contribuables québécois pour en arriver fort possiblement à la conclusion du statu quo de part et d’autre des deux paliers de gouvernement.

quebechebdo 7 avril 2013
vigile.net tribune libre 7 avril 2013

À défaut d’enthousiasme, Landry se contente du pragmatisme

6 avril 2013

"Ce n’est pas de l’enthousiasme, c’est du pragmatisme. Je suis obligé de me contenter de la meilleure défense des intérêts du Québec…avec un parti minoritaire à l’Assemblée nationale, il n’y a pas beaucoup d’autres solutions que la gouvernance souverainiste".

Tel est l’argumentaire utilisé par Bernard Landry, un souverainiste de la première heure qui, dans une lettre acerbe parue dans les médias en janvier 2012, condamnait cette même gouvernance souverainiste, alléguant aujourd’hui qu’il avait l’espoir, à l’époque, de voir le PQ prendre le pouvoir de façon majoritaire…un argument on ne peut plus "pragmatique" !

En termes clairs, en "se contentant" de la stratégie qui consiste à défendre les intérêts du Québec, M. Landry se rallie à une démarche qui va à l’encontre de ses convictions personnelles, à savoir accéder à notre souveraineté le plus tôt possible via le déclenchement d’un référendum…en d’autres termes, la défense des intérêts du Québec au détriment de la prise en charge de ces mêmes intérêts, l’attitude passive au lieu de l’attitude active.

Toutefois, en invoquant l’argument du gouvernement minoritaire pour défendre son revirement concernant la gouvernance souverainiste, l’ex-chef du Parti québécois et ancien premier ministre semble oublier que cette gouvernance souverainiste qu’il condamnait il y un an était déjà inscrite au programme du PQ avant les dernières élections, ce qui signifie clairement que la haute direction du parti avait déjà opté pour cette stratégie et ce, peu importe les résultats qu’elle obtiendrait lors du scrutin.

En conséquence, une question s’impose : si, selon les espoirs de M. Landry, le PQ avait formé un gouvernement majoritaire et qu’il empruntait aujourd’hui la voie de la gouvernance souverainiste, est-ce qu’il aurait le même discours ? À mon sens, poser la question, c’est beaucoup y répondre !

En conclusion, j’aurais pensé, voire souhaité, que Bernard Landry, l’un des plus ardents défenseurs de l’accession du Québec à son statut de pays, conserve l’enthousiasme qu’il a toujours manifestée face à notre cheminement vers notre indépendance au lieu de se rallier, pour des raisons pragmatiques, à une stratégie aux allures redondantes qui ne conduira qu’à un cul-de-sac comme toutes celles qu’il a condamnées vertement au cours de sa carrière politique.

vigile.net tribune libre 5 avril 2013
quebechebdo 6 avril 2013
Le Devoir 9 avril 2013 "Le revirement de Bernard Landry" (version abrégée)

Commentaire:

"On tourne en rond avec le PQ. On arrive à rien depuis quarante ans avec la souveraineté-association. C'est un concept hybride comme le développement durable, un oxymore dont les deux extrêmes s'annulent. Ti-Gilles va surveiller les impairs du gouvernement fédéral pour le piéger ? Voyons donc ! C'est ce qu'il faisait déjà à Ottawa, jusqu'à ce qu'on se rende compte que cette approche renforçait le fédéralisme plutôt que de l'affaiblir et qu'on le mette dehors. On ne veut pas d'une gouvernance souverainiste, on veut un gouvernement qui va faire l'indépendance du Québec. On ne veut plus de l'étapisme. On est rendu au sprint final, aux éliminatoires pour la Coupe. Ça nous prend un Maurice Richard comme capitaine Québec, plus un endormant anglo à la Bob Gainey. Gainey et Duceppe, vous ne trouvez pas qu'ils se ressemblent?"

Gilbert Talbot
Le Devoir 9 avril 2013
 

Le 4 avril 1968, Martin Luther King est assassiné à Memphis

5 avril 2013

Le célèbre discours de Martin Luther King « I have a dream », a été prononcé il y a cinquante ans, soit le 28 août 1963, devant le Lincoln Mémorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté. En voici un extrait : 
 
“And so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream.

I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: “We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal.”

I have a dream that one day on the red hills of Georgia, the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at the table of brotherhood.

I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.

I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character.

I have a dream today!

I have a dream that one day, down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of "interposition “and "nullification” — one day right there in Alabama little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.

I have a dream today!

I have a dream that one day every valley shall be exalted, and every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made plain, and the crooked places will be made straight; “and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together.”

Il y a quarante-cinq ans aujourd’hui, soit le 4 avril 1968, le pasteur Martin Luther King est assassiné à Memphis. Un peu plus de quarante ans plus tard, soit le 20 janvier 2009, Barack Obama devient le premier président de race noire de l’histoire des États-Unis…la preuve tangible qu’un rêve auquel croit profondément un homme ou une femme de conviction et d’intégrité peut se réaliser…même au Québec !

quebechebdo 4 avril 2013
vigile.net tribune libre 4 avril 2013

Maltais dans l’eau bouillante

4 avril 2013

Le 2 mars dernier, je publiais sur cette tribune un article intitulé « Une autre promesse du PQ balayée par en arrière » dans lequel je qualifiais les mesures proposées par Agnès Maltais à l’aide sociale de « pilule dorée » en « adoptant la stratégie de donner d’une main parcimonieusement à quelques assistés-sociaux qui auront la chance de se trouver un emploi, tout en amputant de 20% les prestations de la majorité des assistés-sociaux qui demeureront sans emploi ».

Cette fois-ci, c’est au tour de la Commission des droits et libertés de la personne, responsable de la promotion et du respect de la Charte des droits et libertés, d’y aller d’une charge à fond de train contre les mesures proposées par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale en les qualifiant même de « rétrogrades » en vertu des pactes internationaux auxquels le Québec a adhéré, au point de demander au gouvernement de surseoir aux trois principales recommandations proposées, lesquelles sont au centre des manifestations actuelles et contraires à plusieurs articles de la Charte des droits.

De l’avis de la Commission, « les mesures proposées par le projet de règlement affecteraient les personnes qui sont parmi les plus pauvres de la société et qui ne disposent pas de ce revenu décent susceptible de garantir l’exercice des droits et libertés », ce qui bafoue certains droits fondamentaux tels que, le droit à la vie, à la sûreté et à l’intégrité physique et psychologique (article 1), le droit au respect de la dignité (article 4), le droit d’un enfant à la sécurité, l’attention et la protection (article 39) et le droit à un niveau de vie décent (article 45).

Les dispositions visées par la Commission sont l’abolition du versement automatique d’un supplément de 129 $ par mois pour les personnes de plus de 55 ans, et de 129 $ ou de 221 $ par mois pour les familles ayant à charge un enfant de moins de cinq ans, ces deux situations causant des « contraintes temporaires à l’emploi », la disparition de ces allocations ayant pour effet de placer les ménages visés dans une situation de pauvreté entraînant la violation de la Charte, plaide la Commission qui ajoute que le fait de cibler les familles biparentales avec enfant à charge, tout en préservant les familles monoparentales, sous-entend un motif de discrimination interdite au sens de l’article 10 de la Charte, à savoir le droit à l’égalité. En conséquence, estime la Commission, les dispositions d’une loi ou d’un règlement « qui contreviennent à l’article 10 de la Charte devraient donc être jugées inapplicables en droit ».

En ce qui a trait à la ministre, elle a réagi en disant recevoir l’avis de la Commission, ajoutant qu’il sera analysé « en collaboration avec les avocats du ministère de la Justice responsables du droit public » tout en réaffirmant les objectifs de son projet à savoir de « favoriser la participation au marché du travail ».

À la lumière de ces nouvelles informations provenant de la Commission des droits et libertés, j’ai l’impression que Mme Maltais se trouve plongée dans l’eau bouillante d’une marmite qui annonce une saga judiciaire qui risque d’être longue. En ce qui me concerne, je souhaite que les conclusions aboutissent à un règlement qui respecte les droits fondamentaux reconnus par la Charte des droits et libertés à tous les citoyens du Québec, sans aucune discrimination.

vigile.net tribune libre 4 avril 2013
quebechebdo 5 avril 2013 "Agnès Maltais dans l'eau bouillante"

Où s’en va Option nationale?

3 avril 2013

À la suite du dernier congrès d’Option nationale auquel je n’ai malheureusement pas pu assister, plusieurs commentaires négatifs ont resurgi de différentes tribunes, y compris de celle de Vigile.

À titre d’exemples, j’ai cru opportun de laisser la parole à ceux qui ont participé à ce congrès et qui se sont faits entendre via la tribune libre de Vigile.

« Pour certains membres de la direction, la critique est vue comme une attaque contre le parti ou, pire, vécue comme une attaque personnelle. Comment pouvons-nous laisser l’organisation du parti aux mains de gens qui ont peur de la critique ? Or la critique a un rôle essentiel à jouer dans toute organisation. La critique est une force, car elle est la meilleure façon pour un individu ou une organisation d’éviter de se planter. C’est par ce moyen qu’une personne ou une direction peut être mise en contact avec les problèmes et les réalités du terrain, recevant les mises en garde, les avertissements ou les conseils des gens aguerris qui les entourent. Fermer la porte à la critique, c’est paver la voie aux ratés, aux dysfonctionnements et, dans le cas qui nous occupe, aux frustrations comme celles générées par le dernier Congrès d’ON. » André Lamy, 15 mars 2013, « La critique est une force »

« Certains symptômes constatés par M. Lamy sont évidents et expliquent, en partie, mon départ : lacunes d’organisation, improvisations, sérieuses difficultés de communication, tassage de certains individus, règlements de comptes, manigances de certains membres contre des candidats ou des présidents, décisions sans consultations, mais surtout décisions prises au niveau national à la pertinence extrêmement douteuse… » Commentaire laissé à la suite de l’article de M. Lamy

« Certains ont même exprimé le sentiment d’avoir été floués par la direction du parti qui aurait manœuvré en vue d’empêcher certaines propositions d’être débattues à la plénière, ainsi que d’avoir retardé la publication des candidatures au Conseil national, empêchant des candidats indésirables de se faire connaître. » Denis Monière et André Lamy, 2 avril 2013, « Pour redresser la barre d’Option nationale et construire un parti efficace »

Dans ce dernier article, Mm Monière et Lamy élaborent une liste de propositions fort intéressantes dans le but de « redresser la barre d’Option nationale », entre autres, viser à redonner le parti à ses membres, construire des associations de circonscription et leur donner les moyens d’affirmer la présence d’ON sur le terrain, prendre les mesures nécessaires afin qu’Option nationale se positionne comme une formation politique de premier plan en devenant un parti aux idées claires, notamment, par une réécriture de sa plateforme électorale afin d’en clarifier certains aspects considérés comme flous et contradictoires, enfin mettre fin à l’ambiguïté ayant présidé à sa création, le sabordement annoncé du parti agissant comme une épée de Damoclès et induisant des effets pervers sur la conduite et l’organisation d’Option nationale.

Si on ajoute aux commentaires négatifs cités plus haut les critiques concernant le manque d’organisation reproché aux organisateurs, la distribution du cahier des propositions à peine quarante-huit heures avant l’ouverture du Congrès, les participants n’ayant eu que quelques heures pour lire, étudier et se familiariser avec un ensemble de textes touchant divers aspects fondamentaux, le fait qu’aucune étude préalable des documents en atelier n’avait été prévue, un très grand nombre de propositions s’étant retrouvées en vrac devant l’assemblée plénière, le retard à fournir les noms des candidats au Conseil national et l’absence de présentation des états financiers du parti, il n’est pas étonnant, comme l’expriment Mm Monière et Lamy dans leur article, que ces lacunes « ont eu pour effet de heurter beaucoup de congressistes qui y ont vu une marque d’improvisation, de mauvaise organisation portant atteinte à l’exercice éclairé de leurs droits démocratiques. »

Lorsque j’ai pris la décision d’adhérer à Option nationale, j’ai été inspiré par la transparence de sa plateforme qui ne laisse aucun doute sur ses allégeances souverainistes, mais aussi et surtout, par l’intégrité, l’expertise et les convictions indépendantistes de Jean-Martin Aussant…une opinion que je partage encore aujourd’hui.

Toutefois, les séquelles laissées à la suite du congrès m’apparaissent importantes et devront être réparées dans les plus brefs délais si les onistes souhaitent réellement prendre le plancher des partis d’envergure au Québec en cessant immédiatement, entre autres, leurs petites chicanes de cuisine qui donnent déjà à ce « jeune » parti des allures de « vieux ».

Enfin, leur chef, élu par 97% des membres de son parti, devra sortir de son chapeau le nécessaire leadership qui lui permettra de rallier ses ouailles au bercail, particulièrement les jeunes, un des atouts majeurs entre les mains de JMA, qui ne sont pas réputés pour être très patients envers les petites querelles de famille stériles pas plus qu’envers un parti qui ne tolère pas la critique !

vigile.net tribune libre 3 avril 2013
quebechebdo 4 avril 2013

Les échecs, plus qu’un jeu

3 avril 2013

Les élèves de quatre écoles primaires de la commission scolaire des Navigateurs, sur la Rive-Sud, sont initiés aux échecs de la première à la sixième année… pendant les heures de classe.

Et, probablement dû à l’aspect compétitif de la guerre qui se déroule sur l’échiquier, ce sont les garçons qui sont les plus assidus et les plus motivés. Selon Mme Brigitte Lessard, une ancienne éducatrice en service de garde, passionnée par le damier, les échecs permettent aussi à des enfants qui éprouvent des difficultés à l'école de prendre davantage confiance en eux, surtout lorsqu'ils parviennent à vaincre un compagnon de classe qui réussit mieux qu’eux.

Enfin, une initiative intéressante qui fait appel à la logique et à la concentration à laquelle nous devons applaudir considérant particulièrement l’intérêt qu’elle suscite auprès des garçons, souvent laissés pour compte dans le choix que les écoles leur offrent comme activités …à part les sports.

Peut-être que les « penseurs » de la réforme scolaire pourraient s’en inspirer dans leurs réflexions!

quebechebdo 3 avril 2013
vigile.net tribune libre 13 avril 2013

La face cachée de François

2 avril 2013

À mon sens, l’élection de François, celui que plusieurs surnomment déjà le « pape des pauvres », risque de reléguer dans l’ombre les grands débats auxquels l’Église est confrontée au 21ième siècle, tels la pédophilie, la place de la femme dans l’Église, la contraception, l’avortement ou le célibat des prêtres.

Nul doute qu’un recentrage de la mission de l’Église catholique sur les démunis contribuera à mieux répondre au message d’amour et de charité légué par le Christ lors de son passage sur terre. Toutefois, si nous posons comme hypothèse le retour du Christ sur terre actuellement, quelle serait sa réaction face à l’institutionnalisation de la pauvreté comme elle se produit un peu partout dans le monde, y compris en Argentine, la terre natale de François?

Rappelons-nous les colères de Jésus-Christ contre les pharisiens ou les vendeurs du temple lorsqu’il s’est rebellé contre eux qui prétendaient au pouvoir religieux ou politique en gardant le peuple ignorant et asservi. Si, aujourd’hui, François se montre bienveillant envers les pauvres en allant à leur rencontre, que propose-t-il pour les sortir de leur misère à part la compassion?

quebechebdo 2 avril 2013
vigile.net tribune libre 2 avril 2013 (version modifiée)
cyberpresse.ca 7 avril 2013

Le lapin de Pâques…une belle légende

31 mars 2013

En fouillant dans certains écrits relativement aux différents symboles qui caractérisent la fête de Pâques, je suis tombé sur cette légende qui m'a beaucoup plu et que j'ai eu le goût de vous partager.

Selon la légende, la veille de la fête de Pâques, les lapins pondent des œufs colorés et des œufs en chocolat pour les enfants.

La fable veut qu’une femme sans le sou, qui ne pouvait offrir de chocolat à ses enfants, aurait caché des œufs décorés dans son jardin. À leur réveil, les enfants, apercevant un lapin, crurent que celui-ci avait pondu les œufs.

À partir de ce jour, à Pâques, les enfants fabriquaient un nid qu’ils mettaient dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplirait d’œufs de toutes les couleurs durant la nuit.

Joyeuses Pâques à toutes les lectrices et tous les lecteurs de Québec Hebdo!

quebechebedo 31 mars 2013