Propos sur la Convergence nationale

15 janvier 2013

C’est sous l’initiative du Nouveau mouvement pour le Québec (NMQ), appuyé par le nouveau président du Conseil de la souveraineté, Gilbert Paquette, de Bernard Landry et du comédien Alexis Martin, qu’a été officiellement lancée récemment la Convergence nationale. Il s’agit d’un projet de mobilisation dont les objectifs sont d’abord de raviver la flamme souverainiste et d’élaborer une stratégie commune en prévision des prochaines élections. Projet qui se confirmera lors d’un congrès qui permettra de réunir des souverainistes de toute origine, en mai prochain.

À mon avis, deux paramètres essentiels sont indispensables pour permettre à ce mouvement d’atteindre une certain momentum contribuant à la vigueur du sentiment souverainiste.

Le premier concerne la participation active des partis souverainistes. Ils n’ont d’ailleurs pas démontré beaucoup d’intérêt, puisque qu’aucun des trois partis concernés n’a participé à la conférence de presse du dévoilement de ce projet de mobilisation. Toutefois, selon Bernard Landry, l’adhésion des partis politiques à la Convergence nationale est cruciale.

Toutefois, les partis concernés ont tout de même réagi, chacun à sa façon, au projet de Convergence nationale. Du côté du PQ, le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, a déclaré lors d’une entrevue qu’à moins d’un avis contraire de ses membres, le PQ participe habituellement aux initiatives comme celle de la Convergence nationale.

« De façon générale, on salue ces nouvelles initiatives, et de façon générale, on y participe, a-t-il dit. Maintenant, on se garde une prudence pour mai, parce qu’il faut respecter nos militants et les instances officielles du PQ, mais en même temps, on a tous une grande cause commune qui nous unit, et il faut se rappeler justement de ce qui nous unit avant de mettre l’accent sur ce qui nous divise. »

Du côté d’Option nationale, a déclaré Jean-Martin Aussant, « M. Landry redonne un tour de vis à ce qu’il fait depuis plus d’un an, pour essayer de faire en sorte que les souverainistes se parlent tous. C’est un nouveau nom, pour un nouveau véhicule, mais qui va faire ce que bien des gens essaient de faire depuis un an et demi. » Toujours de l’avis de M. Aussant, la Convergence nationale ne change rien à sa stratégie, puisque son parti est déjà favorable aux alliances avec d’autres partis dont la souveraineté est « clairement » la priorité. Option nationale décidera lors de son congrès de mars si des délégués du parti seront envoyés au premier congrès de la Convergence nationale.

Enfin, du côté de Québec solidaire, l’attaché de presse Christian Dubois a rappelé que le parti souverainiste a décidé d’entamer des pourparlers avec ON en vue des prochaines élections. Il est toutefois incapable de préciser pour l’instant si des délégués participeront au congrès de la Convergence nationale.

Le second paramètre, et à mon sens le plus important, nécessite la mobilisation citoyenne sans laquelle le projet risque de tourner en une guerre de clocher entre les divers partis politiques. À cet effet, je vous laisse sur deux déclarations qui militent en ce sens, la première, de Gilbert Paquette : « On a appuyé cette initiative, comme on va appuyer, règle générale, toutes les initiatives qui visent à reprendre la promotion de la souveraineté… La convergence souhaitée ne devra pas se limiter à des ententes électorales, mais devra mener à une « campagne permanente » pour l’indépendance du Québec ». La seconde appartient au co-porte-parole du NMQ, Jocelyn Desjardins : « La Convergence nationale, c’est le nom d’un projet de mobilisation citoyenne".

vigile.net tribune libre 15 janvier 2013
quebechebdo 15 janvier 2013 

L’expansion…la dernière sortie de secours!

12 janvier 2013

À mon sens, le dernière entente signée entre les propriétaires des équipes de la LNH et l’association des joueurs vient de clouer le clou sur un éventuel déménagement d’une équipe de la LNH à Québec.

En effet, tout a été mis en œuvre pour soutenir les équipes qui évoluent dans des marchés moins lucratifs, que ce soit le rabaissement du plafond salarial, la durée réduite des contrats des joueurs, un partage plus équitable des revenus et un nouveau régime de péréquation qui permettra de redistribuer les profits des équipes mieux nanties avec celles qui éprouvent davantage de difficultés financières.

Une entente qui, somme toute, me semble laisser ouverte l’expansion comme la dernière sortie de secours qui permettrait la venue d’une équipe de la LNH à Québec…En attendant les intentions de Bettman, les amateurs de hockey de Québec devront se montrer patients avant que le nouvel amphithéâtre de Québec ne vibre aux exploits d’une équipe de la Capitale nationale!

quebechebdo 12 janvier 2013

Les tueries dans les écoles

11 janvier 2013

Personne ne peut demeurer insensible aux tueries qui se multiplient dans les écoles depuis plusieurs années tant aux États-Unis qu’au Canada. Après chacune de ces catastrophes, chacun y va de ses commentaires et certains d’entre eux osent proposer des pistes de solution qui demeurent malheureusement souvent lettre morte jusqu’au prochain carnage.

Le dernier débat sur le registre des armes à feu entre Ottawa et Québec démontre jusqu’à quel point les moyens pour contrer ce fléau sont contradictoires et conduisent fatalement à des culs-de-sac.

Toutefois, à mon sens, le pire paradoxe mis de l’avant pour prévenir d’éventuelles tueries provient de la National Rifle Association américaine [NRA], une association à but non lucratif ayant pour but de promouvoir les armes aux États-Unis, qui propose de placer des gardes armés dans toutes les écoles pour prévenir d’éventuelles tueries, une proposition qui, de toute évidence, présente tous les indices que les profits générés par la vente de ces nouvelles armes dominent largement sur de « supposées » mesures de sécurité.

En effet, je ne crois pas du tout qu’un garde de sécurité placé dans les écoles pourra empêcher un déséquilibré d’accomplir son acte démoniaque…une fois qu’il aura abattu le garde en question ou qu’il l’aura tout simplement contourné.

Sans vouloir faire preuve de défaitisme, je me dois d’admettre que de tels actes inhumains risquent de se reproduire. Toutefois, les gouvernements se doivent de resserrer davantage les mécanismes de contrôle liés à l’achat et à la possession d’armes à feu, un registre des armes à feu plus restrictif, étant à mon sens, un bon point de départ qui pourrait pallier tout au moins certaines de ces tueries abominables.

En ce sens, je demeure convaincu que le gouvernement du Québec doit aller de l’avant dans ses intentions de maintenir le registre des armes à feu et de pousser plus loin les conditions d’obtention et de détention d’une arme à feu !

vigile.net tribune libre 11 janvier 2013
quebechebdo 11 janvier 2013
cyberpresse.ca 14 janvier 2013



Affaire Michaud – Suggestion à Richard Le Hir et Pierre Cloutier

16 décembre 2012

Le 2 novembre, vous signiez conjointement sur la tribune libre de Vigile une lettre ouverte que vous faisiez parvenir au ministre de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud, sous le titre "Affaire Michaud – Lettre ouverte au ministre de la Justice"

Cinq semaines plus tard, soit le 12 décembre, nous apprenions avec consternation, dans un article de Pierre Cloutier titré « Triste anniversaire de l’affaire Michaud – 12 ans d’infamie » que cette missive était demeurée lettre morte.

Je me permets de vous citer les derniers éléments de l’argumentaire de M. Cloutier :

[4] Le mois dernier, Richard Le Hir et moi avons envoyé une lettre ouverte au nouveau ministre (péquiste) de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud pour lui demander de présenter une motion devant l’Assemblée Nationale pour faire annuler la motion scélérate et rendre enfin justice au citoyen Michaud.

[5] Nous n’avons pas exigé de lui une obligation de résultat. Nous lui avons tout simplement demandé comme ministre de la justice de présenter devant l’Assemblée une motion pour réparer cette injustice.

[6] Nous n’avons même pas reçu un accusé de réception.

[7] Honte à vous, monsieur le ministre péquiste de l’Injustice. Honte à vous, petits parlementaires minables.

Je peux facilement compatir à la colère et à la frustration véhiculée principalement dans les deux derniers arguments de Pierre Cloutier, d’autant plus qu’un nouveau gouvernement péquiste aurait dû faire preuve d’un minimum de compassion dans l’affaire du citoyen Michaud.

Conséquemment, compte tenu de la désinvolture scandaleuse du « ministre péquiste de l’Injustice », le dossier devrait maintenant être référé au bureau de la première ministre. En termes clairs, je suggère à Mm Le Hir et Cloutier de faire parvenir leur lettre à Pauline Marois… En agissant de la sorte, les co-signataires seront montés jusqu’aux plus hautes instances gouvernementales en obligeant Mme Marois à se commettre dans ce dossier qui a déjà souffert de délais inacceptables et irrespectueux envers l’intégrité de M. Michaud. 

quebechebdo 16 décembre 2012

Commentaire:

Après avoir envoyé cet article à Québec Hebdo, j'ai reçu un message électronique de Richard Le Hir m'avisant que cet article que j'avais aussi fait parvenir à Vigile n'a pas été retenu compte tenu que et Pauline Marois et tous les députés de l'Assemblée nationale avaient reçu copie de la dite lettre et, qu'en conséquence, sa publication était hors propos.

Henri Marineau

Dissension au sein d’Équipe Labeaume

16 décembre 2012

«Déçus» du comportement de leur chef, les conseillers qui ont annoncé leur démission jeudi n’ont pas été tendres envers le maire de Québec. Patrick Paquet et Ginette Picard-Lavoie quittent Équipe Labeaume parce que, selon eux, l’attitude du maire « ne correspond en rien aux valeurs démocratiques » qu’ils souhaitent défendre. Décisions prises à l’avance, difficulté à avoir accès à l’information, « attitude irrespectueuse» envers «tous ceux qui osent s’opposer à lui… Le maire ne tolère aucune discussion avant décision, ne respecte pas ceux qui diffèrent d’opinion et il empêche souvent sinon toujours les autres de s’exprimer ».

Par ailleurs, lorsque questionné sur le style autocratique que dénoncent ses deux détracteurs, le maire a été virulent en plus de démontrer une attitude bassement cavalière. « Il faut les comprendre, ce sont des gens qui veulent se représenter en politique, ils ont peur de perdre leur salaire. Ils se débattent comme le diable dans l’eau bénite . » De toute façon, réplique Régis Labeaume, ces deux conseillers ne faisaient plus partie des plans en vue des élections de 2013, alléguant même qu’il était prévu de leur montrer la porte en janvier. « Je pense qu’ils ont capté les signaux qu’on leur a transmis ».

En conséquence, ces défections portent à cinq le nombre de conseillers indépendants à l’Hôtel de Ville sur 27 élus. Patrick Paquet et Ginette Picard-Lavoie, quant à eux, deviennent les 2e et 3e conseillers à quitter l’Équipe Labeaume après Jean Guilbault en 2010. En compagnie d’Yvon Bussières et d’Anne Guérette, ils seront maintenant 5 à siéger dans l’opposition.

Toutefois, indépendamment des avantages d’une saine opposition provoquée par ces deux dernières défections de l’Équipe Labeaume, je me demande sérieusement si, au royaume de Labeaume, nous ne faisons pas face à une « équipe » dont les règles de fonctionnement sont édictées unilatéralement par le maître de céans qui dispose avant même que les sujets ne proposent… « Équipe Labeaume », vous dites?

vigile.net tribune libre 15 décembre 2012
quebechebdo 15 décembre 2012 

La démagogie selon Trudeau

13 décembre 2012

« Les gens s’inquiètent au sujet de leur emploi, […] se demandent dans quelle direction nous allons, […] comment nous allons nous assurer que nos enfants aient des opportunités [sic]. [Les questions constitutionnelles] sont de vieilles, vieilles querelles qui ne sont importantes que pour un petit segment de gens qui sont furieux parce que j’ai demandé que nous passions à autre chose. Alors, je vais me répéter : pouvons-nous passer à autre chose ? » Justin Trudeau, cité dans « Pas de débat constitutionnel pour Trudeau », Le Devoir, le mardi 11 décembre 2012.

Un article, signé par Frédéric Bastien, professeur d’histoire au Collège de Dawson, paru dans Le Devoir du 13 décembre 2012 sous le titre « Les débats constitutionnels – Brisons ce mythe du sujet sans importance », en réaction à l’opinion de Justin Trudeau sur les « vieux débats » suscités par les débats constitutionnels, démontre, à mon sens, à quel point le fils de l’autre excelle dans l’art de la démagogie en plus de souffrir dangereusement du syndrome du paradoxe dans son argumentaire.

Si vous le permettez, je vais reprendre quelques exemples illustrés par M. Bastien pour prouver à quel point Justin Trudeau tente désespérément de noyer le poisson dans le dossier des débats constitutionnels en utilisant la voie d’une basse démagogie.

D’abord, tel que rappelé par M. Bastien, alors que Justin Trudeau parle de l’intérêt des Québécois sur les « vraies affaires », un sondage Léger et Léger mené au printemps dernier nous apprenait que 71 % des Québécois sont pour une modification constitutionnelle. Presque toutes les enquêtes d’opinion menées sur ce sujet indiquent d’ailleurs une insatisfaction des Québécois devant le statu quo actuel.

M. Bastien aborde ensuite l’intention de François Legault d’abolir les commissions scolaires alors que la Cour suprême du Canada a déjà décrété que les minorités linguistiques disposent d’une autonomie de gestion de leurs commissions scolaires par rapport aux différents gouvernements provinciaux, un droit qui leur est reconnu par la Constitution.

M. Bastien cite ensuite en ces termes la dichotomie subversive entre la Charte des droits et libertés du père de l’autre et le code civil québécois dans l’affaire Lola en 2010 : « Interprétant l’article 15 de la Charte portant sur l’égalité, les juges nommés par Ottawa ont invalidé une partie du Code civil québécois. Lors d’une séparation, celui-ci réserve des obligations différentes aux conjoints de fait et aux conjoints mariés en matière de pension alimentaire. Le tribunal a conclu qu’il s’agissait d’une discrimination envers les conjoints de fait. Ceux-ci risquent maintenant d’être soumis contre leur gré au même régime de droit que les gens mariés. »

Et, de poursuivre M. Bastien : « Pendant que la loi suprême sert à marier de force les habitants de la province, Philippe Couillard ajoute sa voix à ceux qui disent que la question constitutionnelle est sans importance. Elle relève du terrain des adversaires du PLQ, disait-il dans Le Devoir, le 5 décembre dernier. Cette affaire ne serait qu’une lubie partisane du PQ. Du même souffle, l’aspirant à la chefferie affirmait que son parti devait renouer avec les valeurs libérales historiques, par exemple, « le combat pour l’ouverture du Québec aux immigrants » et les accommodements raisonnables. »

Enfin, M. Bastien fait allusion aux nombreuses intrusions perverses de la Constitution canadienne dans le dossier de la loi 101, tout en concluant que « prétendre que toute cette question est sans importance et qu’elle n’intéresse personne constitue certainement la plus grande entreprise de mystification de l’histoire récente du Québec. »

J’ajouterais, en terminant, pour ma part, que nous pourrions étendre encore davantage la liste de ces paradoxes dans lesquels la troupe des petits amis de Justin Trudeau tente de manipuler les Québécois et de les détourner, grâce à tout le talent démagogique hérité de leur maître suprême en la personne de PET, des véritables enjeux auxquels sont confrontés ces mêmes Québécois devant le monstre d’une Constitution assimilatrice dont nous devons absolument nous débarrasser si nous désirons sérieusement nous attaquer un jour aux « vraies affaires »!

quebechebdo 13 décembre 2012

Conflit dans la LNH: la marmite risque de sauter

9 décembre 2012

Je crois que les membres de l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey viennent de laisser passer une occasion inespérée de mettre fin au lock-out dans des conditions qui répondaient en grande partie à la leurs demandes en refusant la plus récente proposition faite par les propriétaires de la LNH aux quelque 700 joueurs en arrêt de travail, une offre qui ne froissait aucunement la philosophie préconisée par les joueurs depuis le début du conflit.

J’ai vraiment l’impression que le représentant des joueurs, Donald Fehr, chauffe un peu trop la marmite qui risque de sauter. À titre d’exemples, la durée de 10 ans de la convention collective était un point très important pour les propriétaires et je pense que c'était un compromis facile à faire pour les joueurs. De toute façon, chaque fois qu'ils négocient, les joueurs sont obligés de céder des acquis, alors pourquoi ne pas signer à long terme? Les joueurs ont aussi refusé que la durée maximale des contrats, à l'intérieur du nouveau système, soit de 5 ans. En réalité, c'est une minorité des joueurs, les grandes vedettes, qui signent pour plus de 5 ans, et si ces vedettes produisent à la hauteur de leur talent, ils pourront négocier un autre gros contrat sans problème.

À mon sens, la tension monte au sein de l’AJLNH et je ne serais pas surpris que l’entêtement de Donald Fehr le conduise vers la porte de sortie et que les joueurs considèrent sérieusement la dernière offre des propriétaires de la LNH et un éventuel retour au jeu.

quebechebdo 9 décembre 2012 

Une initiative fort louable

7 décembre 2012

L’ex-joueur étoile de la LNH, Theoren Fleury, ayant lui-même été victime d’agressions sexuelles de la part d’un de ses entraîneurs dans les années 80, se lance en campagne contre le système judiciaire canadien qu’il accuse d’être beaucoup trop laxiste envers les sanctions imposées aux agresseurs pédophiles.

Selon Theoren Fleury, le système judiciaire « victimise doublement » les victimes de violence sexuelle en se montrant trop clément à l’endroit des agresseurs. Pour pallier cette injustice, il préconise l’adoption de peines minimales de 15 ans de prison pour chaque chef d’accusation à être purgés consécutivement de même que l’imposition de sanctions à quiconque omet de signaler tout cas de violence sexuelle.

Dans le but de sensibiliser la population à sa cause, M. Fleury entreprendra une marche qu’il a baptisée « La marche du vainqueur » en parcourant la route de Toronto jusqu’à la colline du Parlement à Ottawa du 14 au 23 mai 2013 pour ramasser des fonds pour des organismes qui viennent en aide aux victimes de tels crimes en plus de faire pression sur le gouvernement.

Une initiative fort louable à laquelle je ne peux que souscrire compte tenu de la vulnérabilité de ces jeunes victimes et de l’atrocité des séquelles laissées par ces agresseurs sans scrupule!

quebechebdo 7 décembre 2012

Comment se fait-il que les Québécois ne se soient pas encore donné un pays?

6 décembre 2012

Selon l’Institut de la statistique du Québec, le Québec comptait
8 012 000 habitants au 1er janvier 2012, un chiffre qui le placerait au 95ième rang de tous les pays du monde en terme de population, devant la Suisse, le Honduras, la Serbie, la Bulgarie, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, le Kosovo…etc, s’il obtenait son indépendance.

Même si le taux de croissance de la population, qui était de 1,02 % en 2009, a diminué à 0,95 % en 2010, puis à 0,91 % en 2011, précise-t-on dans le « Bilan démographique du Québec », dévoilé le 3 décembre, « En fait, la population du Québec continue d’augmenter. La population du Québec n’a pas commencé à diminuer. Une croissance de population, ça s’explique par deux grands facteurs. On va parler d’un accroissement naturel, qui est la différence entre les naissances et les décès – et qui est positive – et un accroissement migratoire, qui est la différence entre les personnes qui entrent sur un territoire et les personnes qui quittent le territoire. Ces deux composantes-là sont positives », a résumé en entrevue Chantal Girard, démographe à l’Institut de la statistique du Québec.

Par ailleurs, la région de Montréal continue de perdre des citoyens au profit des autres régions, tandis que celles des Laurentides, Lanaudière, Laval et la Montérégie en gagnent. Dans les faits, si on ne regarde que les mouvements migratoires entre les régions du Québec, il y a chaque année 20 000 personnes de plus qui quittent Montréal que de personnes qui s’y établissent, soient environ
60 000 départs par rapport à 40 000 arrivées, explique Mme Girard. Cependant, l’immigration internationale de même que la croissance des naissances viennent contrebalancer le phénomène en ce qui a trait à Montréal.

« Au total, la population de Montréal augmente, parce qu’il y a plus de naissances que de décès et parce que les immigrants internationaux s’installent là en grand nombre. Par contre, la croissance est moins importante que ce qu’elle pourrait être, parce qu’il y a quand même dans les échanges interrégionaux pas mal plus de gens qui quittent l’île qu’il y en a qui viennent s’y installer chaque année », relate la démographe.

Les régions éloignées, quant à elles, ont vu leurs pertes diminuer considérablement sur cinq ans. Il en est ainsi de la Côte-Nord, de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent et du Saguenay-Lac Saint-Jean. « Ce sont des régions qui ont enregistré des déclins de population dans les années passées », et maintenant, il y a ou bien stabilisation ou bien déclin moins marqué, souligne Mme Girard. De plus, parmi les régions éloignées, l’Abitibi-Témiscamingue a même enregistré une légère croissance de sa population si on compare l’année 2006 à l’année 2011.

Le territoire du Québec, c’est plus de 1 500 000 km2 de superficie, soit un territoire : trois fois plus grand que la France, sept fois plus grand que la Grande-Bretagne, quarante fois plus grand que la Suisse, plus de 10 000 km de frontières, plus de 180 000 km2 d’eau douce, un potentiel récréo-touristique exceptionnel, un bassin de ressources naturelles qui comporte d’importantes ressources forestières, fauniques, énergétiques, agricoles et minérales, une partie significative du fleuve et du golfe Saint-Laurent…

Devant ces données plutôt encourageantes, voire même impressionnantes, une question fondamentale s’impose : comment se fait-il qu’un peuple de plus de 8 millions d’habitants, imprégné jusque dans ses racines les plus profondes d’une culture et d’une langue francophones qui ont résisté depuis des siècles à toutes les formes imaginables d’assimilation anglophone, baignant dans un royaume où foisonnent de multiples ressources naturelles qui lui appartiennent et enfin, dont le génie de la population rejaillit partout à travers le monde dans une multitude de sphères d’avant-garde, comment se fait-il enfin que ce peuple, dans la lignée de nombreux autres au cours des dernières décennies, ne se soit pas encore offert un pays ?

Permettez-moi de risquer une réponse…Tant et aussi longtemps que les politiciens que nous élisons demeureront tièdes et timides dans leurs convictions concernant la souveraineté du Québec, nous continuerons de piétiner dans une politique du petit pas qui, bien souvent, nous conduit dans des culs-de-sac à répétition. En conséquence, les Québécois doivent se regrouper autour d’une équipe solide dont les convictions souverainistes sont clairement affirmées…et cette équipe est incarnée par l’Option nationale de Jean-Martin Aussant !

vigile.net tribune libre 6 décembre 2012
quebechebdo 6 décembre 2012

Labeaume derrière le paravent de la loi!

6 décembre 2012

«C’est la loi, je ne peux rien y faire», s’est contenté de répondre Régis Labeaume aux médias concernant la prime de séparation de 75 000$ que touchera l’ex-conseillère d’Équipe Labeaume à l’hôtel de ville de Québec, Denise Trudel, élue sous la bannière de la Coalition avenir Québec le 4 septembre.

Et, d’ajouter notre défenseur de la loi : «Il ne faut pas être disgracieux avec une ex-collègue». Est-ce à dire que notre bon maire aurait pu prononcer des paroles «disgracieuses» envers le récipiendaire de la dite prime si elle avait été versée à un politicien d’une autre formation politique?

À mon avis, je serais porté à croire, connaissant le caractère bouillant de Régis Labeaume, qu’il en aurait profité pour se laisser aller dans l’une de ses sorties colorées auxquelles il nous a habitués depuis qu’il occupe le trône de l’hôtel de ville au lieu de se faire discret en se cachant habilement derrière le paravent de la loi pour protéger une «ex-collègue»!

quebechebdo 6 décembre 2012
Le Soleil 7 décembre 2012 "Derrière le paravent de la loi"
vigile.net tribune libre 7 décembre 2012 "Derrière le paravent de la loi"