L’homme derrière le chef

30 janvier 2013

Nous avons appris cette semaine que le chef cuisinier du Château Frontenac, tirait sa révérence après 20 ans d’une carrière qui a réussi à donner au Château ses lettres de créance en tant que qualité exceptionnelle de menus.

Toutefois, j’ai décidé ce matin de vous raconter une anecdote qui ajoutera aux nombreuses qualités de Jean Soulard déjà exprimées à profusion dans les médias depuis l’annonce de son départ des cuisines du Château Frontenac.

Même si je n’ai pas connu personnellement M. Soulard, il m’a été donné à quelques reprises de le voir se faire un devoir d’abandonner ses cuisines quelques minutes et se présenter sur la scène de la salle de bal pour venir s’adresser, vêtu de son sarrau blanc de travail quotidien, aux centaines de personnes qui participent annuellement au souper reconnaissance organisé pour le personnel et les bénévoles d’une résidence pour soins palliatifs.

À chaque occasion, j’étais émerveillé de l’entendre, dans des mots simples, louer le travail de ces personnes qui s’occupaient de ces malades en insistant sur le caractère humanitaire de leur implication…Et, on ne pouvait que vibrer à la sincérité des propos de cet homme qui, avouons-le, n’était pas obligé de quitter ses lieux de travail pour prendre le temps de venir nous adresser des mots qui, sans contredit, décrivaient une qualité peu connue des clients réguliers du Château, à savoir l’humanisme de l’homme derrière le chef.

quebechebdo 30 janvier 2013
cyberpresse.ca 3 février 2013 

Les droits de scolarité

29 janvier 2013

À quelques semaines du début du Sommet sur l’enseignement supérieur, il est indéniable que la question des droits de scolarité occupent une place prépondérante. Toutes les hypothèses sont invoquées par les divers intervenants, allant de l’indexation [position que semble défendre le ministre de l’éducation supérieure] en passant par le gel, la gratuité jusqu’à la nouvelle trouvaille de la CAQ, à savoir la modulation des droits de scolarité en fonction de l’envergure des universités et de leur coût de formation.

D’entrée de jeu, je rejette d’emblée cette dernière proposition qui risque de diminuer grandement l’accessibilité de certains élèves dans ces universités qualifiées « d’envergure » en les pénalisant sur le choix de l’université qu’ils souhaitent fréquenter en biaisant le coût de leurs frais de scolarité pour des raisons essentiellement administratives.

En ce qui a trait au gel des frais de scolarité, force nous est de constater que les universités « semblent » éprouver de sérieux problèmes de financement. Toutefois, à cet égard, il m’apparaît essentiel que « toutes » les données concernant la gestion et le financement des universités soient déposées sur la table des intervenants au Sommet et qu’elles soient filtrées à loupe, à défaut de quoi aucune hausse de frais de scolarité ne sera acceptée, voire même acceptable, par les étudiants.

Quant à la gratuité scolaire, elle représente pour moi la solution idéale…dans un « monde idéal », un monde qui, il faut bien l’admettre, est bien loin de la situation déficitaire actuelle du gouvernement et qui nous oblige à relayer cette hypothèse dans les années futures, une déclaration d’ailleurs exprimée à plusieurs occasions par Pierre Dufresne lors de ses dernières allocutions préparatoires au Sommet, ce dernier alléguant que son parti est ouvert à cette hypothèse.

Reste enfin l’indexation…la seule formule « acceptable » dans les circonstances. Toutefois, j’apporterais un bémol dans la formule comptable utilisée pour déterminer cette indexation. Au lieu d’indexer les droits de scolarité au coût de la vie comme il semble que ce soit les intentions du gouvernement, je proposerais que les frais de scolarité soient indexés en fonction du revenu familial d’où provient l’étudiant. En effet, les parents ne sont-ils pas appelés à contribuer souvent aux frais de scolarité de leurs enfants ?

En agissant de la sorte, le gouvernement ferait preuve d’une gestion équitable qui permettrait de conserver et peut-être d’accroître l’accessibilité des jeunes québécois dans nos universités tout en conservant un certain principe de « juste part » qui tiendrait compte de la situation économique des familles québécoises en ce qui a trait à leur contribution aux frais de scolarité de leurs enfants.

quebechebdo 29 janvier 2013
vigile.net tribune libre 29 janvier 2013

Revenir au rôle essentiel de l’université

25 janvier 2013

Depuis le début des rencontres préparatoires au Sommet sur l’enseignement supérieur, les discussions et analyses ont rarement dévié du sous-financement des universités estimé à l’aide de données qui démontrent souvent des écarts substantiels, et leur gestion que certains qualifient de discutable.

À cet effet, un article paru dans Le Devoir du 19 janvier 2013 et co-signé par 18 administrateurs d’universités québécoises sous le titre « Mauvaise gestion des universités – Des accusations faciles et douteuses », se veut une défense de la saine gestion des universités et une attaque de leur sous-financement comparativement à celui de la moyenne des universités canadiennes.

« Nous partageons le souci des Québécois et du gouvernement quant au respect d’une gestion rigoureuse et transparente des universités. Nous attachons par ailleurs une grande importance aux faits, et croyons aux meilleures pratiques de gouvernance et de gestion. Maintenir un établissement dans une situation déficitaire chronique et structurelle, faute de financement, ne saurait constituer une solution viable. Il est impératif d’en venir à un consensus durable. »… Soit !

Pour l’instant, je dois malheureusement constater que le débat tourne autour d’une guerre de chiffres en dents de scie autour de laquelle les principaux interlocuteurs développent des positions stratégiques oiseuses et nuisibles au sain développement des avenues de solutions.

Pourtant, si on revient au rôle essentiel d’une maison d’éducation, à quelque niveau que ce soit, n’est-ce pas d’offrir une excellente qualité de cours, accessibles au maximum de jeunes qui souhaitent atteindre le degré universitaire et obtenir un diplôme qui leur permettra de s’épanouir pleinement en plus d’offrir une contribution inestimable à la société québécoise ?

Une fois que les participants au Sommet auront assis cette pierre angulaire au centre de leur discussion, ils pourront ensuite discuter des moyens qui permettront à ces jeunes l’accessibilité à des études supérieures et, en ce sens, je rejoindrais la conclusion des auteurs de l’article pré-cité : « Pour que le dialogue sur l’avenir de l’enseignement supérieur soit productif, il doit permettre des échanges ouverts et respectueux qui doteront le Québec et sa jeunesse d’universités bien gérées, adéquatement financées, accessibles et de calibre mondial. »

À chaque jour, des milliers de jeunes franchissent les portes des pavillons universitaires québécois pour s’instruire…Vivement un leitmotiv qui remet les discussions sur ses rails avant que le train ne dérape dans les interminables méandres financiers et gestionnaires !

vigile.net tribune libre 19 janvier 2013
quebechebdo 19 janvier 2013

Florent Vollant…un témoignage saisissant

24 janvier 2013

Au moment où les autochtones se battent sans réserve pour la reconnaissance de leurs droits partout au pays, particulièrement dans le mouvement de mobilisation en pleine effervescence « Idle no more », un autre triste événement refait surface dans le décor autochtone, à savoir la douloureuse expérience des pensionnats autochtones canadiens sur laquelle la Commission de vérité et de réconciliation a le mandat de faire la lumière.

À cet effet, les confidences du chanteur innu Florent Vollant, parues dans le Devoir du 24 janvier sous le titre « Survivre aux pensionnats autochtones » incarnent un témoignage saisissant où se côtoient l’horreur et la bassesse des autorités religieuses qui avaient la charge de ces établissements. À ce jour, plus du tiers des 80 000 autochtones canadiens qui ont demandé une indemnité pour avoir « été envoyés de force » au pensionnat ont aussi déclaré avoir subi des « sévices extraordinaires », soit des agressions sexuelles ou physiques.

Il y a eu 130 pensionnats autochtones dans l’histoire du Canada, dont six au Québec, entre 1870 et 1995. « Au besoin, les enfants étaient arrachés de force à leur famille par des prêtres ou des agents de police, et les parents incarcérés par la Gendarmerie royale du Canada.

L’objectif de ces établissements était clairement avoué par les autorités gouvernementales canadiennes : éliminer la culture amérindienne et assimiler l’ensemble des Amérindiens. « L’objectif de notre politique est de continuer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un seul Indien du Canada qui n’ait été absorbé par notre politique », disait en 1920 le surintendant général des Affaires indiennes du Canada, Duncan Campbell Scott. À titre d’exemples barbares pour parvenir à ces fins, les enfants autochtones devaient parfois se frotter la langue avec du savon s’ils parlaient leur langue maternelle au pensionnat, on les lavait même à l’eau de javel pour leur blanchir la peau.

Sans avoir été agressé sexuellement, Florent Vollant se souvient d’une violence omniprésente au pensionnat Notre-Dame de Maliotenam. « Des coups de poing, des coups de pied. Il y a des enfants qui résistaient. Ceux qui ne marchaient pas droit mangeaient une volée », raconte-t-il.

À mon sens, l’aliénation des droits des autochtones vécue depuis des décennies et les événements dramatiques et inhumains qui se sont passés, pour la plupart à la « cordonnerie », en ce qui a trait au pensionnat de Malionetam où était « détenu » Florent Vollant, doivent être dénoncés haut et fort.

Jusqu’à maintenant, aucun religieux québécois n’a été appelé à venir témoigner aux audiences de la Commission de vérité et de réconciliation. « Ils se cachent », dit Florent Vollant, qui croit pourtant que leur présence serait indispensable, non seulement pour faire rejaillir la vérité mais aussi pour susciter une authentique réconciliation…une position que j’endosse sans réserve.

vigile.net tribune libre 24 janvier 2013
quebechebdo 24 janvier 2013 "Témoignage saisissant de Florent Vollant"

Richard Garneau, ne cessez pas de nous inspirer de là-haut

23 janvier 2013

Tout a été dit ou écrit sur les hommages mérités à l’endroit de la personne et du commentateur sportif incarnés par M. Richard Garneau depuis l’annonce de son décès.

Néanmoins, ce magnifique sonnet extrait d’un commentaire paru à la suite d’un article sur une tribune libre mérite, à mon sens, d’être publié, tout au moins pour le message d’espoir qu’il véhicule en souhaitant que le Prince des ondes ne cesse de nous inspirer de là-haut par son professionnalisme hors pair et ses qualités humaines remarquables :

« Richard Garneau, héraut nonpareil des sportifs,
Illustre parangon de la langue épurée,
Commentateur fameux à l’humeur pondérée,
Hommage je vous rends en propos laudatifs.

Animateur hors pair à l’esprit inventif,
Rafraîchissant athlète à la voix mordorée,
Descripteur du cyclisme à la splendeur moirée,
Gardez-nous pour toujours votre allant positif.

Admirable témoin de vingt-trois olympiades,
Relayeur d’amateurs en nombreuses pléiades,
Ne cessez pas de nous inspirer de là-haut.

En ce Québec peuplé de voyous et de veules,
A se souvenir la nation se sent seule.
Un jour, elle saura copier vos idéaux. »

Hommage à vous, M. Garneau!

quebechebdo 23 janvier 2013
vigile.net tribune libre 23 janvier 2013

 

Les traditions québécoises

22 janvier 2013

Même si les traditions québécoises ont tendance à se perdre dans les dédales d’une évolution déchaînée qui, admettons-le, ne nous conduisent pas souvent dans des chemins familiers, j’ai cru bon de nous en remémorer quelques unes en guise de points de repère qui arriveront peut-être à nous ramener à certaines de nos origines culturelles québécoises et à susciter en nous un retour aux sources vivifiant.

Pratiquée depuis de longues années, l’autocueillette fait partie des activités traditionnelles en famille appréciées pas les Québécois, l’autocueillette représentant pour les producteurs un excellent moyen de faire découvrir leurs exploitations, mais aussi une ressource financière supplémentaire. Pour les amateurs québécois, l’autocueillette représente avant tout un loisir, auquel ils s’adonnent en famille ou entre amis. Ils ont le plaisir de la découverte, de la cueillette, mais aussi de la dégustation. Ils repartent le plus souvent avec beaucoup de fruits et/ou de légumes, qu’ils transforment ensuite en pâtisseries et tartes ou en conserves.

Coutume héritée des Amérindiens, la pêche sous la glace, aussi appelée pêche blanche, se pratique un peu partout au Québec dès que la glace qui recouvre les lacs et les rivières est suffisamment épaisse. Pour contrer les effets du vent et pratiquer plus longtemps leur passe-temps, les pêcheurs s’installent dans de petites cabanes qui sont déplacées l’hiver sur le champ de glace. Ces cabanes, aménagées avec plus ou moins de confort, sont remisées l’été près des berges.

La cabane à sucre symbolise l’arrivée du printemps, le retour à la vie et, pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous présente un menu que vous aurez l’occasion de déguster dans quelques mois : soupe aux pois, tourtière maison, ragoût de boulettes, jambon et saucisses à l’érable, oreilles de crisse, fèves au lard, tarte au sucre et, pour couronner le tout, tire sur la neige.

Qui d’entre nous n’a pas un jour dansé son petit cotillon dans sa parenté, ou ne s’est pas élancé dans un rigodon lors de la Saint-Jean ? C’est bien connu, certains Québécois raffolent encore des danses traditionnelles où contredanse, cotillon, quadrille, set carré, reel, gigue et rigodon se succèdent, chez certaines familles québécoises, lors des traditionnelles soirées des Fêtes.

Nos ancêtres ont été soumis à de durs labeurs pour en arriver à défricher leurs terres…la vie n’a pas été de tout repos pour eux et les Québécois ont acquis à juste titre le qualificatif d’un peuple vaillant et déterminé.

Voilà pourquoi, à mon sens, ils ont développé cet engouement pour les activités festives, un besoin quasi viscéral qui leur a permis de compenser la sueur de leur front par une vitale exubérance, véritable exutoire aux journées de travail extrêmement laborieuses.

Sans nier que les temps ont bien changé, il m’est apparu pertinent de nous replonger dans certaines de nos traditions qui font partie inhérente de notre culture. En ce sens, je vous reporte au vieux proverbe qui dit que « le passé est garant de l’avenir », que nos traditions incarnent, en partie, nos racines québécoises, tout en mettant en garde tous ceux qui, malheureusement, ont souvent tendance à reléguer ces traditions dans le tiroir aux oubliettes sous prétexte qu’elles sont dépassées…une erreur que je les invite à corriger pour le mieux-être de notre identité nationale !

quebechebdo 21 janvier 2013
vigile.net tribune libre 21 janvier 2013

Au sujet du « moment opportun » (JMA dixit)

22 janvier 2013

J’ai reçu ce matin un message électronique d’Option nationale concernant quelques nouvelles du comté de Charlesbourg, me rappelant, par la même occasion, que le parti approche les 8 000 membres, que son congrès aura lieu au Palais des congrès de Montréal les 2 et 3 mars et que Jacques Parizeau y prononcera un discours comme orateur invité. Ce sont plus de mille membres qui sont attendus lors de ce grand rassemblement.

À l’intérieur de ce message, on pouvait y lire cette citation de Jean-Martin Aussant qui, à elle seule, dénote de la clarté et des convictions du chef d’ON. Aussi, ai-je cru opportun de vous en faire prendre connaissance en espérant susciter des commentaires de votre part :

“Chacun des députés et des militants du PQ est aussi souverainiste que nous, mais c’est l’institution elle-même qui est tout sauf claire sur l’option. On ne convainc pas en doutant. On convainc en démontrant et en persistant. Et surtout on convainc en ayant confiance en notre capacité de convaincre. On ne peut donc pas commencer une phrase en disant « la souveraineté est urgente et nécessaire » et terminer la même phrase en disant « on la fera si le moment est opportun ». Pour moi, le moment opportun pour être libre a toujours été et sera toujours maintenant.”

vigile.net tribune libre 21 janvier 2013
qebechebdo 22 janvier 2013 "Au sujet du "moment opportun""



Le Fleurdelisé a 65 ans

20 janvier 2013

Le 21 janvier 1948, le Fleurdelisé prenait la place de l’Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale de l’hôtel du Parlement. Par décret, le gouvernement du Québec de Maurice Duplessis lui avait accordé, le matin même, le statut de « drapeau officiel du Québec ».

Pour les amateurs d’histoire, mes recherches m’ont permis de savoir, entre autres, que la fleur de lis qui apparaît sur le drapeau du Québec est l’un des plus anciens emblèmes du monde. En effet, trois mille ans avant notre ère, on l’utilisait déjà chez les Assyriens comme emblème ou motif décoratif. On la voit ensuite en Inde, puis en Égypte, en Grèce, à Rome et en Gaule. Certains l’ont fait dériver de l’iris, fleur jaune qui croissait sur les rives de la Lys, cours d’eau de Belgique. D’autres y reconnaissent un trident ou une pointe de flèche.

Néanmoins, quoique que notre drapeau soit d’une vingtaine d’années l’aîné de l’unifolié canadien, le Fleurdelisé a peine à prendre toute sa place sur le territoire du Québec…la dernière saga sur la guerre des drapeaux à l’Assemblée nationale en étant une illustration dramatique au cours de laquelle notre drapeau a dû subir encore une fois la concurrence déloyale du drapeau canadien et ce, à l’intérieur même des murs des élus du Québec !

Devant une telle aberration qui relève tout simplement d’un aplaventrisme scandaleux, le gouvernement « souverainiste » québécois devrait profiter de cet anniversaire pour se faire un devoir d’actualiser, de mette à jour et surtout de faire connaître les instructions et les guides destinés à encourager et à favoriser l’utilisation du drapeau national, qu’il les mette à la disposition des citoyens sur les médias sociaux et en fasse la distribution aux villes, aux établissements et aux citoyens.

Si la 66e année du fleurdelisé devenait l’occasion d’un ralliement de tous les citoyens, particulièrement les entreprises industrielles et commerciales, derrière les couleurs nationales de l’État québécois et qu’il contribuait à créer une sentiment d’appartenance à notre nation, nous franchirions du même coup un grand pas vers notre affirmation nationale au lieu de laisser flotter timidement notre emblème national aux mats du parlement et des édifices gouvernementaux comme s’il en était leur prérogative exclusive.

Longue vie au Fleurdelisé, le drapeau officiel du Québec, et souhaitons qu’il incarne enfin, de par son âge vénérable, le symbole de notre fierté nationale et de notre appartenance à notre nation !

vigile.net tribune libre 20 janvier 2013
quebechebdo 20 janvier 2013

Aux frontières de l’incompréhensible

18 janvier 2013

On se croirait en plein scénario de film de violence où trois plans de meurtres contre des élèves et du personnel de leur école sont étalés sur Facebook par trois adolescents âgés entre 14 et 16 ans qui plaident la non-culpabilité.

À mon sens, la question cruciale doit apporter une réponse aux motifs qui ont guidé ces jeunes à forger un tel plan diabolique, entre autres, l’utilisation de Facebook qui n’est certes pas le moyen le plus sûr pour procéder dans l’anonymat.

Autres motifs possibles : la mauvaise blague, l’inconscience, l’assouvissement de vengeance ou l’intention de se rendre au bout de leur projet? Il reste à souhaiter que la justice découvrira les véritables motifs qui ont poussé ces adolescents à exhiber sur Facebook ces idées meurtrières.

En attendant, nous nous retrouvons confrontés aux frontières de l’incompréhensible autant sur les motifs que sur le canal de communication utilisé par ces jeunes pour présenter, non pas un, mais trois scénarios de meurtres!

quebechebdo 18 janvier 2013 

Mourir dans la dignité

18 janvier 2013

S’il est un sujet délicat qui interpelle des personnes de toutes les strates de la société depuis des décennies, c’est bien celui du consentement à mourir. À mon sens, nous devons saluer le dernier volumineux rapport de quelque 450 pages présenté récemment par les experts qui ont contribué à sa parution pour plusieurs raisons.

Je citerais, entre autres, l’extrême prudence des termes utilisés pour aborder les multiples conditions requises pour permettre aux patients en fin de vie d’avoir accès à ses volontés de mourir, et ce, que ce soit sur les plans légal ou médical.

Sans aucunement être un expert en la matière ni avoir passé à travers les centaines de pages de ce rapport, et pour avoir entendu les commentaires des auteurs de ce rapport, j’ajouterais que la pierre angulaire qui confère toute sa crédibilité à ses recommandations émane de la liberté qui est rendue au malade d’avoir accès, à des conditions extrêmement bien encadrées, à la possibilité de mourir dans sa dignité « humaine ».

Une démarche qui a d’ailleurs été suivie dans d’autres pays sans que cela entraîne les folles dérives appréhendées chez nous et malheureusement accompagnée d’une forme d’acharnement thérapeutique dont on doit tout au mois questionner ses objectifs humains.

quebechebdo 17 janvier 2013
Le Devoir 19 janvier 2013

Commentaire:

"Monsieur Marineau, votre lettre de ce matin est une symphonie de compréhension, de sagesse et d'humanité; la personne humaine en fin de vie, éclairée et libre, l'habite. J'aime votre expression "mourir dans sa dignité humaine".

Yvon Bureau
Le Devoir 19 janvier 2013