Les Québécois et la fête du Canada: histoire de nous souvenir

27 juin 2013

En fouillant sur Internet dans l’espoir d’y trouver un article qui pouvait traiter des relations que les Québécois entretiennent avec la fête du Canada, je suis tombé sur un article de Jean-François Lisée paru sur son blogue le 1er juillet 2011 sous le titre « 1er juillet : pourquoi le fête est-elle si triste? »

À lui seul, il m’a semblé qu’il décrivait fort bien l’historique qui a conduit au désenchantement des Québécois à l’égard de la fête du Canada. Aussi ai-cru bon de vous le citer intégralement…histoire de nous souvenir :

« Pour tout étranger établi au Québec, l’étonnement est annuel. La Fête nationale du Québec, le 24 juin, est un événement majeur.

La Fête du Canada, le premier juillet, est largement ignorée. Comment a-t-on pu en arriver à cette situation, impensable dans toute nation normalement constituée (je pèse mes mots) ?

C’est qu’il y a un vice de conception. Le premier juillet 1867, date de fondation du pays, fut un jour chômé et les autorités organisèrent plusieurs manifestations. Le haut clergé était très favorable à la confédération, se sachant maître des compétences léguées à la nouvelle province, notamment l’éducation, outil de son autoperpétuation.

Les Québécois, alors appelés Canayens – les autres étaient Les Anglais — se sentaient évidemment concernés. Dans l’intense débat du moment, les leaders du projet, dont le conservateur George-Étienne Cartier, avaient même promis de tenir un référendum sur le sujet. Mais ayant testé la méthode au Nouveau-Brunswick, et s’étant fait dire non, ils ont renoncé à tenir parole.

Des élections ont eu lieu d’août à septembre 1867, faisant office d’élection référendaire. Le Parti rouge — dont le PLQ est le lointain héritier — s’opposait à la confédération, préférant que le Québec reste une province autonome dans l’empire britannique — une souveraineté-partenariat avant la lettre.

Cette élection fut une des plus divertissantes de l’histoire politique. D’abord, ce qui était normal à l’époque, le vote n’était pas secret: les électeurs signaient leur nom dans un grand livre ouvert. Seuls les hommes de plus de 21 ans détenant une richesse minimale avaient le droit de vote, ce qui réduisait l’électorat à une fraction du nombre d’adultes.

Ensuite, le clergé a annoncé que voter pour le Parti rouge serait un « péché mortel », qui conduirait, pour l’éternité, aux flammes de l’enfer. Les prédécesseurs de Mgr Ouellet ont averti que les prêtres refuseraient même de donner l’absolution aux fautifs, assurant ainsi leur damnation. (L’historien Marcel Bellavance a montré qu’effectivement, moitié moins d’absolutions furent consenties aux Pâques suivantes qu’aux précédentes.) Par mesure préventive, des curés refusaient aussi l’absolution, en confession, aux ouailles qui avouaient lire les journaux de l’opposition.

Résultat : 40% des électeurs ne se sont pas présentés, refusant de commettre ce péché, réduisant d’autant le bassin électoral. D’autres techniques furent mises en œuvre :

L’escamotage : Pour être candidat, il fallait être présent, au jour et à l’heure dits, pour un « appel nominal » des candidatures. Pourquoi ne pas kidnapper le candidat adverse –on disait escamoter — le temps de la procédure ? Cela est arrivé dans trois comtés, au profit des conservateurs

L’achat : Ailleurs, le candidat conservateur, parfois avec l’assistance du curé, proposait au candidat libéral une somme d’argent ou une nomination (les nominations devaient être approuvées par le clergé). En échange, le libéral retirait sa candidature au moment de l’appel nominal, ce qui avait pour effet de faire élire sur-le-champ le conservateur. Ce fut le cas dans deux comtés.

Le défranchisage : Les officiers chargés de l’appel nominal, souvent conservateurs, avaient le pouvoir de «défranchiser» une paroisse, c’est-à-dire d’y annuler l’élection, sous divers prétextes. Les quartiers libéraux du comté de L’Islet -la moitié des électeurs- furent ainsi «défranchisés», comme trois paroisses libérales de Kamouraska, donnant dans les deux cas une courte victoire aux conservateurs.

Dans cette élection, la plus frauduleuse de l’histoire du Québec, même au regard des standards de l’époque, 45 % des électeurs (donc une majorité de francophones, car les anglos votaient conservateur) ont quand même bravé les interdits pour voter contre la fédération. L’adhésion du Québec au Canada a donc été décidée par moins de 10 % des adultes, moins de 20 % des hommes adultes. Les Canayens de l’époque savaient et les historiens d’aujourd’hui savent, que s’il s’était agi d’un vote libre, l’électorat aurait très majoritairement refusé l’entrée au Canada.

Ces faits sont évidemment perdus dans la mémoire collective. Mais ils aident à comprendre pourquoi la date du premier juillet 1867 n’a jamais constitué, pour les francophones du Québec, un moment fort. Voilà pourquoi on ne s’est pas transmis, de génération en génération, le goût de célébrer… une fraude. »

Pour conclure, je vous laisse sur cette nouvelle à l’effet que la Ville de Québec, compte tenu de la cure minceur administrée par Ottawa concernant les subventions versées pour la fête du Canada, a décidé d’injecter « gracieusement » 35 000 $ en équipements et services. Au menu des festivités, la traditionnelle levée du drapeau avec la garde en rouge devant l’Hôtel de ville où 120 militaires du Royal 22ième Régiment seront présents; ensuite, les convives se déplacent vers la terrasse Dufferin pour déguster un morceau du gâteau géant rouge et blanc concocté dans les cuisines du Château Frontenac…Bon appétit à nos « valeureux patriotes canadiens »!

quebechebdo 27 juin 2013
vigile.net tribune libre 28 juin 2013 "Histoire de nous souvenir"

Labeaume se fait justicier!

26 juin 2013

Tolérance zéro…tel est l’argument massue servi à Pierre Gignac, le directeur général d’Expo Cité, qui se voit suspendu illico de ses fonctions par Régis Labeaume à la suite des «anomalies et des irrégularités» décelées dans le processus d'octroi d'un contrat pour Expo Québec.

Si notre justicier démontrait autant de bienveillance dans ses rapports envers ses employés municipaux qu’il en démontre dans la défense de l’intégrité des contrats publics, nous pourrions l’affubler du titre de Robin des bois de la Capitale nationale!

quebechebdo 26 juin 2013

Le temps du renouveau est arrivé

25 juin 2013

Nul n’est besoin d’être expert analyste politique pour constater que la victoire du PQ lors du dernier scrutin provincial [pourtant minoritaire dans des circonstances où le PLQ atteignait des taux d’insatisfaction désastreux dans les sondages] ne représente, à mon sens, qu’une manifestation de mécontentement de la part d’une grande partie de l’électorat québécois vis-à-vis le gouvernement Charest.

Dans les faits, nous sommes bien loin de l’année ’76 où le PQ ralliait une majorité de Québécois autour de l’idée de souveraineté-association de René Lévesque. Depuis lors, les Québécois ont atteint leur « seuil de tolérance »…et de frustration en 1995 lorsqu’ils ont vu le référendum leur échapper par une infime poignées de votes.

À partir de cet événement historique, la « cause » s’est vue balayer sous le tapis au détriment du pouvoir et le PQ est devenu un parti « provincial » usé par des années de pouvoir et des stratégies redondantes aux saveurs d’étapisme et de conditions gagnantes vis-à-vis le processus d’accession à notre indépendance.

Beaucoup d’encre a coulé depuis 1995…et beaucoup de gouvernements péquistes se sont succédé au salon bleu de l’Assemblée nationale. Pourtant, nous en sommes encore à tergiverser dans les méandres d’une gouvernance souverainiste qui nous contraint à « négocier » avec Ottawa les « empiètements » que le fédéral s’acharne à perpétuer depuis des décennies sur nos propres juridictions.

Souvenons-nous que le RIN de Pierre Bourgault [à contrecoeur…] s’est incliné devant le PQ Lévesque et s’est rallié pour la « cause ». Toutefois, force est de constater que, depuis quatre décennies, rien n’a vraiment changé et que René Lévesque, dans son désir de susciter un mouvement souverainiste, avait peut-être erré en accolant les concepts « souveraineté-association ».

Aujourd’hui, le terreau du ralliement se retrouve au sein d’Option nationale, là où les jeunes du Québec retrouvent l’enthousiasme des années ’70, là où l’option indépendantiste retrouve tout son sens, là où la « cause » a préséance sur les effets sclérosants des considérations partisanes.

Le temps du renouveau est arrivé…le printemps érable doit maintenant porter ses fruits. À nous d’avoir l’humilité de céder la parole aux jeunes car, rappelons-nous que nous étions jeunes nous aussi quand René Lévesque nous a allumés sur le rêve d’un Québec souverain !

vigile.net tribune libre 25 juin 2013

Le PQ doit céder la place

24 juin 2013

L’Union nationale de Duplessis a fait son temps…L’équipe du tonnerre de Jean Lesage est arrivée. Le PQ des René Lévesque et Jacques Parizeau doit maintenant céder la place ! La vie politique québécoise est ainsi faite pour les partis qui véhiculent l’affirmation nationale et qui sont un jour confrontés aux aléas du pouvoir…Tôt ou tard, ils doivent s’effacer du décor politique.

Nul n’est besoin d’être expert analyste politique pour constater que la victoire du PQ [pourtant minoritaire dans des circonstances où le PLQ atteignait des taux d’insatisfaction désastreux dans les sondages] ne représente qu’une manifestation de mécontentement de la part de l’électorat québécois vis-à-vis le gouvernement Charest. Nous sommes bien loin de l’année ’76 où le PQ ralliait une majorité de Québécois autour de l’idée de souveraineté-association de René Lévesque.

Depuis lors, les Québécois ont atteint leur « seuil de tolérance »…et de frustration en 1995 lorsqu’ils ont vu le référendum leur échapper par une infime poignées de votes. À partir de cet événement historique, la « cause » s’est vue balayer sous le tapis au détriment du pouvoir et le PQ est devenu un parti « provincial ».

Beaucoup d’encre a coulé depuis 1995…et beaucoup de gouvernements péquistes se sont succédés au salon bleu de l’Assemblée nationale. Pourtant, nous en sommes encore à tergiverser dans les méandres d’une gouvernance souverainiste qui nous contraint à « négocier » avec Ottawa les « empiètements » que le fédéral s’acharne à perpétuer depuis des décennies sur nos propres juridictions.

Souvenons-nous que le RIN de Pierre Bourgault [à contrecoeur…] s’est incliné devant le PQ Lévesque et s’est rallié pour la « cause ». Toutefois, aujourd’hui, le terreau du ralliement est beaucoup moins fertile qu’à l’époque.

Voilà pourquoi nous devons l’alimenter des terres avoisinantes. En termes clairs, les forces souverainistes doivent se serrer les coudes autour du projet d’indépendance du Québec tout comme elles l’ont fait lors de la création du PQ.

Autres temps, autres mœurs ! Toute bonne chose a une fin…Le PQ doit maintenant céder la place à la ferveur, à l’enthousiasme d’une jeunesse qui ne demande qu’à prendre « sa place » sur la scène politique québécoise.

Le temps du renouveau est arrivé…le printemps érable doit maintenant porter ses fruits. À nous d’avoir l’humilité de laisser la parole aux jeunes car, rappelons-nous que nous étions jeunes nous aussi quand René Lévesque nous a allumés sur le rêve d’un Québec souverain !

quebechebdo 25 juin 2013

Non vraiment, rien n’a changé!

24 juin 2013

Plusieurs quotidiens ont publié ces derniers jours des articles relatifs à la décision du gouvernement Marois d’étudier les empiètements du fédéral dans les compétences du Québec. Voici des extraits de deux d’entre eux :

« Quelques semaines avant le dépôt de son budget et fort possiblement en période pré-électorale, le gouvernement péquiste recevra en janvier prochain un rapport sur les « empiètements » du fédéral. Il faut mettre fin au fédéralisme « dominateur, paternaliste et de dédoublement », a lancé le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, lors du lancement du comité qui rédigera le rapport…

Le rapport devrait chiffrer le coût spécifiquement pour les municipalités et la santé… « Nous serons plus à même d’identifier ce qui est urgent et entamer les négociations » La Presse, 18 juin 2013

Le 19 juin 2013, Le Soleil publie un article intitulé « Le PQ veut étudier les « ingérences » fédérales » dans lequel on nous informe que le gouvernement Marois investit 500 000 $ pour répertorier l’ensemble des dédoublements causés par l’empiètement d’Ottawa dans les compétences du Québec. Enfin, une excellente initiative, me dis-je.

Toutefois, la conclusion de l’article jette une douche froide sur mes premières réactions lorsque j’apprends que le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, « jure qu’il n’est pas à la recherche d’une confrontation avec Ottawa pour mousser l’option souverainiste. »

« Entamer les négociations » avec Ottawa!…Des termes irritants…de l’aplaventrisme dénigrant issu de la gouvernance dite « souverainiste », du déjà vu désuet…de l’ancien servi à la moderne…une démarche qui nous conduit inévitablement au cul-de-sac!

Le ministre Cloutier « ne recherche pas la confrontation avec Ottawa »…Mais pourquoi diable ne profite-t-il pas de cette occasion stratégique pour « mousser l’option souverainiste » et faire voir aux Québécois les avantages de la souveraineté au lieu de la balayer servilement sous le tapis?

Non vraiment, rien n’a changé depuis quatre décennies… René Lévesque avait vu juste en accolant les concepts « souveraineté-association »!

quebechebdo 24 juin 2013
vigile.net tribune libre 9 juillet 2013 "Au sujet de la frilosité partisane péquiste" (version modifiée)

Charité bien ordonnée…

24 juin 2013

Pour m’amuser un peu, j’ai cherché, dans le dictionnaire des synonymes, des mots qui pouvaient s’apparenter au nom «charité»: aide, altruisme, amour, aumône, bienfait, bienveillance, bonté, désintéressement, don, fraternité, générosité, indulgence, miséricorde, philanthropie, secours, service, vertu.

Ensuite, j’ai placé chacun de ces substantifs dans le contexte des révélations entourant les honoraires demandés par Justin Trudeau pour des discours prononcés devant des organismes de charité.

Enfin, me suis-je dit, le nouveau chef du PLC s’est fait l’apôtre du proverbe qui veut que «charité bien ordonnée commence par soi-même».

quebechebdo 22 juin 2013
cyberpresse.ca 30 juin 2013

Liberté d’expression à sens unique

24 juin 2013

En plus d'avoir perdu son emploi au mouvement Desjardins, Jean-François Jacob est poursuivi en Cour supérieure pour 250 000$ par Radio-Nord, propriétaire de CHOI Radio X, pour avoir dénoncé les propos et les méthodes de leur radio auprès du public.

Par contre, pour justifier leurs agressions verbales, les propriétaires et les animateurs de la radio de confrontation se sont toujours cachés derrière la liberté d'expression. En conséquence, sommes-nous en train d'assister à une liberté d'expression à sens unique?

Je suis fondamentalement pour la liberté d'expression et le débat d'idées. Conséquemment, les poursuites-bâillons ne doivent pas brimer les individus dans leur droit de faire valoir leurs opinions. Toutefois, il m'apparaît essentiel que les discours haineux, racistes, sexistes et mensongers sur les radios-poubelles soient dénoncés et que cessent les menaces envers les personnes qui osent les contester.

cyberpresse.ca 23 juin 2013

 

ON est le seul parti qui prône en priorité la souveraineté du Québec

21 juin 2013

D’entrée de jeu, une mise au point s’impose : malgré le départ de Jean-Martin Aussant, Option nationale est là pour rester ! Quant à ceux et celles qui voient dans la démission du chef d’ON l’occasion de garnir le membership du PQ, ils trouveront une fin de non-recevoir pour ce parti usé par des années de pouvoir, particulièrement les années post référendaires de 1995 qui ont vu l’option souverainiste reléguée dans le placard des vieilles rengaines reliées à la gouvernance souverainiste de Pauline Marois.

Quant à vous toutes et tous qui êtes désabusés des sempiternelles tergiversations et des reculs répétitifs du PQ concernant ses promesses électorales, la porte d’Option nationale vous est grande ouverte. À cet effet, je vous propose cet extrait de Jean-Martin Aussant prononcé lors de son allocution annonçant son départ de la vie politique le 19 juin :

« Laissez-moi vous rappeler quelques faits : en quelques mois, en pleine période de cynisme politique ambiant, un tout nouveau parti réussit à recruter 8 000 membres ; il réussit à présenter 120 candidats, dans toutes les régions du Québec ; il réussit à recueillir plus de 80 000 votes à sa première élection malgré ses moyens limités et plusieurs appels au vote stratégique ; et il réussit à doubler son niveau d’appui dans les sondages depuis cette première élection. À mes yeux, un tel parti peut et doit continuer à faire progresser la cause qui l’a vu naître.

Depuis sa fondation, Option nationale a intéressé pour la première fois des milliers de gens à la politique et à la souveraineté, en bonne partie des jeunes. Une telle réussite vaut de l’or pour une société. L’espoir qu’incarne Option nationale pour tous ces gens doit se poursuivre. Le Québec en a besoin. »

Et que dire de l’appel vibrant de Catherine Dorion à la mobilisation pour l’accession du Québec à son statut de pays dans un article paru sur la tribune libre de Vigile le l8 septembre 2010 sous le titre « Avancer malgré le trac » :

« Il s’agit d’un combat entre l’ambition et la peur. Quand un ami nous dit : « je sens que c’est ça que je devrais faire, j’ai envie de ça, mais j’ai peur de ne pas y arriver, de trouver ça trop dur », il est de notre devoir de l’encourager, au courage et à la vraie vie, et non à la peur, à l’aplatissement et à la platitude. Quand les Québécois disent : « j’aimerais ça mais je le sais pus », il est de notre devoir de répondre ! D’être là ! De militer pour le bonheur, pour l’avenir, pour le courage ! C’est ça le rôle d’un politicien, d’un militant ! Pas d’attendre que le monde pense comme lui, de même, par un heureux hasard, pour après ramasser les fruits de ça et se faire élire sans jamais avoir rien fait pour convaincre le monde de ses idées ! »

Option nationale est un paquebot en construction, il a besoin de bras de fer pour l’aider à se mettre à flot et voguer vers sa destination…À vous qui avez été désillusionnés par le PQ et qui avez gardé la flamme nationaliste, Option nationale vous invite à participer activement à l’odyssée qui le conduira à bon port…Ensemble, ON y arrivera !

vigile.net tribune libre 21 juin 2013

Catherine Dorion à la chefferie d’Option nationale

20 juin 2013

Dans le petit monde de la politique québécoise, les événements circulent à vitesse grand V. Aussi, la nouvelle du retrait de Jean-Martin Aussant de la vie politique n’avait pas encore atteint toutes les salles de nouvelles que déjà, deux noms surgissaient de certains corridors pour succéder au chef d’Option nationale.

D’abord celui de Pierre Curzi, très proche du chef démissionnaire d’ON, les deux ex-péquistes ayant claqué la porte du PQ à 24 heures d’intervalle il y a deux ans. Toutefois, selon les rumeurs, M. Curzi a fait savoir qu’il ne sera pas candidat.

L’autre nom est celui de Catherine Dorion, candidate d’Option nationale dans Taschereau aux dernières élections générales. Dans le sillon de l’implication des jeunes au sein d’Option nationale, mon choix se porte d’emblée sur la « p‘tite fille » du quartier St-Jean-Baptiste à Québec.

À titre informatif, sachez que Catherine Dorion a fait ses études au Québec, en Espagne, au Chili, en Russie et à Londres et a voyagé dans plus d’une trentaine de pays. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences politiques du King’s College de Londres, d’un baccalauréat en Relations internationales et Droit international de l’UQUAM et diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Québec.

En ce qui a trait à son profil politique, je vous réfère à deux extraits d’articles publiés par Catherine Dorion. Le premier, intitulé « Avancer malgré le trac » a été publié sur Vigile le 18 septembre 2010 :

« Il faut recommencer à militer avec notre cœur, et avec foi, avec bonne foi. De l’autre côté ils militent, avec toute leur foi, toute leur mauvaise foi quand ils répètent depuis toujours que l’indépendantisme est mort, à tout le moins très malade, moribond, agonisant, insensé dans le monde actuel, dangereux économiquement, archaïque, refermé sur lui-même et qu’il faut passer à autre chose – ah ! Ce fameux « passons à autre chose », comme si le désir pour notre nation de contrôler son propre destin politique était un caprice d’enfant, comme si notre envie d’expérimenter pour la première fois de notre vie de quatre siècles une existence politique adulte était une niaiserie d’adolescence, et qu’il fallait maintenant comprendre et redevenir sérieux, rentrer dans les rangs et cesser de parler d’identité, cette notion ridicule ! »

Le second, « La multiplication des groupes souverainistes est saine » a paru dans Le Devoir du 18 janvier 2013 sous la rubrique « Opinions » :

« La multiplication des mouvements n’est que le signe d’un foisonnement, d’une bonne santé militante. On ne devrait pas avoir de complexes à vouloir travailler avec d’autres gens pour la réalisation d’un désir précis (celui du pays) sans rechercher à s’entendre sur autre chose. Les souverainistes n’ont aucune difficulté à parler d’une seule voix lorsque l’unique question en jeu est celle de la souveraineté, comme ils l’ont fait pendant la campagne référendaire de 1995. On s’entend sur un seul mot, « oui ». Pas de discussions interminables sur s’il devrait y avoir des bécosses sur les terrains de camping sauvage des parcs nationaux d’un Québec souverain. S’il y a plusieurs mouvements souverainistes, c’est simplement qu’il y a plusieurs « sortes » de Québécois qui sont souverainistes, et c’est une maudite bonne nouvelle »

Durant la dernière campagne électorale, sur YouTube, son naturel et sa vision ironique des politiciens et des « vieux partis » lui ont permis de séduire de nombreux internautes et sans doute de nombreux électeurs. Ce qu’elle veut insuffler à la politique québécoise ? « De la vérité et de la sincérité ! » répond-elle, allergique au « concours d’image de marque » qui définit selon elle la politique. Dans ce monde souvent combatif qui a « peur des émotions collectives », elle arrive armée de sa « grande sensibilité » et d’une « intelligence qui tient en compte des émotions ».

« Si on est capable de regarder le peuple québécois avec tendresse et avec sollicitude, il y a plein de choses qu’on ressent. Il y a des belles choses qu’on a envie d’exprimer collectivement » Catherine Dorion

Enfin, si à la suite de ces lectures, vous n’êtes pas encore convaincus que Catherine Dorion possède l’étoffe d’un chef de parti, je vous suggère de visionner la bande audio-visuelle que vous pouvez atteindre via la rubrique « Auteurs » de Vigile sous le titre « Catherine Dorion – 2 » parue le 31 août 2012 sous-titrée « Plaidoyer de Catherine Dorion pour le vote enthousiaste »

« Option nationale a plus que jamais sa raison d’être. Quand la moitié d’une population se prononce en faveur de la souveraineté lors d’un référendum, il serait insensé qu’aucun parti politique ne travaille activement à faire progresser cet appui au-delà du 50 %. Dans le paysage politique actuel, seule Option nationale le fait » Jean-Martin Aussant.

vigile.net tribune libre 20 juin 2013
quebechebdo 21 juin 2013

La Merveille est avec nous

20 juin 2013

Pendant que les Coyotes agonisent à Glendale, Wayne Gretzky laisse présager la réapparition de l’étoile polaire des Nordiques à Québec. En effet, un fossé de plusieurs millions séparent toujours la Ville et le groupe Renaissance Sports & Entertainement en ce qui concerne les frais de gestion. Espérons que les augures se montreront favorables à la boule de cristal de la Merveille!

quebechebdo 20 juin 2013