Une faille à la neutralité du Conseil du statut de la femme

20 septembre 2013

La présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, a réagi fortement aux quatre dernières nominations au CSF par le gouvernement, alléguant que Québec cherche à « museler » l’organisme dans le débat sur la Charte des valeurs.

«C’est pour cela que j’interviens. Depuis 40 ans, le CSF avait le loisir de participer aux débats de société de façon non partisane. En toute indépendance. Ce que ça veut dire, c’est que le Conseil ne pourra pas participer au débat de société.»

Sans remettre en question les compétences de Mmes Julie Latour, Leila Lesbet, Ann Longchamps et Lucie Martineau, Mme Miville-Dechêne soutient que ces quatre nouvelles nominations se sont déjà prononcées ouvertement en faveur du type de laïcité prônée par le projet de Charte de Bernard Drainville.

Et, qui plus est, ces nominations surviennent alors que le CSF était divisé sur la position à adopter sur la Charte des valeurs québécoises, particulièrement sur le vœu exprimé par la moitié des membres d’enclencher des études d’impact, pour les femmes, de l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires en milieu de travail, une opinion partagée, entre autres, par la présidente, et qui risque d’être battue maintenant lors de la rencontre du CSF du 27 septembre.

Mon propos ne se veut pas ici de discuter sur la pertinence de l’interdiction de porter des signes religieux en milieu de travail mais plutôt sur les « apparences » d’ingérence du gouvernement dans le débat qui est actuellement en cours au CSF concernant cette proposition contenue dans le projet de Charte des valeurs québécoises.

Une démarche qui, à mon sens, vient ajouter un élément de partisanerie regrettable dans la neutralité des discussions qui ont cours actuellement, et qui ont toujours eu cours, au sein du CSF, un organisme qui a obtenu, depuis longtemps, ses lettres de noblesse dans les débats sociaux-politiques mettant en question l’égalité hommes-femmes.

Pour Mme Miville-Dechêne, un doute raisonnable subsiste entre le « remède » proposé par la Charte et la « mesure de la menace » que pose le port des signes religieux visibles en milieu de travail : «Il n’y a aucune étude, on ne sait même pas combien il y a de femmes voilées dans la fonction publique ! explique-t-elle. Le voile reste certainement de l’extérieur un symbole de soumission. Mais comme féministes, c’est l’impact de cette politique qui nous inquiétait.»

Conséquemment, il me semble pertinent, et cela, sans que le CSF ne statue sur la position du gouvernement sur les signes religieux, qu’une étude d’impact soit menée, à la fois auprès des personnes visées et de québécoises de souche, tout au moins pour connaître les véritables répercussions d’une telle mesure sur le principe d’égalité hommes-femmes, lequel fait l’unanimité au Québec.

quebechebdo 20 septembre 2013
vigile.net tribune libre 20 septembre 2013 "Un voile sur la neutralité du Conseil"
Le Soleil 23 septembre 2013 "Pour une étude d'impact" (version abrégée)

Si Gérald Godin vivait encore!…

19 septembre 2013

Au début des années 70, le portrait démographique du Québec se diversifie, avec l'arrivée massive d'immigrants. Début des années 80, devenu ministre de l'Immigration dans le cabinet de René Lévesque du 6 novembre 1980 au 30 avril 1981 et ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration du 30 avril 1981 au 25 septembre 1984, Gérald Godin compte bien faire participer les immigrants à la révolution qui anime le Québec de l’époque.

« Nous devons former avec les communautés culturelles un monde nouveau, une société modèle, meilleure, libre, ouverte et accueillante, car la diversité culturelle est garante de l'enrichissement et de l'ouverture d'esprit d'une nation. »

Gérald Godin voyait dans l’engagement du gouvernement envers les diverses communautés culturelles et la diversité ethnique une chance pour la société québécoise de définir des objectifs plus profonds. Selon lui, ce qui manquait au Québec, c’était un « projet social stimulant » qui porterait des valeurs non matérialistes comme la fraternité, la générosité envers autrui, l’ouverture et la solidarité.

Certains répliqueront que le contexte démographique a changé depuis cette époque et que les immigrants occupent maintenant une large part de la population du Québec et j’en conviens…Toutefois, malgré ce changement de décor politique, ne serait-ce pas pertinent de nous demander si les valeurs de « fraternité, de générosité envers autrui, d’ouverture et de solidarité » qui animaient les propos de Gérald Godin au début des années 80 auraient changé aujourd’hui s’il ne nous avait pas quittés aussi abruptement en 1994…

Dans le débat d’idées qui anime le Québec depuis le dépôt officiel du projet de Charte des valeurs québécoises par le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, les tensions sont suscitées particulièrement par l’interdiction de porter des signes religieux ostentatoires en milieu de travail, l’argument premier des opposants étant le fait que la Charte viendrait brimer les libertés religieuses.

Un « monde », soit 20 ans, sépare celui de Gérald Godin de celui de d’aujourd’hui…Toutefois, ce « monde » a-t-il pour autant renié les valeurs qu’a poursuivies avec acharnement et conviction l’homme public tout au long de sa carrière politique?

quebechebdo 19 septembre 2013

Couillard au royaume de l’obscurantisme

18 septembre 2013

Depuis son élection à titre de chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard ne cesse de marteler sur toutes les tribunes que le PLQ incarnera dorénavant une « nouvelle image », celle d’un parti renouvelé ayant procédé à l’exorcisme du règne Charest.

Pourtant, il semble que le PLQ traîne encore avec lui des vestiges dont le nouveau chef paraît plutôt embarrassé de se défaire, le dernier en liste étant la perquisition de l’Unité permanente anticorruption au siège social du parti à Montréal en juillet 2013.

Selon l’équipe d’Enquête de Radio-Canada, les policiers recherchaient des preuves liées à des dossiers concernant du financement politique illégal. Après cette opération, le mandat de perquisition a toutefois été mis sous scellé pour garder l’information confidentielle. La Société d’État a donc déposé une requête en Cour supérieure pour réclamer la levée des scellés et le dévoilement du contenu de la perquisition, laquelle requête vise l’UPAC, la Sûreté du Québec et le Directeur des poursuites criminelles et pénales. La cause sera entendue en cour le 20 septembre.

Pendant ce temps, le chef du « nouveau » Parti libéral du Québec, la parti de la transparence, ne veut pas savoir qui sont les membres du PLQ dans la mire de l’UPAC. « Je ne sais pas et je ne veux pas le savoir, je ne veux pas me mêler d’enquêtes policières », a répondu Philippe Couillard aux journalistes qui le questionnaient sur les députés ou anciens élus de son parti qui seraient visés par l’UPAC, pas plus qu’il ne veut savoir ce qui a été saisi lors de la perquisition.

C’est également pour « ne pas nuire aux enquêtes policières » qu’il dit avoir décidé de taire l’information pendant tout ce temps, même à ses députés. « On a eu une discussion assez poussée là-dessus, a répondu le chef libéral. On s’est dit que, de toute façon, la chose deviendrait publique puisqu’on en rendrait compte à ce moment-là. »

De deux choses l’une…Ou Philipe Couillard fait preuve d’une naïveté sans borne en croyant que ces événements allaient fondre comme neige au soleil, ou le chef du « renouveau libéral » a hérité des tendances flagorneuses de son ancien chef.

Je serais plutôt porté à pencher du côté de la deuxième hypothèse qui correspond davantage à la politique de l’autruche à laquelle son prédécesseur s’est adonnée pendant toutes ces années où il a réussi à embirlificoter la population dans les méandres de l’obscurantisme outrancier.

vigile.net tribune libre 18 septembre
quebechebdo 18 septembre 2013 "La politique de l'autruche"

Le Québec sous la tutelle d’Ottawa

17 septembre 2013

« Nous sommes des Québécois. Cela veut dire que le Québec est le seul coin du monde où nous puissions être pleinement nous-mêmes. » René Lévesque

En vous proposant ces quelques réflexions sur les répercussions négatives du fédéralisme sur l’émancipation du Québec, je n’ai pas d’autres intentions que de vous inciter à garder le cap sur notre cause commune, à savoir l’accession du Québec à son statut de pays.

En m’inspirant des pensées publiées quotidiennement sur la page d’accueil de Vigile, je vous invite à lire et relire ces témoignages venant de tout horizon et à les recevoir comme des gages d’espoir à conserver en devoir de mémoire…

« Je n’ai jamais compris pourquoi le nationalisme « canadian » de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que mon nationalisme québécois. Je n’ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d’autorité, rester attaché au Canada. » Pierre Bourgault

« L’union du Haut et du Bas Canada ainsi que la Confédération nous ont été imposées dans un but hostile à l’élément « français » et avec l’espérance de le faire disparaître dans un avenir plus ou moins éloigné. » Honoré Mercier, 1893

« Il y a au Canada un seul problème : l’autonomie des Québécois. La réalité de l’autonomie empoigne toute la vie politique. L’état d’esprit des Canadiens français est celui d’une minorité qui veut cesser de l’être. La colère est si grande qu’ils ont maintenant la volonté d’être autre chose que des hommes en colère. » André Malraux

« Le Canada est la seule démocratie avancée dans laquelle on a imposé un nouvel ordre constitutionnel à un peuple malgré le refus quasi unanime de son Assemblée nationale [...] le Québec n’a pas consenti à être gouverné par les règles de 1982, il n’a pas à s’y soumettre. » Michel Seymour

« Le Québec paie le prix de sa défaite référendaire, il subit les conséquences de sa mise en marge dans un régime qui non seulement ne craint plus rien de lui, mais, encore et surtout, s’est donné le projet de casser ce qui reste en lui de ressort national. » Robert Laplante

« À mon sens, tant que le régime confédératif tiendra Québec sous la tutelle d’Ottawa, il ne s’accomplira rien de décisif. Le parti politique — quel qu’il soit — qui nous sauvera sera celui qui mettra en tête de son programme comme article premier et essentiel une rupture de la Confédération. » François Hertel

« Après que [la Conquête] eût arraché de ce sol la souveraineté inconsolable de la France, les « Français canadiens » sont convaincus qu’après le siècle d’oppression qui suivit pour eux la conquête anglaise, un second siècle écoulé sous le système défini par l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 ne leur a pas assuré, dans leur propre pays, la liberté, l’égalité et la fraternité… » Charles de Gaule

Je vous laisse sur cet extrait d’un commentaire de François A. Lachapelle à la suite de l’article de Marcel Haché paru sur cette tribune le 16 septembre sous le titre « Le meilleur angle d’attaque :

« Si le Canada reconnaissait les spécificités du Québec, la structure hypocrite du Canada pensée par Trudeau et consorts s’écroulerait en poussière en peu de temps. Dit en d’autres mots, le Canada est psychosé par des objectifs uniquement économiques comme le répète Harper et ses lieutenants du Québec, et cultive une hargne envers le Québec qui ne lui ressemble pas, comme un bourreau domine son prisonnier. »

vigile.net tribune libre 17 septembre 2013
quebechebdo 18 septembre 2013 (version abrégée)

Un recul gênant

17 septembre 2013

Dans la foulée des révélations de la commission Charbonneau sur la collusion et la corruption entre les élus municipaux, les firmes de génie conseil et l’industrie de la construction, le gouvernement Marois, en décembre 2010, invoquait que le titulaire de la charge de premier ministre ne devrait pas demeurer en poste pendant plus de deux mandats ou pendant plus de 10 ans et que la durée d’un règne de maire d’une municipalité de plus de 5000 habitants ne devrait pas excéder trois mandats ou 12 ans, des mesures qui s'inscrivaient dans un plan visant «l'assainissement des moeurs politiques au Québec».

Le 19 septembre 2012, à l'occasion de la présentation de son conseil des ministres, la nouvelle chef du gouvernement, Pauline Marois, avait indiqué qu'en plus de la Charte de la laïcité, de la révision du financement des partis politiques et de l'instauration d'une date fixe pour les élections, le ministre Bernard Drainville devait oeuvrer à la «limitation des mandats des élus».

La première ministre avait précisé ses intentions le 31 octobre suivant, lors d'un discours prononcé à l'ouverture de la 40e législature de l'Assemblée nationale. «Nous discuterons également avec les élus municipaux et avec les partis d'opposition de la possibilité de limiter à trois les mandats des maires», ce dernier volet du plan devant être piloté par le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

Or, aujourd'hui, il n'en est plus question. Ces projets ne sont plus considérés comme porteurs. Hormis le fait que les maires du Québec ont soulevé une levée de boucliers contre les intentions du gouvernement sur la limitation de leur nombre de mandats, le changement de cap de Pauline Marois, incluant la limitation du nombre de mandats du premier ministre à deux, revêt toutes les apparences d’un climat propice à des élections printanières.

En réalité, ce que je comprends du recul du gouvernement péquiste sur ses intentions d’assainissement des mœurs politiques au Québec, c’est que le pouvoir, indépendamment du parti au pouvoir, peut avoir ses bons côtés pour autant que vous formez un gouvernement dirigé par le Parti québécois et que les maires du Québec montrent patte blanche devant leurs électeurs!

quebechebdo 17 septembre 2013

Le panier de crabes

16 septembre 2013

En rebaptisant la Charte de la laïcité, tel qu’inscrite dans le programme du Parti québécois et promise lors de la dernière campagne électorale, Charte des valeurs québécoises, le gouvernement Marois vient d’ouvrir un panier de crabes, objet de discorde profonde entre certains québécois d’origine et certaines minorités visibles.

Toutefois, si le projet présenté par Bernard Drainville représente vraiment un document soumis à la consultation de la population, il pourrait, moyennant une véritable ouverture de la part du gouvernement, incarner la pierre d’assise nécessaire sur laquelle un consensus devrait s’établir.

Et, pour y arriver, le gouvernement devra revenir sur les principes inhérents à une charte de la laïcité, à savoir d’abord, la neutralité religieuse de l’État, le principe de l’égalité hommes-femmes et l’obligation d’avoir le visage découvert lorsqu'on donne ou reçoit un service de l'État.

Enfin, pour ce qui est des accommodements raisonnables, il m’apparaît qu’un regard critique approfondi, sérieux et non-partisan sur les recommandations de la commission Bouchard-Taylor, payée à grands frais par les contribuables québécois, permettrait de paver la voie à un terrain d’entente qui pourrait rallier les diverses tendances qui enrayent actuellement un véritable débat d’idées autour de la Charte des valeurs québécoises.

quebechebdo 16 septembre 2013

Sécurité ferroviaire: rien ne va plus

16 septembre 2013

Dans la nuit du 6 juillet 2013, un train fou de 72 wagons-citernes dévale la pente de Nantes pour aller exploser en plein cœur de Lac-Mégantic, ravageant une quarantaine d’édifices dans une zone de 2 km carrés tout en tuant 47 personnes.

Depuis lors, deux ministres des transports fédéraux, Denis Lebel et Lisa Raitt, sont venus faire leur visite « de courtoisie » sur les lieux de la tragédie, et deux mois et demie plus tard, Transports Canada et le Bureau de la sécurité des transports en sont encore à s’en laver les mains sans que rien ne bouge vraiment.

Le dernier épisode de cette saga concerne le contenu et l’étiquetage des wagons qui ont explosé à Lac-Mégantic. Voici les faits. Deux semaines après la tragédie, Transports Canada annonçait en grandes pompes toute une série de mesures pour resserrer la sécurité ferroviaire : verrouiller les locomotives, surveiller les wagons transportant des marchandises dangereuses, s’assurer que les freins soient bien serrés à l’arrêt du train, etc. 
Toutefois, cette série de mesures était précédée d’une mise en garde à l’effet que le ministère restait « convaincu de la solidité du régime réglementaire applicable au transport ferroviaire au Canada ».

Or, le Bureau de la sécurité des transports vient de dévoiler que le pétrole transporté par la compagnie MMA avait été mal étiqueté. Ce n’était pas à un produit de groupe 3, signalant du pétrole brut, qui était dans les wagons, comme cela était écrit sur les 72 wagons-citernes, mais du groupe 2, beaucoup plus volatil et dangereux.

Toutefois, selon les « règles » établies, c’est l’importateur qui a la responsabilité de décrire son produit, alors que pour Lac-Mégantic, c’est la compagnie qui expédiait le brut, la Western Petroleum, qui aurait fait l’erreur tout en alléguant candidement que l’accident de Lac-Mégantic se serait produit quand même compte tenu des conditions de transport du produit.

Et voilà, la balle vient de passer dans l’autre camp…Récemment, Transports Canada a obligé la MMA à fermer 19 kilomètres de voies ferrées au Québec à cause de l’état lamentable des rails qu’elle exploite. Pour sa part, le Globe and Mail avançait qu’un piston défectueux aurait été à l’origine du drame de Lac-Mégantic. Enfin, l’émission J. E. révélait de son côté qu’un employé qui n’avait pas les qualifications requises avait été délégué par la MMA pour inspecter la locomotive du convoi meurtrier de Lac-Mégantic.

De plus, J. E. dévoilait le laxisme de Transports Canada quant à l’autorisation donnée depuis des années à MMA de suivre des normes moins sévères quant à l’utilisation des freins à main. Pour sa part, le ministère rétorque que son seul rôle est de vérifier si les compagnies ferroviaires suivent les mesures de sécurité…sans remettre en question leur efficacité !

Un fait demeure : le 6 juillet 2013, les 72 wagons de MMA transportaient du pétrole du groupe 2 et non pas du pétrole brut tel que le spécifiait leur étiquetage et ce, sur des rails en piteux état…Et les responsables en sont encore à se renvoyer la balle, en attendant peut-être qu’une autre catastrophe ne vienne briser la vie de dizaines de citoyens !

vigile.net tribune libre 16 septembre 2013
quebechebdo 16 septembre 2013
Le Journal de Québec 21 septembre 2013 "Sécurité déficiente" (version abrégée)

À un pas de la finale

15 septembre 2013

Deuxième Québécoise à avoir atteint la demi-finale du Challenge Bell après Aleksandra Wozniak en 2008, Eugénie Bouchard, 19 ans, a finalement dû s’incliner en trois sets de 3-6, 6-3 et 6-2 devant la Tchèque de 26 ans, Lucie Safarova, troisième favorite du tournoi, après avoir éliminé la veille la deuxième favorite, Kristina Mladenovic.

Tout un parcours pour la jeune Montréalaise dont le nom apparaîtra maintenant dans le Top 50 de la WTA…Émilie Bouchard, un exemple de détermination et de courage pour la jeunesse québécoise et une digne représentante du Québec sur la scène internationale du tennis !

quebechebdo 14 septembre 2013

La vie après la mort

15 septembre 2013

Parfois on se demande comment expliquer la vie après la mort…Or, voici un texte savoureux sur le sujet enrobé autour d’une allégorie entre des jumeaux dans le sein de leur mère :

Bébé 1 : Et toi, tu crois qu’il y a une vie après l’accouchement ?

Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Pour le moment, nous vivons ici dans l’utérus pour prendre des forces et nous préparer à ce qui nous attend dans l’autre monde, après l’accouchement.

Bébé 1: Tout ça, c’est insensé. Selon moi il n’y a rien après l’accouchement ! D’ailleurs, à quoi ressemblerait une vie hors de l’utérus ?

Bébé 2 : Eh bien, il se dit beaucoup de choses à propos de "l'autre côté"… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de choses à faire, d’expériences à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons un cordon ombilical et c’est par là qu’on se nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, personne n’est jamais revenu dans l’utérus pour témoigner de ce qui se passe après l’accouchement donc, tout ce qu’on raconte, ce sont des balivernes. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C'est comme ça, il faut l'accepter.

Bébé 2 : Et bien, permets-moi de penser autrement. C'est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne peux rien te prouver. Mais j'aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

Bébé 1 : "Maman" ? Tu veux dire que, sans l’avoir vue, tu crois en "maman" ? Ah et dis-moi, si elle existe, où se trouve-t-elle en ce moment?

Bébé 2 : Mais elle est partout, autour de nous ! Nous vivons en elle, nous sommes faits d'elle et c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman et donc pour moi c’est évident, elle n’existe pas !

Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord avec ton point de vue car parfois, lorsque tout devient calme, on peut l’entendre parler ou chanter. Et, sans la voir, on peut sentir sa présence quand elle caresse notre monde. Je suis bien ici mais je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement, dans l’autre monde qui nous attend…

quebechebdo 14 septembre 2013

La saga des taxes scolaires

14 septembre 2013

En décrétant de nouvelles compressions dans le financement des commissions scolaires, le gouvernement Marois a fait le choix, à mon avis, de faire porter l’odieux de la hausse des taxes scolaires auprès des contribuables par les directions des commissions scolaires.

Et aujourd’hui, jouant les vierges offensées devant les augmentations des taxes scolaires, le gouvernement songerait à adopter une loi pour limiter les augmentations ou même exiger des remboursements aux contribuables alors qu’il a lui-même ouvert la porte au champ de la taxation scolaire pour compenser ce qu’il avait déjà coupé de l’autre main…une opération cousue de fil blanc qui sent de plus en plus un parfum électoral.

quebechebdo 14 septembre 2013