SOS des organismes communautaires

5 novembre 2013

Depuis quelques semaines, nombreux ont été les cris du cœur lancés sur les tribunes libres de différents médias pour dénoncer le sous-financement des organismes communautaires, en particulier les maisons des jeunes.

Dans les faits, les organismes communautaires en santé et services sociaux qui relèvent de la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, ne reçoivent que 1,4 % des revenus du ministère de la Santé et des Services sociaux alors que le réseau leur réfère sans cesse ses clients sous prétexte qu’il ne peut répondre à ses propres besoins.

Les maisons de jeunes sont essentielles dans une communauté, puisqu'elles sont parmi les seuls milieux volontaires responsabilisant les jeunes de 12 à 17 ans et qu’elles contribuent grandement à réduire le flânage dans les rues, à permettre aux jeunes de participer à certaines corvées communautaires, à dynamiser le quartier par des événements de financement ou à soutenir les familles dans le besoin, etc.

Alors, qu’attend Véronique Hivon pour cesser l’hémorragie de départs des animateurs des maisons des jeunes qui quittent les uns après les autres pour des conditions de travail plus avantageuses, d’autant plus qu’il a été prouvé qu’un dollar investi dans la prévention fait épargner plus de dix dollars en soins de santé à l’État?

quebechebdo 5 novembre 2013
Le Journal de Québec 6 novembre 2013 "SOS"

Deux maires, deux mandats

4 novembre 2013

Sans grande surprise, Denis Coderre et Régis Labeaume occuperont les sièges de maires de la Métropole et de la Capitale nationale. Toutefois, la suite des événements laissent présager un décor qui risque de réserver aux citoyens de ces deux municipalités certains aléas imprévisibles.

L’intégrité, le grand défi de Denis Coderre

À mon sens, deux éléments essentiels ressortent des résultats du scrutin du 3 novembre à Montréal, à savoir le piètre niveau de participation à 40 %, et la performance exceptionnelle de la candidate de 34 ans, Mélanie Joly.

Dans un premier temps, il y a lieu de s’interroger sur les motifs qui expliquent un si faible taux de participation alors que la Métropole se relève d’une période politique plutôt sombre de son histoire…Les Montréalais auraient-ils voulu signifier aux candidats, en particulier à Denis Coderre, donné favori dans les sondages, leur manque de confiance envers l’image d’intégrité qu’a tenté de communiquer l’ancien député libéral fédéral tout au cours de sa campagne ?

Une question qui, à mon avis, trouve en partie sa réponse dans la performance inattendue de Mélanie Joly qui talonne le nouveau maire par 5 % des suffrages exprimés, des résultats qui s’expliquent par le type de campagne menée par Mme Joly, à savoir l’image du renouveau sur la scène politique municipale de Montréal, un renouveau auquel un Montréalais sur quatre s’est tourné en votant pour la jeune candidate.

Enfin, je serais porté à penser que les premiers mois du règne de Denis Coderre risquent de devenir déterminants pour son avenir politique sur la scène municipale en ce sens qu’il devra faire la preuve de son intégrité, une qualité qui risque d’être ébranlée à cause de certains de ses candidats qui ont déjà frayé dans les corridors de l’ancienne administration !

Régis Labeaume et les relations de travail

Dans la Capitale nationale, le portrait est tout autre…d’abord un taux de participation fort respectable de 53 % et un vote de confiance à 74 % procurent, à n’en pas douter, le « mandat fort » que réclamait Régis Labeaume pour poursuivre son bras de fer avec les représentants syndicaux au sujet de leur fonds de pension.

Reste maintenant à voir comment M. Labeaume abordera les « négociations » avec les syndiqués, une question à laquelle les derniers chapitres de ce dossier laissent entrevoir une épreuve de force qui pourrait déboucher sur des arrêts de travail et des confrontations musclées avec les employés municipaux.

Régis Labeaume aura beau avoir obtenu le vote de confiance qu’il espérait dans cette élection « référendaire », il n’en demeure pas moins qu’il devra respecter les règles démocratiques et finir par quitter la place publique pour s’asseoir à la table de négociation avec les représentants syndicaux, à défaut de quoi, il pourrait recevoir l’effet boomerang de son entêtement.

En bref, avec une majorité aussi imposante, il faudra surveiller de près le style cavalier du maire de Québec qui n’a pas la réputation de mettre des gants blancs dans ses relations de travail avec ses employés…Un dossier à suivre et qui pourrait nous réserver certaines surprises !

vigile.net tribune libre 4 novembre 2013
quebechebdo 4 novembre 2013 "Labeaume et Coderre élus: deux maires, deux mandats"

Recto et verso du bilinguisme

3 novembre 2013

« L’État bilingue est une vue de l’esprit : la langue de la majorité finit toujours par avoir raison de celle de la minorité. Au mieux, la langue de la minorité n’en arrive plus qu’à exprimer un folklore dénué de toute force politique. » Victor-Lévy Beaulieu

Tout au cours de ma carrière comme enseignant de français langue maternelle au secondaire, il m’est arrivé à maintes occasions d’inciter mes élèves à bien connaître leur langue et à la concevoir comme l’outil de communication qu’ils devront utiliser tout au cours de leur vie peu importe le domaine dans lequel ils seront appelés à évoluer.

Par ailleurs, plusieurs d’entre eux me questionnaient sur l’importance de l’anglais comme langue seconde dans l’espace anglophone qui les entourait et, à chaque fois, j’insistais sur l’importance de manipuler la langue seconde tout en arguant qu’ils devaient d’abord maîtriser leur langue maternelle sinon ils risquaient de tomber éventuellement dans un processus d’assimilation progressif et pernicieux.

Dans la foulée du commentaire de Victor-Lévy Beaulieu cité au début de ce billet, je suis d’avis qu’il faut distinguer le bilinguisme individuel du bilinguisme institutionnel, à savoir tracer la ligne entre les atouts incontestables pour un individu de maîtriser une langue seconde et les conséquences désastreuses de voir la langue de la majorité engloutir celle de la minorité et d’en n’arriver « qu’à exprimer un folklore dénué de toute force politique. »…Un bilinguisme retors contre lequel les Québécois doivent se prémunir s’ils désirent demeurer une véritable société distincte dans le contexte anglophone nord-américain.

vigile.net tribune libre 3 novembre 2013
quebechebdo 6 novembre (version abrégée)

Hors des limites du raisonnable

3 novembre 2013

La Belgique, que plusieurs défenseurs de l’euthanasie au Québec évoquent à titre d’exemple à s’inspirer dans le débat en cours sur l’aide médicale à mourir, s’apprête à étendre aux enfants le droit à l’euthanasie moyennant le consentement des parents.

Par ailleurs, considérée comme un pionnière dans l’ouverture à l’euthanasie, en légalisant cette pratique pour les adultes en 2002, la Belgique a vu le nombre de décès rapportés passer de 235 en 2003 à 1432 en 2012.

Et voilà que les Belges, malgré ces augmentations inquiétantes d’adultes ayant eu recours à l’euthanasie, veulent étendre ce droit aux enfants, alléguant qu’il est « injuste de fournir l’euthanasie à certains citoyens et pas à d’autres si les besoins sont égaux ».

Un argument qui, à mon sens, outrepasse les limites du raisonnable en octroyant aux parents le droit de décider de la vie de leur enfant alors que cet enfant n’est manifestement pas en mesure d’évaluer la portée d’un tel geste.

quebechebdo 3 novembre 2013
Journal Métro 4 novembre 2013

Un report mystérieux

2 novembre 2013

Selon un document rédigé par un enquêteur de l'UPAC, un mandat de perquisition ayant été autorisé le 1er juin 2012 dans les locaux du PLQ, rue Waverly à Montréal, n'a finalement pas été exécuté mais reporté en juillet 2013 «pour des raisons opérationnelles et organisationnelles», alors que, « par un effet du hasard », tous les yeux étaient tournés vers Lac-Mégantic à la suite du déraillement mortel survenu le 6 juillet.

Les documents de la cour stipulent que l'un des objectifs de la perquisition était d'obtenir la facturation inhérente à la tenue de l’activité de financement pour l’ancienne députée et vice-première ministre Nathalie Normandeau tenue le 9 octobre 2008 au restaurant Louis-Hébert de Québec ainsi que les fiches de contributions remplies par les participants de l'événement.

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/391555/un-evenement-au-benefice-de-normandeau-est-vise-par-l-upac

L'enquête émane du témoignage de l'entrepreneur Lino Zambito à la commission Charbonneau qui a révélé qu'il avait déniché des prête-noms à Nathalie Normandeau dans le cadre de cinq activités distinctes. Zambito était présent lors du cocktail d'octobre 2008. Selon les sources, l'événement aurait rapporté quelque 140 000 $. Toutefois, le PLQ a déclaré des recettes de 35 500 $ pour cet événement dans ses états financiers de 2008, ce qui implique que la « modeste » somme de 104 500 $ aurait été dissimulée dans une caisse occulte ou carrément détournée.

Or, le Parti libéral du Québec, via sa directrice des communications, Gabrielle Collu, nie qu'il y ait pu avoir ingérence politique dans cette affaire, alléguant que le PLQ « collabore pleinement avec l'Unité permanente anticorruption et toutes les autres enquêtes policières en cours ». De son côté, le député libéral Gilles Ouimet argue que les personnes ou organisations visées par des perquisitions ne savent pas qu'elles le sont tant qu'elles ne voient pas les enquêteurs débarquer.

Même si le ministre de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud, refuse de se prononcer sur ce dossier « chaud », invoquant que l’UPAC « travaille en toute indépendance », il y a lieu, à mon avis, de s’interroger sur les raisons qui ont motivé le report de la perquisition chez les libéraux qui, rappelons-le, étaient au pouvoir à l’époque où s’est déroulée l’activité de financement visée par l’enquête!

quebechebdo 2 novembre 2013
vigile.net tribune libre 2 novembre 2013

Lettre ouverte à Pauline Marois

1 novembre 2013

Madame la première ministre,

Pour souligner le lancement de la biographie de M. Yves Michaud qui s’est tenu le 28 octobre, M. Richard Le Hir a publié un article sur la tribune libre de Vigile dans lequel, sans grande surprise, il reprend les événements ayant conduit à « cette infamie sans précédent dont l’Assemblée Nationale s’est, à l’unanimité, rendue coupable, en condamnant Yves Michaud, sans lui donner l’occasion de se faire entendre, pour des propos prétendument racistes qu’il n’a jamais tenus ».

Vous connaissez la suite, jamais depuis cette « funeste mascarade », un gouvernement n’a eu le courage de se tenir debout et de rétablir la réputation de M. Michaud. Aujourd’hui, en tant que première ministre du Québec, à la tête d’un gouvernement du PQ qui affiche son option souverainiste pour laquelle M. Michaud a été un des plus ardents défenseurs, vous avez la chance de vous démarquer de vos prédécesseurs en demandant à l’Assemblée nationale de « rescinder sa motion scélérate » du 14 décembre 2000.

http://www.vigile.net/Lancement-de-la-biographie-d-Yves

À titre de rappel, en décembre 2010, en tant que chef de l’opposition officielle, vous faisiez parvenir une lettre à M. Michaud dont voici le texte intégral :

Québec, le 3 décembre 2010

« Monsieur,

J’ai bien reçu votre courriel de ce jour. La lettre adressée au président de l’Assemblée nationale a été transmise le 2 décembre. J’ai considéré que dix ans après l’adoption de la motion de préavis concernant des propos que vous auriez tenus à l’égard des communautés ethniques devant la Commission des états généraux sur la langue française au Québec, il était temps de poser un geste fort.

J’estime, à titre de députée de cette Assemblée, que nous n’avons pas été équitables à votre endroit et que vous auriez dû avoir le privilège de vous exprimer sur cette motion avant son adoption.

Je crois qu’une telle situation ne doit plus se reproduire. J’ai donc demandé au président de l’Assemblée nationale, Yvon Vallières, présent lui aussi lors de ce vote, de proposer un nouveau mécanisme qui permettra d’entendre toute personne ou organisme qui ferait l’objet d’une motion de blâme avant que l’Assemblée nationale ne soit saisie d’une telle motion. À cet effet, vous trouverez en annexe copie de la lettre adressée au président.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Pauline Marois »

http://www.vigile.net/Lettre-de-Pauline-Marois-a-Yves

À vous maintenant de rétablir la crédibilité , non seulement de M. Michaud, mais aussi celle de l’Assemblée nationale en tant qu’institution démocratique, et d’effacer une fois pour toutes « la page la plus noire de toute son histoire. »

* Copie de cette lettre a été envoyée au bureau de la première ministre, Pauline Marois, en date du 31 octobre 2013 à 15h43

Accusé de réception (15h44)

Bonjour,

Nous accusons réception de votre courriel et nous vous remercions d’avoir pris le temps d’écrire à la première ministre.

Vos commentaires sont importants pour nous, car ils contribuent à alimenter nos réflexions.

Nous leur accordons une attention particulière et nous en assurons le suivi approprié, lorsque nécessaire.

L’équipe du Bureau de la correspondance Cabinet de la première ministre

vigile.net tribune libre 1er novembre 2013

Commentaire:

"Merci, M. Marineau, pour ce rappel au redressement que le peuple québécois ne peut qu’endosser. Ce peuple qui, dans le cadre d’un débat sur ses valeurs présentement, est lui-même traité de xénophobe et raciste avec une insolence crasse par les médias, SRC particulièrement, des Charles Taylor atteints d’une dégénérescence intellectuelle mercantile et autres fédéralistes de service.

Faire réparation et rendre hommage simultanément à ce fidèle combattant péquiste défenseur du pouvoir citoyen qu’est Yves Michaud, est plus qu’urgent précisément pour rassembler sous le fleur de lys d’une charte universalisante et unitaire des valeurs, toutes les ethnies par-delà leurs distinctions culturelles respectables.

L’occasion de cette motion, justifiable et justifiante pour l’avenir d’une solidarité nationale, devrait renvoyer à cette autre motion votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale contre toute forme de nationalisme ethnique, présentée jadis par Richard Le Hir.

La conjoncture est favorable pour renforcer la cohérence historique de la nation québécoise, en re-liant ce patriote flamboyant, libéré d’une méprise calculée, à sa collectivité réaffirmée dans ses droits à un État pleinement inclusif et autodéterminé.

C’est une action de prise en charge essentielle d’une Assemblée nationale sur son pouvoir démocratique, afin d’éviter les errances d’emprises oligarchique et fédéralo-monarchiste.

Car, derrière cette « invention nuisible » selon le mot de Guy Rocher, le cas Michaud fut une manipulation électoraliste de prédateurs (Desmarais et sionistes canadian complices) visant par le Parlement à faire nous entretuer.

Se lever pour applaudir le courage, la force, la résistance de Yves Michaud, politicien au sens fort de la parole droite et articulée, c’est vouloir sortir de la honte collective et de la dépendance monétaire l’Assemblée nationale, pour la remettre sur les assises d’un État-nation, un Québec-Pays, une république en marche pour et par le peuple.

Christian P"

vigile.net tribune libre 1er novembre 2013

Lettre ouverte à Pauline Marois

1 novembre 2013

Madame la première ministre,

Pour souligner le lancement de la biographie de M. Yves Michaud qui s’est tenu le 28 octobre, M. Richard Le Hir a publié un article sur la tribune libre de Vigile dans lequel, sans grande surprise, il reprend les événements ayant conduit à « cette infamie sans précédent dont l’Assemblée Nationale s’est, à l’unanimité, rendue coupable, en condamnant Yves Michaud, sans lui donner l’occasion de se faire entendre, pour des propos prétendument racistes qu’il n’a jamais tenus ».

Vous connaissez la suite, jamais depuis cette « funeste mascarade », un gouvernement n’a eu le courage de se tenir debout et de rétablir la réputation de M. Michaud. Aujourd’hui, en tant que première ministre du Québec, à la tête d’un gouvernement du PQ qui affiche son option souverainiste pour laquelle M. Michaud a été un des plus ardents défenseurs, vous avez la chance de vous démarquer de vos prédécesseurs en demandant à l’Assemblée nationale de « rescinder sa motion scélérate » du 14 décembre 2000.

http://www.vigile.net/Lancement-de-la-biographie-d-Yves

À titre de rappel, en décembre 2010, en tant que chef de l’opposition officielle, vous faisiez parvenir une lettre à M. Michaud dont voici le texte intégral :

Québec, le 3 décembre 2010

« Monsieur,

J’ai bien reçu votre courriel de ce jour. La lettre adressée au président de l’Assemblée nationale a été transmise le 2 décembre. J’ai considéré que dix ans après l’adoption de la motion de préavis concernant des propos que vous auriez tenus à l’égard des communautés ethniques devant la Commission des états généraux sur la langue française au Québec, il était temps de poser un geste fort.

J’estime, à titre de députée de cette Assemblée, que nous n’avons pas été équitables à votre endroit et que vous auriez dû avoir le privilège de vous exprimer sur cette motion avant son adoption.

Je crois qu’une telle situation ne doit plus se reproduire. J’ai donc demandé au président de l’Assemblée nationale, Yvon Vallières, présent lui aussi lors de ce vote, de proposer un nouveau mécanisme qui permettra d’entendre toute personne ou organisme qui ferait l’objet d’une motion de blâme avant que l’Assemblée nationale ne soit saisie d’une telle motion. À cet effet, vous trouverez en annexe copie de la lettre adressée au président.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Pauline Marois »

http://www.vigile.net/Lettre-de-Pauline-Marois-a-Yves

À vous maintenant de rétablir la crédibilité , non seulement de M. Michaud, mais aussi celle de l’Assemblée nationale en tant qu’institution démocratique, et d’effacer une fois pour toutes « la page la plus noire de toute son histoire. »

* Copie de cette lettre a été envoyée au bureau de la première ministre, Pauline Marois, en date du 31 octobre 2013 à 15h43

Accusé de réception (15h44)

Bonjour,

Nous accusons réception de votre courriel et nous vous remercions d’avoir pris le temps d’écrire à la première ministre.

Vos commentaires sont importants pour nous, car ils contribuent à alimenter nos réflexions.

Nous leur accordons une attention particulière et nous en assurons le suivi approprié, lorsque nécessaire.

L’équipe du Bureau de la correspondance Cabinet de la première ministre  

La farce de maître Nadon

1 novembre 2013

C’est le 15 janvier 2014 que la Cour suprême doit se pencher sur l’affaire Nadon dont la nomination au plus haut tribunal du pays est contestée en raison du fait qu’il ne provient pas de la Cour supérieure ou de la Cour d’appel du Québec.

Qu’à cela ne tienne, maître Nadon, qui avait annoncé qu’il se retirait – avec salaire – de ses fonctions tant que cette controverse ne serait pas réglée, est bien installé dans ses bureaux de la Cour suprême en attendant de voir si ses possibles futurs collègues entérineront sa nomination.

Un scénario digne d’une farce monumentale qui n’est pas sans nous rappeler celle de maître Pathelin, cet avocat rusé, anciennement populaire mais désormais sans cause, qui décide de refaire sa garde-robe sans que cela ne lui coûte un sou. Pour y arriver, il dupe et vole le drapier Guillaume Joceaulme, emporte une pièce de tissu et invite le marchand à venir se faire payer chez lui. Devant Guillaume, Pathelin et sa femme jouent la comédie du mourant et de la femme en pleurs, et Guillaume repart en courant.

Espérons que le gouvernement du Québec ne « repartira pas en courant » et qu’il persistera dans ses revendications concernant la nomination du juge Nadon car il perdrait un joueur dans l’épineux dossier de la réforme du sénat qui doit tenir ses audiences à la mi-novembre 2013.

quebechebdo 1er novembre 2013

Origines de l’Halloween

31 octobre 2013

Bien qu’autrefois une fête religieuse, le mot Halloween étant l’abréviation de All Hallow’s Eve, c’est à dire « la veille avant la Toussaint », Halloween a pourtant une source païenne : une ancienne fête celte en l’honneur du Samhain, dieu de la mort et une fête romaine en l’honneur de la déesse des fruits et des arbres Pomona. Les couleurs d’ Halloween, noir et orange, combinent les deux idées : mort et moisson.

L’ habitude de se déguiser en fantômes vient des Celtes qui, autour du feu allumé par les druides pour guider les esprits, s’habillaient d’horribles et effrayants vêtements de façon à ce que les démons les prennent pour d’autres démons et ne leur fassent pas de mal. On prétendait qu’à cette soirée les fantômes sortaient de leurs tombeaux et que les sorcières chevauchaient à travers les airs des balais ou des chats noirs.

La citrouille creusée en lanterne vient aussi des Celtes. Les Anglais et Irlandais creusaient les betteraves, les pommes de terre et les navets pour faire des lanternes d’Halloween. Cette coutume a gagné les États-Unis, où l’on a utilisé alors les citrouilles.

Aujourd’hui, Halloween est devenue plutôt une fête pour les enfants. Ils se déguisent, encore en diables, fantômes, sorcières, vampires, et squelettes, etc. Les maisons sont décorées aux fenêtres et aux portes, toujours en rapport avec la coutume, de chauves-souris, chats noirs, hiboux, sorcières, mais surtout de potirons sous toutes ses formes. Les enfants, en groupe, vont de portes en portes, réclamant bonbons et friandises. Et gare à celui qui refuse… Les bons petits diables se vengeront avec toutes sortes de plaisanteries comme savonner les fenêtres, écrire sur les murs, retourner les poubelles, tirer les sonnettes, etc.

quebechebdo 31 octobre 2013

La belle et la bête…politique

31 octobre 2013

Après l’expulsion de Mario Carpentier remercié il y a un mois, après avoir reçu deux constats d’infraction du Directeur général des élections du Québec pour des événements liés à son implication au sein de l’Action démocratique du Québec en 2008, c’est maintenant au tour du candidat Robert L. Zambito de se faire montrer la porte par Denis Coderre en relation avec des soupçons de corruption de la part de l’UPAC, une odeur nauséabonde dans l’entourage de l’aspirant maire de Montréal.

Accusé par Mélanie Joly de manquer de crédibilité dans cette lutte à la corruption, dénoncé par tous ses adversaires pour avoir fait appel à une vingtaine de candidats issus d’Union Montréal, le parti disgracié des Tremblay, Zampino et Applebaum, l’ex-député libéral fédéral vient de fournir des munitions inespérées à ses adversaires à quelques jours du scrutin.

Même si Denis Coderre et les ténors de son équipe claironnent haut et fort avoir pris toutes les mesures nécessaires pour s’assurer de l’intégrité de chaque candidat qui a dû répondre à un questionnaire « exhaustif » assermenté, il en ressort hors de tout doute que cet outil n’a pas su dénicher certains squelettes bien dissimulés dans les placards d’Union Montréal, un parti gangrené dont 24 candidats d’Équipe Coderre font encore partie.

Un clou sur lequel Mélanie Joly, l’étoile montante de cette campagne, n’a pas manqué de frapper en affirmant qu’un vote pour Denis Coderre, c’est donner sa voix à l’immobilisme, la même vieille politique et les mêmes pratiques douteuses que l’administration précédente.

Le sprint final est maintenant engagé et Mélanie Joly veut s’assurer que son message passe. En face, Denis Coderre, la bête politique que l’on connaît, se contente de se terrer dans son antre, attendant patiemment le 3 novembre tout en tentant patiemment de réduire à néant tout dérapage possible de fin de campagne qui pourrait nuire à ses chances de victoire.

Pour sa part, Mélanie Joly, quoique attaquée par ses adversaires sur son manque d’expérience, marque des points en alléguant, à juste titre, que sa jeunesse est une garantie de changement à l’hôtel de ville de Montréal, une façon nouvelle de faire les choses, de bafouer de la scène municipale montréalaise l’héritage légué par les « vieux routiers politiques » qui se sont succédés à la mairie, à savoir la corruption, la collusion, le financement douteux et les mœurs douteuses.

Alors que Richard Bergeron stagne dans l’opinion publique et que Marcel Côté n’arrive pas à se sortir des bourbes des premières semaines de la campagne, Mélanie Joly continue sa progression et devient la seule alternative plausible à Denis Coderre.

Reste à savoir si les Montréalais sauront tirer des leçons du passé et accorder à Mélanie Joly le mandat d’entamer le « vrai changement » qu’elle souhaite pour Montréal, un changement qui passe par elle et elle seule!

quebechebdo 31 octobre 2013