Patriquin récidive

13 novembre 2013

Après avoir signé un article dénonçant le Québec comme la province la plus corrompue au Canada en 2010 dans le magazine Maclean’s, Martin Patriquin récidive dans ses attaques contre le Québec en soutenant que la Charte des valeurs québécoises amène le PQ sur le terrain du Tea Party dans un article paru dans le New York Times le 12 novembre.

Décidément, ou le monsieur maîtrise l’art de mêler les tomates avec les oranges et il n’a pas sa place en journalisme, ou il a manqué sa vocation et aurait dû se lancer dans la carrière d’écrivain en art dramatique et le public lui aurait sans doute reconnu un certain talent!

quebechebdo 13 novembre 2013 

Démocraties libérales ou totalitaires?

13 novembre 2013

Selon certaines études sérieuses, l’ensemble des pays démocratiques regroupent une population d’environ 900 millions d’habitants sur une population de plus de 7 milliards d’individus qui peuplent la terre par rapport à 1,5 milliard de musulmans.

Or, la plupart des immigrants qui arrivent sur notre sol ne proviennent pas de pays démocratiques, mais plutôt de pays où règnent des dictatures et des structures tribales. Toutefois, quoique que ces immigrants n’aient aucune expérience démocratique, nous nous empressons de leur donner le droit de vote alors que la démocratie a pris plusieurs siècles à se développer en Occident.

Mais comment se traduit ce vote dans nos urnes? À mon avis, ces votes ne servent qu’aux politiciens qui promettent des avantages aux immigrants, tels une augmentation des quotas d’immigration, le multiculturalisme comme paravent à l’islamophobie, l’augmentation de services sociaux, etc… Et, qui plus est, nous leur procurons facilement la citoyenneté canadienne, alors qu’aucun de nous ne pourrait recevoir la citoyenneté dans un pays musulman sans être musulman.

Selon plusieurs experts en la matière, l’intégration de la part des musulmans dans nos sociétés relève de l’utopie, l’histoire des 1400 dernières années faisant foi du fait qu’ils ne se sont jamais intégrés aux autres sociétés et cultures environnantes. Par ailleurs, il apparaît pour le moins surprenant, voire contradictoire, que les musulmans demandent toujours plus de multiculturalisme de notre part alors que ce concept est prohibé dans leur pays d’origine, en particulier dans les pays d’Afrique et du Moyen-Orient, là d’où proviennent justement la majorité de nos immigrants.

En sociologie, on distingue deux types de démocraties, libérale et totalitaire, la première prenant en considération les doléances des citoyens qui la composent, la seconde, ignorant les récriminations de ses commettants.

Or, quoique que nous pourrions être enclins à penser que nos démocraties soient davantage libérales, force nous est de constater que les exemples ne manquent pas où les démocraties dites « libérales » font fi des préoccupations des citoyens, le cas le plus patent étant le sacrosaint multiculturalisme, porte grande ouverte sur une immigration à porte toute grande ouverte.

Le meilleur exemple est illustré par la commission Bouchard-Taylor, payée à coups de millions par les contribuables, concernant le laxisme de ses recommandations en matière d’accommodements raisonnables, alors que des centaines de Québécois sont venus y faire part de leurs inquiétudes et de leurs craintes face à la montée de la violence issue de l’immigration musulmane.

Face à un tel constat, le projet de charte de la laïcité du gouvernement s’inscrit fort à propos dans une démarche démocratique libérale dans laquelle les Québécoises et les Québécois trouveront la voie nécessaire pour s’exprimer librement sur les valeurs qu’elle leur propose…Raison de plus pour appuyer la démarche du PQ dans sa route pour faire adopter ce projet de loi!

vigile.net tribune libre 13 novembre 2013
quebechebdo 13 novembre 2013

Le cadeau de Grec

12 novembre 2013

« À la suite des accusations lancées par le PQ, le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, s’est défendu d’interdire à ses troupes de s’exprimer sur la charte et affirme que Mme Houda-Pepin pourra prendre la parole lorsqu’elle le désirera.

« C’est à elle de s’exprimer quand elle le voudra, mais je suis persuadé que son point de vue sera celui du Parti libéral parce qu’elle est attachée aux valeurs du parti », a indiqué M. Couillard lorsque Le Devoir l’a interrogé au sujet du mutisme de Mme Houda-Pepin. M. Couillard avait déjà indiqué que Mme Houda-Pepin attendait que le projet de loi du PQ sur la charte soit rendu public, mais il a été impossible de savoir si une sortie publique est prévue ces prochains jours malgré des tentatives de joindre Mme Houda-Pepin.

Serait-ce parce qu’elle est soumise à la ligne de parti ? Philippe Couillard soutient qu’il n’a pas besoin d’imposer une position sur la question de la charte. « Lorsqu’on est libéral, il n’y a pas de compromis à faire sur les libertés individuelles, et jamais nous n’accepterons des actes de discrimination à l’égard des femmes », a indiqué M. Couillard, dont le parti ne permettra pas le vote libre sur le projet de loi de la charte. »

Extrait de l’article paru dans Le Devoir du 11 novembre sous le titre « Le PQ doute de l’unanimité anti-charte au PLQ »
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/392337/le-pq-doute-de-l-unanimite-anti-charte-au-plq

« C’est à elle de s’exprimer quand elle le voudra, mais je suis persuadé que son point de vue sera celui du Parti libéral parce qu’elle est attachée aux valeurs du parti ». En terme de cadeau de Grec, Philippe Couillard n’aurait pas pu trouver meilleure emballage.

En traduction libre, vous arrivez au type d’argumentaire pouvant s’approcher de quelque chose comme « Mme Houda-Pepin est libre de s’exprimer sur la charte mais je suis convaincu qu’elle se rangera sur la ligne de parti »…Belle liberté, vous ne croyez pas, M. Couillard?

Et, comme pour ajouter un peu plus de pression sur les épaules de Mme Houda-Pepin, le chef du PLQ en rajoute : « Lorsqu’on est libéral, il n’y a pas de compromis à faire sur les libertés individuelles… »

Face à un discours aussi coercitif, mon petit doigt me dit que la marmite est en train de chauffer dangereusement dans la tête de Fatima Houda-Pepin qui, si je me fie à ses positions antérieures contre l’islamisme religieux, devrait incessamment sortir de son terrier pour réaffirmer les convictions qu’elle a toujours défendues…et obliger de la sorte le bon docteur Couillard à retourner chez lui gros jean comme devant avec son cadeau de Grec!

quebechebdo 12 novembre 2013
vigile.net tribune libre 12 novembre 2013 "Valse-hésitation Couillard/Houda-Pepin"

Traverser son propre océan

11 novembre 2013

Ballottée par la mer depuis plus de 128 jours, la montréalaise Mylène Paquette s’apprête à toucher le port de Lorient et deviendra la première nord-américaine à traverser l’Atlantique Nord en solitaire à la rame.

Hormis le défi sans précédent qu’elle aura surmonté « contre vents et marées », l’exploit de Mylène Paquette servira de modèle dans une traversée qu’elle souhaite ramenée à l’ « océan personnel » que chacun de nous avons à traverser tout au cours de notre vie…Un défi qu’elle saura sûrement communiquer à toutes celles et tous ceux qui prêteront l’oreille à son message!

quebechebdo 11 novembre 2013
Le Journal de Québec 12 novembre 2013
Le journal Métro 12 novembre 2013

Coup de chapeau à Bernard Drainville

11 novembre 2013

Je me souviens du temps où Bernard Drainville animait La part des choses à RDI et au cours de laquelle nous pouvions ressentir à l’occasion le tempérament bouillant qui l’animait dans certaines entrevues. Aussi, quand j’ai su qu’à titre de ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, c’est à lui qu’il incomberait de piloter le dossier de la charte de la laïcité, je dois admettre que j’ai éprouvé des doutes sur la façon qu’il aborderait avec la presse un dossier aussi délicat.

Et pourtant, lors des deux dernières entrevues à l’émission 24 heures en 60 minutes, ce ne sont pas les guets-apens tendancieux que lui a posés Anne-Marie Dussault qui on manqué, et toujours le ministre, calmement et « sans complaisance » pour reprendre les termes d’Andrée Ferretti dans son article paru sur le site de Vigile en date du 9 novembre 2013, a su s’en déprendre habilement tout en gardant le cap sur le contenu du projet de charte.

http://www.vigile.net/Sans-complaisance-avec-le-peuple

Pour continuer dans cette veine, je ne peux qu’applaudir à la droiture dont Bernard Drainville a toujours fait preuve depuis la sortie officielle du projet qui pourtant, n’a pas manqué d’être bombardé de toutes parts par les tenants acharnés des « libertés individuelles », en particulier Charles Taylor dont l’exiguïté de pensée a fort bien été dénoncée par Robert Barberis-Gervais dans son article du 10 novembre 2013.

http://www.vigile.net/Le-complexe-de-superiorite-de

Comme le souligne fort à propos Andrée Ferretti dans l’article pré-cité, « contrairement à ce que plusieurs commentateurs et éditorialistes affirment, il [Bernard Drainville] n’a pas joué quitte ou double en présentant son projet de Charte des valeurs québécoises – le nouvel intitulé de la Loi 60 ne change rien à son objectif – mais joué gagnant-gagnant, en ne le diluant pas dans de vains compromis, inspirés par la peur de la pensée. »

Et c’est là, à mon sens, le grand mérite de Bernard Drainville, à savoir le maintien de la ligne droite tout au cours du cheminement du dossier, sans « vains compromis », sans adoucissant, en version intégrale. Rares sont les politiciens qui ne subissent pas les affres de l’influence des supposés « grands penseurs » du système établi en roi et maître depuis des décennies sur les plates-formes médiatiques québécoises.

En ce sens, je ne peux que saluer le cran de Bernard Drainville qui a su se tenir debout et présenter à la population du Québec un projet de charte qui fera histoire dans la démarche des Québécois vers la prise en charge de leur identité…Et de cela, j’en suis profondément persuadé !

vigile.net tribune libre 11 novembre 2013
quebechebdo 11 novembre 2013 (version abrégée)

Maintenir la flamme de l’indépendance du Québec

10 novembre 2013

Au moment où le Conseil national du Parti québécois bat son plein et que le discours souverainiste reprend du terrain, j’ai cru opportun de vous soumettre ces quelques pensées issues de la page d’accueil de la tribune libre de Vigile en guise de bougie d’allumage contribuant à maintenir la flamme de l’indépendance du Québec.

« Si l’on considère la présence du Québec au sein de la Confédération comme un obstacle, nous sommes prêts à nous retirer. » Maurice Duplessis

« On camoufle en pacte historique entre deux nations une gammique confédérative qui n’est en fait qu’une mise en minorité définitive d’un peuple par un autre. » Pierre Falardeau

« Le Canada est bien décidé à assujettir le Québec de façon définitive. Il ne nous reconnaîtra jamais la mesure d’autonomie à laquelle aspire légitimement notre peuple. » Claude Masse

« Nous avons eu l’impression, presque constamment au cours de notre histoire du dernier siècle, d’être en quelque sorte une colonie intérieure dont on tolérait la "différence" à condition qu’elle fût résignée à son sort et à l’infériorité collective qu’il lui imposait. » René Lévesque

« Bien que le Québec soit une province faisant partie de la Confédération nationale, il est plus qu’une province, en ce sens qu’il est la patrie d’un peuple : il constitue très nettement une nation dans une nation. » Lester B. Pearson

« Il n’y a qu’une chose pour laquelle un peuple doit marcher, c’est quand on attaque notre liberté ; alors on meurt ensemble ou l’on gagne ensemble. Voilà la seule guerre juste, où personne ne peut se plaindre ; toutes les autres sont honteuses, et la gloire qu’elles rapportent n’est pas la gloire d’un homme, c’est la gloire d’une bête sauvage ! » Erckmann-Chatrian

« La Confédération sera la tombe de la race française et la ruine du Bas-Canada. » Wilfrid Laurier

« L’indépendance est l’instrument des peuples faibles, des peuples qui n’ont pas de pouvoirs, des peuples qui manquent de moyens. C’est parce que nous ne sommes pas prêts qu’il faut faire l’indépendance. Elle vient non pas à la fin de la vie d’un peuple, mais au début : c’est-à-dire au moment où ce peuple entend assurer sa pleine liberté et assumer ses pleines responsabilités. » Pierre Bourgault

« En périodes de changement, le patriote est un homme rare, courageux, haï et méprisé. Cependant, lorsque sa cause réussit, les timides se joignent à lui, car alors il ne coûte rien d’être un patriote. » Mark Twain

« Dans ce domaine comme dans bien d’autres, l’indépendance permet tout ce que la Confédération permet, tandis que la Confédération interdit bien des choses que l’indépendance rendrait possibles. » André d’Allemagne

« Une société conquérante s’est implantée à côté d’une autre, conquise, qu’elle a cherché, par tous les moyens, à détruire, en l’assimilant ; puis, devant son échec, elle a cherché à la subordonner à ses intérêts. Une subordination à laquelle elle a donné le visage du fédéralisme, ne pouvant ouvertement lui prêter celui de l’État unitaire, mais y rêvant toujours. » Bernard Frappier

vigile.net tribune libre 10 novembre 2013
quebechebdo 10 novembre 2013

Les tentacules de Costco

9 novembre 2013

La dernière controverse entre Michel Tremblay et son éditeur Leméac et Costco relativement à la vente du plus récent roman de Tremblay « Les clefs du Paradise » démontre à quel point les tentacules des grandes surfaces imposent de plus en plus leur emprise sur le livre québécois.

En refusant de se plier au délai de carence instauré chez Leméac depuis 1998, à savoir un report de deux à huit semaines entre l’arrivée du livre en librairie et la mise en marché en grandes surfaces, Costco allègue que le livre devient de plus en plus important chez lui et qu’il veut offrir les livres en même temps que les librairies.

Une stratégie outrancière et scandaleuse qui démontre à quel point le livre est devenu un simple objet de consommation entre les mains des grandes surfaces…Une attitude qu’il faut dénoncer haut et fort.

En conséquence, je ne peux qu’applaudir la réplique de Michel Tremblay et de son éditeur qui ont décidé de maintenir leur position quant au délai de carence, une période minimale qui permet aux libraires d’exercer leur droit fondamental de garder l’exclusivité de la sortie de nouveaux livres dans leurs rayons.

http://www.ledevoir.com/culture/livres/392266/bras-de-fer-entre-costco-et-michel-tremblay

vigile.net tribune libre 9 novembre 2013
quebechebdo 9 novembre 2013
Le Soleil 12 novembre 2013

Projet de loi 60 – Rapprochement ou division?

8 novembre 2013

« Je suis convaincue qu’avant longtemps, on citera cette charte comme exemple de ce qui aura contribué à rapprocher les Québécoises et Québécois […] de toutes les origines, comme l’a déjà fait, avant elle, la Charte de la langue française ». Pauline Marois

« Ces valeurs, comme notre langue, sont notre ciment […]. Nous avons la conviction qu’une fois adoptée, cette charte sera source d’harmonie et de cohésion pour le Québec ». Bernard Drainville

« Une attaque frontale contre les droits et libertés […], un geste qui nous divise, un geste qui fracture notre société…un projet de loi impraticable, illégal et inconstitutionnel ». Philippe Couillard

Deux positions diamétralement opposées et foncièrement irréconciliables qui nous placent devant une question fondamentale, à savoir si le projet de loi 60 contribuera à rapprocher ou à diviser les Québécois.

Un des arguments souvent invoqués par les partisans anti-charte est l’ouverture légendaire des Québécois aux différences, et la capacité d’accueil qu’ils ont toujours manifestée envers les us et coutumes des étrangers, une attitude qui, selon leur diktat, se voit brimée par le projet de loi 60.

Un second argument émane de la primauté des droits individuels invoqués dans la charte des droits et libertés de la personne sur les droits d’une société d’affirmer dans une charte les valeurs qu’elle désire défendre et promouvoir.

En ce qui a trait au second argument, j’invoquerai d’emblée que les droits individuels, comme dans tout groupe social constitué, sont légitimes dans la mesure où ils ne briment pas ceux de la majorité du groupe auxquels ils référent. Ainsi en est-il de la liberté individuelle qui s’arrête lorsqu’elle porte atteinte à celle de la collectivité.

Pour ce qui est du premier argument, nul doute qu’on ne peut remettre en question « l’ouverture légendaire » des Québécois, ce qui en soi, est plutôt une caractéristique positive. Toutefois, cette « ouverture », si positive qu’elle soit en théorie, s’est transformée, avec les siècles, en une forme de bonhomie laxiste qui a contribué à diluer considérablement les racines de l’identité québécoise dans un bouillon de cultures hétéroclites qui est en train de marginaliser les Québécois sur leur propre territoire.

Conséquemment, le projet de loi 60 m’apparaît comme un catalyseur nécessaire à la prise en charge des Québécois de leur identité propre et, en ce sens, j’ai la conviction qu’il deviendra, avec le temps, « source d’harmonie et de cohésion pour le Québec ».

quebechebdo 8 novembre 2013
vigile.net tribune libre 8 novembre 2013 "Rapprochement ou division?"
cyberpresse.ca 14 novembre 2013 "Division ou rapprochement?" (version abrégée)

Richard Bergeron, victime de l’image médiatisée

7 novembre 2013

J’ai écouté attentivement les commentaires de Richard Bergeron lors de son passage à l’émission 24 h en 60 minutes du 6 novembre pour expliquer les raisons qui l’ont convaincu de quitter la vie politique, et j’aimerais vous faire part de mes réactions.

D’abord, c’est un homme détendu qui s’est présenté devant les caméras, sans aucune hargne envers qui que ce soit, ce qui, en soi, est déjà tout à son mérite. Son discours était articulé et dépourvu de toute attaque personnelle.

Toutefois, j’ai été sensible à son argumentaire concernant l’image que ses adversaires dans la course à la mairie de Montréal aussi bien que la presse ont martelé sans cesse sur les tribunes médiatiques, à savoir celle du politicien « dogmatique, doctrinaire et exalté », poussant même parfois l’allégorie jusqu’à le qualifier de « rêveur et de révolutionnaire ».

Alors, comment se fait-il que son parti « Projet Montréal » ait doublé le nombre de ses élus, passant de 14 à 28, lors du scrutin du 3 novembre ? À mon sens, la réponse est dans le contenu du message véhiculé dans les paramètres du parti de Richard Bergeron qui, pour sa part, s’est retrouvé marginalisé dans une campagne axée sur l’apparence.

Une campagne au cours de laquelle les « faiseurs d’opinion » ont joué un rôle déterminant en projetant le focus sur le contenant au détriment du contenu et en caricaturant grossièrement le personnage de Richard Bergeron dans des clichés dénigrants qui ont eu l’heur de faire dévier le message du chef de Projet Montréal vers une image négative.

Et pourtant, à l’heure où les analystes politiques clament à tout vent que les politiciens devraient faire de la « politique autrement », Richard Bergeron, s’il en est un, représente sans contredit ce type de politicien qui amène des idées sur la table et qui, de la sorte, aurait fait avancer des projets qui auraient remis sur la carte la réputation de Montréal, entachée par des années de scandales sous Gérald Tremblay.

Mais non, les Montréalais ont préféré porté leur choix sur l’image médiatisée de Denis Coderre, le candidat de la petite politique de corridor, le candidat de l’expérience du pouvoir, celui qui s’est entouré de plusieurs membres d’union Montréal, un parti gangrené par les scandales.

Il faut croire que, dans toute cette histoire, les Montréalais ne sont pas encore mûrs pour un véritable changement à l’Hôtel de Ville puisque qu’ils ont opté pour l’image médiatisée au détriment des idées !

vigile.net tribune libre 7 novembre 2013
quebechebdo 7 novembre 2013

Le couvercle sur la marmite

6 novembre 2013

Sans accorder l’absolution aux trois sénateurs suspendus sans solde par une majorité de leurs compères, j’ai l’impression que nous avons assisté à un enterrement de première classe du scandale des dépenses injustifiées des trois larrons.

Et tout ce cirque joué par des sénateurs aux allures de vierges offensées dont le but non avoué est de tenter de voiler des scandales sur une institution en désuétude et de protéger un premier ministre sans scrupule envers son électorat.

En effet, les dernières révélations entourant l’affaire Duffy ont ébranlé sérieusement la forteresse de l’imperturbable Stephen Harper qui ne peut que se réjouir de la décision du Sénat de refermer le couvercle sur une marmite en pleine ébullition.

Qui plus est, en privant les « coupables » d’au minimum deux ans de leur salaire, la somme retenue par le Sénat surpasse les dettes réclamées aux sénateurs, ce qui, dans les faits, octroie un profit dans les goussets du Sénat.

Toutefois, la trêve risque d’être de courte durée puisque l’opposition continuera de marteler le premier ministre à la Chambre des communes, sans compter les résultats des enquêtes de la GRC qui pourraient révéler d’autres surprises…

vigile.net tribune libre 6 novembre 2013
quebechebdo 6 novembre 2013