Cachez ces itinérants!

16 décembre 2013

Les résultats de la recherche coordonnée par Michel Parazelli, professeur à l’École de travail social de l’UQAM, sur les enjeux relatifs au partage de l’espace public à Montréal et à Québec confirment la tendance à laisser de moins en moins de place aux itinérants dans les centres-villes.

Et, le facteur prioritaire qui ressort des commerçants et des résidants de ces espaces s’articule autour de la « vitrine » que les itinérants offre aux touristes…Un argument pour le moins « mercantile » et mesquin qui ne cadre pas avec le discours miséricordieux du pape François dans sa question « Qui sommes-nous pour les juger ? »

« Ce n’est pas tout d’un coup que les policiers sont devenus moins tolérants envers les itinérants. C’est parce qu’il y avait une demande. Le grand angle des politiques publiques, c’est la revitalisation des centres urbains à des fins touristiques. C’est nécessaire d’en faire des milieux accueillants, sécuritaires et de se classer dans le palmarès des destinations internationales. L’espace public joue un rôle important parce que c’est comme une vitrine…Tu ne peux pas être plus “déviant” que ce qui est toléré dans ce nouvel environnement…Tout le monde parle de cohabitation, mais c’est une drôle de cohabitation, car seulement deux groupes en définissent les termes : les résidants et les commerçants ».

http://www.ledevoir.com/societe/act…

À mon sens, au lieu d’évoquer l’ « image de marque » des centres-villes comme destinations touristiques et les « milieux de vie accueillants », nos élus, à tous les paliers, devraient concentrer leurs efforts sur la diminution de ce fléau qu’est l’itinérance par des mesures d’appui qui permettraient à ces miséreux d’accéder à des conditions susceptibles de retrouver leur dignité humaine.

vigile.net tribune libre 16 décembre 2013
quebechebdo 16 décembre 2013 (version abrégée)
Le Journal de Québec 27 décembre 2013 (version abrégée)


 

Le paradoxe du pape François

15 décembre 2013

Après sa visite à Rio pour les Journées mondiales de la jeunesse en juillet 2013, le pape Francois, dans l'avion du retour, a, une nouvelle fois, cherché à donner un nouveau visage à l'Église catholique en déclarant, à propos des homosexuels : « Qui suis-je pour les juger? »

Par ailleurs, interrogé sur le mariage gay et sur l'avortement, auxquels l'Église est fermement opposée, le pape a répondu : « Vous savez parfaitement la position de l'Église. » Pour la seule fois au cours de cette entrevue, il a répondu brièvement, sèchement, sans autre commentaire.

Deux réponses paradoxales qui illustrent fort bien le dilemme entre François, le pasteur miséricordieux, et le pape François, le chef de l’Église catholique…Et, à mon sens, je suis d’avis que le pasteur incarne davantage le personnage de François, d’où la situation paradoxale à laquelle est soumis quotidiennement le pape François dans l’exercice de ses fonctions.

Personnalité de l’année du magazine Time

Honneur très attendu chaque année, le titre de Personnalité de l’année du magazine Time a été décerné au pape François. Voici quelques extraits de l’article publié par le prestigieux magazine, et qui offrent un éclairage révélateur sur les raisons de cette nomination :

« Il est rare qu’un nouvel acteur de la scène mondiale suscite autant d’attention si rapidement, que ce soit parmi les jeunes ou les plus âgés, parmi les croyants ou les sceptiques. »

« En neuf mois, il a su se placer au centre des discussions essentielles de notre époque : la richesse et la pauvreté, l’équité et la justice, la transparence, la modernité, la mondialisation, le rôle de la femme, la nature du mariage, les tentations du pouvoir. »

« Pour avoir tiré la papauté hors de son palais afin de l’emmener dans la rue, pour avoir poussé la plus grande Église au monde à faire face à ses besoins les plus profonds, et pour avoir fait le juste équilibre entre jugement et compassion, le pape François est la personne de l’année 2013 de Time. »

quebechebdo 15 décembre 2013
vigile.net tribune libre 15 décembre 2013
Le Journal de Québec 17 décembre 2013 (version abrégée)

Au coeur du débat

14 décembre 2013

À la lumière des deux articles parus sur cette tribune signés par Luc Bertrand et Gilles Paquin en date du 10 décembre et du 12 décembre, je ne peux qu’en ressortir avec des points d’interrogation qui demeurent encore sans réponse, tant l’argumentaire de chacun comporte son lot d’assertions qui méritent notre attention.

En guise d’introduction, situons le débat : d’un côté, ceux que l’on qualifie de « purs et durs » et de l’autre, les partisans de la « gouvernance souverainiste » du PQ-Marois.

« En contrepartie [à la gouvernance souverainiste], en appuyant un parti ouvertement et exclusivement indépendantiste, on contribue à ramener l’indépendance au cœur du débat politique, on envoie un message de désaveu au carriérisme et à l’électoralisme du PQ et on encourage tous ceux qui envisagent de changer vraiment les choses de faire de la politique et à bâtir une nouvelle force politique capable d’entraîner le peuple à sa suite. »

http://www.vigile.net/Repenser-le-c…

« Avec l’arrivée de Pauline Marois à la tête du Parti québécois et l’adoption de sa politique de gouvernance souverainiste, le PQ a cessé de faire de la stratégie sur la place publique…Doit-il aussi expliquer encore et toujours pourquoi nous devons faire le pays ? Certainement. Il doit convaincre les Québécois de renoncer à ce système de nature coloniale. Nous mener vers la liberté. Serions-nous plus en mesure d’y arriver en étant tous réunis dans une grande coalition indépendantiste ? Poser la question c’est y répondre. »

http://www.vigile.net/Lettre-ouverte-aux

À priori, il ne fait aucun doute que l’arrivée du Parti québécois sur la scène politique québécoise a suscité un engouement sans précédent pour la cause souverainiste du Québec. Je crois qu’à ce sujet, tous les souverainistes se rallieront.

Par ailleurs, malgré les piétinements auxquels la cause a été victime, que ce soit l’étapisme ou les conditions gagnantes, on peut dire que la souveraineté, sous l’égide du PQ, a pu maintenir son souffle jusqu’au référendum de 1995 où là, plusieurs partisans, particulièrement parmi ceux qui militaient depuis les débuts du PQ, ont vécu une déception amère et, comme je l’ai fait à l’époque, se sont retirés dans leur mutisme.

Plus récemment, de nouveaux partis, tels QS et ON, sont nés du désir profond de plusieurs militants de relancer le débat sur la souveraineté, sclérosé dans le « carriérisme et l’électoralisme » qui transpiraient des politiques du gouvernement du PQ depuis ses derniers mandats.

À mon point de vue, la « gouvernance souverainiste » incarne une démarche de « petits pas » que les « purs et durs » ont peine à accepter. Toutefois, le gouvernement actuel, principalement depuis le débat mobilisateur engendré par la charte des valeurs et, tout récemment le dépôt du projet de loi sur les mines, semble recréer une mobilisation autour de l’option souverainiste qui a vu sa popularité grimper au-dessus des 40 % lors des derniers sondages.

Néanmoins, je considère encore pertinent l’existence de tiers partis, en particulier Option nationale, tout au moins pour entretenir la flamme nationaliste et pousser le parti au pouvoir à mettre davantage le focus sur l’indépendance du Québec. C’est là, à mon sens, un rôle capital.

En conséquence, je ne peux que me rallier à la question de Gilles Paquin : « Serions-nous plus en mesure d’y arriver en étant tous réunis dans une grande coalition indépendantiste ? Poser la question c’est y répondre. » Et j’ajouterais que le PQ doit en manifester l’ouverture et faire mentir le dicton dévastateur qui lui colle à la peau « Hors du PQ, point de salut » !

vigile.net tribune libre 14 décembre 2013

Hors de tout doute raisonnable?

13 décembre 2013

Le verdict est tombé…La décision de la Cour suprême de rejeter la demande d’appel de Jacques Delisle le contraint à la prison à perpétuité pour le meurtre prémédité de sa femme.

Pourtant, l’avocat de la défense, Me Jacques Larochelle, considéré comme l’un des meilleurs plaideurs au Québec, est formel : la balle qui a tué Nicole Rainville le 12 novembre 2009 ne peut pas avoir été tirée comme l’a avancé la poursuite, les propres experts de la Couronne ayant fourni « une preuve quasi mathématique de l’innocence de son client ».

De son côté, l’avocat de la Couronne, Me Steve Magnan, clame que « personne n’est au-dessus de la loi » et que le système judiciaire est capable de condamner à la prison à perpétuité un ancien juge…Soit!

Toutefois, au bout du processus judiciaire suivi par l’ex-juge Jacques Delisle, sommes-nous convaincus qu’il a été condamné pour des preuves « hors de tout doute raisonnable »? Seul, Jacques Delisle a la réponse à cette question!

quebechebdo 13 décembre 2013

Exit les dépliants publicitaires

13 décembre 2013

Je n’ai jamais compté le nombre de dépliants publicitaires qui viennent engraisser le sac des facteurs et le contenu de mon bac de récupération, mais une chose est sure, leur élimination contribuerait certainement à rationaliser le métier de facteur et à diminuer la fréquence de livraison du courrier à domicile.

De cette façon, alliée à l’attrition au cours des cinq prochaines années, cette mesure aurait pour effet d’assurer l’emploi des plus jeunes facteurs tout en récupérant les salaires des futurs retraités.

quebechebdo 13 décembre 2013
vigile.net tribune libre 13 décembre 2013 "Comme une lettre à la poste…"
Le Journal de Québec 14 décembre 2013

À vaincre sans péril…

13 décembre 2013

Curieux comme une même nouvelle peut être couverte différemment dépendamment des médias…Ainsi en est-il de la victoire de Philippe Couillard dans Outremont, Le Devoir nous présentant fièrement l’image du chef du PLQ « en route pour Québec », Le Soleil titrant « Couillard et Heurtel gagnent des partielles au taux de participation anémique »

« Depuis neuf mois, il tient les rênes du Parti libéral du Québec. Philippe Couillard va maintenant pouvoir défendre les couleurs de son parti à l’Assemblée nationale en février prochain. C’est sans surprise que le chef du Parti libéral a été élu avec 55 % des voix, lundi soir, lors de l’élection partielle qui se déroulait dans la circonscription d’Outremont, reconnue comme une forteresse libérale depuis plus de quarante ans…Avec la neige qui s’est abattue une bonne partie de la journée sur Montréal, Philippe Couillard craignait que la météo ne dissuade les électeurs de participer à cette élection partielle. Le taux de participation aura finalement été de 27 %, ce qui a fait dire à M. Couillard : « On a connu une petite tempête aujourd’hui, mais c’est tout un vent libéral qui a soufflé sur Montréal ce soir. » Le Devoir, 9 décembre 2013

« Philippe Couillard a attiré plus [que David Heurtel], mais rien pour bomber le torse. Avec ses 27 %, il se classe au quatrième rang des pires résultats, après Jean-Marc Fournier (21 % en 2010) et Clément Gignac (23 % en 2009), tout juste avant Yolande James (29 % en 2004), tous des libéraux. » Le Soleil, 9 décembre 2013

En réalité, avec un « appui » de 15 % de l’électorat d’Outremont, soit 27 % de 55 %, on ne peut pas dire que le docteur Couillard fait sa rentrée à l’Assemblée nationale par la grande porte, rien pour « se péter les bretelles » comme dirait l’autre, d’autant plus que le PQ et la CAQ lui avaient laissé la voie libre…

Comme le disait si bien Corneille, Le Cid, acte II, scène II, « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »

quebechebdo 11 décembre 2013

Comme une lettre à la poste

12 décembre 2013

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe, Postes Canada va de l’avant avec une réforme en profondeur qui aboutira à la disparition de la livraison du courrier à domicile dans les villes, une hausse faramineuse du prix des timbres, ainsi que l'abolition de milliers de postes, la société de la Couronne évoquant le fait qu’elle doit « maîtriser ses coûts plus que jamais afin de pouvoir continuer d'offrir un service à des tarifs concurrentiels »

Voilà, l’argument choc est lancé, l’économie des dépenses, et tant pis pour les centaines de milliers de citoyens âgés incapables de se déplacer ou de personnes atteintes de mobilité réduite…

Et qui plus est, la société fédérale décrète une nouvelle tarification pour tous les envois effectués à l'intérieur du pays, les contribuables étant appelés à débourser 1,00 $ par timbre comparativement à 0,63 $ actuellement, soit une augmentation de 59 %. En termes clairs, des augmentations de tarifs et des diminutions de services.

D’un autre côté, Postes Canada aura beau clamer qu’elle réduira son personnel de quelque 8000 postes au moyen de l’attrition, il n’en demeure pas moins que ces postes constituent une coupure indirecte et des emplois de moins pour d’éventuels candidats à ces postes.

En bref, une réforme qui risque de passer « comme une lettre à la poste », annoncée au lendemain de la fin des travaux à la Chambre des communes…au grand dam des utilisateurs qui devront payer un prix majoré substantiellement pour faire parvenir leur courrier et des destinataires qui auront à se déplacer pour le recevoir!

quebechebdo 12 décembre 2013
vigile.net tribune libre 13 décembre 2013
cyberpresse.ca 18 décembre 2013 "Vos réactions aux coupures chez Postes Canada"
 

135ième anniversaire de la naissance de Lionel Groulx

11 décembre 2013

« Nulle nation, si petite soit-elle, n’a l’obligation, encore moins le devoir d’accepter le génocide par complaisance pour un plus puissant. Le droit des petites nations à la vie n’est inférieur en rien au droit des grandes nations. » Lionel Groulx, 1964

« Groulx nous rappelle que nous ne sommes pas que des individus. Il nous rappelle que nous sommes des animaux politiques, c’est-à-dire que nous appartenons nécessairement à un héritage historique, lequel est précieux, et qu’il faut à tout prix conserver pour ne pas se renier soi-même jusqu’à s’éteindre. Non pas s’éteindre physiquement et individuellement , mais collectivement et culturellement : se folkloriser dans le grand banquet multiculturel. » http://www.vigile.net/Pourquoi-lire…

Fils de Léon Groulx et de Philomène Pilon, veuve en 1878, mariée en secondes noces à William Émond en 1879 ; frère d’Angélina, Albert et Julien ; demi-frère d’Alexandrine, Flore, Émilia, Sara, Valentine, Charles-Auguste, Imelda, Joséphine, Honorius, Paul et Cécile.

Il poursuit de longues études en Amérique et en Europe : · Académie des Clercs de Saint-Viateur (Vaudreuil), cours primaire, 1884-1890 · Séminaire de Sainte-Thérèse, baccalauréat ès arts, 1891-1899 · Grand Séminaire de Montréal, études théologiques, 1900-1903 · La Minerve (Rome), doctorat en philosophie, 1907 et doctorat en théologie, 1908 · Université de Fribourg, cours de littérature, 1909 · Université Laval à Montréal, maîtrise ès arts, 1917 · Université de Montréal, doctorat ès lettres, 1932

Il est ordonné prêtre à Valleyfield en 1903. Comme étudiant puis comme prêtre, il enseigne les belles-lettres et la rhétorique au Collège de Valleyfield de 1900 à 1915, avec une interruption de trois ans durant laquelle il effectue un voyage d’études à l’étranger entre 1906 et 1909.

De 1915 à 1920, il donne un cours d’histoire générale et d’histoire du commerce et de l’industrie à l’École des hautes études commerciales de Montréal. En 1915, il est nommé professeur à l’Université Laval à Montréal où il inaugure la première chaire d’histoire du Canada. Il y conserve cette fonction jusqu’en 1949, l’interrompant à quelques reprises pour des voyages de recherches ou de cours et de conférences : il travaille ainsi aux Archives de Londres et de Paris en 1921 et 1922, et est délégué par l’Université de Montréal pour donner des conférences sur l’histoire du Canada aux universités de Paris, de Lille et de Lyon en 1931.

Outre ses conférences et son enseignement universitaire, il donne des cours au Collège Basile-Moreau de Saint-Laurent, de 1927 à 1950, à l’École normale d’enseignement secondaire de Montréal et à la station radiophonique CKAC de Montréal en 1949 et 1950.

D’une activité débordante, il donne de multiples conférences, causeries et retraites fermées tant au Canada qu’à l’étranger, et milite dans de nombreux mouvements et organisations. Il est ainsi, entre autres : · directeur de L’Action française, 1920-1928 · vice-président de la Société Saint0Jean-Baptiste de Montréal, 1939 · président du Comité des fondateurs de l’Église du Canada, 1947-1965 · président-fondateur de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, 1946-1967 · directeur de la Revue d’histoire de l’Amérique française, 1947-1967

Tout au long de sa vie, il multiplie les appels à la jeunesse et favorise l’éclosion de mouvements patriotiques organisés, notamment les Jeune-Canada dans les années trente et les Jeunesses laurentiennes au cours de la décennie suivante.

Distinctions honorifiques : · Médaille Chapleau · Médaille du Gouverneur général du Canada · Prix de l’Académie française · Médaille de la Société historique de Montréal · Médaille Mallat de Bassilan de la Société de géographie commerciale de Paris · Chanoine honoraire du diocèse de Montréal, Archevêché de Montréal · Membre de l’Académie canadienne-française · Professeur émérite de l’Université de Montréal, · Ordre de la fidélité française du Conseil de la vie française en Amérique · Médaille de la Société historique franco-américaine · Prix Champlain du Conseil de la vie française en Amérique · Mérite de la Société historique du Canada · Timbre historique à son effigie de l’Agence Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal · Prix du grand jury des lettres

Doctorats honorifiques : · Université d’Ottawa · Université Laval · Université de Montréal

Membre à vie : · Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke · Société historique du Canada · Société généalogique canadienne-française

En conclusion, je vous invite à voir et à écouter ce documentaire exceptionnel de Pierre Patry tourné en 1960 intitulé Le chanoine Lionel Groulx, historien, http://www.onf.ca/film/chanoine_lio… 56 minutes de pur délice pour les amateurs d’histoire.

vigile.net tribune libre 11 décembre 2013 
quebechebdo 14 décembre 2013 (version abrégée)

La main tendue pour la galerie

11 décembre 2013

En septembre 2000, le président Bill Clinton et Fidel Castro s’étaient serré la main, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, mais, comme le geste avait échappé aux caméras, la Maison-Blanche avait d’abord tenté de nier que ce geste s’était réellement passé avant de se raviser devant les nombreux témoignages le confirmant, tout en alléguant que les deux chefs d’État n’avaient échangé « aucune parole significative ».

Cette fois-ci, c’est au tour de Barack Obama et de Raùl Castro d’échanger une poignée de main à l’occasion de la cérémonie d’adieu à Nelson Mandela le 10 décembre et, cela sous l’œil aiguisé des caméras qui en ont fait leur chou gras à la une des médias.

Nonobstant le geste de civilité d’Obama envers Castro, croyez-vous vraiment que cette main tendue contribuera à atténuer le climat de tension entre les deux pays causé par un embargo économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba qui dure depuis 1962 ?

quebechebdo 11 décembre 2013

Trois chefs d’État s’amusent…aux funérailles de Mandela

11 décembre 2013

Je ne sais pas si le photographe Roberto Schmidt de l’AFP en train de croquer sur le vif le président américain Barack Obama, le premier ministre britannique David Cameron et la première ministre de Suède Helle Thorning-Schmidt se prendre en photo, tout sourire, aux funérailles de Nelson Mandela, savait qu’il volerait la vedette mais une chose est sûre, cette photo passera à l’histoire comme une des images les plus « déplacées » jamais illustrées en de pareilles circonstances!

N’eût été du contexte dans lequel cette photo a été prise, on pourrait croire que nos trois lurons sont en train de participer à un party de fin d’année d’adolescents du secondaire…Un geste d’une bassesse indigne de trois chefs d’État en train de s’amuser aux côtés d’une Michelle Obama qui, seule, rehausse le décorum approprié aux cérémonies d’adieu à Nelson Mandela.

quebechebdo 11 décembre 2013