Un p’tit 2 $ profitable pour Katia Pitre

23 décembre 2013

L’odyssée de la policière de 29 ans Katia Pitre pour l’atteinte d’un objectif de plus de 300 000 $ qui lui permettra de suivre un traitement expérimental aux États-Unis contre un cancer agressif des ovaires est maintenant terminée.

Parmi toutes les initiatives qui ont contribué à atteindre l’objectif fixé, il m’apparaît opportun de signaler la contribution de ses collègues du Service de police qui, en plus de mousser la collecte de financement auprès de la population, ont accepté de verser 2 $ par semaine sur leur paie pour venir en aide à Katia depuis le mois d'avril 2013.

Un p’tit 2 $ profitable et un gage de solidarité à souligner, particulièrement en cette période du temps des Fêtes propice à de tels gestes de partage envers les personnes affectées par la maladie…Chapeau aux confrères de travail de Katia!

quebechebdo 23 décembre 2013

Le Québec doit se doter d’une Constitution

22 décembre 2013

Au Québec, à la suite du scrutin, compte tenu que le Québec est l’une des parties d’un ensemble politique nommé le Canada et que cet ensemble est une monarchie constitutionnelle dont le chef d’État est Élisabeth II, Reine du Canada, les candidats élus doivent être assermentés par le secrétaire général de l’assemblée nationale pour pouvoir siéger au sein de cette institution. À cette occasion, le député prête les deux serments suivants :

- le serment d’allégeance au roi ou à la reine du Canada :

« Je, (nom du député), jure [déclare solennellement] que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à Sa Majesté la Reine Elizabeth II. »

- le serment de loyauté envers le peuple québécois :

« Je, (nom du député), déclare sous serment que je serai loyal envers le peuple du Québec et que j’exercerai mes fonctions de député avec honnêteté et justice dans le respect de la constitution du Québec. »

En 2003, lors de son assermentation en tant que chef de l’Opposition officielle et député réélu dans Verchères, Bernard Landry avait enluminé son serment d’allégeance par « tant que durera le présent ordre constitutionnel et en espérant que la démocratie le change un jour ».

En ce qui concerne la Constitution du Québec, évoquée dans le serment de loyauté, elle désigne l’ensemble des règles qui régissent le fonctionnement du Québec. Toutefois, la Constitution du Québec est de nature coutumière, à savoir qu’elle n’est pas rassemblée dans un document unique, mais se compose d’un ensemble de textes dont il n’existe pas de liste officielle ni même de consensus sur la question de savoir quels documents font partie de cette constitution.

En 2007, dans son allocution au premier congrès de l’Association québécoise de droit constitutionnel, l’ancien ministre libéral des affaires intergouvernementales canadiennes Benoît Pelletier affirmait :

« L’une des premières questions qui se pose est, bien sûr, liée au contenu d’un éventuel texte fondamental dont pourrait se doter le Québec. En 2001, le comité que j’ai présidé énumérait certains éléments possibles d’une consolidation des règles fondamentales gouvernant le Québec. Ainsi, de manière générale, nous suggérions qu’un tel document puisse contenir tous les éléments, actuellement épars, qui forment la constitution matérielle du Québec. »

La même année, le constitutionnaliste et député péquiste de l’opposition de l’époque Daniel Turp déposait un projet de Constitution québécoise, soit le projet de loi 196, à l’Assemblée nationale, lequel n’a même pas passé la première lecture.

Après toutes ces années à tergiverser sur des hypothèses et des vœux pieux sur la pertinence pour le Québec de se doter d’une véritable Constitution, il est urgent que le gouvernement procède au dépôt d’un projet de Constitution québécoise qui prônerait, entre autre, un seul « serment d’allégeance envers le peuple québécois » lors de l’assermentation des députés.

vigile.net tribune libre 22 décembre 2013
quebechebdo 22 décembre 2013


 

Les anti-charte « partiels »

21 décembre 2013

Le simple titre de l’article signé par Marie Vastel dans Le Devoir du 20 décembre, à savoir « Anti-charte n’égale pas fédéraliste, Des souverainistes opposés au projet du PQ dénoncent le virage idéologique de Maria Mourani », sème, à mon sens, une confusion telle qu’il donne l’impression que certains militants souverainistes se montrent contre le projet de loi proposé par le Parti québécois sur la laïcité.

Pourtant, quand on scrute la réalité qui suscite le débat en cours sur le virage de Maria Mourani au fédéralisme, en relation avec l’argumentaire développé dans cet article, on se rend vite compte que seul l’article 5 du projet de loi, à savoir l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires, sur un projet de loi qui contient 52 articles, est au centre de l’argumentaire des souverainistes qualifiés d’anti-charte.

D’autre part, toujours en relation avec l’article pré-cité, je me sens mal à l’aise, voire perplexe, avec le concept de la « laïcité inclusive » prônée par Alexandre Leduc, défendant la position de QS : « On peut facilement être en faveur de l’indépendance du Québec, et au même moment être en faveur d’une laïcité inclusive. »

En effet, comment une « laïcité inclusive » peut-elle être conciliable avec l’objectif du projet de charte des valeurs québécoises qui place en tête de ses priorités la « laïcité de l’État »? Comment peut-on parler de laïcité inclusive « et » de laïcité de l’État si ce même État doit respecter les croyances religieuses de tous et chacun à l’intérieur de l’appareil étatique?

À mon avis, de s’embarquer dans un tel débat conduit au cul de sac de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne et, par ricochet, au sacrosaint multiculturalisme de Trudeau.

Conséquemment, si les « anti-charte souverainistes partiels » abondent dans cette voie, qu’ils le disent et alors, on pourra en conclure qu’ils sont vraiment contre la charte de la laïcité…Sinon, qu’ils ramènent le débat à sa juste proportion, à savoir leur désaccord avec l’article 5, et ils pourront faire valoir leur point de vue lors des consultations prévues à cet effet.

quebechebdo 21 décembre 2013

Si anti-charte n’égale pas fédéraliste…alors, anti-charte égale quoi?

21 décembre 2013

L’article signé par Marie Vastel dans Le Devoir du 20 décembre sous le titre Anti-charte n’égale pas fédéraliste condamnant, de la part de certains souverainistes, le virage de Maria Mourani au fédéralisme sème, à mon sens, une confusion telle que, à la suite de la lecture de cet article, on pourrait supposer que certains anti-charte ont choisi un Québec inclusif axé autour du multiculturalisme au détriment d’un Québec-nation enraciné dans ses valeurs propres.

http://www.ledevoir.com/politique/c…

En sous-titre à cet article, on peut lire Des souverainistes opposés au projet du PQ dénoncent le virage idéologique de Maria Mourani. Leurs arguments ?

« Vous avez tort, Mme Mourani ! […] Tous les indépendantistes ne sont pas à mettre dans le même panier », lui a répliqué jeudi un groupe de militants d’autres formations souverainistes.

Incrédules devant le changement de cap de la députée fédérale, ces candidats et partisans de Québec solidaire (QS) et d’Option nationale, ainsi que des universitaires membres du mouvement indépendantiste, ont voulu prendre la plume pour rappeler à d’autres souverainistes qui s’opposent à certains pans de la charte péquiste qu’une autre frange du mouvement est du même avis.

« On peut facilement être en faveur de l’indépendance du Québec, et au même moment être en faveur d’une laïcité inclusive », a fait valoir en entrevue Alexandre Leduc, de QS. »

« Une laïcité inclusive »…Mais, que diable, une laïcité inclusive peut-elle véhiculer d’autre qu’un multiculturalisme à la Trudeau ? Comment peut-on parler de laïcité inclusive et de laïcité de l’État si ce même État doit respecter les croyances religieuses de tous et chacun ?

Foutaise !…J’invite les anti-charte inclusifs à répondre à cette question : si anti-charte n’égale pas fédéraliste, alors anti-charte égale quoi ?

vigile.net tribune libre 20 décembre 2013

Bienfaits des fêtes en famille

20 décembre 2013

L’être humain est ainsi fait qu’il doit vivre une carence au niveau des bienfaits qui l’entourent pour vraiment les apprécier. L’an dernier, j’ai dû passer les fêtes sur un lit d’hôpital suite à des complications post-opératoires.

À coté de moi était alitée une dame d’une quarantaine d’années qui venait d’apprendre qu’elle souffrait d’un cancer dont elle ignorait encore la gravité mais qui faisait preuve d’un moral à tout épreuve devant les siens. Toutefois, lorsque sa famille n’était pas là, je l’entendais pleurer derrière le rideau qui nous séparait….J’ai appris plus tard que cette dame était décédée.

Quant à moi, durant mes longues périodes de solitude à regarder le plafond au-dessus de mon lit, en repassant dans ma tête mes Noëls et mes Jours de l’an en famille, je vous avoue que la boule d’émotivité est venue me serrer la gorge souvent.

Toutefois, cette année, avec le retour à la santé, je puis vous assurer que je vais apprécier les bienfaits des fêtes en famille. Aussi, je vous invite à ne pas attendre d’être malade et à profiter, pendant qu’il est temps, de la présence de vos proches pendant ces festivités.

Je vous souhaite un Noël joyeux et une année remplie de petits bonheurs auprès des vôtres!

quebechebdo 20 décembre 2013
Le journal Métro 24 décembre 2013

Un dossier à suivre…

20 décembre 2013

« Des choix difficiles ont dû être faits », a répété à plusieurs reprises le grand patron de Postes Canada, Deepak Chopra, devant un comité parlementaire le 18 décembre sur la réforme proposée, tout en ajoutant que les changements seront mis en oeuvre de façon « réfléchie » et que Postes Canada fera preuve d'innovation dans la recherche de solutions pour les personnes âgées et celles à mobilité réduite…Un dossier à suivre!

quebechebdo 20 décembre 2013

Rendez-vous manqué avec notre histoire

19 décembre 2013

« Que de pauvres gens émasculés de tout sens national, habitués à encaisser les affronts comme d’autres les récompenses, les coups de pied comme d’autres les caresses, se permettent de trouver ces griefs de peu d’importance, après tout, libre à eux, mais pour l’amour du ciel, qu’ils n’essaient pas d’imposer leur tempérament d’esclaves à ceux qui ont une autre notion de la liberté, de la dignité et de la fierté. » Lionel Groulx

Le billet signé par Hubert Larocque dans la rubrique Carrefour de cyberpresse,ca le 17 décembre sous le titre L'histoire : une addition de faits ou le récit des Québécois? révèle de façon percutante que « nous ne voyons plus que nous sommes les fondateurs et les maîtres du pays et [que] nous n'avons plus la lucidité et la force de nous affranchir de ce qui s'y oppose…C'est l'histoire qui nous enseigne comment nous en sommes arrivés à ce point de délabrement national et qui nous indiquerait, si elle était convenablement enseignée, les voies d'un redressement ».

Or, comme « nos chefs, même les plus estimés, n'étaient et ne sont toujours que des «demi-fédéralistes» à la conscience divisée et opportuniste », le Québec a manqué son rendez-vous avec son histoire, écrite par des historiens qui « nagent dans une grande incohérence par le fait qu'ils prétendent écrire une histoire en soi, objective, alors que celle-ci est toujours l'histoire d'un peuple et que, si elle n'est pas la nôtre, elle est au service de la vision et des intérêts adverses du Canada. »

Au moment où le ministère de l’Éducation s’apprête à reformuler le contenu du cours d’histoire nationale, nombreux sont les intervenants qui montent aux barricades pour dénoncer un contenu qu’ils jugent « trop politique »

Et, de poursuivre M. Larocque, « Le matin de sa première «victoire», en 1976, si le PQ avait compris ce qu'était l'indépendance, il serait arrivé au pouvoir avec, en main, un jeu complet de manuels d'une authentique histoire du Québec et, comme premier acte, en aurait imposé l'étude complète et non édulcorée dans toutes les écoles du Québec. Une fois posées les bases d'une connaissance et d'une conscience nationales réellement décolonisées, tout le reste serait devenu possible. »

Espérons que les concepteurs du nouveau programme d’histoire nationale au secondaire contribueront à inculquer à notre jeunesse « les bases d'une connaissance et d'une conscience nationales réellement décolonisées » et à faire en sorte que nos jeunes ne manquent pas à leur tour leur « rendez-vous » avec notre histoire!
 

quebechebdo 19 décembre 2013

Zanetti prend du panache

18 décembre 2013

La sortie de Sol Zanetti, dans le Devoir du 16 décembre sous le titre Le Canada est un «corps étranger» que l’attentisme ne saurait retirer, démontre que le nouveau chef d’Option nationale a le sens de la réplique et la verve pour inciter Jean-François Lisée à se commettre sur sa dernière déclaration qualifiant le Canada de « corps étranger », et à passer de la parole aux actes.

« Lorsque le PQ et Québec solidaire auront renoué avec l’audace et la franchise sur la question indépendantiste, nous marcherons avec eux sans hésitation. Le Québec peut compter sur nous. Cela dit, il faudra beaucoup plus que quelques sorties sporadiques suggérant les bienfaits de l’indépendance du Québec pour nous convaincre que vous êtes sérieux dans votre démarche. Comment croire qu’il ne s’agit pas simplement d’une manoeuvre électoraliste pour éviter de perdre encore plus d’appuis chez les indépendantistes ? Vous avez le fardeau de la preuve. »

Aucun souverainiste le moindrement informé des « incartades » du gouvernement fédéral dans les plates-bandes du Québec et de son mépris mesquin pour ses institutions ne peut être en désaccord avec la déclaration du ministre Lisée, et, en ce sens, je ne peux que l’endosser entièrement.

Toutefois, si on exclut le dossier du projet de charte des valeurs du gouvernement Marois qui a contribué à relancer le débat sur notre identité nationale, force nous est de constater que les propos de Sol Zanetti sur l’immobilisme du gouvernement péquiste au sujet de la promotion de l’option souverainiste rejoignent une bonne partie de sa base militante et des souverainistes des tiers partis.

Conséquemment, il m’apparaît pertinent de retenir la conclusion du chef d’ON dans son billet lorsqu’il frappe sur le clou de la responsabilité du PQ envers l’option souverainiste dont il se fait le défenseur : « Les militants du Parti québécois qui tiennent le fort du mouvement indépendantiste sans relâche depuis plus de quarante ans méritent que leurs leaders fassent preuve d’un courage qui soit à la hauteur de leur lutte. Si le PQ refuse de prendre des engagements clairs quant à son mode d’accès à l’indépendance, il devra au moins jouer franc jeu et expliquer pourquoi. »
 

quebechebdo 18 décembre 2013

Charte des valeurs: l’événement de la scène politique québécoise 2013

17 décembre 2013

À mon point de vue, le dépôt du projet de charte des valeurs québécoises présenté par Bernard Drainville aura été l’événement le plus marquant de la scène politique québécoise pour l’année 2013.

Et il ne fait aucun doute dans mon esprit que le délicat débat entre les droits individuels et les droits collectifs suscité par le dépôt de ce projet de charte demeure encore à ce jour l’onde de choc qui polarise les divers argumentaires autour de la controverse qui émerge des divers intervenants.

Toutefois, au-delà des principes qui sous-tendent les divers argumentaires, il m’apparaît que l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans la fonction publique proposée par le document de présentation incarne des positions diamétralement opposées.

Partant du constat, d’une part, que ce projet de charte de la laïcité vise la séparation de la religion et de l’État, et que, d’autre part, la communauté musulmane, en particulier, se trouve touchée par la mesure proposée, je suis d’avis que ces immigrants doivent respecter les limites établies par leur communauté d’accueil s’ils occupent une fonction liée à l’appareil étatique.  

quebechebdo 17 décembre 2013

Le Bloc a-t-il encore sa raison d’être?

17 décembre 2013

Quoique les spéculations concernant le remplacement de Daniel Paillé à la tête du Bloc québécois aient déjà démarré dans les médias «quelques minutes» après l’annonce de sa démission, ce qui, soit dit en passant, manque pour le moins de décorum, je demeure convaincu que la pertinence d’un parti souverainiste à Ottawa représente la vraie question que les bloquistes devraient se poser.

À cet effet, ce n’est pas d’hier que la question de la pertinence du Bloc aux Communes suscite des interrogations de la part de plusieurs souverainistes québécois qui y voient une dispersion des politiciens voués à la cause souverainiste au détriment du rôle de «chien de garde» des intérêts des Québécois dévolu aux députés bloquistes sur la scène fédérale.

En ce qui me concerne, je rejoins sans détour les tenants de la dissolution du Bloc pour des raisons de cohérence et de stratégie, à savoir que c’est sur le territoire du Québec que la joute souverainiste doit se jouer et que c’est ici que les forces militantes doivent se mobiliser. 

quebechebdo 17 décembre 2013
vigile.net tribune libre 17 décembre 2013
Le journal Métro 18 décembre 2013