Aubut s’emballe!

30 décembre 2013

Dès les premiers Jeux olympiques de l’ère moderne en Grèce en 1896, le baron Pierre de Coubertin invitait les athlètes à donner le meilleur d’eux-mêmes et à vivre ce dépassement comme une victoire, d’où la phrase désormais célèbre « l’essentiel n’est pas de gagner mais de participer ».

Un peu plus d’un siècle plus tard, Marcel Aubut, le président du Comité olympique canadien, lance un message pour le moins contradictoire avec l’esprit olympien du baron de Coubertin en exhortant les athlètes canadiens à dépasser la « simple participation » : « On s’en va pour gagner », clame-t-il.

Dans mon esprit, un tel emballement de la part de Marcel Aubut fait fi des centaines d’athlètes qui ont sué sang et eau pour se qualifier dans les équipes canadiennes et pouvoir ainsi atteindre leur objectif de « participer » aux Jeux de Sotchi.

Monsieur Aubut, encore une fois, vos paroles manquent de la nuance nécessaire pour replacer vos ambitions personnelles dans le placard au profit des ambitions de tous ces athlètes pour qui « l’essentiel n’est pas de gagner mais de participer » !

quebechebdo 30 décembre 2013
vigile.net tribune libre 1er janvier 2014 "Marcel Aubut s'emballe!"

Hausse du prix de l’essence

29 décembre 2013

Le prix de l’essence à la pompe a augmenté de 10 à 15 cents le litre vendredi le 27 décembre dans les régions de Québec et de Montréal.

Raison officielle: les marges des détaillants étaient devenues relativement minces en raison d'une relative stabilité des prix à la pompe et d'un bond des coûts de remplacement de la matière.

Raison officieuse: l’achalandage accru des automobilistes appelés à se déplacer durant la période des fêtes pour rendre visite à leur famille.

À vous de choisir la véritable raison!…

quebechebdo 29 décembre 2013

Mes prix citron et orange pour 2013

29 décembre 2013

Tout d’abord, d’emblée, j’accorde à Stephen Harper le prix citron pour son incapacité à se défaire du bourbier des scandales au Sénat, malgré ses manœuvres désespérément élusives.

Ensuite, mon prix orange est octroyé au pape François pour avoir réussi à initier une attitude d’ouverture et de miséricorde depuis longtemps oubliée au sein de l’Église catholique.

quebechebdo 29 décembre 2013
Le Journal de Québec 30 décembre 2013 "Prix citron et orange 2013"

Pourquoi pas un temple de la renommée des artistes québécois?

28 décembre 2013

La plupart des sports ont leur temple de la renommée…Pourtant, nos artistes contribuent grandement à la «renommée du Québec»! En conséquence, je lance la proposition au ministre québécois de la Culture, Maka Kotto: pourquoi le gouvernement souverainiste du Québec n’instaurerait pas un temple de la renommée des artistes québécois?

Un dossier qui ferait sans contredit l’unanimité au sein de nos élus à notre auguste Assemblée nationale!

quebechebdo 28 décembre 2013
Le Journal de Québec 29 décembre 2013 "Un temple de la renommée des artistes québécois?"

Harper s’élance…et fend l’air!

28 décembre 2013

En prenant connaissance de l’article d’Hélène Buzzetti paru dans le Devoir du 28 décembre sous le titre «2013 l’année perdue de Stephen Harper», je n’ai pas pu m’empêcher de m’imaginer notre PM canadian se présenter au marbre devant un lanceur redoutable.
http://www.ledevoir.com/politique/canada/396125/l-annee-perdue-de-stephen-harper

En effet, devant la panoplie de scandales qui ont littéralement muselé Stephen Harper aux Communes, son gouvernement aura assisté impuissant à des «élans» qui n’auront que «fendu l’air»!

Pourtant, ce n’est pas parce que notre rusé «frappeur» n’aura pas tenté d’expulser hors du champ le Sénatgate…que l’on pense à la signature de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne, à l’aide financière accordée par Ottawa à la collectivité éprouvée de Lac-Mégantic et finalement, aux mesures prises par Ottawa pour renforcer la sécurité ferroviaire.

Dans les trois cas, chaque fois que Harper s’élançait pour mousser ces dossiers, il était confronté à un barrage de questions de la part des médias qui venaient annihiler complètement ses manoeuvres de diversion.

Et, pour poursuivre mon allégorie, notre PM national, compte tenu de la prorogation du Parlement qui a écourté la session, a été contraint de laisser passer plusieurs projets de loi qui sont morts au feuilleton, tels C-30 sur les pouvoirs accrus aux policiers, et C-4 qui fait en sorte que c’est désormais Ottawa seul qui détermine quels fonctionnaires prodiguent des services essentiels, et qui change également les règles relatives à la nomination des juges québécois à la Cour suprême.

Reste à savoir quelle sera la performance de Stephen Harper lorsqu’il se présentera au bâton devant le Sénatgate au début de la saison 2014…À moins que d’ici là, le puissant lanceur ait décidé de prendre sa retraite!…

quebechebdo 28 décembre 2013

Frédéric Back: pionnier de l’éveil collectif en matière environnementale

27 décembre 2013

« On ne peut pas imposer le changement par la violence, alors j'essaie de le faire le mieux possible par des images. » Frédéric Back

Toute sa vie, Frédéric Back a su montrer, enseigner et partager son amour de l'art et de la nature, tout particulièrement auprès des enfants, et s’est dévoué corps et âme pour la préservation de l’environnement pour laquelle il aura été un pionnier infatigable.

Parmi les nombreuses personnes qui ont réagi au décès de Frédéric Back, le réalisateur Phil Comeau qui a produit un documentaire sur la vie de l'artiste, illustrateur et cinéaste sous le titre « Frédéric Back, grandeur nature », raconte que, dans les années ‘70, quand Frédéric Back parlait d'environnement, « tout le monde riait de lui ». Pour le réalisateur, M. Back aura marqué toute une génération par « son amour de l'environnement ».

Jusqu'à la fin de sa vie, Frédéric Back continuera à dessiner et s’impliquera plus que jamais dans des projets reflétant les valeurs auxquelles il a toujours adhéré, à savoir la défense des animaux et de la nature. Membre fondateur de la « Société pour Vaincre la Pollution » et de la « Société Québécoise pour la Défense des Animaux », il répondra aux questions relatives au cinéma d’animation et à l’environnement, interviendra dans les écoles, illustrera des livres, créera des affiches et…continuera de planter des arbres !

quebechebdo 26 décembre 2013
Le Journal de Québec 31 décembre 2013 "Frédéric Back: un pionnier"
cyberpresse.ca 7 janvier 2014 "Frédéric Back, grand comme nature!"

Ça s’est passé le 23 mars 1944

27 décembre 2013

Le 23 mars 1944, dans le deuxième match de la demi-finale de la Coupe Stanley, Montréal a disposé de Toronto par la marque de 5 à 1. Au plus grand plaisir de ses admirateurs, Maurice Richard avait compté les cinq buts. À ce jour, seulement quatre autres joueurs ont marqué autant de fois en une seule rencontre d’après saison. Au terme de la partie disputée au Forum, le Rocket s’est vu décerner la première, la deuxième et la troisième étoile!

Dans son mémoire présenté comme exigence partielle de sa maîtrise en histoire en janvier 2008, sous le titre « Le processus d’héroïsation du Rocket », Julie Perrone décrit en ces termes les retombées d’un tel exploit :

« Le nom de Richard est maintenant sur toutes les lèvres, ce qui explique que cette performance soit décrite en détail dans tous les journaux examinés. L'exploit est aussi un record pour le domaine du hockey en général, ce qui permet à la renommée de Richard de déborder de l'enceinte du Forum.

Les cinq buts et les trois étoiles sont agrémentés de l'histoire du « borrowed hickory » [bâton emprunté]. Richard avait en effet emprunté un bâton au joueur Léo Lamoureux pour la durée de l'affrontement et s'était empressé de dire qu'il ne retournerait pas de sitôt le bâton à son propriétaire. L'histoire n'est alors racontée qu'au « Montreal Star » mais elle s'inscrira au livre des légendes à force d'être répétée.

« The Globe and Mail », « Le Soleil » et « Le Devoir » soulignent le travail d'équipe qui a rendu l'exploit possible plutôt que la prouesse personnelle de Richard. Il est vrai que Toe Blake et Elmer Lach, les collègues du Rocket sur la « Punch Line », ont souvent sacrifié leur fiche de rendement personnel au profit de celle de Maurice Richard. « La Presse » et « The Montreal Star » rappellent les origines modestes de ce dernier: « the Ahuntsic kid » qui a débuté « sur les patinoires en plein air du parc Lafontaine », alors que les journalistes sportifs du « Globe and Mail » se remémorent les nombreuses blessures dont il a souffert.

C'est donc à la fois une histoire de réussite que l'on veut raconter mais aussi un parcours rempli d'obstacles physiques. Le « Montreal Star » profite de cette nouvelle des cinq buts de Richard pour réitérer la ressemblance du Rocket avec Howie Morenz, ce qui ne cesse de se répéter dans les médias depuis l'arrivée du joueur dans la ligue.

À ce sujet, l'auteur Jules Gritti affirme que les médias communiquent leurs informations à trois niveaux successifs: la banalisation, la normalisation et la symbolisation. La banalisation peut être illustrée par la comparaison de Richard avec Morenz; on banalise en répétant. Une fois l'équation Morenz égale Richard acceptée, Richard devient lui-même la norme, l'élément de comparaison, ce qui représente le deuxième niveau de communication médiatique.

Gritti confirme que les médias ont le pouvoir de « modifier les moeurs et les normes courantes dans divers milieux sociaux et même dans la société globale». La norme d'excellence dans le domaine du hockey est en effet modifiée durant la période 1942-1960, période correspondant à la carrière de Richard. Le troisième niveau de communication, la symbolisation, consiste en l'utilisation d'une image pour véhiculer un modèle à suivre. L'histoire de Richard semble déjà se formuler en prenant en compte la postérité. Une histoire simple et répétée par tous devient alors un véhicule de mémoire très efficace. »
http://bing.search.sympatico.ca/?q=Le%20processus%20d%27h%E9roisation%20du%20Rocket%20julie%20Perrone%20janvier%202008&mkt=fr-CA&setLang=fr-CA

La théorie de Jules Gritti sur les trois niveaux de communication des médias fait ressortir une vérité souvent utilisée sur le rôle majeur que peuvent jouer les médias auprès de la population. Le phénomène d’héroïsation de Maurice Richard, sans rien enlever au talent phénoménal du Rocket, en est un exemple percutant…Aussi pourrait-il nous servir de point de repère dans l’analyse des commentaires parfois « partisans » des médias sur certains événements de la scène politique !
 

quebechebdo 27 décembre 2013
vigile.net tribune libre 27 décembre 2013

Retrouver la chaleur du contact humain

24 décembre 2013

C’est Yvon Deschamps qui parodiait, dans un de ses monologues à propos d’une famille miséreuse que son père hébergeait dans le garage au détriment de sa voiture qu’il laissait à l’extérieur, qu’il n’était pas pour « mettre le monde dehors pour des machines »!

C’est un peu ce à quoi ressemble l’argumentaire de Marco Saccaro dans son billet paru dans Le Devoir du 12 décembre 2013 sous le titre « Résister à la déshumanisation électronique du monde » : « L’espèce humaine en est une sociale. L’interaction avec nos semblables est une base fondamentale de qui nous sommes en tant qu’humains. Si, plutôt que de côtoyer des humains, nous côtoyons des machines, que reste-t-il ? »
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/394956/resister-a-la-deshumanisation-electronique-du-monde

Notre société automatisée n’est-elle pas en train d’oublier que c’est le cerveau humain qui l’a conçue? Pourtant, quand on gratte un peu ce qui se cache sous le couvert pernicieux de la sacrosainte « évolution », il est facile de constater que les enfants sont littéralement envoûtés par l’écran cathodique au détriment des escapades extérieures avec des amis, que la proximité dégagée par les échanges téléphoniques a été bafouée par l’anonymat des messages électroniques, que la chaleur du contact personnel avec les représentants des succursales financières a été reléguée dans le placard au profit de la froideur des guichets automatiques.

Quoique parfaitement conscient que le mouvement entrepris par les nouvelles technologies soit irréversible, il m’apparaît essentiel que nous exercions un certain contrôle sur nos outils de communication si nous désirons établir ou rétablir une véritable communication avec nos interlocuteurs.

À mon sens, les relations humaines doivent transcender le médium et conserver toute la richesse du contact humain dans ce qu’il a de plus intime, à savoir la complicité d’un simple regard ou d’une main posée sur l’épaule, la douceur d’un sourire ou l’expression d’un silence.

« Lorsque nous décidons des services que nous utilisons et au moment de prendre des décisions de consommation, nous déterminons le monde dans lequel nous vivrons demain…Suffit d’en prendre conscience », conclut M. Saccaro. Absolument d’accord avec lui…À nous d’en tirer nos propres conclusions et de profiter, voire de susciter, des rencontres personnelles qui nous enrichiront du contact avec l’autre et qui contribueront à « résister à la déshumanisation électronique du monde »!

quebechebdo 24 décembre 2013
vigile.net tribune libre 25 décembre 2013
Le Devoir 28 décembre 2013 (version abrégée)

Aux « requins » de payer

23 décembre 2013

Le verdict est tombé… Dans un jugement unanime de 67 pages, la Cour suprême du Canada ordonne à un consortium de maisons de production composé notamment de Cinar et France Animation d’octroyer à Claude Robinson l’équivalent de quatre millions de dollars pour lui avoir volé l’idée originale qui a mené à la production de la série télévisée Robinson Sucroë, en plus de lui payer 1,5 million $ pour ses frais encourus pour avoir porté sa cause devant la Cour supérieure.

Le plus haut tribunal estime que les fondateurs de Cinar et le président de France Animation sont « personnellement responsables » de cette contrefaçon. Selon le tribunal, ils ont agi de manière « intentionnelle et calculée ».

« Je conclus que le droit d’auteur relatif à Curiosité a été violé. Le juge de première instance n’a commis aucune erreur susceptible de révision en concluant que Sucroë était une reproduction d’une partie importante de Curiosité. Les appelants Cinar plaident, à tort, en faveur d’une approche qui dissèque l’oeuvre de M. Robinson en ses éléments constitutifs. Il faut plutôt adopter une approche qualitative et globale », écrit la juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin dans le jugement.

Ce jugement historique met fin à une bataille de 18 ans de M. Robinson devant les tribunaux. Il confirme aussi les décisions des tribunaux inférieurs à savoir que les entreprises citées ont plagié son oeuvre originale, Robinson Curiosité, pour produire leur série télévisée, Robinson Sucroë.

« Les conséquences de ce comportement pour M. Robinson sont (…) graves. Ce dernier a non seulement été privé d’une source de revenus, mais aussi de son sentiment de paternité et de contrôle sur un projet auquel il attribuait une valeur presque indicible. Il a souffert d’une douleur profonde. Et comme si cela ne suffisait pas, les appelants Cinar ont nié impitoyablement avoir reproduit son oeuvre et insinué que M. Robinson n’était qu’un excentrique en quête d’attention », peut-on lire dans le jugement.

Eh bien, messieurs les requins, à vous de payer l’ « excentrique en quête d’attention » pour votre attitude scandaleuse dans une violation perverse du droit d’auteur en plus d’avoir poussé l’insolence jusqu’à nié avoir reproduit l’œuvre de Claude Robinson !

vigile.net tribune libre 23 décembre 2013
quebechebdo 26 décembre 2013

Noël au camp

23 décembre 2013

Notre histoire nous enseigne que nos ancêtres ont souvent « trimé dur » pour parvenir à « joindre les deux bouts ». Parmi ces vaillants Québécois, on ne peut passer à côté des bûcherons qui ont « appris à sacrer avant de marcher » même si « c’est pas pour mal faire ».

En cherchant une chanson québécoise de circonstance à la veille de Noël qui illustre tout un pan de cette tradition de travailleurs acharnés, je suis tombé sur Noël au camp de Tex Lecor, un classique du temps des Fêtes qu’il fait toujours bon de réentendre en cette période de réjouissances.

http://www.musicme.com/#/Tex-Lecor/…

Un très joyeux Noël à tous les lecteurs de Québec Hebdo !

« Onze heures, pis aujourd’hui, ben c’est Noël Pis pour moé, ben c’est mon dix-huitième J’ai passé la journée à regarder dehors Pis ça fait trois jours qui neige ben raide Pis que les chemins sont bloqués ben dur

Avant-hier, on a reçu des cartes Pis on a passé la soirée A regarder les images qui avait dessus Moé, j’suis pas pire J’en ai cinq d’accroché sur mon mur au-dessus de mon buck J’en ai même une qui est faite à main C’est d’mon père C’est un artiste mon père Y a jamais été à l’école pour apprendre ça C’est comme un don Y’é capable de dessiner tout c’qu’y voit Excepté ma mère Y dit qu’est trop belle, pis qu’y a jamais voulu essayer

Hé Rosaire, quelle heure qu’y est ? Minuit dans vingt Merci ben

Ça doit être noir de monde sur le perron de l’église Mon oncle Papou doit être nerveux là C’est lui qui chante le "Minuit Chrétiens" dans notre paroisse Cré Papou, y doit tanker dur là lui

Ma tête me tourne un petit brin C’est que j’ai quasiment bu le 26 onces à Rosaire En écoutant les cantiques à la radio Ça pas dérougi de la journée Non, mais c’est-y beau de la musique de Noël

C’est ben pour dire On a beau pus être un enfant Pis être capable de faire face à la vie Pis, en ce moment, ben J’ai comme des boules dans gorge Pis si c’était pas de ce maudit orgueil Ben j’cré ben que j’braillerais

Ah, c’est une grande chose pareil Un p’tit enfant vient au monde Pis toute la terre le sait Ti-Jésus, même nous autres icitte dans l’bois Qui te blasphème à grande journée Tu sais que c’est pas pour mal faire On a appris à sacrer avant de marcher C’est pas pour être méchant Ti-Jésus Toé, tu nous connais icitte Les gars de bois, tu l’sais

Hé les gars, vous êtes ben tranquilles ? Sept, huit, neuf, dix, onze, douze Joyeux Noël tout le monde !!!!!!!!

Il est né le divin enfant Jouez hautbois, résonnez musettes Il est né le divin enfant Chantons tous son avènement … »

quebechebdo 23 décembre 2013
vigile.net tribune libre 23 décembre 2013