Martin Saint-Louis ne fait pas le poids

8 janvier 2014

Les dirigeants d’Équipe Canada ont fait leur choix…et Martin Saint-Louis, à la surprise de plusieurs analystes de la scène du hockey, ne sera pas de l’alignement de départ aux Jeux de Sotchi.

Sans connaître toutes les tractations qui ont eu cours entre Steve Yzerman et son équipe, je suis prêt à parier que le petit gabarit du capitaine de Tampa Bay, 5,8 pieds, 175 livres, a joué un rôle déterminant dans la décision de l’exclure d’Équipe Canada.

On aura beau invoqué qu’une équipe B canadienne aurait pu repartir de Sotchi avec une médaille et que le choix final a été pénible, ces arguments ne contribueront d’aucune façon à atténuer l’humiliation que doit supporter le Québécois de 38 ans.

Dans mon livre à moi, Martin Saint-Louis aurait mérité d’emblée une place de choix sur Équipe Canada, particulièrement à cause de son expérience, de sa grande rapidité, de ses qualités de marqueur, de son esprit d’équipe reconnu et de sa combativité à toute épreuve…des atouts qui compensent amplement pour son petit gabarit!
 

quebechebdo 8 janvier 2014

Un chien de garde qui s’essouffle

7 janvier 2014

La sortie d’Yves Michaud concernant son souhait de voir le Bloc québécois disparaître parue dans Le Devoir du 7 janvier revêt à mon sens à la fois sa part de pertinence et d’interrogation.
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/396595/yves-michaud-souhaite-la-disparition-du-bloc

En effet, il y a lieu de s’interroger sur le fait que le Bloc, créé en 1991 pour pallier « temporairement » les lacunes d’une présence représentative des intérêts du Québec à Ottawa, continue, 23 ans plus tard, à conserver sa pertinence.

À cet effet, force est de constater que le seul élément « pertinent » justifiant la présence du Bloc sur la scène fédérale émane du fait que le Québec soit encore une province au sein du Canada et que, par conséquent, il doit maintenir la présence d’un « chien de garde » aux Communes.

En ce qui a trait à la position de M. Michaud, son argument principal résulte du fait que « la disparition du Bloc ne ferait que ramener le débat souverainiste où il doit être mené et scellé, soit au Québec même. »

En conséquence, il soutient que « le Bloc avait suffisamment « prêché dans le désert » et que le temps était venu de tirer un trait sur la formation créée en 1991 et dirigée à l'origine par Lucien Bouchard.

Pour qui les souverainistes vont-ils voter au fédéral?

Par ailleurs, à la lecture des commentaires recueillis à la suite de l’article du Devoir, il est clair que la majorité des intervenants soulignent, à juste titre…malheureusement, que la disparition du Bloc laisserait un vide électoral en ce qui a trait à la solution alternative aux partis fédéraux traditionnels.

Là est tout le paradoxe de la question soulevée par l’éventualité de la dissolution du Bloc. En effet, à partir du moment où les souverainistes du Québec doivent maintenir la présence d’un parti « souverainiste » à Ottawa, nous nageons en pleine contradiction.

Les dernières élections fédérales ont démontré que le « chien de garde s’essouffle » de plus en plus et qu’il doit être relevé de ses fonctions le plus tôt possible…Et, pour y arriver, il n’y a qu’une solution, c’est que le Québec accède à son indépendance.

En attendant…Faute de pain, les Québécois devront continuer à se contenter de la galette!

quebechebdo 7 janvier 2014
vigile.net tribune libre  7 janvier 2014 "Pour qui les souverainistes vont-ils voter au fédéral?"
Le Journal de Québec 8 janvier 2014 "Le chien de garde s'essouffle" (version abrégée)

La joie de l’évangile

6 janvier 2014

Étant enfant, je me rappelle des visages « sérieux » autour de moi au moment des célébrations eucharistiques auxquelles j’assistais avec mes parents. Des visages impassibles d’où émanaient des regards livides.

Encore aujourd’hui, lorsqu’il m’arrive d’assister à une de ces célébrations, les visages sont restés les mêmes bien que le discours de certains célébrants sur la « joie de l’évangile » soit imprégné de l’espérance évangélique.

En ce sens, le discours du pape François incarne sans contredit une tentative louable de ramener les fidèles au centre de son message lorsqu’il déclare, dans son exhortation évangélique La joie de l’évangile, que les chrétiens semblent avoir un air de Carême sans Pâques.

Et, pour combattre ce mythe de visage de Carême, François incite les évangélisateurs à se défaire de leur « tête d’enterrement » et à faire grandir l’Église « par attraction » en mettant en avant la promotion du « bien désirable ».

Un souffle de vie qui contribuera, je l’espère, à redonner à l’Église tout son sens, à savoir l’incarnation du message de joie du Christ dans l’espoir d’un monde meilleur!

quebechebdo 6 janvier 2014
 

Yves Michaud se prononce pour la dissolution du Bloc

6 janvier 2014

C’est bien connu, Yves Michaud n’a pas la langue de bois et, en règle générale, ses positions sont énoncées clairement. À une semaine de la réunion du Bureau national du Bloc québécois, le militant souverainiste de longue date y est allé d’une déclaration percutante sur le Bloc québécois :

« C'est la première fois, qu'ouvertement, je dis qu'il est temps de siffler la fin de la récréation. L'indépendance du Québec ne se fera pas à Ottawa, ça se fera au Québec…

On perd notre temps à Ottawa et je pense qu'il vaudrait mieux que ceux qui croient à la souveraineté du Québec viennent se battre au Québec pour ça. »

À cet effet, je signais un article sur cette tribune en date du 17 décembre 2013 sous le titre « Le Bloc a-t-il encore sa raison d’être ? » dont voici un extrait :

« …ce n’est pas d’hier que la question de la pertinence du Bloc aux Communes suscite des interrogations de la part de plusieurs souverainistes québécois qui y voient une dispersion des politiciens voués à la cause souverainiste au détriment du rôle de « chien de garde » des intérêts des Québécois dévolu aux députés bloquistes sur la scène fédérale.

En ce qui me concerne, je rejoins sans détour les tenants de la dissolution du Bloc pour des raisons de cohérence et de stratégie, à savoir que c’est sur le territoire du Québec que la joute souverainiste doit se jouer et que c’est ici que les forces militantes doivent se mobiliser. »
http://www.quebechebdo.com/Opinion/Tribune-libre/2013-12-17/article-3546852/Le-Bloc-a-t-il-encore-sa-raison-d%26rsquo%3Betre%3F/1

Et, pour ajouter davantage de poids à cet argumentaire, les derniers sondages placent même le Bloc au troisième rang dans les intentions de vote au Québec, derrière les libéraux et les néo-démocrates, une prévision plutôt révélatrice du désaveu des Québécois envers leur appui au Bloc.

Enfin, la démission surprise de Daniel Paillé a suscité un certain remous au sein des forces bloquistes d’autant plus que les candidats à la succession ne font pas la queue, ce qui amènerait les têtes dirigeantes du parti à reporter la course à la direction au printemps 2015, certaines rumeurs laissant entendre que le parti invoquerait le besoin d’unité des forces souverainistes autour du gouvernement péquiste en vue d'une possible élection provinciale québécoise au printemps 2014.

Une telle stratégie, si elle était confirmée, viendrait davantage ajouter de l’eau au moulin à l’intervention d’Yves Michaud lorsqu’il affirme « qu'il vaudrait mieux que ceux qui croient à la souveraineté du Québec viennent se battre au Québec pour ça ».

quebechebdo 5 décembre 2014

Rizzuto: « Qui suis-je pour le juger? »

3 janvier 2014

Le faste grandiose entourant les funérailles de Vito Rizzuto m’a laissé avec un petit goût amer dans la bouche, un criminel notoire recevant les « honneurs » d’une personnalité exemplaire aux yeux des médias et de milliers de citoyens faisant la queue pour lui rendre un « dernier hommage ».

Parallèlement à cette incohérence difficilement explicable, le fait que l’Église catholique ait ouvert ses portes au parrain de la mafia nous rappelle la question désormais célèbre du pape François : « Qui suis-je pour le juger? »

Une miséricorde évangélique avec laquelle je me sens tiraillé entre le « pardon » accordé à un pécheur « impénitent » et la « colère » suscitée par la vie d’un criminel ayant écorché celle de centaines de personnes!

quebechebdo 3 janvier 2014

Bronfman à la rescousse de Trudeau

3 janvier 2014

Paradoxalement, alors que l’ex-premier ministre libéral fédéral, Jean Chrétien, avait réformé le financement des partis fédéraux en interdisant les contributions des entreprises, imposant un plafond aux dons des militants et créant un financement des partis à même les fonds publics, c’est un représentant du « monde des affaires », le milliardaire Stephen Bronfman, qui collabore au financement « populaire » du PLC.

En effet, conscients des « faiblesses » de Justin Trudeau en matière économique, les libéraux fédéraux, en ayant désigné Bronfman conseiller spécial du chef en matière de financement, réussissent de la sorte à pallier cette lacune de leur nouveau chef.

En réalité, la stratégie est fort simple…Comme les contributions personnelles sont limitées à 1200 $ par année et que les dons des entreprises sont interdits, eh bien les dites « contributions personnelles » proviennent des dirigeants de la « communauté des affaires ». Et voilà le tour est joué…et vogue la galère des magouilles libérales!

quebechebdo 3 jamvier 2014
vigile.net tribune libre 3 janvier 2014

Salaires éhontés des dirigeants d’entreprises

3 janvier 2014

Non seulement l’écart entre les dirigeants d’entreprises et le salaire moyen des travailleurs canadiens continuent de s’agrandir mais le salaire de ces dirigeants atteint des proportions éhontées.

Selon une étude du Centre canadien de politiques alternatives, le salaire des grands patrons des entreprises inscrites à la Bourse de Toronto avait gonflé de 73% entre 1998 et 2012. À titre d’exemples, le patron le mieux payé au pays serait la tête dirigeante du Canada Pacifique, Hunter Harrison, qui aurait gagné 49,1 M$ en salaires, options d'achat et bonis en 2012, suivi James Smith, de Thomson Reuters, à 18,8 M$, et l'ancien haut-cadre de Talisman Energy, John Manzoni, à 18,7 M$.

Par ailleurs, en 2004, selon les dernières statistiques que j’ai pu obtenir, environ 3,5 millions de Canadiens vivaient sous le seuil de la pauvreté, soit plus de 11% de la population, comprenant 684 000 familles et 865 000 enfants de moins de 18 ans, à savoir un enfant sur huit.

Dans un contexte de partage de la richesse collective pour une meilleure équité entre les citoyens canadiens, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a loin de la coupe aux lèvres!

quebechebdo 3 janvier 2014
vigile.net tribune libre 3 janvier 2014
Le journal Métro 6 janvier 2014

Garder contact avec le jeune

31 décembre 2013

Je suis retraité de l’enseignement depuis maintenant dix ans…Comme le temps passe! Pourtant, j’ai encore en mémoire les moments sublimes que j’ai vécus auprès de mes élèves de première secondaire lors de ma dernière année d’enseignement.

Me reviennent aussi les commentaires de parents que je croisais lors de rencontres avec eux sur le « dur » métier d’enseignant et toute l’admiration qu’ils éprouvaient à mon égard pour la patience dont je devais faire preuve pour arriver à leur communiquer ma matière.

Je me rappelle aussi la kyrielle de nouvelles approches pédagogiques et de nouveaux programmes parachutés littéralement dans les écoles par des fonctionnaires déconnectés de la réalité quotidienne de l’acte pédagogique auprès des jeunes qui nous étaient confiés.

Me viennent aussi à l’esprit, d’une part, le désarroi de certains parents devant les comportements « délinquants » de leur enfant, et d’autre part, leur démission à peine voilée devant leur responsabilité envers son éducation à la maison.

J’ai souvenir entre autre d’une mère que j’avais convoquée à mon bureau pour des problèmes de drogue que vivait son fils qui était menacé d’expulsion pour avoir fait le commerce de drogue auprès des élèves de l’école, et qui m’avouait bien candidement qu’elle préférait « fumer » avec son fils les fins de semaine plutôt que de le voir courir les rues avec ses amis le samedi soir.

Je me souviens de ces professeurs de bonne foi qui désiraient créer une relation de proximité avec leurs élèves et qui se retrouvaient embrigadés dans un contexte où l’élève développait un contact « amical » avec son professeur qui perdait de la sorte toute forme d’autorité dévolue de facto à son statut.

Des souvenirs qui me ramènent implacablement sur le rôle capital que l’adulte a à jouer dans l’éducation du jeune qui lui est confié, à savoir une écoute attentive à ses besoins mais aussi, voire surtout, une présence qui dégage la maturité nécessaire qui permettra au jeune de cheminer dans sa vie avec confiance et respect des autres.

Les jeunes n’attendent pas que les adultes deviennent leurs amis, ils ont plutôt besoin de personnes qui ont des valeurs à leur communiquer et cette « communication » ne s’établira que dans le respect qu’on vouera à leur égard…En bref, le message ultime qui se dégage de toute cette réflexion se résume en ces quelques mots : garder contact avec le jeune en lui tendant une main de fer dans un gant de velours!

quebechebdo 31 décembre 2013
vigile.net tribune libre 31 décembre 2013

La danse à Saint-Dilon

30 décembre 2013

Le temps des fêtes au Québec regorge de traditions de toutes sortes. Parmi celles-ci, il en est une qui a fait longtemps le bonheur des démunis des paroisses pour qui les « guignoleux » passaient de porte à porte et récoltaient pour eux des denrées non périssables, portant un foulard arc-en-ciel, une tuque rouge avec un pompon, des têtes de chats attachées à leur ceinture et une cloche à la main qu’ils faisaient tinter lorsqu’ils arrivaient chez les gens tout en chantant « La guignolée, la guignoloche, mettez des sous dans notre poche »

Originaire des campagnes, la guignolée, cette fête de partage, avait originellement lieu la veille du Nouvel An. Selon les écrits, la première guignolée québécoise aurait été organisée par la Société de Saint Vincent de Paul, une organisation charitable catholique, en 1861 ou 1862.

Terme dénué de toute connotation religieuse au départ, le mot « guignolée » puiserait son origine dans l’expression « Au gui, l’an neuf ! », lancée par les druides de l’ancienne Gaule pour donner le départ, en décembre de chaque année, à la cueillette des feuilles de gui auxquelles la croyance gauloise attribuait des vertus thérapeutiques. En joual québécois, « Au gui l’an neuf » devint au XIXe siècle : « Au gui l’an neu’ », ce qui se rapproche plus du mot utilisé aujourd’hui.

Enfin, à l’aube de la nouvelle année, que pouvons-nous souhaiter de plus ravigotant que l’entrain contagieux de Gilles Vigneau avec sa danse à St-Dilon pour nous emporter dans le tourbillon de nos bonnes soirées de familles d’antan !

http://bing.search.sympatico.ca/?q=…

Une très bonne année 2014 en santé à tous les vigiliens !

vigile.net tribune libre 30 décembre 2013
quebechebdo 31 décembre 2013 "En souvenir des guignoleux" (version abrégée)


L’événement marquant de 2013

30 décembre 2013

Malgré les innombrables réactions suscitées par le projet de loi 60 dans la deuxième moitié de l’année 2013, il ne fait aucun doute dans mon esprit que la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic aura été l’événement le plus marquant de l’année, compte tenu du décor apocalyptique qu’elle a laissé derrière elle, et des 47 vies humaines qu’elle dramatiquement fauchées.

Et qui plus est, les enquêtes qui ont suivi cette tragédie ont fait ressortir hors de tout doute le laxisme éhonté des deux principaux acteurs de cet hécatombe, à savoir, d’une part, la compagnie ferroviaire MMA par son attitude cavalière à tenter de se défiler devant ses responsabilités liées aux conséquences de la catastrophe, et d’autre part, le ministère fédéral des Transports par son laisser-aller scandaleux concernant la sécurité en matière de réglementation du transport ferroviaire.

La vie reprend peu à peu son cours « normal » à Lac-Mégantic…Toutefois, pour les familles et les amis éprouvés par la perte d’un être cher, la plaie est encore béante. Le temps est encore le meilleur remède…Encore faut-il que les autorités concernées cessent de se défiler et prennent résolument leurs responsabilités pour éviter que d’autres tragédies de la sorte ne se reproduisent!

quebechebdo 30 décembre 2013