Gala des Jutra: l’image au détriment du talent

25 mars 2014

En écartant la comédienne Gabrielle Marion-Rivard des nominations à titre de meilleure actrice dans le film « Gabrielle » lors du gala des Jutra, les membres du jury ont fait preuve d’un manque de jugement inacceptable.

Toutefois, là où le bât blesse de façon outrancière, réside dans le fait que, à mon point de vue, le jury a délibérément opté pour la préservation de l’image du gala en exerçant un pouvoir discriminatoire envers les personnes handicapées au détriment du talent incontestable de Gabrielle Marion-Rivard…Et cela, c’est inadmissible et scandaleux et doit être dénoncé haut et fort!

quebechebdo 25 mars 2014
Le journal Métro 26 mars 2014 "L'image au détriment du talent"

Liste électorale: le « flou » sur les critères d’admissibilité

24 mars 2014

La polémique engendrée entre le président démissionnaire de la Commission de révision de la liste électorale dans Sainte-Marie–Saint-Jacques Mathieu Vandal et le DGE Jacques Drouin soulève à mon sens une problématique pour le moins gênante concernant les critères d’admissibilité sur la liste électorale.

En effet, d’un côté, M. Vandal allègue que le processus d’inscription des nouveaux électeurs demeure« flou » et que les nouvelles mesures pour l’inscription de nouveaux électeurs sont loin de rétablir le « lien de confiance », soulignant que certains critères doivent être précisés et que certaines règles doivent être resserrées. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/403455/processus

De l’autre, le DGE , après avoir déclaré d’abord qu’il reconnaissait que cinq circonscriptions à Montréal et en Estrie étaient problématiques, s’est rétracté par la suite, alléguant certaines statistiques qui démontrent qu’en réalité le nombre de demandes d’inscriptions sur la liste électorale dans les circonscriptions visées était inférieur à l’élection de 2012…Rien pour faire taire les soupçons qui pèsent actuellement sur la légitimité de certaines demandes sur la liste électorale !

Dans les faits, la « notion de domicile », qui vise à déterminer l’intention d’un électeur qui veut ajouter son nom à la liste à demeurer au Québec, demeure incontestablement le problème majeur auquel ont à faire face les membres des commissions de révision électorale.

Rien de surprenant si nous considérons que le document complémentaire que le DGE a fait parvenir aux diverses commissions de révision électorale et aux futurs électeurs pour leur spécifier les documents nécessaires pour prouver qu’ils demeurent au Québec depuis six mois réfère « par exemple » à sa possession d’un compte banque au Québec ou d’une voiture, ou à son rapport d’impôt…une étrange procédure qui laisse carte blanche aux membres des commissions de révision, avec tous les faux-fuyants inhérents à une telle démarche.

Par ailleurs, compte tenu que la plupart des demandes d’inscription proviennent d’étudiants anglophones du ROC, le bon docteur Couillard, loin de s’en formaliser, brandit le bouclier de l’assurance et de la confiance en la présence du DGE dans le processus de légitimité des nouvelles demandes.

Enfin, je me rallie à la déclaration de Pauline Marois qui invite le DGE, une fois la période de révision de la liste électorale terminée, à « utiliser les pouvoirs extraordinaires qu’il a pour aller faire des vérifications plus précises sur certaines inscriptions. »

quebechebdo 24 mars 2014
vigile.net tribune libre 24 mars 2014 "Le "flou" sur les critères d'admissibilité" 

Inscription frauduleuse sur la liste électorale

23 mars 2014

Les dernières révélations provenant du bureau du DGE à l’effet que certains résidants d’autres provinces canadiennes et de nouveaux arrivants tentent illégalement de s’inscrire sur la liste électorale soulèvent à mon sens une tentative d’infraction extrêmement sérieuse.

Sans vouloir prêter d’intentions aux organisations politiques impliquées dans les quelque six comtés visés, le geste disgracieux auquel se sont adonnées ces personnes s’apparente à une tentative d’effraction dans un domicile pour se procurer un matériel qui ne leur appartient pas.

En conséquence, il m’apparaît que ces fraudeurs devraient être poursuivis en cour pour tentative d’inscription frauduleuse sur la liste électorale et recevoir une amende exemplaire pour leur geste.

quebechebdo 23 mars 2014

Moi aussi je voterai PQ

22 mars 2014

D’entrée de jeu, voici la conclusion du billet de Pierre Cloutier signé sur cette tribune le 21 mars sous le titre « Débat des chefs : la prison mentale provinciale »

« On ne fait pas l’indépendance d’un peuple sans un minimum de courage de parler des vraies affaires. Pas du "niaisage" de basse-cour provinciale. Tant qu’à perdre tout aussi bien perdre la tête haute.

Qu’y-a-t-il de si déshonorant à dire haut et fort qu’on veut parler d’indépendance, avant, pendant et après les élections ? On évite le sujet comme si c’était une maladie honteuse et en faisant cela on tombe dans le piège que nous tendent tous les agitateurs d’épouvantails à moineaux de ce monde. Un peu de courage, que Diable ! »

Par ailleurs, je peux comprendre la stratégie derrière l’attitude de Pauline Marois à l’effet de ne pas prêter flanc aux « agitateurs d’épouvantails à moineaux de ce monde », à commencer par le bon docteur Couillard qui, par contre, serait prêt à signer le torchon de 1982 sans le consentement de la population.

Toutefois, dans la foulée de Pierre Cloutier, je ne peux m’empêcher, en tant que souverainiste de la première heure qui attend depuis quarante ans que le Québec aspire à un statut de nation, de ressentir désolation et frustration devant le comportement laxiste de la première ministre sur l’indépendance du Québec.

En levant le poing en l’air en guise de détermination à faire du Québec un pays, Pierre Karl Péladeau a ravivé la flamme nationaliste. En baissant les bras devant les attaques mesquines de Couillard et de ses deux acolytes, Pauline Marois me demande, ainsi qu’à tous les autres PKP du Québec, de nous armer de patience encore une fois et de reléguer notre ardeur dans le placard avec le squelette des conditions gagnantes.

Néanmoins, depuis quelques mois, une petite lueur luit à l’horizon dans le paysage identitaire québécois, à savoir le projet de charte des valeurs qui, à n’en pas douter, a contribué à revigorer la ferveur des souverainistes de la première heure.

Toutefois, cette charte risque de mourir au feuilleton des belles intentions si le PLQ, par malheur, s’empare du pouvoir le 7 avril, une hypothèse qui, à elle seule, me scie les jambes. C’est pourquoi, je me rabats sur le PQ, le seul parti qui, actuellement, me permet de croire que tout est encore possible…pour autant que, d’ici le jour du scrutin, Pauline Marois cesse « d’avoir peur de faire peur » si elle ne veut pas perdre la chèvre et le chou à force de vouloir sauver les deux.

vigile.net tribune libre 22 mars 2014
quebechebdo 22 mars 2014 "Pourquoi je voterai PQ…quand même" (version abrégée)

Affaire Guy Turcotte: retour à la case départ

22 mars 2014

En 2011, le cardiologue Guy Turcotte est reconnu non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants, la défense invoquant deux arguments, à savoir un trouble d’adaptation avec anxiété et humeur dépressive, et l’intoxication au méthanol qu’il avait ingurgité avant de passer à l’acte.

Dans une décision unanime rendue en novembre 2013, la Cour d’appel ordonne la tenue d’un nouveau procès pour le cardiologue, alléguant que le juge du premier procès avait commis des erreurs dans ses directives au jury, particulièrement sur le fait qu’une psychose induite par une intoxication volontaire prime sur une défense de troubles mentaux.

Toutefois, au-delà de ces considérations juridiques, je suis étonné que la défense n’ait pas eu à répondre des doutes sur les compétences de Guy Turcotte au sujet de sa profession de cardiologue. En termes clairs, si Guy Turcotte souffrait réellement du trouble d’adaptation qu’il évoque pour atténuer la gravité de son geste, comment réussissait-il à exercer une profession qui demande autant de concentration?

quebechebdo 22 mars 2014
Le journal de Québec 7 avril 2014 
 

La patience mise à rude épreuve

21 mars 2014

Il est de coutume, après le débat des chefs, de tenter d’en ressortir un gagnant. En ce qui a trait à celui du 20 mars, je conclurais à un match nul, chacun ayant récolté à peu près le même nombre de « points » en terme d’échanges de « coups ».

Toutefois, là où le « combat » a laissé certains spectateurs sur leur appétit, pour ne pas dire sur leur frustration, se situe au niveau du non-engagement de Pauline Marois à tenir un référendum sur la souveraineté du Québec « tant que les Québécois ne seront pas prêts »

En écoutant la première ministre répéter à plusieurs reprises que le référendum serait reporté aux calendes grecques, à savoir après une vaste consultation et la présentation d’un livre blanc sur l’avenir du Québec, j’ai ressenti la triste impression que nous retournions à l’époque des « conditions gagnantes » de Lucien Bouchard.

Voilà près de vingt ans que les Québécois convaincus de la nécessaire souveraineté du Québec, et ce après vingt autres années de patience, se sont faits refuser de justesse le processus d’accès du Québec à son indépendance.

Lors du débat des chefs, la chef du PQ leur a demandé d’attendre encore…Une question s’impose : jusqu’où ira leur patience? En ce qui me concerne, j’avoue qu’elle est plutôt à bout…et je ne suis sûrement pas le seul à vivre une telle exaspération!

quebechebdo 21 mars 2014 

L’heure de vérité est arrivée

20 mars 2014

Au début de la campagne électorale, les sondages indiquaient une nette avance du PQ dans les intentions de vote et annonçaient la formation d’un éventuel gouvernement péquiste majoritaire.

À cet égard, il faut se rappeler que le long débat sur le projet de charte des valeurs du ministre Drainville avait eu l’heur de rallier 60% de la population, contribuant de la sorte à créer cette mobilisation de l’électorat autour du gouvernement Marois.

Puis, à n’en pas douter, l’arrivée surprise de Pierre Karl Péladeau comme candidat du PQ dans Saint-Jérôme et sa déclaration à l’effet qu’il se lançait en politique pour fonder un pays ont relancé le thème de la souveraineté du Québec qui jusque là ne faisait pas partie de l’échiquier électoral de Pauline Marois.

Une dérive que le chef du PLQ Philippe Couillard s’est empressé d’emprunter avec toute la démagogie reconnue dans les gènes de son prédécesseur et de la vieille équipe qui l’entoure, en particulier, Jean-Marc Fournier, le spécialiste des jeux de coulisses.

Nul doute que les thèmes de l’identité nationale et de la gouvernance occuperont une place prépondérante dans le débat des chefs. Et, à ce sujet, il est fort à parier que Philippe Couillard ressortira sa vieille carte du multiculturalisme pour contrer les « effets pervers » de la charte des valeurs, invoquant la primauté des droits individuels.

Dans un tel contexte, Pauline Marois se doit de démontrer clairement ses capacités de leader et d’afficher son statut de chef d’État déterminé à redonner aux Québécois leur fierté nationale en leur présentant une charte qui répond à leurs valeurs identitaires.

L’heure de vérité est arrivée…À Pauline Marois de jouer la carte de la détermination et de l’engouement suscité dans la population pendant des mois par le débat sur le projet de loi 60, une charte des valeurs qui est venue sans contredit éveiller la fibre nationaliste des Québécois depuis longtemps anesthésiée par les tenants du multiculturalisme à outrance

vigile.net tribune libre 20 mars 2014
quebechebdo 20 mars 2014

Pauline Marois doit jouer ses atouts

20 mars 2014

Qu’on le veuille ou non, le dernier sondage CROP-La Presse a eu l’heur de donner un erre d’aller à la campagne de Philippe Couillard et de freiner l’élan du PQ. Le prochain test se tiendra le 20 mars lors de la présentation du débat des chefs.

Pour l’occasion, il m’apparaît évident que le véritable débat se jouera entre Pauline Marois et Philippe Couillard, les autres partis se contentant de jouer le rôle de figurants. Un débat qui risque de devenir un affrontement stérile entre les « vieux partis » sur les « vieilles querelles » institutionnelles.

Une avenue qui s’avérerait fatale pour le PQ…Conséquemment, la chef du gouvernement sortant se doit de polariser la scène sur ses deux atouts prioritaires, à savoir sa « détermination » et la « compétence de son équipe ».

Ces derniers jours, Pauline Marois s’est montrée perspicace en jetant la lumière sur la « vieille garde » de Philippe Couillard, démontrant par la même occasion qu’au royaume des libéraux, rien n’a changé, une carte qu’elle doit continuer de mettre en évidence.

En revanche, elle devra faire ressortir la compétence des Gendron, Bédard, Marceau, Maltais, Lisée, Drainville, Gaudreault, Duchesne, et Hivon, sans oublier l’expertise inestimable qu’un candidat de la trempe de Pierre Karl Péladeau peut injecter dans le développement de l’entrepreneuriat au Québec.

Sur un autre plan, nombreux, à commencer par moi, sont ceux et celles qui, au cours des derniers mois, ont été frappés par la « détermination » de Pauline Marois dans les dossiers qu’elle a su piloter avec une ardeur qui a contribué, à mon sens, à lui conférer des capacités de leadership que certains partisans « convaincus » ne lui reconnaissaient pas. Le débat sur le projet de loi 60 en est un exemple patent, un dossier qui, d’ailleurs, devrait être exploité au cours du débat.

À mon avis, Pauline Marois doit se présenter à ce débat avec des allures de chef d’État en maîtrise des dossiers prioritaires qu’un gouvernement du PQ désire mettre de l’avant dans un prochain mandat.

Une première ministre sortante qui présente à la population du Québec une équipe compétente, désireuse de poursuivre dans la voie empruntée au cours de son premier mandat, à savoir l’affirmation nationale, l’objectif de l’équilibre budgétaire, la protection des richesses naturelles, la qualité de l’environnement, la santé, l’éducation et le développement des petites et moyennes entreprises.

quebechebdo 19 mars 2014

PKP, les deux côtés de la médaille

19 mars 2014

Selon le dernier sondage CROP, les libéraux ont pris les devants sur le PQ concernant les intentions de vote des personnes sondées, et ce, même après l’annonce de l’entrée en scène de Pierre Karl Péladeau à titre de candidat péquiste dans Saint-Jérôme.

D’un côté le poing en l’air de PKP en guise d’adhésion à la souveraineté du Québec semble avoir eu l’heur de ranimer la ferveur des souverainistes convaincus, de l’autre, de gruger les souverainistes mous de la CAQ et de les muter vers le PLQ, une stratégie que Philippe Couillard a habilement su exploiter en brandissant le spectre du référendum depuis une semaine.

Même les sorties de Pauline Marois sur le fait que cette campagne en est une électorale et non référendaire ne semblent pas avoir été entendues par l’électorat. Conséquemment, la première ministre devra redoubler d’ardeur lors du débat des chefs pour replacer le train du PQ sur ses rails, à défaut de quoi les Québécois, encore une fois, auront été bernés par leur peur viscérale au détriment des « vraies affaires »!

quebechebdo 19 mars 2014

Le poumon économique du Québec a besoin d’oxygène

18 mars 2014

Dans l’engouement suscité par l’arrivée de Pierre Karl Péladeau sur la scène politique québécoise, j’avance l’hypothèse que la contribution majeure que PKP pourrait apporter à l’économie du Québec réside dans son expertise entrepreneuriale au sein de Québecor média.

Une expertise reconnue qui lui confère toute la crédibilité pour attirer la confiance des dirigeants des petites et moyennes entreprises québécoises, un des fers de lance majeurs à l’essor de l’économie.

La PME, au Québec, [statistique de 2011] joue un rôle-clé au sein de l’économie avec une contribution de près de 50 % du PIB et le maintien de 55 % de tous les emplois. Au palmarès canadien, le Québec vient au deuxième rang, avec 242 710 petites et moyennes entreprises, derrière l’Ontario, où on dénombre 387 170 PME de moins de 100 employés. 95 % de nos PME ont moins de 50 employés ; de ce nombre, 73 % ont moins de 10 employés et 50 % en ont moins de 5. On peut dire sans se tromper que le bassin entrepreneurial est composé de petites entreprises.

De l’avis de nombreux experts, dont Jacques Parizeau qui, selon ses propres mots, réclame un « remède de cheval » pour revigorer l’état de santé des PME, le poumon économique du Québec a besoin d’oxygène. La petite et moyenne entreprise étouffe dans un environnement fiscal et réglementaire qui décourage les entrepreneurs et n’incite guère les jeunes de la relève à sauter dans le train de la relance d’entreprises familiales.

Selon les experts, les PME connaissent un déclin, non pas parce que les entrepreneurs ont perdu la flamme, mais plutôt en raison des contraintes fiscales et réglementaires qui leur sont imposées. Le fardeau fiscal global est beaucoup trop lourd. À titre d’exemple, au Québec, la PME paie 8 % d’impôt sur ses bénéfices, tandis qu’ailleurs au pays c’est deux fois moins.

C’est sans compter la réglementation gouvernementale sclérosante imposée aux PME qui sont contraints de se conformer à une centaine de formalités administratives qui vont de la déduction à la source en passant par les questions de santé et de sécurité au travail. Par exemple, la facture exigée à une PME de cinq employés ou moins pour se conformer à la réglementation représente des déboursés de 6500 $ par employé.

Il y a quelques années, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation s’est penché sur la santé des entreprises québécoises lors d’une récente enquête statistique. On y apprend que 25 % des nouvelles entreprises cessent leurs activités moins de deux ans après leur mise sur pied. Le taux de survie après cinq ans se situe à 50 %.

Dans un tel contexte, il m’apparaît clair qu’un entrepreneur de la trempe de Pierre Karl Péladeau peut apporter les conditions nécessaires pour dynamiser les PME et permettre aux dirigeants de ces entreprises d’être muni des outils essentiels pour pouvoir affronter avec force et détermination la compétition féroce provenant d’ailleurs.

Conséquemment, j’ose espérer qu’il aura la tribune nécessaire au cours des derniers jours de campagne pour commencer à établir des ponts avec les PME et surtout à revigorer l’ardeur des dirigeants.

vigile.net tribune libre 18 mars 2014
quebechebdo 17 mars 2014 "PKP et les PME" (version abrégée)
Le journal Métro 18 mars 2014 "PKP et les PME" (version abrégée)