François doit passer de la parole aux actes

18 mars 2014

Dès le début de son pontificat, François a démontré une ouverture évangélique qui a ravivé l’ardeur religieuse d’une multitude de catholiques qui s’étaient éloignés d’une Église enlisée dans l’orthodoxie sclérosante, héritée de ses prédécesseurs.

Toutefois, à la fin de sa première année à la tête de l’Église catholique, force est de constater que les espoirs qu’il a fondés ne réussissent pas à franchir l’étape des paroles et que les actions concrètes tardent à se manifester.

À titre d’exemples, son discours sur des thèmes aussi cruciaux que le divorce, l’avortement, le mariage homosexuel ou la place de la femme dans l’Église, même s’il laisse entendre qu’il demeure ouvert sur les problèmes qu’ils suscitent, ne déroge pas de la rectitude imposée par le Vatican.

À mon sens, François devra un jour ou l’autre franchir la barrière que son statut de pape sépare du monde d’aujourd’hui, sans quoi, il risque de devenir, aux yeux de plusieurs croyants, un feu de paille qui aura attisé inutilement une Église en décrépitude.

quebechebdo 18 mars 2014
Le Journal de Québec 21 mars 2014 "De la parole aux actes"
cyberpresse.ca 23 mars 2014

Quelle belle surprise!

17 mars 2014

Quelle belle surprise j’ai eue ce matin en ouvrant la nouvelle image de Vigile.net, un paysage empli de clarté et beaucoup plus aérée, que ce soit la page d’accueil de la tribune libre, la page « Actualité » ou la rubrique « Auteurs ».

J’ai eu l’impression que Vigile entreprenait un second départ qui, je l’espère sera prémonitoire à ce que nous réserve le prochain paysage politique du Québec.

Sans aller jusqu’à la phrase emblématique de la pensée de Marshall McLuhan « Le message, c’est le médium » qui obstrue, à mon sens l’importance de la substance du contenu du message, j’irais jusqu’à dire que, dans le cas présent, le médium vient ajouter du « vernis » au message.

Félicitations aux responsables de Vigile pour ce merveilleux résultat et longue vie à la nouvelle image de Vigile et à tous ses amis, autant à ceux qui écrivent, à ceux qui commentent et à ceux qui en sont de fidèles lecteurs !

vigile.net tribune libre 17 mars 2014

La souveraineté, un enjeu au coeur des Québécois

17 mars 2014

«J’aimerais ça vous dire oui, mais je n’y arrive pas. Il va falloir que chaque citoyen y croie plus fort et qu’on ne parle pas de souveraineté comme on parle de température. Il va falloir que ça devienne un enjeu au coeur des Québécois, parce que présentement, c’est encore, pour certains, une utopie.»

Telle est la conclusion à laquelle arrive Isabelle, une future maman, lorsqu’on lui demande si elle pense qu’un jour son enfant vivra dans un Québec souverain. Et, pour illustrer son propos, Isabelle évoque le charisme de René Lévesque qui avait conduit ses troupes à la prise du pouvoir en 1976, une époque que la future maman de 28 ans n’a pas connue.http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402856/des-femmes-de-la-generation-y-revent-d-un-quebec-libre

 

À mon sens, l’élément essentiel qu’il faut retenir de la réflexion d’Isabelle réside dans le fait qu’il faut sortir la souveraineté du débat rationnel et la faire vibrer au cœur des Québécois, là où elle deviendra un véritable enjeu pour lequel les citoyens auront le goût de s’impliquer avec conviction.

Alors, et alors seulement, le Québec pourra aspirer à retrouver son élan pour poursuivre son parcours vers son indépendance!

quebechebdo 17 mars 2014

Dans la cage aux fauves

16 mars 2014

Le texte Shotgun sur Mariloup Wolfe publié par le blogueur Gab Roy sur son site LeVraiGabRoy.com en octobre 2013 «décrit en détail, de manière aussi peu subtile que vulgaire, son fantasme pervers d’avoir une relation sexuelle dégradante, violente et abusive avec la comédienne » qui poursuit le blogueur pour la somme de 300 000$ pour atteinte à l’image, à la vie privée et à la dignité.

Depuis lors, Gab Roy n’en finit plus de multiplier les excuses sur toutes les tribunes qui lui sont offertes, la plus prestigieuse étant celle de « Tout le monde en parle » où il s’est encore une fois plié à l’exercice fastidieux de plates excuses.

À mon sens, il est plus que temps que ces adultes machos, majeurs et vaccinés, cessent leur intimidation perverse sur les médias sociaux qui souvent servent de cages aux fauves où les femmes sont carrément livrées en pâtures…et que justice soit rendue !

quebechebdo 16 mars 2014

Et si PKP s’était présenté dans La Pinière!

15 mars 2014

En 2012, le Parti québécois était arrivé au troisième rang dans La Pinière, derrière le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec, recueillant 7448 votes, soit 17,85% des voix. Or, pour l’élection de 2014, le PQ a décidé de ne pas présenter de candidat dans ce comté pour laisser la voie libre à la candidate libérale indépendante Fatima Houda-Pepin.

À titre d’arguments invoqués par le PQ prône en tête de liste la position généralement favorable de Mme Houda-Pepin sur le projet de charte des valeurs, en particulier ses idées sur l’égalité hommes-femmes, sur la laïcité de l’État et sur la lutte à la montée de l’intégrisme musulman.

Dans une entrevue accordée à Sébastien Bovet, Bernard Drainville s’est montré on ne peut plus clair en déclarant que cette décision avait été mûrement réfléchie et qu’elle avait été prise en fonction de la position de la candidate fédéraliste sur le projet de loi 60.

Car, il faut bien l’admettre, c’est bien de cela qu’il s’agit. Le PQ fait le choix d’abandonner à leur sort quelque 7 500 souverainistes qui se retrouvent orphelins et qui n’ont d’autres choix que se tourner vers un tiers parti ou, pire encore, d’annuler leur vote. Une décision « stratégique » qui risque de démobiliser une bonne partie de cet électorat qui représente des voix importantes dans l’éventualité d’un référendum sur l’indépendance du Québec.

Et si nous envisagions un scénario dans lequel Pierre Karl Péladeau s’était présenté dans La Pinière, croyez-vous que le PQ aurait opté pour une telle stratégie? À mon avis, poser la question, c’est y répondre.

Dans ces circonstances, devons-nous en arriver à la conclusion que les stratèges du PQ n’ont pas réussi à recruter un candidat bénéficiant d’autant de prestige que Mme Houda-Pepin et qu’ils se sont rabattus sur cette option? Là aussi, la réponse est évidente…

En 2012, la candidate libérale a obtenu une majorité de 19 331 voix sur son plus proche adversaire caquiste. En 2014, avec l’arrivée du candidat « vedette » Gaétan Barrette, j’ai l’impression qu’au fil d’arrivée l’avance de Mme Houda-Pepin risque de fondre au profit du candidat libéral ou que, dans le pire scénario, Gaétan Barrette soit élu.

De toute façon, dans un cas comme dans l’autre, le PQ se verra amputé d’une somme imposante de partisans qui se tourneront vers ON…Et surtout, qu’on ne vienne pas clamer par la suite qu’ils auront contribué à diviser le vote souverainiste!

quebechebdo 15 mars 2014
vigile.net tribune libre 15 mars 2014 "Un candidat vedette aurait pu se présenter…"

L’effet PKP sur l’agenda de la campagne

14 mars 2014

En brandissant le poing dans les airs tout en clamant que sa venue en politique était liée à ses intentions de participer à la souveraineté du Québec, Pierre Karl Péladeau a contribué à faire dévier l’agenda des partis politiques sur un éventuel référendum sur l’indépendance du Québec.

Il en est ainsi du chef du PLQ Philippe Couillard qui, depuis cet événement, n’en finit plus d’évoquer le référendum dans ses déclarations publiques, allant même jusqu’à mettre de côté les « vraies affaires ».

Par ailleurs, même si PKP tente désespérément de repositionner son discours sur la carte économique, les journalistes ne cessent de le bombarder de questions sur les répercussions que son choix politique pourrait exercer sur la liberté de la presse concernant les médias de Québecor aussi bien que sur les contrats qui lient Québecor au gouvernement.

De son côté, Pauline Marois, malgré ses efforts pour remettre l’agenda de sa campagne sur ses rails, doit faire face jour après jour à une meute de journalistes avides de sensations électoralistes qui enfoncent sans relâche le clou sur un éventuel référendum.

Conséquemment, je ne peux qu’abonder dans l’argumentaire de la première ministre à l’effet que cette campagne en est une « électorale » et qu’elle a pour but d’élire un gouvernement le 7 avril, à défaut de quoi l’électorat québécois devra subir une couverture médiatique déviée des véritables enjeux auxquels il est en droit de s’attendre au cours de cette courte campagne électorale.

quebechebdo 14 mars 2014
vigile.net tribune libre 14 mars 2014 "La campagne reste malgré tout "électorale""

Ritalin quand tu nous tiens!

14 mars 2014

Je me souviens, lorsque j’étais élève au primaire, de certains de mes camarades de classe dont l’attention laissait pour le moins à désirer, plus intéressés à « déranger » qu’à suivre les explications de l’enseignant.

Plus tard, lorsque je suis devenu enseignant au début des années ’70, confrontés à ce type d’élèves, j’ai eu à revivre ces situations mais, cette fois-ci, de l’autre côté de la clôture. Toutefois, à cette époque, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) n’avait pas fait son apparition sur les bancs d’école.

Selon des données obtenues auprès de la firme spécialisée IMS Brogan, les Québécois, particulièrement des jeunes de niveaux primaire et secondaire, avaient consommé à la fin de 2013 quelque 41 millions de comprimés de méthylphénidate, une famille de médicaments dont fait partie le Ritalin, ce qui confère au Québec le titre peu enviable de « champion du Ritalin » au Canada.

Or, il semble qu’une des causes premières du TDHA soit liée à un problème d’adaptation des jeunes aux différents stresseurs auxquels ils sont soumis quotidiennement, qu’ils proviennent d’une situation familiale perturbée ou d’intimidation ou de harcèlement à l’école.

À mon sens, la consommation de Ritalin par ces jeunes ne contribue qu’à poser un cataplasme sur leur comportement sans s’attaquer aux problèmes qui causent leur « déficit d’attention ». En ce sens, il m’apparaît que les intervenants du monde de l’éducation, y compris les parents, devraient s’asseoir ensemble pour discuter sur les causes des problèmes au lieu de sauter à pieds joints sur un médicament qui ne fera que retarder l’éclosion de problèmes d’adaptation encore plus aigus dans l’avenir.

quebechebdo 13 mars 2014

Business is business

13 mars 2014

Nombreuses sont les réactions à l’effet que la candidature de Pierre Karl Péladeau sous les couleurs du Parti québécois pourrait nuire à la venue d’une équipe de la LNH à Québec.

Parmi les arguments invoqués, la rivalité entre Bell et Vidéotron fait figure de proue, les « craintifs » arguant que le décision de PKP pourrait fournir des armes aux propriétaires de Bell, déjà copropriétaires des Maple Leafs et des Canadiens, pour bloquer la possibilité d’un transfert d’équipe et d’une expansion du circuit à Québec.

Dans l’hypothèse où une telle éventualité se présentait, croyez-vous sérieusement que les dirigeants de la LNH, des hommes d’affaires aguerris pour qui les profits sont le nerf de la guerre, hésiteraient à opter pour la ville de Québec si la preuve était faite qu’une concession dans la capitale nationale était rentable simplement à cause des allégeances politiques de PKP ?

En ce qui me concerne, ma réponse est non…Les équipes de hockey professionnelles, particulièrement les concessions canadiennes, représentent une mine d’or injectée dans les goussets de la LNH, et ce n’est pas le vent de souveraineté insufflé par l’arrivée de PKP au sein du PQ qui fera hésiter de quelque manière les magnats du hockey pour qui le leitmotiv « business is business » demeurera toujours le moteur de décision.

À cet effet, il est bon de se rappeler que la fusion entre l’Association mondiale de hockey et la Ligue nationale de hockey en 1979 a amené l’entrée de quatre nouvelles équipes dans la LNH : les Whalers de Hartford, les Oilers d’Edmonton, les Jets de Winnipeg…et les Nordiques de Québec, et tout cela au moment où un gouvernement péquiste était au pouvoir au Québec et que l’idée d’un référendum sur la souveraineté du Québec flottait dans l’air!

quebechebdo 13 mars 2014
vigile.net tribune libre 13 mars 2014 "On croit que ce sera "business as usual""


 

Une histoire horrible

12 mars 2014

Depuis le début de l’année scolaire, Cédrik, un élève de troisième année, reçoit les insultes et les sarcasmes de deux frères de son école, dont l’un est dans le même groupe que lui, l’autre, en cinquième année.

À tous les matins depuis lors, Cédrik se lève avec des nausées et des maux de ventre et ne veut plus aller à l’école. Récemment, il a même mentionné à sa mère qu’il désirait mettre fin à ses jours. C’est vous dire à quel point le jeune garçon est rendu au bout du rouleau…à neuf ans!

Du côté des responsables de l’école, ils allèguent que tous les efforts ont été entrepris pour concilier les trois antagonistes. Toutefois, une éducatrice, qui a préféré garder l’anonymat, a tenté en vain de régler le conflit à l’interne…Elle a été mutée dans une autre école, la direction de l’école lui reprochant son manque de concertation.

De son côté, Cédrik, à la demande de sa famille, changera probablement d’école…et les deux frères intimidants continueront de fréquenter la même école. En d’autres termes, les agresseurs sont blanchis et ce, jusqu’au suivant sur leur liste.

Une histoire horrible qui démontre à quel point le problème a été littéralement pelleté par avant et à laquelle la direction d’école s’est carrément débarrassée sans régler le nœud de cette intimidation qui risque de se répéter indéfiniment…

quebechebdo 12 mars 2014

Les chiens aboient, la caravane passe

12 mars 2014

On ne compte plus les commentaires alambiqués et tordus de la part des commentateurs, chroniqueurs et politiciens fédéralistes depuis l’arrivée de Pierre Karl Péladeau à titre de candidat du PQ dans Saint-Jérôme.

Parmi les arguments anti-Péladeau, le plus acerbe vise les actions détenues par PKP dans Québecor Média que ses détracteurs l’incitent à vendre, certains d’entre eux, tels François Legault et Philippe Couillard, poussant même le cynisme jusqu’à l’exhorter à les vendre avant le 7 avril, des dénonciations répétées du Parti libéral et de la CAQ qui révèlent à l'évidence la panique et le désespoir face à une débandade possible de leur formation.

Quant aux craintes pour l’indépendance de la presse soulevées par sa candidature, elles demeurent littéralement sans fondement et dénotent un mépris mesquin envers les journalistes rattachés à Québecor Média, comme si le départ du «patron» allait influencer le contenu de leurs articles alors que ces médias, au contraire de d’autres, comptent dans leurs rangs des journalistes de toutes allégeances politiques…Foutaise!

À mon sens, il faut féliciter Pierre Karl Péladeau d’offrir son temps, son énergie et son expérience pour servir la population du Québec, lui qui aurait pu, comme d’autres personnages fortunés au Québec, se contenter de profiter de sa richesse financière et laisser les grandes questions politiques et économiques à d’autres, souvent, il faut bien l’admettre, moins qualifiés que lui pour y apporter des éléments de solutions.

Enfin, aux questions des journalistes sur ses intentions concernant ses actions, PKP a été clair : elles seront placées en fiducie sans droit de regard, tel que le stipule le code d’éthique de l’Assemblée nationale. En attendant, laissons le commissaire à l’éthique, désigné à l’unanimité par les députés, faire son travail.

Comme le dit si bien un proverbe arabe, «les chiens aboient, la caravane passe», [formule employée lorsqu'on est sûr de soi et qu'on dédaigne des obstacles que d'autres cherchent à mettre sur notre chemin]. Pourtant, ce n’est pas tous les jours qu’un milliardaire fait le choix de servir les autres au lieu de se servir!

quebechebdo 12 mars 2014