Petite politique de merde

1 avril 2014

Rappelons les faits : un reportage d’Alain Gravel de l’émission « Enquête » fait état d’une supposée sollicitation de la part du conjoint de Pauline Marois Claude Blanchet auprès d’une firme de génie-conseil dans le cadre de l’éventuelle campagne à la direction du Parti québécois de son épouse au printemps 2007, une course au leadership qui n’a jamais eu lieu.

Le reportage d’Alain Gravel s’appuie sur un affidavit anonyme daté du 25 mars, soit au moment où, comme par hasard, l’intégrité de Philippe Couillard subissait les attaques de Pauline Marois concernant son placement de 600 000 $ dans des paradis fiscaux au moment où le chef du PLQ séjournait en Arabie saoudite.

À mon sens, cette révélation « fortuite » revêt toutes les allures d’un coup fumant dans lequel la crédibilité d’Alain Gravel est sérieusement mise en doute compte tenu d’une part, du « timing » d’une telle sortie à une semaine du scrutin, et d’autre part, de l’anonymat du plaignant envers qui je ne prête aucune crédibilité.

Conséquemment, je me rallie à l’interprétation de Pauline Marois lorsqu’elle s’interroge sur les motifs de la personne qui a livré un témoignage anonyme à Radio-Canada, à une semaine du scrutin du 7 avril. « Nous avons décidé de faire le ménage. Ça fait mal à du monde ».

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/dossiers/elections-quebecoises/201404/01/01-4753412-des-corrupteurs-cherchent-a-bloquer-le-pq-suppute-marois.php

Comme dirait l’autre, nous nageons en plein dans la petite politique de merde !

vigile.net tribune libre 1er avril 2014
quebechebdo 1er avril 2014

 

À propos du bilinguisme

1 avril 2014

La dernière sortie de Philippe Couillard sur le bilinguisme revêt à mon sens un caractère ambigu qui suscite son lot de controverse. En effet, je suis convaincu que tout parent francophone du Québec souhaite que son enfant soit en mesure de parler l’anglais pour arriver à se débrouiller dans le contexte géographique du Québec.

Par ailleurs, il m’apparaît évident que le bilinguisme étatique tel que proposé par Pierre Elliot Trudeau et ses successeurs, tel Philippe Couillard, ne peut qu’aboutir à l’assimilation linguistique progressive du peuple de la minorité par celui de la majorité.

Conséquemment, je dis oui au bilinguisme personnel, mais non au bilinguisme institutionnalisé. Et, n’en déplaise à Philippe Couillard et à tous les ensorceleurs idéologiques du bilinguisme étatique, je demeure convaincu que le français au Québec doit demeurer le figure de proue de notre identité francophone en terre d’Amérique.

quebechebdo 1er avril 2014

Commentaire:

"Je suis d'accord avec vous. Mes enfants parlent et lisent l'anglais très bien car nous avons fait une immersion. Mais je me suis toujours assuré qu'il ne prenait pas la culture anglophone, uniquement la langue. De plus, dès qu'un de mes enfants était bilingue, j'arrêtais l'immersion forcée de ce dernier. Ils sont donc bilingues mais je me suis assuré que personne ne puisse présumer qu'ils sont anglophones."

Carl Bilodeau
quebechebdo 1er avril 2014
 

Couillard au banc de l’intégrité et de la langue

31 mars 2014

La campagne qui s’achève aura vu l’électorat québécois être témoin d’attaques personnelles entre les chefs des deux principales formations politiques qui ont été appelés à défendre leur position sur différents dossiers. Et cela, au détriment souvent des « vraies affaires ».Toutefois, deux sujets qui sont ressortis au cours des derniers jours méritent à mon sens une attention particulière, à savoir l’intégrité et la langue.

Au chapitre de l’intégrité, nul n’est besoin d’être expert en la matière. De toute évidence, les neuf années du gouvernement libéral de Jean Charest ont donné lieu à des magouilles de collusion et de corruption qui ont conduit, malgré les réticences du gouvernement libéral, à la création de la commission Charbonneau.

Néanmoins, force est de constater que l’équipe libérale actuelle de Philippe Couillard est composée en grande partie d’un nombre important de joueurs qui ont « évolué » dans l’arène politique au cours de cette période nébuleuse de 2003 à 2012.

Par ailleurs, les dernières révélations concernant les placements de Philippe Couillard dans des abris fiscaux, bien que « légaux », n’augurent rien de rassurant sur la qualité et la crédibilité du chef du PLQ lorsqu’il sera confronté à l’épineux dossier des paradis fiscaux où se réfugient nombre de contribuables bien nantis.

En ce qui a trait au dossier linguistique, la dernière sortie de Philippe Couillard sur le bilinguisme lors du deuxième débat des chefs relève à mon sens d’une bassesse scandaleuse. Un aplaventrisme avilissant devant un bilinguisme institutionnalisé jusque sur le plancher de la chaîne de montage d’une usine. Bref, une complaisance rétrograde qui nous fait reculer au temps de la grande période noire du colonialisme anglais.

La campagne amorce maintenant son dernier droit. Le 7 avril, les Québécois seront placés devant un choix. Ou ils se tournent vers le PLQ qui a laissé le Québec dans la « boue » des magouilles de corruption et de collusion, un parti qui prône le multiculturalisme à outrance au détriment des valeurs identitaires québécoises, un parti qui laisse notre langue maternelle piétinée par les minorités anglophones par son laxisme éhonté…

Ou ils optent pour le Parti québécois qui, dès les débuts de son mandat en 2012, a fait adopter une loi prônant l’intégrité en matière de contrats publics, un parti qui s’apprête à renforcer les dispositions de la loi 101, enfin un parti qui propose une charte de la laïcité qui viendra officialiser le caractère identitaire du Québec.
 

vigile.net tribune libre 31 mars 2014
quebechebdo 31 mars 2014 "Le dernier droit"

La face cachée d’Albert Einstein

30 mars 2014

Albert Einstein est surtout connu pour la découverte de sa fameuse théorie de la relativité qui a profondément marqué la science moderne. Toutefois, un des aspects moins connus de la personnalité d’Einstein réside dans les réflexions qu’il nous a léguées.

À titre d’exemples, j’ai cru opportun de vous en soumettre quelques unes qui, je l’espère, vous permettront de connaître un peu la face cachée d’Albert Einstein :

La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.
***
 Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.
***
 La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.
***
 Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité.
***
La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information.
***
Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le cœur des hommes.
***
Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe.
***
 La valeur d'un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.
***
C'est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu'il en a reçu.
***
 Ce qui fait la vraie valeur d'un être humain, c'est de s'être délivré de son petit moi.
***
N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur.
***
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

quebechebdo 30 mars 2014
 

À ceux qui doutent encore des dangers de l’intégrisme

29 mars 2014

Impressionnantes, ces visions de l'Islam ! Quelle convergence d'analyse par des hommes d'époque, d'origine et d'esprit aussi divers…  

« Islam! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. » (Bossuet,1627-1704)

Tous les germes de la destruction sociale sont dans la religion de Mahomet. » Chateaubriand (1768-1848) 

« La religion de Mahomet, la plus simple dans ses dogmes, (…) semble condamner à un esclavage éternel, à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la terre où elle a étendu son empire » Condorcet (1743-1794) 

« Le Coran, ce méchant livre, a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire pendant 1200 ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d’hommes ; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré un singulier mépris de la mort et un enthousiasme capable d’affronter des guerres sanglantes, et d’entreprendre les plus vastes conquêtes. Or nous y trouvons la plus triste et la plus pauvre forme du théisme. (…) Je n’ai pu y découvrir  une seule idée un peu profonde.» Arthur Schopenhauer (1788 -1860)

« L’islam, c’est la polygamie, la séquestration des femmes, l’absence de toute vie publique, un gouvernement tyrannique et ombrageux qui force de cacher sa vie et rejette toutes les affections du cœur du côté de l’intérieur de la famille.» Alexis de Tocqueville (1805-1859)

« Si l’on préfère la vie à la mort on doit préférer la civilisation à la barbarie. L’islamisme est le culte le plus immobile et le plus obstiné, il faut bien que les peuples qui le professent périssent sils ne changent de culte. » Alfred de Vigny (1797-1863)

« Celui qui prétend être le prophète d’Allah devrait avoir des lettres de créances, c’est-à-dire la prophétie, les miracles et l’intégrité de l’ensemble de sa vie. Rien de tout cela ne se trouve chez Mahomet, cet homme de pillage et de sang qui prêche sa doctrine à coup de cimeterre, en promenant la mort sur un tiers du globe alors connu. » Monseigneur Louis Pavy, évêque d’Alger (1805-1866)

« L’islam est contraire à l’esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu’il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l’esprit. » Joseph Ernest Renan (1823-1892)

« L’influence de cette religion paralyse le développement social de ses fidèles  (…) Il n’existe pas de plus puissante force rétrograde dans le monde.  (…)Si la Chrétienté n’était protégée par les bras puissants de la Science, la civilisation de l’Europe moderne pourrait tomber, comme tomba celle de la Rome antique. » Winston Churchill (1874-1965) 

Et enfin, paru dans l'hebdomadaire américain « Time »…

« C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine.

Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam.

En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’Etat.

Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis «musulmane» je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet.

Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard ! Les «misérables» ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race.

L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. »  

André Malraux, 3 juin 1956

Cet entretien est donc paru il y a presque 60 ans…Visionnaire et prophétique, Malraux ? Sans aucun doute !

quebechebdo 29 mars 2014
vigile.net tribune libre 29 mars 2014 "L'Islam à travers les siècles" (version abrégée)

La campagne en trois mots

28 mars 2014

Au début de la campagne électorale, le Parti québécois partait grandement favori dans les sondages grâce à l’appui fortement majoritaire des Québécois francophones à l’égard du projet de charte des valeurs.

Puis, est apparu le poing levé de Pierre Karl Péladeau en faveur du pays du Québec, l’élément déclencheur qui a dirigé la campagne autour du référendum sur la souveraineté que les tenants du fédéralisme n’ont pas tardé à exhiber tel un épouvantail.

Enfin, le dernier tiers de la campagne a vu le thème de l’intégrité prendre l’avant-scène, le chef du PLQ Philippe Couillard essuyant un tir de barrage en règle de la part de ses trois adversaires sur ses relations d’affaires avec Arthur Porter et ses placements dans des abris fiscaux.

La campagne amorce maintenant son dernier droit. Les débats télévisés sont terminés. La charte, le référendum et l’intégrité ont monopolisé l’espace médiatique. L’électorat du Québec se présentera aux urnes dans dix jours. Saura-t-il faire un choix éclairé sur les « vraies affaires »?…En attendant, bien malin celui qui peut prévoir qui gouvernera le Québec le 8 avril!

quebechebdo 28 mars 2014

Le « poing » marquant de la campagne

28 mars 2014

Au moment où la campagne s’amorçait avec un Parti québécois en avance dans les intentions de vote des Québécois francophones avec en toile de fond l’appui au projet de charte des valeurs du gouvernement Marois, l’image médiatisé du poing levé de Pierre Karl Péladeau en guise de profession de foi envers la souveraineté du Québec a fait basculer la vapeur du côté du PLQ de Philippe Couillard qui n’a pas tardé à sortir du placard l’épouvantail du référendum. 

Conséquemment, si je devais identifier le point marquant de cette campagne, je dirais que c’est le « poing » de PKP!

quebechebdo 28 mars 2014

L’éthique élastique de Couillard

27 mars 2014

Nul doute que l’éthique et l’intégrité sont devenues depuis quelques jours des thèmes centraux dans la campagne électorale québécoise. À ce chapitre, le chef du PLQ Philippe Couillard reçoit les tirs nourris de ses deux principaux adversaires Pauline Marois et François Legault.

La dernière attaque en règle contre Philippe Couillard vise un placement de 600 000 $ dans un compte bancaire de l’île de Jersey, considérée comme un paradis fiscal, durant la période où il travaillait comme neurochirurgien en Arabie saoudite dans les années 90, une manœuvre considérée comme « légale » qui lui a permis d’être exempté d’impôts sur cette somme, seuls les intérêts générés étant imposables de par la loi.

Or, Philippe Couillard est revenu au Québec en 1996 après un séjour de quatre ans en Arabie saoudite, et il a conservé son placement jusqu’en 2000, profitant de la sorte d’un paradis fiscal pendant quatre années supplémentaires et cela, à une période où il était redevenu un contribuable québécois.

Pour Alain Deneault, docteur en philosophie et auteur de plusieurs essais sur les paradis fiscaux, « le problème, c’est qu’on puisse recourir à un paradis fiscal comme celui-là sur un mode légal ». Or, toujours de l’avis de M. Deneault, « pour qu’il y ait un lien de confiance entre les citoyens et l’État, ça prend un minimum de contrôle sur les questions fiscales. Mais il est difficile de s’attendre à ce qu’un chef d’État qui bénéficie d’un paradis fiscal lutte contre le problème de l’évasion fiscale ».

Sur un autre plan, le chef du PLQ persiste à tenter désespérément de se détacher de l’héritage politique des neuf années de magouilles du gouvernement Charest, clamant à bras raccourcis qu’il « ne joue pas dans un reality show du passé ».

À cet effet, la dernière tuile qui est tombée sur la tête de Couillard provient d’une somme de 428 000 $ amassée lors d’une activité de financement il y a quelques années, somme qui n’apparaît nulle part dans les livres du PLQ.

Un second débat se tiendra le 27 mars. Il ne fait aucun doute que la question de l’éthique occupera une bonne partie de ce débat. Selon sa bonne vieille habitude, la couleuvre Couillard utilisera les faux-fuyants pour répondre des ses antécédents avec Arthur Porter de même que de ses placements dans des paradis fiscaux.

La question qui tue et qui devra lui être posée : à quoi les Québécois peuvent-ils s’attendre lorsque vous aborderez l’épineux dossier des évasions fiscales ?… À vous de répondre M. Couillard !

quebechebdo 27 mars 2014
vigile.net tribune libre 27 mars 2014

La « référendite » chronique

26 mars 2014

Depuis le retour à l’avant-scène d’un possible référendum sur la souveraineté du Québec suscité par la déclaration de Pierre Karl Péladeau au moment de l’annonce de sa candidature à titre de député du Parti québécois dans Saint-Jérôme, l’épouvantail référendaire a repris du service au sein des troupes fédéralistes.

Et qui plus est, la « référendite » chronique a même envahi les hauts dirigeants du PQ y compris la première ministre sortante Pauline Marois qui en cache les symptômes comme s’il s’agissait d’une maladie honteuse, et qui ne sait plus quel remède utiliser pour en « guérir ».

À titre de rappel historique, il convient de se rappeler que cette « infection chronique » a émergé dans la décennie des années ’70 pour atteindre son point culminant lors du référendum de 1980 alors que l’ « abcès » a été évincé par 60% de l’électorat québécois qui a procédé à son « ablation ».

Toutefois, le virus est puissant si bien qu’il est revenu en 1995 et qu’il a bien failli cette fois-là emporté la population du Québec sur la voie de sa souveraineté…Mais, grâce au ciel!?…, le Québec s’est sorti de cette impasse pour finalement se ranger docilement dans le giron fédéral.

Puis, quelque 35 ans après ses premières manifestations, il aura fallu qu’un homme d’affaires réputé en la personne de PKP fasse ressurgir la « référendite » pour que l’équipe de soigneurs fédéralistes ne se portent illico au secours du vulnérable « patient », envahi soudainement par les méfaits dévastateurs de la maladie.

Pourtant, lorsque nous analysons la fréquence d’apparition de la « référendite », peut-être aurions-nous avantage à envisager ses causes au lieu de s’attarder à ses symptômes. En d’autres termes, il m’apparaît clair qu’une des causes principales de cette « infection » réside dans la « peur maladive » entretenue par les tenants du fédéralisme.

Dans ces circonstances, il m’apparaît tout aussi évident que nous devons contrer cette peur par une « thérapie » appropriée, à savoir l’éveil des Québécois à leur potentiel, à leur courage, à leur autonomie et à leur créativité. C’est d’abord et avant tout de cette manière que nous éradiquerons une fois pour toutes les effets pervers de la « référendite chronique ».

quebechebdo le 26 mars 2014

Le squelette libéral sort du placard

25 mars 2014

Alors que la dernière semaine a été marquée sous le sceau de l’épouvantail d’un référendum d’un éventuel gouvernement du PQ martelé par le chef du PLQ Philippe Couillard, un nouveau chapitre, beaucoup plus réaliste et crédible celui-là, a été ouvert autant par Pauline Marois que François Legault relativement au lourd héritage du gouvernement Charest concernant l’intégrité et l’éthique des troupes libérales durant leur dernier mandat de neuf années à la tête du gouvernement du Québec

Quant à la défense de Philippe Couillard, elle tient au fait que les Québécois ont tranché ce dossier en reléguant les libéraux au rang d’opposition officielle et qu’ils se prononceront en 2014 sur une équipe renouvelée.

Toutefois, là où le bât blesse dangereusement, c’est que, parmi cette équipe « renouvelée », se présentent 18 candidats qui ont été ministres sous Jean Charest et que les libéraux de l’époque ont voté 11 fois contre la mise sur pied d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, alléguant à chaque fois qu’il fallait laisser les enquêteurs faire leur boulot…

Et, pour ajouter davantage d’épices sur le plat, la dernière sortie de l’ex-député et candidat libéral dans Portneuf Michel Matte à l’effet qu’il a fallu qu’un « noyau de députés » convainque l’ensemble du caucus pour créer la commission Charbonneau, vient gâter la sauce de Philippe Couillard qui n’a d’autre argument que de clamer qu’il n’était pas là au moment de cette bisbille bien cachée au sein de l’état-major de Jean Charest, reniant par la même occasion les quelque 18 candidats qui composent son équipe actuelle.

Au cours des derniers jours, le PLQ de Couillard s’est emparé de la pôle position dans certains sondages qui, bien que très contestables, lui ont conféré un certain élan, poussé par l’épouvantail référendaire.

Maintenant, la joute électorale se transporte sur un terrain miné par les soupçons de scandales de collusion et de corruption qui planent sur les troupes libérales…un héritage auquel Philippe Couillard devra répondre auprès de l’électorat québécois s’il désire conserver sa cote de popularité, à défaut de quoi les Québécois auront tranché pour un verdict le condamnant à son rôle d’opposition actuel.

vigile.net tribune libre 25 mars 2014
quebechebdo 25 mars 2014