On ne laisserait même pas un chien dehors!

28 juillet 2014

À chaque fois que je lis des articles ou que j’entends des reportages sur le phénomène de l’itinérance, je ressens des sentiments de révolte et d’incompréhension face à une situation inacceptable en 2014. Et pourtant, vous avez sans doute déjà entendu comme moi… « On ne laisserait même pas un chien dehors ! » Alors, qu’est-ce qui fait que notre société « moderne » assiste sans scrupule au spectacle scandaleux d’êtres humains sans abri ?

En février 2014, le gouvernement Marois, par l’entremise de l’ex-ministre déléguée aux Services sociaux Véronique Hivon adoptait la première politique nationale de lutte contre l’itinérance. Depuis lors, le gouvernement Couillard s’est engagé à mettre en application cette politique par l’entremise d’un plan d’action qui se fait toujours attendre pendant que l’itinérance continue de prendre de l’ampleur.

De son côté, le gouvernement Harper, selon son habitude, se propose de modifier unilatéralement la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) en réorientant ce programme vers l’approche du Logement d’abord, une mesure condamnée par Québec, d’abord pour son insuffisance, mais surtout parce qu’elle vient s’immiscer dans les compétences provinciales.

Les itinérants feront-ils partie des « vraies affaires » du gouvernement Couillard ou seront-ils emportés par la vague des compressions budgétaires proposées dans le dernier budget du ministre des Finances ? J’ai bien peur que les itinérants ne récoltent que des miettes et qu’ils soient considérés encore une fois comme les marginaux d’un système pourri dans lequel les riches continueront de s’engraisser impunément dans les abris fiscaux !

quebechebdo 28 juillet 2014
vigile.net tribune libre 28 juillet 2014
Le Journal de Québec 30 juillet 2014 (version abrégée)

Landry hausse le ton

27 juillet 2014

D’un ordinaire habituellement modéré dans ses propos sur la démarche indépendantiste du Québec, l’ex-chef péquiste Bernard Landry hausse le ton en incitant les instances du PQ à brandir le projet indépendantiste : « Mais je pense que le PQ n’a pas le choix ; il a été fondé pour faire l’indépendance nationale. Tourner le dos à cela serait catastrophique à tous égards, pour le Québec et pour le parti »

En utilisant un discours aussi tranché, Bernard Landry rejoint celui du nouveau chef du Bloc québécois Mario Beaulieu et invite le PQ à accélérer toute démarche attentiste en faisant en sorte « que le moment arrive le plus vite possible. Attendre, ça ne veut pas dire ne rien faire… »

Je ne peux que me réjouir de la position l’ex-chef du PQ qui arrive à une période de calme relatif, et qui, je l’espère, aura l’heur d’alimenter les réflexions de ceux et celles qui aspirent à briguer la chefferie du PQ.

Les dégelées encaissées par le Bloc et le PQ lors des deux derniers scrutins représentent, à mon sens, des occasions uniques de recentrer le débat indépendantiste auprès des militants. Et faire fi de ce constat équivaudrait à se terrer sous une politique de l’autruche catastrophique…et peut-être sans lendemain pour ces partis !

quebechebdo 25 juillet 2014
vigile.net tribune libre 25 juillet 2014
Le Journal de Québec 28 juillet 2014

Tir en règle du fédéral

24 juillet 2014

L’épineux dossier sur le contrôle des armes à feu refait surface dans un projet de loi fédéral prévu pour l’automne. Toutefois, indépendamment des mesures proposées, il m’apparaît inacceptable qu’aucune consultation préalable auprès des provinces, en particulier le Québec, l’Ontario et l’Île-du-Prince-Édouard qui possèdent déjà leur propre programme de contrôle des armes à feu, n’ait été tenue.

Le gouvernement fédéral aura beau invoquer que ce dossier est de juridiction fédérale, il n’en demeure pas moins qu’il fait preuve d’insolence et de mépris envers les provinces en s’autoproclamant roi et maître dans un dossier aussi important.

J’ai l’impression que ce « tir en règle » du fédéral contre les provinces touchées risque de recevoir une « décharge » juridique de la part de ces provinces !

quebechebdo 24 juillet 2014

À la défense de notre langue

23 juillet 2014

Le combat pour la défense et la protection du français au Québec fait partie des us et coutumes des Québécois depuis des décennies. Toutefois, depuis quelque temps, on assiste au Québec à un mouvement pervers qui s’infiltre pernicieusement dans les conversations, à savoir l’émergence du franglais. Il devient de plus en plus « in » de créer des mariages de mots formés de mots anglais et français.

Et, pendant ce temps, les anglicismes envahissent progressivement les médias sociaux à un rythme tel qu’il devient presque impossible de décrypter les messages des utilisateurs. Et là où le bât blesse dangereusement, c’est que les détracteurs de ces créations insensées et de ces emprunts abusifs sont perçus comme des dinosaures d’une époque révolue.

La langue française, contre vents et marées, a réussi à survivre au Québec, noyée dans un continent à très grande majorité anglophone, grâce aux combats de nos ancêtres…Peut-être faudrait-il se le remémorer avant de disparaître dans le brouillard de modes passagères et perverses !

quebechebdo 23 juillet 2014
Le Devoir 24 juillet 2014

Affaire Duffy: la coupe déborde

22 juillet 2014

Des éclairages nouveaux relativement aux 31 accusations portées par la GRC contre le sénateur Duffy révèlent que le sénateur suspendu a facturé aux contribuables un entraîneur personnel, un artiste maquilleur, ainsi que des frais de déplacement personnels pour assister à des funérailles et à d’autres cérémonies.

À voir défiler ces accusations scandaleuses envers Mike Duffy, on a l’impression que la liste n’en finit plus de nous surprendre, à tel point qu’il convient de nous demander si le sénateur possède une once de scrupule en lui.

Dans l’hypothèse où ces accusations sont fondées [et je ne doute pas qu’elles le soient], il m’apparaît clair que Mike Duffy doit rembourser au Trésor public toutes les dépenses dont il sera formellement accusé, et qu’il doit être démis illico de ses fonctions de sénateur.

quebechebdo 22 juillet 2014

La confidentialité…au grand jour

21 juillet 2014

Aux dires d’Edward Snowden, cet ancien analyste de la National Security Agency (NSA) qui a mis au jour le plus gros scandale d’espionnage du siècle, la vie privée est devenue un mythe.

À titre d’exemple, si vous cherchez des billets d’avion entre Montréal et Paris sur un moteur de recherche comme Expedia, cette information sera aussitôt transmise à l’industrie hôtelière. Une publicité vous proposera alors un hôtel à Paris, aux dates de votre visite, sur les prochains sites Web que vous visiterez. Pire encore, l’agence de voyage Expedia, par exemple, fait plus de profits en vendant des renseignements sur les internautes qu’en vendant des billets d’avion.

Même si les lois, en théorie, sont censées protéger la vie privée, les organismes, publics ou privés, sont généralement mal équipés pour protéger les renseignements dont ils disposent, si bien que les fuites de ces renseignements se propagent à la vitesse de l’éclair dans des firmes spécialisées disposant de bases de données ultraperfectionnées, lesquels renseignements se vendent à gros prix à d’autres entreprises.

Conscient que l’évolution technologique a contribué à l’avancée de nombreuses découvertes dans plusieurs sphères de la société, il faut admettre que, en ce qui a trait aux «bons vieux renseignements confidentiels», ils font maintenant partie du passé !

quebechebdo 21 juillet 2014

Pourquoi PKP ferait un bon chef du PQ

21 juillet 2014

Un jour ou l’autre, les instances du PQ lanceront une course à la direction du parti. Même si, actuellement, aucun candidat n’a manifesté son intention de briguer les suffrages, on peut s’attendre à ce que quelques prétendants montent dans l’arène.

Par ailleurs, depuis l’arrivée «remarquée» de Pierre Karl Péladeau dans les rangs du PQ, nombreuses ont été les réactions dans les médias sur ses prétentions à aspirer à la chefferie du PQ.

Toutefois, malgré le silence du principal intéressé, je vous fais part des raisons pour lesquelles PKP serait l’homme tout désigné pour relancer un parti décimé par sa dernière défaite cuisante d’avril 2014.

D’abord, Pierre Karl Péladeau, de par son «success story» en affaires, est un gagnant, une qualité essentielle pour relancer un parti qui vient de subir l’humiliation.

Ensuite, il arrive en politique avec un dossier «blanc», nullement entaché de quelque frasque malsaine qui pourrait nuire à son intégrité.

Pierre-Karl Péladeau est issu d’une famille dont le père Pierre Péladeau n’a jamais caché son allégeance souverainiste, une situation qui lui a permis de baigner, depuis son enfance, dans un environnement propice à cette option.

Enfin, et surtout, dès son entrée en politique, PKP, en brandissant son poing en l’air tout en lançant son adhésion à l’indépendance du Québec, a fait preuve d’une transparence et d’une conviction sans équivoque.

Pour toutes ces raisons, je souhaite ardemment que Pierre Karl Péladeau fasse le saut dans la course à la chefferie du PQ… Il en va de la survie du parti!

quebechebdo 21 juillet 2014
vigile,net tribune libre 21 juillet 2014

L’esprit grégaire des Québécois est révolu

21 juillet 2014

L’arrivée de Mario Beaulieu à la tête du Bloc québécois suscite à n’en pas douter des remous au sein de l’aile conservatrice du parti, à commencer par l’ex-chef du Bloc Gilles Duceppe qui y est allé d’une sortie contre le discours du nouveau chef relativement à sa position bien campée sur l’indépendance du Québec.

Loin de renier l’importance des années où Gilles Duceppe a défendu les intérêts du Québec à Ottawa, force est de constater que les attitudes désinvoltes de Stephen Harper envers le Québec doivent être combattues sans ménagement.

Dans l’esprit de Mario Beaulieu, il m’apparaît évident que l’esprit grégaire auquel les Québécois se soumettent depuis des décennies est révolu. Fini le temps des méandres tortueux sur l’indépendance du Québec…Arrive enfin le temps de l’affirmation claire de l’option indépendantiste.

À cet effet, le philosophe romain Sénèque nous sert une leçon en ces termes :

« (…) Voici le premier impératif : gardons-nous bien de suivre, à la manière des moutons, le troupeau de ceux qui précèdent en allant non pas vers où il faut aller, mais simplement où vont les autres. Car rien n’entraîne à de plus grands malheurs que de se conformer à la rumeur publique, en estimant que les meilleurs choix sont ceux du plus grand nombre, de se laisser conduire par la multiplicité des exemples – cela parce que nous vivons non d’après la raison mais dans un esprit d’imitation. »

En réalité, le discours de Mario Beaulieu nous invite à recentrer nos énergies sur le nœud de notre combat et à aller « où il faut aller » sans tergiversation oiseuse sur l’objectif ultime, à savoir l’affranchissement du peuple québécois du joug d’un gouvernement fédéral mesquin et avilissant…Un message intègre qui apporte un souffle d’oxygène bénéfique à la cause indépendantiste!

quebechebdo 20 juillet 2014

Affaire Yves Bolduc: une seule solution appropriée

19 juillet 2014

Yves Bolduc aura beau se confondre en excuses pour la controverse suscitée par les 215 000 $ empochés à la suite de sa prise en charge de 1500 patients et s’engager à rembourser une partie de cette somme, il a dépassé les limites de l’éthique en puisant à pleines mains dans l’assiette au beurre des contribuables.

De plus, à ma connaissance, le Dr Bolduc a touché cette prime « incitative » dès le premier de ses 1500 nouveaux patients alors qu’elle devait, selon l’entente, lui être versée après avoir atteint préalablement un nombre minimal de patients.

En conséquence, il a perdu toute crédibilité et toute légitimité pour occuper le poste de ministre de l’Éducation du Québec. Le plus haut fonctionnaire du ministère responsable de la formation de la jeunesse québécoise ne peut être entaché d’une conduite aussi scandaleuse…

La démission d’Yves Bolduc demeure donc la seule solution appropriée.

quebechebdo 19 juillet 2014

« Tout est OK pour le PM »

18 juillet 2014

Un an et demi après le début de son enquête, la GRC vient de déposer 31 accusations de fraude, d’abus de confiance et de corruption envers l’ex-sénateur et l’ex-recrue de Stephen Harper, Mike Dufffy.

Dans toute cette saga qui a fait couler beaucoup d’encre, le versement d’un montant de 90 000 $ provenant de l’ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, pour rembourser le Sénat, représente à mon sens l’épisode le plus incriminant d’un système de corruption émanant directement du bureau du PM.

À cet effet, l’enquête de la GRC présente en preuve un document de cour citant un courriel de M. Wright dans lequel il écrit clairement, concernant le versement du 90 000 $ : « Tout est OK pour le PM »…Une preuve irréfutable à laquelle ne peut se soustraire Stephen Harper.

Conséquemment, le premier ministre doit être convoqué en cour pour témoigner sous serment lors des procédures judiciaires qui doivent débuter le 16 septembre, à défaut de quoi Mike Duffy deviendra le dindon d’une farce monumentale orchestrée et approuvée par les hautes instances du bureau du PM.

quebechebdo 18 juillet 2014