On ne laisserait même pas un chien dehors!

À chaque fois que je lis des articles ou que j’entends des reportages sur le phénomène de l’itinérance, je ressens des sentiments de révolte et d’incompréhension face à une situation inacceptable en 2014. Et pourtant, vous avez sans doute déjà entendu comme moi… « On ne laisserait même pas un chien dehors ! » Alors, qu’est-ce qui fait que notre société « moderne » assiste sans scrupule au spectacle scandaleux d’êtres humains sans abri ?

En février 2014, le gouvernement Marois, par l’entremise de l’ex-ministre déléguée aux Services sociaux Véronique Hivon adoptait la première politique nationale de lutte contre l’itinérance. Depuis lors, le gouvernement Couillard s’est engagé à mettre en application cette politique par l’entremise d’un plan d’action qui se fait toujours attendre pendant que l’itinérance continue de prendre de l’ampleur.

De son côté, le gouvernement Harper, selon son habitude, se propose de modifier unilatéralement la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) en réorientant ce programme vers l’approche du Logement d’abord, une mesure condamnée par Québec, d’abord pour son insuffisance, mais surtout parce qu’elle vient s’immiscer dans les compétences provinciales.

Les itinérants feront-ils partie des « vraies affaires » du gouvernement Couillard ou seront-ils emportés par la vague des compressions budgétaires proposées dans le dernier budget du ministre des Finances ? J’ai bien peur que les itinérants ne récoltent que des miettes et qu’ils soient considérés encore une fois comme les marginaux d’un système pourri dans lequel les riches continueront de s’engraisser impunément dans les abris fiscaux !

quebechebdo 28 juillet 2014
vigile.net tribune libre 28 juillet 2014
Le Journal de Québec 30 juillet 2014 (version abrégée)

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