Question de priorité

15 septembre 2014

Le député de Rousseau et ex-ministre des Finances, Nicolas Marceau, se compromet dans le débat actuel sur la stratégie que doit adopter le PQ pour les prochaines années en préconisant de mettre la priorité sur la prise du pouvoir sous le thème de l’économie et en reléguant de ce fait le référendum sur l’indépendance du Québec au second plan.

Même si l’économie représente à mon sens un thème essentiel à l’émancipation de l’État québécois, M Marceau semble oublier que l’article premier du parti qu’il représente est de faire du Québec un pays indépendant par voie de référendum, et cela, en mettant en lumière sa spécificité culturelle et linguistique.

Conséquemment, je suis en désaccord sur le fait que le pouvoir devienne la priorité des indépendantistes s’il a pour effet de mettre en veilleuse l’option fondamentale du PQ. En termes clairs, un parti dont la raison d’être est d’amener le Québec à un statut de pays se doit de prioriser une démarche claire et sans équivoque sur les moyens qu’il entend mettre de l’avant pour y parvenir.

En bref, tout devient une question de priorité… À mon avis, la démarche est claire : lors d’une prochaine campagne électorale, les Québécois devront décider s’ils votent pour un parti qui mettra de l’avant le processus référendaire qui les consultera sur une question claire sur l’avenir du Québec.

quebechebdo 15 septembre 2014

Flower of Scotland

14 septembre 2014

À quelques jours du référendum sur l’indépendance de l’Écosse, j’ai cru pertinent de vous présenter un petit historique tiré de Wikipédia sur l’hymne national « officieux » de l’Écosse dont le destin n’est pas sans nous rappeler celui du Québec.

« Flower of Scotland fut utilisé pour la première fois par des supporters écossais de l'équipe de rugby lors de leur tournée en Afrique du Sud en 1974. La fédération écossaise de rugby décida qu'il serait joué avant chaque match de l’Écosse en 1993.

C'est en 1990 qu'il est utilisé pour la première fois lors d'une rencontre officielle. Jusque-là, l'hymne joué pour l'Écosse était le God save the Queen. À la demande de la fédération, Flower of Scotland fut joué comme hymne pour le dernier match du tournoi des cinq nations, dans une rencontre qui les opposa aux Anglais, un match remporté par l’Écosse. 

Jugée trop agressive pour les Anglais, la chanson a fait l'objet d'une pétition populaire présentée au Parlement écossais en 2004 pour qu'elle cesse d'être utilisée lors des rencontres sportives et soit remplacée par une autre. Néanmoins, lors d'un sondage en ligne, les Écossais ont placé Flower of Scotland en tête des hymnes potentiels avec 41 %. »

Ô Fleur d'Écosse 
Quand reverrons-nous
Les hommes dignes
Qui se sont battus et sont morts pour
Tes minuscules collines et vallées,
Et se sont dressés contre lui,
L'armée du fier Édouard
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois.

Les collines sont désertes à présent
Et les feuilles d'automne épaisses et silencieuses
Recouvrent notre pays qui est désormais perdu,
Si chèrement défendu par ces hommes,
Ceux qui se sont dressés contre lui
L'armée du fier Édouard
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois.

Désormais, ces temps appartiennent au passé
Et dans le passé ils doivent demeurer
Mais nous pouvons encore nous dresser
Et redevenir la Nation
Qui s'est dressée contre lui,
L'armée du fier Édouard
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois.

Ô Fleur d'Écosse
Quand reverrons-nous
Les hommes dignes
Qui se sont battus et sont morts pour
Tes minuscules collines et vallées
Et se sont dressés contre lui,
L'armée du fier Édouard
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois.

www.videodesport.com/hymne-ecossais-flowers-of-scotland-paroles-trad…

quebechebdo 14 septembre 2014

 

Délai déraisonnable

13 septembre 2014

Outre la vindicte populaire soulevée par la remise en liberté de Guy Turcotte, l’auteur du meurtre crapuleux de ses deux enfants, son deuxième procès se tiendra en septembre 2015. Eh oui, dans un an!

Or, la preuve accumulée par les deux parties au cours du premier procès ne constitue-t-elle pas en soi une solide base pour asseoir l’argumentaire autant de la Couronne que de la défense? Conséquemment, y-a-t-il quelqu’un quelque part qui peut m’expliquer pourquoi il faut attendre un an pour débuter le second procès de Guy Turcotte qui, pendant ces douze mois, bénéficiera des avantages d’une liberté « provisoire »?  

quebechebdo 13 septembre 2014 

CPE – Maintenir l’universalité

12 septembre 2014

Au Québec, le principe de l’universalité de certains programmes, entre autres, dans l’éducation et la santé, est reconnu depuis des décennies et reçoit l’approbation unanime des contribuables. Or, pour des raisons difficilement justifiables, le gouvernement Couillard songerait à remettre en question ce principe dans la politique des Centres de la petite enfance [CPE].

Une brèche dangereuse qui ouvrirait la voie à des intentions d’agir dans le même sens relativement à un grand nombre de programmes à vocation sociale qui prônent l’égalité pour tous comme principe de base.

En ce qui a trait aux CPE, nul doute que l’instauration d’un tel programme a contribué grandement à l’augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail, et conséquemment, à l’amélioration de l’économie québécoise.

Tenter de moduler les frais de garde risquerait sans contredit d’empêcher certaines femmes, particulièrement des mères de jeunes enfants, de retourner sur le marché du travail, une conséquence qui serait désastreuse pour la situation financière de plusieurs foyers québécois.

quebechebdo 12 septembre 2014
vigile.net tribune libre 12 septembre 2014 "La Commisiion Coiteux dans l'eau trouble" 
Le Journal de Québec 13 septembre 2014
Le Soleil 15 septembre 2014 "Maintenir l'universalité"

Saku Koivu: combattivité et courage

11 septembre 2014

Au-delà des statistiques remarquables cumulées par Saku Koivu tout au cours de sa carrière dans la LNH, je me souviendrai de cet athlète complet surtout à cause de sa combattivité et de son courage.

J’ai toujours éprouvé beaucoup d’admiration pour les athlètes de petite taille évoluant dans des sports violents tel le hockey, et Koivu incarnait un de ceux-là. Lorsqu’il sautait sur la glace, les spectateurs étaient convaincus que le rythme du jeu allait s’en ressentir et toujours, le petit capitaine du CH répondait à l’appel. Toutefois, l’épisode de son cancer qu’il a surmonté avec courage restera marqué dans le cœur du public montréalais et a suscité l’admiration de tous les amateurs de hockey de la LNH.

Saku Koivu, un petit joueur au talent remarquable et à la combattivité exemplaire!

quebechebdo 11 septembre 2014
 

Une pilule dure à avaler

11 septembre 2014

On conviendra que le merveilleux monde de la politique souffre souvent d’aberrations. La dernière en liste concerne l’exemption des élus des compressions qui passeront dans le hachoir de la Commission de révision permanente des programmes. Et la raison évoquée? « L’Assemblée nationale est souveraine, c’est par souci de respecter le pouvoir législatif », dixit l’attachée de presse du ministre Martin Coiteux.

Foutaise! Au moment où le premier ministre ne cesse de répéter sur tous les toits que personne ne sera épargné étant donné le piètre état des finances publiques, voilà qu’on essaie de nous faire gober une pilule dure à avaler.

Si Philippe Couillard espère conserver quelque crédibilité, les élus devraient d’abord commencer par donner l’exemple et se soumettre aux compressions que le gouvernement s’apprête à servir à l’ensemble des contribuables québécois. Sinon, le train des compressions à venir risque de rester sur place si la locomotive n’est pas attachée aux wagons.

quebechebdo 11 septembre 2014
vigile.net tribune libre 12 septembre 2014 "La Commission Coiteux dans l'eau trouble"

JMA sort de l’ombre

10 septembre 2014

On peut toujours se retirer de la politique mais la politique ne se retire jamais de la personne concernée. C’est, à n’en pas douter, ce qui arrive à Jean-Martin Aussant dans une sortie publiée dans le Devoir du 10 septembre sous le titre « Si j’étais militant péquiste ».

Un argumentaire articulé dans lequel on peut reconnaître aisément toute la verve et les convictions souverainistes profondes de l’ex-chef et fondateur d’Option nationale. Mais d’abord et avant tout un pied de nez aux prétendus candidats à la chefferie du PQ, notamment Bernard Drainville et Jean-François Lisée, sur leur démarche à l’arrière-goût étapiste du Québec à son indépendance. 

En pleine période où la pré-course à la direction du PQ revêt des allures de course, nul doute que cette sortie de JMA aura des répercussions sur les assises du parti qui s’apprêtent à jeter les bases du congrès à la chefferie.

Toutefois, la question que soulève ce retour à la surface de JMA est la suivante : assisterons-nous à son retour en scène sur le « refondation » du PQ ? Et, jusqu’où est-il intéressé à briguer le rôle de chef de ce « nouveau » parti ? À mon point de vue, il est indéniable que l’implication d’un tel debater dans l’arène serait un atout inestimable pour l’avenir du PQ et du mouvement souverainiste québécois.

quebechebdo 10 septembre 2014
vigile.net tribune libre 10 septembre 2014
 

Un retour au gros bon sens s’impose

9 septembre 2014

La dernière intention de l’exécutif du PQ d’imposer des « frais d’inscription dissuasifs » aux éventuels candidats à la course à la chefferie du parti dans le but de « dissuader des gens moins sérieux de faire la course » et de « ne pas assister à une multiplication de candidats » représente à mon sens un paradoxe et une discrimination dangereuse.

Une mesure qui risque d’éliminer des candidats « sérieux » pour des raisons économiques et qui pourraient apporter leur contribution aux débats de fonds dont a besoin le PQ.  En effet, depuis quand mesure-t-on le « sérieux » d’un candidat au contenu de ses poches ?

Il m’apparaît pour le moins bizarre, voire inconcevable, qu’un parti qui se dit social-démocrate place la question monétaire en tête de liste des critères permettant à ses candidats à la chefferie de briguer l’investiture de ce parti….En conséquence, un retour au gros bon sens s’impose !

quebechebdo 9 septembre 2014
Le journal Métro 10 septembre 2014 "Le gros bon sens"
Le Journal de Québec 11 septembre 2014

Dialogue social ou exutoire?

8 septembre 2014

L’afflux des propositions recueillies jusqu’à maintenant sur le forum de consultation nommé « dialogue social » et lancé par le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, dénote à mon sens un intérêt certain pour l’exercice démocratique auquel sont invités les citoyens.

Toutefois, si l’on se fie à la vaste étendue des sujets abordés qui passent de l’abolition des garderies à 7 $ à celle des commissions scolaires en passant par l’imposition d’un régime sec aux fonctionnaires, nous sommes en droit de nous demander si les répondants ne manifestent pas une sorte d’exutoire envers des sujets qui ne les touchent pas personnellement.
 
En effet, est-il logique de penser qu’une mère monoparentale puisse proposer l’abolition des garderies à 7 $ ou qu’un employé d’une commission scolaire suggère la disparition de l’organisme qui l’engage ? La réponse est évidente, c’est non, et pour cause…

C’est pourquoi, il faut prendre ce forum avec prudence et discernement puisque les répondants y apportent tous des propositions qui se caractérisent par un « oui, mais pas dans ma cour », ce qui est parfaitement humain mais pas nécessairement révélateur !

quebechebdo 8 septembre 2014
vigile.net tribune libre 8 septembre 2014
cyberpresse.ca 12 septembre 2014

Bolduc encore sur la sellette

8 septembre 2014

Si vous demandez au ministre de l’Éducation du Québec s’il a en tête une stratégie pour améliorer la qualité de l’enseignement de la langue maternelle auprès de nos jeunes sur les bancs d’école, la réponse est qu’il « n’a pas de stratégie particulière [ni] d'agenda précis ».

Une réponse laconique qui ne fait que s’ajouter à toutes les bévues auxquelles nous a habitués notre ministre de l’Éducation depuis son entrée en fonction. Et pourtant, monsieur le ministre a un plan bien précis pour l’anglais intensif…Est-ce à dire qu’il est davantage préoccupé par l’enseignement de la langue seconde que par la qualité de l’enseignement du français?

En bout de ligne, après l’épisode malheureux des livres dans les bibliothèques scolaires, le vacuum d’Yves Bolduc en matière d’enseignement du français vient ajouter aux maux de tête de Philippe Couillard, lui qui s’était engagé en campagne électorale à accentuer la promotion de la qualité du français dès l'école primaire.

quebechebdo 8 septembre 2014