Un aéroport au nom de Stephen Harper?

28 octobre 2015

Selon ce que j’ai pu lire sur le site internet du Journal, des admirateurs de l’ancien premier ministre du Canada Stephen Harper ont lancé une pétition pour que l’aéroport de Calgary soit renommé en son honneur. Heureusement pour le gros bon sens, une seconde pétition contre cette idée a atteint plus du double des signataires que ceux de la première.

Conséquemment, le nouvel Aéroport international Stephen J. Harper risque de mourir au feuilleton pour le plus grand bien du bon jugement des gens de l’ouest canadien comme en témoigne un des signataires qui s’est prononcé contre la proposition : « Ce n’est pas une bonne idée de nommer un aéroport en l’honneur de quelqu’un qui a semé tant de dissension au pays ».

Une majorité de Canadiens s’est prononcée pour le changement en votant contre Stephen Harper aux dernières élections fédérales du 19 octobre…Il serait bien malvenu de le remettre « en piste » aussi tôt après son « écrasement »!

quebechebdo 28 octobre 2015
Le Journal de Québec 29 octobre 2015

En attendant Justin…

27 octobre 2015

La « suspension temporaire » du plan de Postes Canada de mettre fin à la livraison du courrier à domicile constitue le premier geste tangible qui augure de l’arrivée en scène d’un gouvernement libéral, Justin Trudeau s’étant engagé en campagne électorale à maintenir le service à domicile.

Toutefois, les villes où l’installation des boîtes communautaires est déjà complétée devront s’y soumettre, seules les municipalités où l’installation était prévue pour novembre et décembre pourront bénéficier de cette suspension temporaire.

Le bras de fer qui se dessine entre Postes Canada et le premier ministre désigné risque de devenir un bon baromètre sur les autres promesses électorales de Justin Trudeau. En conséquence, il devra réussir ce test de crédibilité s’il désire amorcer sa carrière de premier ministre du bon pied, à défaut de quoi Justin prêtera rapidement flanc à la critique bien connue envers les politiciens, à savoir qu’une fois élus, leurs promesses s’envolent en fumée…Une histoire à suivre !

quebechebdo 27 octobre 2015
vigile.net tribune libre 29 octobre 2015 "Maintien du service à domicile chez Postes Canada"
Le Soleil 31 octobre 2014 "Premier bras de fer"

 

« Retourner chaque pierre »

26 octobre 2015

Voici un extrait du récit émouvant raconté par Mme Lisette Lapointe sur les derniers jours qui ont entouré le référendum du 30 octobre 1995 : « Il reste trois ans avant le prochain rendez-vous électoral au Québec: tout le temps voulu pour bien préparer la prochaine fois en refusant de se laisser distraire par les habituel¬les sombres prédictions des adversaires de la souveraineté. «Retourner chaque pierre», disait Jacques Parizeau. » 

« Retourner chaque pierre » et observer ce qu’elle cache de précieux, telle l’énergie incommensurable qu’ont déployée nos ancêtres pour protéger et sauvegarder sans relâche notre langue et notre culture.

Le 30 octobre, nous commémorerons le vingtième anniversaire du référendum de 1995, un événement historique qui est venu à un cheveu d’amorcer le processus de cheminement du Québec à son statut de pays. Nombreux encore sont les souverainistes qui se rappellent de l’amère déception qui les a envahis ce soir-là. Mais depuis lors, le temps a passé et, tel un immense porte-poussière, il a fait disparaître peu à peu les débris que la défaite avait laissés sur son passage.

Des gouvernements du Parti québécois se sont succédé à l’Assemblée nationale sans qu’aucune démarche concrète ne soit entreprise pour remettre le focus sur l’article numéro 1 du programme du PQ, à savoir l’accession du Québec à son indépendance. La petite politique partisane s’est substituée aux convictions souverainistes. Le rêve a revêtu son costume stratégique qui a contribué à faire en sorte que les dirigeants souverainistes l’ont relégué en douce dans le placard.

Le 30 octobre, nous devons nous souvenir surtout, moyennant une mobilisation de toutes les forces souverainistes, que le grand rêve est toujours possible. Encore faudrait-il que le PQ retrouve ses lettres de noblesse…et que Pierre Karl Péladeau réponde avec conviction à l’appel!

quebechebdo 26 octobre 2015
Le Journal de Québec 31 octobre 2015

Le choc des idées

25 octobre 2015

Bien que les deux gouvernements, au Québec comme à Ottawa, soient libéraux, le moins qu’on puisse dire, c’est que leur stratégie budgétaire est diamétralement opposée. Les dés sont lancés. Qui sortira vainqueur de cet affrontement stratégique ?

D’entrée de jeu, disons que les libéraux de Philippe Couillard partent avec une longueur d’avance ou d’arrière, dépendamment des points de vue, avec une année au pouvoir derrière eux. À cet effet, j’opterais pour le recul face à des coupures drastiques dans le tissu social québécois, âprement gagné avec les décennies, qui est en train de s’effriter dangereusement sous l’emprise de sacrosaint équilibre budgétaire.

De son côté, le nouveau premier ministre du Canada, Justin Trudeau, arrive au pouvoir avec l’idée de hausser les dépenses gouvernementales en investissement massivement dans les infrastructures, une approche que l’électorat canadien a privilégiée lors du dernier scrutin du 19 octobre au détriment de l’austérité à laquelle nous avait soumis Stephen Harper depuis plusieurs années.

À mes yeux, la recette de Justin Trudeau ouvre la porte à un vent de fraîcheur indéniable tout en répondant aux aspirations de l’électorat, autant canadien que québécois, de desserrer les goussets des finances pour lui permettre de participer activement au développement de l’économie. Comme dirait un vieil adage, l’avenir appartient aux audacieux, et l’élection de Justin Trudeau en est la preuve frappante ! 

quebechebdo 25 octobre 2015

 

Pour une commission d’enquête indépendante

24 octobre 2015

Comme il arrive fréquemment dans ce genre de situation délicate, il aura fallu attendre la présentation d’un reportage choc de l’émission Enquête pour que soient étalés au grand jour les sévices machiavéliques imposés aux femmes autochtones dans la région de Val d’Or par des policiers de la Sûreté de Québec.

Bien sûr, les hautes têtes de la SQ brandissent la présomption d’innocence et le fait que nous en sommes encore à des allégations. Soit pour les procédures judiciaires ! Néanmoins, les témoignages percutants de ces femmes autochtones ne mentent pas. Il y a bel et bien eu agressions sexuelles et abus de pouvoir sur ces femmes qui n’auraient certainement pas eu le courage de témoigner à visage découvert si ce n’était que pure invention. Ça m’apparaît évident !

Et, qui plus est, les ministres de la Sécurité publique et de la Justice, selon leur propre version, étaient déjà informées depuis des mois des « allégations » qui pesaient sur ces policiers, et pourtant, on continuait d’attendre les « preuves ». Eh bien, les preuves, vous les avez maintenant. À vous d’agir, mesdames les ministres…Seule une commission d’enquête indépendante pourra faire toute la lumière sur cette barbarie machiste révoltante et répugnante.

vigile.net tribune libre 24 octobre 2015
quebechebdo 24 octobre 2015
Le Journal de Québec 25 octobre 2015
 

Y a quelqu’un là-d’dans?

23 octobre 2015

Le couvercle de la marmite est sur le point de sauter chez les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), En effet, une demi-douzaine d’enquêtes déjà complétées sont reléguées sur les tablettes du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) depuis des mois. En réalité, c’est le calme plat.
 
Du côté du gouvernement, autant le premier ministre que les ministres de la Justice que de la Sécurité publique « n’ont jamais entendu parler de ça » et « on nous assure que les relations sont bonnes entre le DPCP et l’UPAC. » De leur côté, les partis d’opposition à l’Assemblée nationale arguent que des années d’enquêtes sont réduites à néant à cause du laxisme de la Couronne.

Pas surprenant que les enquêteurs de l’UPAC se sentent démobilisés par une stagnation inappropriée sur des dossiers qui ne demandent qu’à être ouverts pour porter des accusations. Gageons que les personnes visées ont occupé ou occupent des postes haut placés et que certains procureurs n’osent pas poursuivre les procédures de peur de perdre une éventuelle nomination au sein de la magistrature.

Quoiqu’il en soit, nous sommes en droit de nous demander, parlant du bureau du Directeur des poursuites des poursuites criminelles et pénales, s’il y a quelqu’un là-d’dans…en réalité, s’il n’y a pas un blocage systématique de certains dossiers chauds!

quebechebdo 23 octobre 2015
vigile.net tribune libre 24 octobre 2015 

 

Un grand politicien tire sa révérence

22 octobre 2015

Le départ de Gilles Duceppe de la scène politique laissera un grand vide dans les débats publics où il avait acquis une droiture qui le caractérisait indubitablement. En cela, M. Duceppe faisait certes l’unanimité même chez ses plus farouches adversaires.

D’autre part, indépendamment de nos options politiques, personne ne peut mettre en doute la force inébranlable de ses convictions en faveur de la souveraineté du Québec. En revenant sur la ligne de combat dans la dernière campagne électorale à la demande de Mario Beaulieu, Gilles Duceppe en acceptait les conséquences. Et, malgré la situation précaire dans laquelle se trouvait le Bloc québécois à la suite de sa déconfiture lors du scrutin de 2011, il a su diminuer l’hémorragie, voire même la stopper en contribuant à faire élire 10 députés bloquistes.

Bien sûr, certains gérants d’estrade argueront que le pourcentage des suffrages exprimés en faveur du Bloc a diminué ou qu’il s’est fait battre dans son propre comté. Soit! Toutefois, dans mon livre, cela n’enlève rien aux qualités de leader de Gilles Duceppe qui continuera, j’en suis sûr, à demeurer toujours disponible pour ceux qui feront appel à lui comme conseiller.

Chapeau à vous, M. Duceppe, et mille mercis pour votre droiture et la force de vos convictions, deux qualités qui, malheureusement, ne sont pas le lot de beaucoup de politiciens de nos jours.

quebechebdo 22 octobre 2015
Le Devoir 23 octobre 2015

Pour la légalisation de la marijuana

22 octobre 2015

À peine deux jours après l’élection de Justin Trudeau à titre de premier ministre du Canada, les esprits commencent déjà à s’enflammer sur l’épineux dossier de la légalisation de la marijuana, un des engagements électoraux du nouveau premier ministre. Et tout ce branle-bas malgré l’agenda extrêmement serré de M. Trudeau dans les semaines à venir.

Quoiqu’il en soit, puisque le feu est allumé, aussi bien en parler maintenant. Dans la situation actuelle, la marijuana est interdite sur le territoire québécois, ce qui ne l’empêche pas, vous en conviendrez, de circuler allègrement dans la belle province. Or, devant ce phénomène, une question se pose : compte tenu qu’il n’existe aucun contrôle sur la « qualité » du produit consommé par les utilisateurs, particulièrement des jeunes, comment pouvons-nous être assurés que ces consommateurs ne fument pas de la « cochonnerie »?

À mon sens, autant la légalisation de l’alcool a contribué à exercer un contrôle sur la qualité des spiritueux, autant la légalisation de la marijuana contribuera à permettre une circulation du produit qui réponde à des critères rigoureux excluant de la sorte la prolifération des « dealers » de produits dangereux.

Pour l’heure, laissons le temps à M. Trudeau de régler les dossiers chauds, telle sa position sur l’environnement, et attendons qu’il dépose son projet de loi sur la légalisation de la marijuana avant de crier au loup!

quebechebdo 22 octobre 2015

 

Et l’histoire se répète…

21 octobre 2015

Trois mois avant la victoire péquiste de 1976, Pierre Elliott Trudeau avait décrété : « Le séparatisme est mort. » À la veille de quitter la scène politique, en mai 2003, Jean Chrétien déclarait à son tour : « Nous pouvons dire sans gêne que, dans le dossier de l’unité du pays, c’est mission accomplie. » Deux ans plus tard, la souveraineté atteignait un sommet de 55 % dans les sondages. Couillard vient de décréter la même chose, l’arrogance fédéraliste est de retour.

Aujourd’hui, nous nous retrouvons comme en 1970 avec le trio fédéraliste anti- indépendantiste Trudeau-Bourassa-Drapeau, l’équivalent en 2015 du trio Trudeau-Couillard-Coderre. Et, quarante ans plus tard, le souverainisme québécois est toujours vivant, et l’affirmation d’un Québec distinct, complètement ignorée dans la campagne électorale par Justin Trudeau, reprendra du gallon sur la scène politique.

À cet effet, pouvez-vous imaginer que le fils Trudeau aura le cran de rouvrir les négociations constitutionnelles pour tenter de rapatrier le Québec dans le giron canadien? À mon sens non, Justin Trudeau poursuivra la stratégie de son père et continuera d’annihiler toute mesure tentant de reconnaître le caractère distinct du Québec. À ses yeux, le Québec est une province comme une autre qui vient de réintégrer le ROC, un argumentaire qui, j’en suis convaincu, contribuera à ranimer l’élan souverainiste…et l’histoire se répète!

quebechebdo 21 octobre 2015
 

Vox populi

20 octobre 2015

Paraît-il que, selon certains analystes de la scène économique, c’est avec de l’argent que l’on fait de l’argent. En ce sens, force nous est de constater que le parti libéral de Justin Trudeau aura été celui qui a incarné le véritable changement. En effet, à l’opposé de la politique d’austérité de Stephen Harper et de Thomas Mulcair en matière d’économie, le chef libéral a su imposer à cette campagne une dynamique différente de celle de ces deux adversaires.

À partir du moment où Justin Trudeau a laissé voir à l’électorat canadien la lumière au bout du tunnel, à savoir la prospérité économique pour la classe moyenne, en martelant sans relâche qu’un gouvernement libéral serait générateur de richesses, quitte à assumer des déficits pendant quelques années, les oreilles se sont tendues vers son discours pour finalement doubler ses adversaires dans les sondages. Et tout cela malgré sa position alignée sur les droits de la personne, si chers à son « illustre » père, sur le port du niqab aux cérémonies d’assermentation de citoyenneté canadienne qui est pourtant devenue le talon d’Achille de Thomas Mulcair.

Toutefois, comme il est de coutume en politique, la lune de miel risque d’être de courte durée et il n’est pas loin le temps où nous assisterons à une centralisation des pouvoirs à Ottawa sous le règne de Trudeau fils et, par conséquent, à un blocage systématique de tout effort d’émancipation du Québec. 

À mon sens, l’élection majoritaire d’un gouvernement libéral répond à un besoin de changement de la part de l’électorat. Reste à savoir si ce changement répondra aux aspirations des Canadiens et plus particulièrement des Québécois…Permettez-moi d’exprimer de sérieux doutes, le réveil risque d’être brutal!

querbechebdo 20 octobre 2015
vigile.net tribune libre 20 octobre 2015