Vivement le retour des Casques bleus!

28 décembre 2015

Pas moins de 59 militaires se sont enlevé la vie depuis leur retour d’Afghanistan selon les derniers chiffres dévoilés par les Forces armées. Une statistique pour le moins inquiétante et qui soulève de nombreuses questions sur la participation du Canada dans ce conflit sans fin et voué à l’échec. Car, est-il utile de le mentionner, jamais des forces étrangères ne viendront à bout de ces conflits entre les pays du Moyen-Orient. C’est écrit dans le ciel…

Alors, à quoi servent tous ces soldats disparus dans ce conflit et tous ceux qui en reviennent traumatisés par les tueries barbares auxquelles ils ont été confrontés? Une question qui soulève, à mes yeux, toute la pertinence de la présence des forces armées canadiennes sur ces terres de malédiction.

Pourtant, il fut un temps où le Canada, via ses casques bleus, avaient su se mériter l’estime et la confiance des forces alliées dans des missions de paix qui atteignaient le but visé, à savoir de protéger les civils innocents qui se retrouvaient dans le champ de mire des mitraillettes et des grenades.

Le premier ministre Justin Trudeau s’est engagé à modifier la mission du Canada dans ces conflits. Peut-être serait-il souhaitable qu’il s’inspire d’un de ses grands prédécesseurs, Lester B. Pearson, et qu’il ressorte les Casques bleus du placard afin de redonner un sens à l’intervention militaire canadienne au Moyen-Orient.

quebechebdo 28 décembre 2015
Le Journal de Québec 29 décembre 2015
 

Au-delà des soins quotidiens

27 décembre 2015

Daniel Laferrière est préposé aux bénéficiaires au centre d’hébergement Champlain-des-Montagnes à Québec depuis six ans. « Le beau Daniel », comme certains bénéficiaires se plaisent à le qualifier, n’est pas un préposé ordinaire. Non satisfait d’accomplir sa tâche avec professionnalisme, il se fait un devoir d’aller au-delà du quotidien en y ajoutant une attention particulière à la personne humaine dont il a la charge.

Le récipiendaire du prix Reconnaissance 2015, décerné pour la première fois par l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, s’exprime en ces termes : « Ce prix, je l’ai pris au nom de tous les autres préposés. Ici, on connaît tous nos résidents. Pour plusieurs, c’est nous, leur famille. On sait quand ils sont tristes ou moins en forme. Nous sommes les yeux des infirmières. »

Je suis convaincu que M. Laferrière n’est pas le seul préposé à accrocher un sourire au visage souvent triste de ces personnes âgées dont la solitude représente parfois la seule compagne de tous les jours. Par expérience, j’ai pu le constater lorsque ma mère a vécu quelques années dans un CHSLD et je peux vous assurer qu’il existe beaucoup de Daniel Laferrière qui peuvent dire dans sa foulée : «Avant de mourir, une résidente m’a pris la main et m’a dit: « Je t’aime ». J’avais trouvé le chemin de son cœur ». 

quebechebdo 27 décembre 2015

La bourde de Leitao

26 décembre 2015

En écoutant le ministre des Finances du Québec Carlos Leitao clamer haut et fort qu’il n’existait aucun déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces, j’ai eu l’impression qu’il en avait fumé du bon cette journée-là et que son esprit s’était envolé dans la nuée des temps. En effet, croyez-le ou non, le ministre, à la suite de la conférence semi-annuelle des ministres des Finances du pays, a lancé ne pas croire à un déséquilibre fiscal actuellement.

Pourtant, il existe depuis des lunes un processus de transferts aux provinces. Alors, M. Leitao, pourquoi un tel mécanisme existerait-il s’il n’y avait aucun déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces? Pourquoi Québec demande-t-il aujourd’hui à Ottawa de revoir la formule de calcul des transferts en santé afin de tenir compte de l'âge de la population alors que la formule actuelle tient uniquement compte de la taille de la population?

Dans mon esprit, un ministre des Finances qui s’exprime avec autant de « diplomatie » face au fédéral s’en va directement dans le couloir de la rebuffade de la part d’Ottawa. Une bourde monumentale de la part d’un gouvernement qui impose des sacrifices, qui coupe de manière aussi sauvage dans les services et qui se montre par ailleurs aussi désinvolte devant la part de transferts qui lui revient de plein droit.

quebechebdo 26 décembre 2015
vigile.net tribune libre 29 décembre 2015

« L’effet libéral », vous dites?

24 décembre 2015

Au printemps 2014, un vote libéral devait signifier prioritairement un vote pour la création d'emplois. Le chef libéral Philippe Couillard, clamant «les vraies affaires», se vantait de faire toute la place à «l'économie et l'emploi», faisant miroiter le chiffre magique de 250 000 emplois créés en cinq ans, si on votait pour lui.

Or, depuis l'élection du gouvernement Couillard, le nombre de chômeurs a augmenté au Québec. En effet, à la fin du premier trimestre de 2014, le Québec comptait 340 500 chômeurs alors qu’au terme du troisième trimestre de 2015, selon les données officielles les plus récentes de l'Institut de la statistique du Québec, on en dénombrait 347 300.

Pourtant, Philippe Couillard continue obstinément de miser sur « l’effet libéral », cette espèce de baguette magique censée générer un surplus de crédibilité associée au PLQ, et devant attirer les investisseurs, stimuler l'économie et créer un climat favorable à la multiplication des emplois. Beau dommage, comme dirait l’autre.

« Austérité » ou « rigueur » budgétaire, tel aura été le leitmotiv de ce gouvernement qui, envoûté par le sacrosaint équilibre budgétaire, aura réussi à fragiliser le système québécois, particulièrement dans des secteurs stratégiques, tels l’éducation et la santé. En réalité, « l’effet libéral » tarde à se faire sentir à tel point que nous sommes en droit de nous demander si ce gouvernement n’est pas en train de conduire les Québécois dans un gouffre cauchemardesque! 

quebechebdo 24 décembre 2015
vigile.net tribune libre 29 décembre 2015

Un juste retour du balancier

23 décembre 2015

La saga juridique dont est victime la Loi québécoise sur l’aide médicale à mourir s’est poursuivie en Cour d’appel qui vient de casser le dernier jugement de la Cour supérieure à l’effet que certains articles de la loi québécoise étaient incompatibles avec le Code criminel, qui relève d'Ottawa.

Or, ces articles dont il est fait mention ont déjà été invalidés par la Cour suprême du Canada en février 2015 dans l'arrêt Carter. De plus, selon le jugement unanime des trois juges de la Cour d’appel, la Loi québécoise concernant les soins de fin de vie, entrée en vigueur le 10 décembre dernier, est « une législation portant sur la santé qui relève de la compétence législative du Québec ».

Mon intention ici n’est pas de m’immiscer dans une bataille entre les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir. Loin de là. Dans un cas comme dans l’autre, le patient demeure au centre de sa décision concernant sa fin de vie et, en ce sens, les deux alternatives demeurent, à mes yeux, acceptables et souhaitables. Conséquemment, je considère que ce dernier jugement de la Cour d’appel est un juste retour du balancier.

quebechebdo 23 décembre 2015
cyberpresse.ca 27 décembre 2015
 

En attente du contenu derrière l’image

22 décembre 2015

C’est par un score écrasant de 87 % de popularité que Justin Trudeau a été désigné, par les rédacteurs en chef et les directeurs de l’information à travers le pays, la personnalité ayant le plus marqué l'actualité au Canada en 2015.

Parmi les raisons évoquées, on peut noter, entre autres, le respect de sa promesse de former un cabinet paritaire entre les hommes et les femmes, d’avoir ouvert les frontières du Canada aux réfugiés syriens et le fait d’avoir assisté à toute une série de sommets internationaux.

Pourtant, quand on y regarde de plus près, l’égalité des hommes et des femmes au cabinet ne constitue pas un fait héroïque sinon qu’elle vient respecter une promesse qui, de fait, était simple à réaliser. En ce qui a trait à l’accueil des réfugiés syriens, on est encore bien loin de la promesse de Justin Trudeau d’accueillir 25 000 émigrants d’ici la fin de 2015. Enfin, M. Trudeau n’a pas brillé particulièrement par ses déclarations plutôt vagues lors de sa participation aux divers sommets auxquels il a participé.

Par ailleurs, là où il a vraiment  « brillé », c’est au niveau de l’image qu’il a su avec talent mettre en évidence devant les divers médias partout où il a passé. Un contraste frappant avec son prédécesseur et qui a insufflé, à n’en pas douter, un vent de fraîcheur sur la scène politique canadienne. Il ne reste qu’à attendre maintenant le contenu derrière cette image, une histoire à suivre…

quebechebdo 22 décembre 2015
vigile.net tribune libre 24 décembre 2015
Le Journal de Québec 28 décembre 2015

Noël au camp

21 décembre 2015

En cette période de remise en question sur l’identification des Québécois, particulièrement chez les jeunes, j’ai pensé qu’un retour aux sources, en reprise, via la vie de nos valeureux ancêtres pourrait nous retremper dans la « job de bras » qu’ils ont dû accomplir pour se maintenir debout devant la rigueur du climat de notre grand pays. 

Onze heures, pis aujourd'hui, ben c'est Noël
Pis pour moé, ben c'est mon dix-huitième
J'ai passé la journée à regarder dehors
Pis ça fait trois jours qui neige ben raide
Pis que les chemins sont bloqués ben dur

Avant-hier, on a reçu des cartes
Pis on a passé la soirée
À regarder les images qui avait dessus
Moé, j'suis pas pire
J'en ai cinq d'accroché sur mon mur au-dessus de mon buck
J'en ai même une qui est faite à main
C'est d'mon père
C'est un artiste mon père
Y a jamais été à l'école pour apprendre ça
C'est comme un don
Y'é capable de dessiner tout c'qu'y voit
Excepté ma mère
Y dit qu'est trop belle, pis qu'y a jamais voulu essayer

Hé Rosaire, quelle heure qu'y est?
Minuit dans vingt
Merci ben

Ça doit être noir de monde sur le perron de l'église
Mon oncle Papou doit être nerveux là
C'est lui qui chante le "Minuit Chrétiens" dans notre paroisse
Cré Papou, y doit tanker dur là lui

Ma tête me tourne un petit brin
C'est que j'ai quasiment bu le 26 onces à Rosaire
En écoutant les cantiques à la radio
Ça pas dérougi de la journée
Non, mais c'est-y beau de la musique de Noël

C'est ben pour dire
On a beau pus être un enfant
Pis être capable de faire face à la vie
Pis, en ce moment, ben
J'ai comme des boules dans gorge
Pis si c'était pas de ce maudit orgueil
Ben j'cré ben que j'braillerais

Ah, c'est une grande chose pareil
Un p'tit enfant vient au monde
Pis toute la terre le sait
Ti-Jésus, même nous autres icitte dans l'bois
Qui te blasphème à grande journée
Tu sais que c'est pas pour mal faire
On a appris à sacrer avant de marcher
C'est pas pour être méchant Ti-Jésus
Toé, tu nous connais icitte
Les gars de bois, tu l'sais

Hé les gars, vous êtes ben tranquilles ?
Sept, huit, neuf, dix, onze, douze
Joyeux Noël tout le monde!!!!!!!!

Il est né le divin enfant
Jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le divin enfant
Chantons tous son avènement ….

Paroles et musique de Tex Lecor
 

vigile.net tribune libre 21 décembre 2015
quebechebdo 21 décembre 2015

https://www.bing.com/videos/search?q=no%C3%ABl+au+camp+tex+lecor+paroles+et+musique&view=detail&qpvt=no%C3%ABl+au+camp+tex+lecor+paroles+et+musique&mid=FE48B1454917CBB7E436FE48B1454917CBB7E436

 

 

Chapeau à vous, M. Moore!

20 décembre 2015

Encore enfant, les matchs télévisés du Canadien de Montréal les samedis soirs étaient devenus un lieu de rencontre sacrée dans notre famille. Bien sûr, les frères Richard et Jean Béliveau étaient sans contredit les points de mire sur la patinoire.

Toutefois, un joueur se démarquait souvent dans des situations serrées en vue de l’obtention de la rondelle dans les coins de patinoire, à savoir Dickie Moore dont l’acharnement avait souvent raison de ses adversaires, ce qui permettait à un de ses deux coéquipiers, Maurice ou Henri Richard, de s’emparer de la rondelle et d’enfiler un but.

À ce moment-là, pour moi qui étais un fan inconditionnel des frères Richard, je ne percevais pas les efforts qu’avait dû déployer Dickie Moore pour envoyer la rondelle sur la palette des Richard, ébloui que j’étais par la lumière qui s’allumait derrière le filet du gardien.

Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai pu constater le talent de Dickie Moore à déjouer habilement ses adversaires, un talent qui ne s’est jamais démenti durant une carrière de 14 saisons dans la LNH au cours de laquelle il a accumulé 594 points, dont 254 buts, en 654 affrontements… Chapeau à vous, M. Moore, pour votre acharnement et votre désir de vaincre qui ont contribué largement aux succès des Canadiens de la fin des années ’50.

quebechebdo 20 décembre 2015
cyberpresse.ca 24 décembre 2015
Le Soleil 24 décembre 2015

« J’ai honte! »

19 décembre 2015

Tels sont les mots exprimés par Guy Turcotte à la fin des représentations sur sentence. Or, selon ce qu’on entend souvent, les « remords » de l’accusé peuvent jusqu’à un certain point jouer en sa faveur au niveau de la sentence.

Pour connaître la distinction entre le « remords » et la « honte », j’ai fait appel au Larousse qui définit ainsi les deux termes : le remords est une « vive douleur morale causée par la conscience d'avoir mal agi » tandis que la honte constitue un « sentiment d'avoir commis une action indigne de soi ».

Deux mots dont les nuances m’apparaissent fort importantes, la plus évocatrice se retrouvant dans les termes « vive douleur morale » contenus dans la définition du remords, tandis que la honte réfère à « une action indigne de soi » sans référence à quelque remords que ce soit.

Conséquemment, je ne crois pas que Guy Turcotte éprouve des remords pour avoir tué ses deux enfants, seule la honte de son geste semblant l’habiter!

quebechebdo 19 décembre 2015
Le Journal de Québec 21 décembre 2015
 

Le cocu meurtrier

19 décembre 2015

Nombreux sont les commentaires entendus ou lus à l’effet que Guy Turcotte n’aurait jamais tué ses deux enfants si sa femme, Isabelle Gaston, ne l’avait pas trompé. Un argumentaire aberrant qui nous place devant une mentalité machiste outrancière.

Pour mieux comprendre l’objet de mon intervention, essayez de vous imaginer ce qui se serait passé si les rôles avaient été inversés, à savoir que Guy Turcotte aurait eu une maîtresse et demandez-vous si Mme Gaston aurait assassiné ses deux enfants pour cette raison…

La cause de Guy Turcotte a démontré, à mes yeux, hors de tout doute raisonnable que le meurtrier n’a pas pu supporter que sa femme l’ait triché et il a voulu lui enlever par vengeance ce qu’elle avait de plus cher au monde, ses deux enfants. Un geste inhumain et crapuleux qui mérite amplement que le cocu meurtrier se retrouve le plus longtemps possible derrière les barreaux. Que justice soit enfin rendue et qu’Isabelle Gaston puisse retrouver une certaine paix bien méritée!

quebechebdo 19 décembre 2015