Nouveau sursis pour les pitbulls

6 octobre 2016

La saga entourant le règlement de la Ville de Montréal sur le contrôle des animaux refait les manchettes alors que le juge Louis J. Gouin, de la Cour supérieure de Québec, a choisi de maintenir temporairement la suspension des articles concernant les «chiens de type pitbulls» alléguant, entre autres, la difficulté d’identifier correctement cette race de chien.

Nonobstant la mort tragique de Mme Christiane Vadnais attaquée sauvagement le 8 juin par un pitbull laissé en liberté, il m’apparaît présomptueux de généraliser un comportement aussi agressif chez tous les chiens de cette race. En réalité, si on appliquait un tel règlement à tous les chiens de races différentes qui se sont attaqués à des êtres humains, nous risquerions d’éteindre à petit feu la race canine à Montréal.

À mes yeux, ce sont les propriétaires de ces chiens qui doivent être soumis à des règles très strictes concernant leur comportement face à leur chien qui agira au bout de la laisse conformément à l’attitude de celui qui tient la laisse à l’autre bout…. C’est une question de gros bon sens!

quebechebdo 6 octobre 2016
 

Le choix

5 octobre 2016

Bien malin celui ou celle qui peut prédire avec certitude le/la candidat qui sortira vainqueur de la course de cinq mois à la direction du Parti québécois. Toutefois, cette course nous aura permis de départager les diverses stratégies proposées par les candidats pour parvenir à l’indépendance du Québec.

En réalité, à cet effet, deux clans très distincts ressortent de la dernière campagne, à savoir Martine Ouellet qui privilégie un référendum dès le premier mandat d’un gouvernement péquiste, et les trois autres, un report de consultation populaire dans un second mandat avec quelques variantes.

Le choix est clair. Ou Martine Ouellet pour ceux qui souhaitent que le PQ mette le cap illico sur sa raison d’être, ou un vote entre Jean-François Lisée ou Alexandre Cloutier pour ceux qui préfèrent attendre les « conditions gagnantes ».

En ce qui me concerne, mon choix s’arrête sur Martine Ouellet, la seule candidate qui fait preuve de conviction assumée envers l’accession du Québec à son indépendance, et cela, indépendamment des arguments de ceux qui prônent la « patience », une stratégie qui nous conduit, encore une fois, dans la voie du « bon gouvernement provincialiste »…Il s’est passé plus de vingt ans depuis le dernier référendum, il est temps que les Québécois se prononcent à nouveau sur leur avenir!

quebechebdo 5 octobre 2016
vigile.net tribune libre 5 octobre 2016
​Le Journal de Québec 6 octobre 2016
 

Des diplômés analphabètes

4 octobre 2016

Selon une statistique du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes, 27% des Québécois âgés entre 16 et 65 ans qui détiennent un diplôme universitaire, ont des difficultés en lecture et peuvent même être considérés comme analphabètes fonctionnels.

Aux dires de M. Paul Bélanger, professeur à l’UQAM et ex-président du Conseil international de l’éducation aux adultes, cette statistique pour le moins inquiétante s’expliquerait par le fait que ces Québécois ne pratiquent pas suffisamment la lecture.

Soit…Toutefois, avec l’invasion grandissante des technologies modernes, force est de constater que, face au jargon incompréhensible qui envahit les « textos », il n’est pas surprenant que les utilisateurs de ces bidules électroniques soient désemparés lorsqu’arrive le temps d’être confrontés à un texte écrit en français « normal ».

Et, ce n’est pas pour demain que cet engouement pour les médias électroniques va disparaître. Loin de là, ils sont là pour rester, voire se développer davantage…C’est la quadrature du cercle, il est devenu utopique, de nos jours, de penser que le retour à la lecture conventionnelle reprendra ses lettres de noblesse!

quebechebdo 4 octobre 2016
 

Le cynisme de Trump

3 octobre 2016

Pour compenser des pertes financières de 916 millions de dollars, le candidat républicain à la présidence des États-Unis, Donald J. Trump, s’est vu exempté « légalement » d’impôts pendant 18 ans.

À sa défense, son équipe de campagne a publié un communiqué laconique qui ne fait pas mention des 916 millions de dollars de pertes, mais assure que Donald Trump, «un homme d'affaires talentueux», «ne paye pas plus d'impôts que ce qu'exige la loi».

Et, pour ajouter le cynisme à l’indignation, M. Trump se défend en alléguant que son expérience personnelle lui permettra de pallier ces paradis fiscaux scandaleux s’il est élu à la Maison-Blanche… Bienvenue dans le monde manipulateur et retors de l’homme d’affaires qui aspire aux plus hautes fonctions sur la terre de l’Oncle Sam!

quebechebdo 3 octobre 2016
Le Devoir 5 octobre 2016

 

Québec sur la plus haute marche du podium

2 octobre 2016

On aura beau critiquer les voyages dispendieux du maire de Québec, Régis Labeaume, cette fois-ci, force est de constater qu’ils ont rapporté des fruits, la Capitale Nationale se méritant le titre de ville culturelle de l’année selon les Leading Culture Destinations Awards, un jury composé de 11 leaders culturels venus des quatre coins de la planète, dont Londres, Hong Kong, Barcelone, Paris, New York et Berlin.

Un rayonnement inestimable, l'organisation anglaise estimant que sa cérémonie de remise de prix, couverte par la presse internationale, joindra environ 50 millions de personnes à travers le monde.

Un honneur prestigieux qui est dû en partie aux initiatives médiatiques du maire mais aussi et surtout, à l’ingéniosité des acteurs culturels de la Capitale Nationale à qui nous devons témoigner fièrement notre admiration!

quebechebdo 2 octobre 2016
 

Les bains de foule royaux

1 octobre 2016

Ils sont sympathiques et beaux. La famille royale incarnée par le duc et la duchesse de Cambridge accompagnés de leurs deux enfants s’attirent des foules en extase sur leur passage dans l’Ouest canadien. Toutefois, nonobstant cette popularité quasi hystérique, des sommes exorbitantes découlent de cette visite. Des coûts étroitement liés aux bains de foule qu’affectionne particulièrement la famille royale. À titre d’exemple, le précédent séjour de neuf jours du couple royal, en 2001, s’était élevé à plus de 2,2 millions $, des coûts assumés conjointement par le ministère du Patrimoine canadien et la Gendarmerie royale du Canada.

Pourtant, avouons-le, la raison principale de telles visites réside essentiellement dans l’engouement suscité par la seule présence de la lignée de la reine Élisabeth II dans les rues des quartiers de la Colombie-Britannique et du Yukon. Qu’à cela ne tienne, malgré leur coût faramineux, les visites royales sont de «bons investissements», car elles donnent de la visibilité et du prestige au Canada, estime le professeur à l'Université d'Ottawa et ex-ministre libéral au Québec, Benoît Pelletier.

Nous nageons en plein conte de fée dans lequel les personnages sont complètement déconnectés de la réalité contemporaine qui fait fi depuis des décennies des symboles monarchiques attachés à la couronne britannique. Toutefois, il semble que ce ne soit pas le cas pour « the rest of Canada »… Une enclave frappante pour les tenants de l’unité « canadian »! 

quebechebdo 1er octobre 2016
vigile.net tribune libre 3 octobre 2016

Le citoyen, le mal aimé

30 septembre 2016

Forte d’une expérience de dix ans à titre de protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain a présenté son dernier rapport qui blâme sévèrement le gouvernement Couillard pour les coupures drastiques qui ont frappé les usagers des services publics, particulièrement au chapitre des soins de santé. Un constat qui fait ressortir clairement que la bureaucratie a, pour sa part, été épargnée dans le régime d’austérité du gouvernement.

«L'austérité a fait mal…Ce qu'il faut voir, derrière des compressions comme celles-là, c'est le résultat concret: moins de services en temps opportun pour des personnes qui en ont besoin maintenant», a lancé la protectrice du citoyen. À cet effet, la liste de cas scandaleux dont fait allusion Mme Saint-Germain dans son rapport concernant les soins de santé relèvent d’un manque de ressources éhonté affectant des citoyens qui se sont vus refuser les services essentiels dont ils étaient en droit de bénéficier.

Face à ces situations inacceptables, je ne peux que rappeler une des priorités que s’était donnée le gouvernement en place en prenant le pouvoir en 2014, à savoir la nécessité de s’occuper des « vraies affaires »…Eh bien, force est de constater que le tir a carrément raté la cible et que le citoyen, encore une fois, est remisé dans le tiroir des mal aimés! 

quebechebdo 30 septembre 2016   

Faut qu’on se parle

29 septembre 2016

L’initiative lancée par cinq personnalités québécoises dont, entre autres, Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant, sous le thème « Faut qu’on se parle », revêt à mon sens tous les ingrédients pour insuffler un air de fraîcheur dans le paysage politique québécois, ankylosé dans une torpeur sclérosante depuis des décennies.

Organisé autour de consultations publiques et d’assemblées de cuisine, l’exercice converge nettement vers l’objectif de « faire de la politique autrement » en laissant la parole aux citoyens qui seront invités à relancer le Québec sur la voie du progrès social, une étape nécessaire à la mobilisation de la société québécoise autour d’un projet emballant.

Toutefois, comme l’exprime Gabriel Nadeau-Dubois, « si la démarche est non-partisane, elle n'est toutefois pas neutre ou apolitique », un constat qui pourrait interférer dans le processus démocratique visé par l’exercice des consultations. À mon avis, le danger d’un « dialogue de sourd » plane au-dessus des participants. Le thème de l’exercice « Faut qu’on se parle » n’atteindra ses objectifs d’échanges positifs que dans la mesure où les initiateurs du projet se montreront ouverts aux idées divergentes des leurs. C’est à souhaiter… Sinon, attendons-nous à un échec déplorable!

quebechebdo 29 septembre 2016
vigile.net tribune libre 30 septembre 2016 "Faut qu'on se parle…à livre ouvert!
 

Aznavour, le troubadour de l’amour

28 septembre 2016

Après avoir chanté l’amour sur tous les tons depuis sept décennies, le « grand Charles » revient au Québec les 21 et 23 octobre au Centre Bell de Montréal et au Centre Vidéotron de Québec. Légende vivante de la chanson française, Charles Aznavour incarne merveilleusement le troubadour de l’amour sur qui le temps ne semble pas imposer son fardeau.

Et dire qu’au tout début de sa carrière, les critiques de l’époque ne lui prédisaient pas de succès compte tenu de sa voix plutôt rauque et « désagréable », ce qui ne l’empêcha pas de composer un de ses plus grands succès « Je me voyais déjà » dans lequel il nous livre ouvertement son rêve d’une carrière internationale.

Eh bien, le temps lui aura donné raison…Soyez le bienvenu au Québec, M. Aznavour, nous vous souhaitons un agréable séjour parmi nous !

quebechebdo 28 septembre 2016
 

le « King » n’est plus

26 septembre 2016

Je n’ai jamais été un véritable amateur de golf mais, quand j’entendais le nom d’Arnold Palmer aux tout débuts du petit écran, je trépignais à la seule pensée de le voir à l’œuvre dans un de ses nombreux tournois auxquels il a participé durant sa carrière phénoménale.

Le « King » est décédé de complications cardiaques le 25 septembre à l’âge de 87 ans, laissant dans son « sac » sept titres majeurs et 62 victoires sur le circuit de la PGA, une fiche exceptionnelle qui justifie amplement le surnom que ses fans lui ont affectueusement décerné.

Toutefois, au-delà de ses exploits professionnels, je me souviens de la foule d’admirateurs qui affluaient autour de lui lorsqu’il s’apprêtait à frapper son coup de départ. C’était l’élégance à l’état pur, une attitude décontractée doublée d’une confiance en soi remarquable.

« Si ce n'était pas d'Arnold, le golf ne serait pas aussi populaire de nos jours, avait déclaré Tiger Woods en 2004, quand Palmer en était à sa dernière participation au Tournoi des Maîtres. Il est celui qui a transformé ce sport comme un événement à ne pas manquer à la télévision. Son flair, son enthousiasme, sa manière de jouer ont ajouté une touche de divertissement au golf… Et c’est pour ça qu’il était le roi ».

« Je ne veux pas être un héros, a dit Palmer, ajoutant que trop en avait été fait concernant son retour après avoir vaincu le cancer en 1997… Je veux seulement jouer au golf ». Chapeau à vous, M. Palmer, pour votre engouement pour le golf, un héritage que vous avez légué à une foule de mordus, professionnels ou amateurs, qui vous ont succédé!

quebechebdo 26 septembre 2016