Dylan, un prix Nobel mérité

16 octobre 2016

À mon avis, une odeur de snobisme à la merde se dégage des critiques ignobles qu’on entend depuis quelques jours sur la nomination de Bob Dylan à titre de récipiendaire du prix Nobel de la littérature. Un énième exemple qui prouve jusqu’à quel point l’être humain est horripilé par le changement et repousse de façon méprisante toute forme d’audace et de témérité.

Pourtant, dans les faits, Dylan incarne admirablement le poète de la liberté et de l’espoir dans la nature humaine dans des mots simples imprégnés de la réalité des temps modernes. Par ailleurs, comment peut-on nier la structure poétique chez Dylan? Dans Blowin’ in The Wind, elle est là. Il faut être aveugle pour ne pas la voir, et sourd pour ne pas l’entendre résonner. Le rythme, la rime et l’image sont omniprésents. Des vers qui sont hors époque et universels…

Un simple genre littéraire, clament les mécontents. Rien de plus. Or, qui décide plus qu’un autre qu’un genre littéraire n’est pas de la littérature? La réponse se retrouve peut-être dans un vers révélateur de la chanson Blowin’ in The Wind : « The answer, my friend, is blowing in the wind ».

quebechebdo 16 octobre 2016
​cyberpresse.ca 17 octobre 2016
Le Soleil 18 octobre 2016


 

François sur les réseaux sociaux

14 octobre 2016

Le 19 mars 2013, le cardinal Jorge Mario Bergoglio devenait le pape François. À l’occasion du troisième anniversaire de son intronisation à titre de souverain pontife, le pape François a créé son premier compte sur le réseau social de partage Instagram. Après 24 heures, « Franciscus », disponible en 25 langues, comptait déjà plus d’un million d’abonnés. Déjà titulaire de comptes Youtube et Facebook, François recense à ce jour près de neuf millions de followers sur Twitter.

Des chiffres qui démontrent hors de tout doute la popularité de ce pape qui a su voir dans les médias sociaux un canal privilégié lui permettant de communiquer avec le monde sans distinction de religion. Une ouverture à laquelle François a d’ailleurs convié les hommes et les femmes de l’univers en lançant au début de son pontificat : « Qui sommes-nous pour les juger ? »

Aux dires de Kevin Systrom, fondateur d’Instagram, « voir la première photo du pape publiée sur Instagram a été un moment incroyable » Et de poursuivre le jeune milliardaire, « votre message d’humilité, de compassion et de miséricorde laissera une marque impérissable »…L’image d’un pasteur dont le message évangélique a su s’adapter aux réalités contemporaines pour mieux rejoindre ses brebis !

quebechebdo 14 octobre 2016
​cyberpresse.ca 16 octobre 2016
Le Soleil 17 octobre 2016
 

Un dossier central de l’élève

13 octobre 2016

On apprend que le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, jongle actuellement avec l’idée de créer un dossier central de l’élève qui permettrait à tous les intervenants de suivre l’évolution de l’élève tout au cours de son parcours scolaire. Une idée qui, à mes yeux, présente des avantages dans la mesure où des conditions strictes soient exigées relativement au secret professionnel des divers intervenants.

Par ailleurs, certains commentaires voient dans cette démarche certaines lacunes ayant trait, entre autres, à une certaine forme d’étiquette qui suivrait l’élève tout en empêchant l’éducateur de recommencer « à neuf » au début de chaque année scolaire, une démarche privilégiée par certains intervenants.

Quoi qu’il en soit, je suis d’avis qu’il faut se montrer prudent et clairvoyant devant cette idée de dossier central de l’élève, son utilité étant étroitement liée à la saine utilisation qu’en feront les divers agents d’éducation…Car, en fin de compte, le but recherché par une telle initiative n’est-il pas le succès scolaire des jeunes du Québec?

quebechebdo 13 octobre 2016
​Le Devoir 17 octobre 2016 "École: un dossier central?"        

Le doc Mailloux à la défense de Trump

12 octobre 2016

Décidément, le doc Mailloux excelle dans l’art de se dresser en défenseur des causes perdues. Cette fois-ci, il a choisi Donald J. Trump pour étaler ses connaissances sur le comportement « normal » du candidat républicain à la Maison Blanche des États-Unis d’Amérique en alléguant que Donald Trump, dans son dernier épisode sur son mépris envers les femmes, n’avait agi que par «vantardise masculine hétérosexuelle vulgaire».

Une banalisation outrancière face aux paroles grivoises de Trump qui ont été lancées dans une « conversation de vestiaire », ce qui « est tout à fait masculin », aux dires du « célèbre » psychiatre. Toutefois, ce que le doc Mailloux oublie de mentionner, c’est que l’olibrius incarné par Donald Trump aspire aux plus hautes fonctions sur la terre de l’Oncle Sam et, qu’à cet effet, il devient un boulet pour la défense du droit des femmes que le candidat républicain n’a de cesse d’attaquer depuis le début de sa campagne.

Alors, doc Mailloux, gardez vos savantes conversations de salon pour vos admirateurs et apprenez à distinguer les comportements humains en général de ceux d’un homme dont la droiture doit servir d’exemple pour les citoyens qu’il est appelé à représenter sur la scène internationale.

quebechebdo 12 octobre 2016
 

Lisée, un bon chef de l’opposition

11 octobre 2016

À en juger par les commentaires reçus suite à la nomination de Jean-François Lisée à la tête du Parti québécois, ce dernier sera le meilleur chef de l’opposition pour affronter Philippe Couillard et, éventuellement former un gouvernement péquiste majoritaire, ce avec quoi je suis absolument en accord. Pour le reste, à savoir la mobilisation des militants autour du projet indépendantiste, c’est une toute autre histoire!

quebechebdo 11 octobre 2016
vigile.net tribune libre 13 octobre 2016

Dans la boule de cristal de Sol

11 octobre 2016

Alors que plusieurs analystes de la scène politique québécoise voient d’un bon œil le report du processus d’accession du Québec à son indépendance en 2022, tel que proposé par le nouveau chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée, le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, prévoit un gouvernement caquiste minoritaire en 2018.

En effet, selon l’argumentaire de M. Zanetti, le fait que JFL veut soutirer l'épouvantail référendaire que brandit Philippe Couillard et ainsi remettre le PQ «sur le chemin des victoires» va se retourner contre lui en favorisant plutôt une montée de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault. Une assertion qui, à mon sens, compte tenu du virage « nationaliste » de la CAQ depuis plusieurs mois, mérite considération dans le contexte où le PQ se doit de s’en distinguer en mettant de l’avant son projet d’indépendance.

Si on ajoute à ces observations le fait que Jean-François Lisée se doit de rallier « toutes » les forces souverainistes à son projet de report d’un référendum dans un deuxième mandat d’un gouvernement du PQ, vous avez tous les ingrédients pour donner un certain crédit à la boule de cristal de Sol Zanetti…Enfin, l’avenir nous donnera l’heure juste !

quebechebdo 11 octobre 2016
cyberpresse.ca 11 octobre 2016
Le Devoir 12 octobre 2016
Le Soleil 12 octobre 2016
vigile.net tribune libre 13 octobre 2016

Et les idées?…

11 octobre 2016

Il m’apparaît évident que la lutte à la succession de Barak Obama a dégénéré grossièrement en un combat de boxe où tous les coups sont permis même ceux qui sont portés en bas de la ceinture. Les Américains assistent à une guerre de coqs en chaleur dont les attaques personnelles n’ont d’égale que leur mesquinerie l’un envers l’autre.

Et, pendant que les deux adversaires se picossent outrancièrement, particulièrement pendant les débats présentés devant des millions de téléspectateurs, leurs positions sur les dossiers d’actualité arrivent à peine à être effleurées. À tel point que les Américains continuent de tourner en rond au milieu de l’arène de combat et que les deux belligérants se contentent d’échanger des coups bas au détriment de leurs idées qu’ils devraient étaler en tant que futur président des États-Unis.

Les deux adversaires sont encore au coude à coude dans les intentions de vote à quelques semaines du vote. À mon avis, si la tendance se maintient, les électeurs de l’Oncle Sam n’auront d’autres choix que de voter pour le candidat « le moins pire », un scrutin qui passera dans les annales de l’histoire américaine comme le pire scénario politique de bas étage!

quebechebdo 10 octobre 2016    

Parlons convergence

11 octobre 2016

À mes yeux, la stratégie référendaire du nouveau chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, risque de compromettre davantage la difficile convergence des forces souverainistes qui, déjà, tarde à se mettre en branle. À cet effet, les réactions mitigées à la nomination de JFL de Françoise David et de Sol Zanetti, de Québec solidaire et d’Option nationale, ne laissent aucun doute.

Le nouveau maître à bord du PQ aura beau sortir tous les arguments qu’il juge pertinents pour reporter en 2022 la démarche du Québec vers son accession à l’indépendance, il rencontrera sur sa route les quelque 10 000 membres qui se sont prononcés en faveur de la position de Martine Ouellet qui préconisait la tenue d’un référendum dès le premier mandat d’un gouvernement péquiste. Et, c’est sans compter les très nombreux militants pour l’indépendance du Québec qui n’ont pas voté lors de ce scrutin à l’investiture du nouveau chef.

En termes clairs, je suis d’avis que la position référendaire de Jean-François Lisée constituera un obstacle majeur au processus de convergence des forces souverainistes, une étape vitale pour la mobilisation essentielle pouvant permettre aux tenants de l’indépendance du Québec d’aspirer à leur volonté de faire du Québec un pays.

quebechebdo 9 octobre 2016
Le Journal de Québec 10 octobre 2016
vigile.net tribune libre 10 octobre 2016

L’indépendance tablettée

8 octobre 2016

Quelque 27 500 membres du Parti québécois ont choisi comme chef Jean-François Lisée, à savoir 51 % d’un taux de participation de 75 % des 73 000 militants qui avaient le droit de vote. Telle est la réalité qui se dégage de la très longue campagne à la direction du PQ.

Une campagne qui a vu la cote de Jean-François Lisée monter progressivement au fur et à mesure où le délai approchait. Et, comme il fallait s’y attendre de la part d’une majorité de militants qui demeurent encore attachés aux vertus de la « patience » et du « bon gouvernement provincialiste », l’indépendance du Québec se retrouve encore une fois remisée sur les tablettes pour les six prochaines années, soit jusqu’en 2022.

Il y a de cela quarante ans cette année, René Lévesque prenait le pouvoir avec un gouvernement majoritaire nettement souverainiste. Tous les espoirs étaient permis. Eh bien, quatre décennies plus tard, le PQ, loin d’avancer sur ses convictions indépendantistes, sous la gouverne de JFL, nous invite à baisser les bras devant le grand rêve de René Lévesque.

« Fort de son nouveau titre de parti majoritaire chez les francophones, le Parti québécois ne saurait toutefois, sous prétexte qu'il est au pouvoir, cesser de penser au projet d'indépendance qui a été sa raison d'être depuis sa fondation… », écrivait Claude Ryan dans son éditorial du 17 novembre 1976 au lendemain de la victoire du PQ…Faut croire que les militants péquistes ont une propension naturelle à oublier le passé !

vigile.net tribune libre 8 octobre 2016
quebechebdo 8 octobre 2016
 

La « coolitude » de Justin

7 octobre 2016

Papa Trudeau avait décriminalisé l’homosexualité, légalisé le divorce et l’avortement. Qu’à cela ne tienne…Pour Trudeau junior, ce sera le cannabis pour tous. Le père souhaitait libérer la femme. Le fiston semble vouloir délivrer les musulmans des contraintes d’une laïcité supposément trop contraignante et restrictive.

Cette année, à l’occasion du ramadan, il a engagé ses concitoyens à participer à ce mois « sacré et béni », leur expliquant doctement que le Coran est un livre révélé et Mahomet, un prophète. Aux yeux de Justin Trudeau, nous devons franchir le simple mur de la tolérance. Ainsi, au cours de l’été, dans la saga sur le port du burkini, il s’en est fait le défenseur au nom des « libertés de culte ».

En réalité, nous faisons face à la version moderne du multiculturalisme de PET qui nous conduit dans une sorte de « free for all » effréné moussé ad nauseam par le fils de l’autre dans un pays qui se voit petit à petit délesté de son identité nord-américaine au détriment d’une « coolitude » qui frise l’incohérence et la naïveté débordante.

quebechebdo 7 octobre 2016
vigile.net tribune libre 19 octobre 2016