25 septembre 2016
Lors d’un congrès d'Option nationale (ON) à Contrecoeur, en Montérégie, le chef du parti, Sol Zanetti, s’est dit confiant qu’à l’issue de la course à la direction du Parti québécois, le PQ, dépendamment du candidat qui sera élu, pourra enfin clarifier sa position sur l’accession du Québec à son indépendance.
Un constat qui guidera la stratégie d’ON relativement au type de « collaboration » que le parti engagera avec le PQ. Pour Sol Zanetti, les jeux sont clairs : ou bien le PQ va de l’avant avec un référendum dans un premier mandat avec Martine Ouellet, ou bien l’échéance est remise en 2022 selon les stratégies des trois autres candidats. «On n'attendra pas que le Parti québécois se décide, on n'attendra pas que le Parti québécois change. On va commencer tout de suite, on va continuer à bâtir l'avenir», a lancé le chef d’ON.
À mon sens, une scission se prépare entre les « pressés » et les « pas pressés » au sein du PQ, une situation qui pourrait augmenter considérablement le nombre d’adhésions à ON advenant l’élection d’un des trois candidats au report de la tenue d’un référendum après un premier mandat… Une histoire à suivre!
quebechebdo 25 septembre 2016
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24 septembre 2016
L'enquête sur remise en liberté de l'ex-juge Jacques Delisle, condamné à la prison à vie par un jury en juin 2012 pour le meurtre prémédité de sa femme Nicole Rainville après un procès fortement médiatisé, aura lieu les 18 et 19 octobre.
Jacques Delisle a été condamné pour meurtre au premier degré, c’est-à-dire qu’il a planifié son acte et qu’il a été reconnu doué d’une intelligence et d’une capacité intellectuelle lui permettant d’être conscient de ses actes. Dans un tel cas, la peine est généralement la prison à perpétuité.
En conséquence, la défense devra présenter de nouvelles preuves solides qui remettent en cause le verdict de 2012 si elle désire obtenir la remise en liberté du condamné, à défaut de quoi, la justice perdra encore une fois une part de sa crédibilité souvent entachée dans le passé par des revirements de verdicts fort discutables, voire incompréhensibles.
quebechebdo 24 septembre 2016
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23 septembre 2016
Qu’on le veuille ou non, la position de chacun des candidats à la course à la direction du Parti québécois sur le moment de la tenue d’un référendum guide les militants péquistes sur le choix qu’ils privilégient à ce moment-ci de la course.
Un constat malheureux qui porte sérieusement ombrage aux autres éléments du programme des candidats. Un phénomène qui prend tellement d’ampleur que les derniers sondages ont vu Jean-François Lisée faire une remontée exceptionnelle, compte tenu qu’il rejoint une grande partie des militants sur sa proposition de report d’un référendum dans un deuxième mandat.
Ce n’est pas d’hier que la « référendite chronique » du PQ gruge pernicieusement sur les débats d’idées, entre autres l’ingérence indue du fédéral dans des juridictions provinciales. Des irritants qui, sans l’ombre d’un doute, ouvriraient les horizons des militants et leur permettraient de percevoir les avantages d’un Québec indépendant.
Reste à souhaiter vivement qu’enfin les prochains débats éviteront les guéguerres sur la « référendite » et que les auditeurs pourront en sortir plus ouverts aux défis auxquels les candidats les invitent à relever.
quebechebdo 23 septembre 2016
vigile.net tribune libre 23 septembre 2016
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22 septembre 2016
Depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux en 2014, pas moins de cinq membres du Cabinet ont été appelés à défendre leur intégrité dans des affaires compromettantes, à savoir Julie Boulet, Sam Hamad, Yves Bolduc, Jacques Daoust et Laurent Lessard. Trois d’entre eux ont dû démissionner.
Toutefois, ce qu’il y a de paradoxal dans toutes ces affaires, c’est que le premier ministre Philippe Couillard a toujours pris la défense de ses ministres concernant leur intégrité tout en ajoutant du même souffle qu’il n’était pas au courant de la situation inconfortable dans laquelle se retrouvaient les ministres impliqués. À titre d’exemple frappant, concernant les allégations de conflit d’intérêt touchant Laurent Lessard, le premier ministre lui réitère son entière confiance tout en admettant ne pas connaître les faits qui lui sont reprochés.
La question qui se pose est claire : comment Philippe Couillard peut-il défendre bec et ongles ses ministres tout en ignorant les raisons qui les placent devant des situations où l’éthique est sérieusement remise en question? À mon sens, la réponse à cette question tient du fait que les libéraux font preuve d’une « éthique élastique » lorsque placés devant des imbroglios tendancieux!
quebechebdo 22 septembre 2016
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21 septembre 2016
Décidément, la course à la direction du PQ s’enlise de plus en plus sur un terrain miné par des incidents malencontreux qui viennent faire sérieusement tort aux débats d’idées auxquelles nous devrions nous attendre d’un parti qui a toujours prôné un échange civilisé en période de campagne à la chefferie.
Le dernier en liste, à savoir l’absence de Martine Ouellet dans un message publicitaire ouvrant le début de la session parlementaire, vient confirmer la bisbille malsaine qui règne au sein du PQ. Un imbroglio qui tient d’un scénario de film mal conçu et surtout inapproprié au contexte de solidarité entre « tous » les députés péquistes visés par la vidéo promotionnelle.
Peu importe les conditions dans lesquelles cette « coche mal taillée » s’est produite, aucune raison valable ne peut la justifier, particulièrement où elle est venue porter ombrage au contexte favorable dans lequel le PQ avait toute la latitude pour attaquer de front le gouvernement libéral, empêtré dans toutes sortes de manigances partisanes qui ont émergé en saison estivale.
À trois semaines de la désignation d’un prochain chef, Sylvain Gaudreault se doit d’inciter les candidats à la chefferie à remettre le cap sur les idées…C’est une question de survie pour le PQ qui sombre dangereusement dans la petite politicaillerie de bas étage!
quebechebdo 21 septembre 2016
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20 septembre 2016
Ce n’est pas d’hier que la conseillère Anne Guérette et la vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Québec Julie Lemieux « se crêpent le chignon » sur la scène municipale de la Capitale nationale. Cette fois-ci, la bisbille émane d’un courriel « intimidant » de Julie Lemieux envers la conseillère Guérette qui reproche à la vice-présidente d’avoir laissé une maison centenaire se détériorer « sous l’œil indifférent de l’administration Labeaume ».
Une guéguerre qui, à mon avis, cache une toute autre réalité, à savoir l’annonce officielle de la candidature d’Anne Guérette à la chefferie de Démocratie Québec. Les ingrédients se sont présentés sur la table et Mme Guérette en a profité pour se faire « un petit capital politique » en début de campagne…Reste à voir si l’incident ne se retournera pas plutôt contre elle, compte tenu de l’habileté reconnue de l’Équipe Labeaume à se sortir des impasses dans lesquelles elle est embourbée!
quebechebdo 20 septembre 2016
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19 septembre 2016
Au moment où la course à la direction du Parti québécois dégénère en attaques personnelles perfides au détriment des idées, la toute récente diplômée en Sciences économiques de l’Université de Montréal de 24 ans, Catherine Fournier, est devenue la candidate officielle du PQ dans Marie-Victorin en remplacement du démissionnaire Bernard Drainville.
Bien que très jeune, Catherine Fournier a fait beaucoup de chemin depuis quelques années sur la scène politique. Tout d’abord, lors d’un séjour de 6 mois au Texas, la jeune étudiante en Sciences humaines au Cégep du Vieux-Montréal tire un constat qui la touche profondément: personne ne connaît le Québec, et presque personne n’est même au courant de la présence de francophones en Amérique.
C’est ainsi que germent tranquillement les balbutiements de son intérêt politique. Catherine revient de voyage, curieuse d’en apprendre davantage sur le mouvement souverainiste. Elle lit beaucoup et s’entretient longuement avec des amis qui s’impliquent déjà en politique. Mais le coup décisif est porté lors des élections fédérales du 2 mai 2011, alors que le Bloc Québécois subit une défaite écrasante.
Depuis lors, Catherine s’est intégrée peu à peu dans l’appareil gouvernemental, entre autres, à titre d’attachée politique au Cabinet du chef de l’opposition officielle, qui était à l’époque Pierre-Karl Péladeau. Catherine Fournier, un vent de fraîcheur sur le PQ et une inspiration pour les jeunes Québécois de plus en plus désabusés de la politique !
quebechebdo 19 septembre 2016
vigile.net tribune libre 19 septembre 2016
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17 septembre 2016
Quelque vingt ans après les derniers États généraux sur l'éducation initiés par Jean Garon en 1995, le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx lance une grande consultation pour moderniser le système scolaire québécois. Le document de consultation du ministère de l'Éducation propose pas moins de 50 pistes d’action du gouvernement qui « n’appellent pas à une réforme tous azimuts », aux dires du ministre.
«Il y a 50 ans, notre enjeu, c'était de rendre l'école accessible pour tous. Aujourd'hui, c'est de rendre la réussite accessible pour tous», affirme le ministre de l’Éducation. Un enjeu fort louable qui ne peut qu’être encouragé par tous les agents d’intervention en éducation, y compris les parents.
Toutefois, bien que conscient de l’importance d’une consultation populaire sur l’école québécoise, je suis d’avis que les premiers intervenants, à savoir, les enseignants, doivent constituer le pôle central de cette réflexion, à défaut de quoi nous risquons d’assister à une séance de défoulement collectif qui aboutira à un « brain storming » enchevêtré et inapplicable par rapport aux réalités que vivent nos enfants sur les bancs d’école…Une réalité essentielle qui, malheureusement, a tendance à être oubliée lorsque s’amorce une telle consultation sur une grande échelle!
quebechebdo 17 septembre 2016
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16 septembre 2016
Finalement, Eugenie Bouchard, la favorite du tournoi de la Coupe Banque Nationale, n’aura pas réussi à répondre aux attentes des partisans en baissant pavillon contre la joueuse classée au 162e rang mondial. Une énième tuile pour la 48e joueuse au monde, dans cette dernière année pour le moins en dents de scie.
Beaucoup de commentaires provenant d’analystes chevronnés ont été émis sur les performances irrégulières d’Eugenie, particulièrement au cours des derniers mois, mais les experts se retrouvent souvent confondus par les résultats décevants de la jeune Québécoise.
Que faut-il déduire de ces contre-performances ? À mon sens, deux facteurs y ont contribué. D’abord, le glamour qu’elle sait si bien s’attirer dans sa vie personnelle joue sans l’ombre d’un doute sur sa concentration autant dans ses exercices préparatoires que lors de ses matchs.
Ensuite, un phénomène étroitement lié au précédent, une confiance en elle ébranlée à la suite des défaites accumulées depuis ces derniers mois, une attitude qui se répercute sur un manque d’agressivité sur les courts, une qualité qui a fait les beaux jours d’Eugenie.
En termes clairs, ou Eugenie revient à la base et se remet sérieusement au travail en se concentrant sur sa carrière, ou elle persiste à jouer sur sa popularité, ce qui, de toute évidence, est en train de devenir sa pire adversaire !
quebechebdo 16 septembre 2016
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15 septembre 2016
Trente-neuf ans après l’adoption de la Loi 101, c’est l’Outaouais cette fois, et non pas Montréal comme c’est souvent la coutume, qui se voit confrontée par un problème linguistique lié à l’implantation d’une faculté satellite de médecine dans sa région. Mais là où le bât blesse avec acuité, c’est que la responsabilité de cette initiative a été confiée à une université anglophone, à savoir McGill.
D’où, vous le devinerez bien, l’imbroglio suscité par la langue qui sera utilisée dans cette faculté satellite. Eh bien, qu’on se le dise, l’utilisation de l’anglais s’accaparera la moitié de la grille-horaire lors des 18 premiers mois de l’implantation du programme. Une situation qui a soulevé une levée de boucliers tout à fait légitime dans le milieu universitaire québécois et dans la population.
Toutefois, le paradoxe le plus alarmant dans toute cette histoire hallucinante résulte dans le fait que des Québécois, sur leur propre territoire, sont obligés d’utiliser le même argumentaire que les francophones hors-Québec pour pouvoir s’instruire en français au Québec…C’est vraiment le monde à l’envers !
quebechebdo 15 septembre 2016
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