12 avril 2017
Il est bien reconnu que les garçons affectionnent particulièrement se chamailler dans les cours de récréation des garderies et des écoles primaires, le réflexe naturel des intervenants étant de mettre fin au combat, ce qui aurait plutôt pour conséquence de faire monter la tension et d’accentuer les risques de dérapages.
C’est du moins ce que soutient Daniel Paquette, spécialisé en petite enfance à l’Université de Montréal depuis une quinzaine d’années : « C’est pour préparer les enfants à la vie adulte. Les gars aiment la compétition. Ils apprennent des choses à travers ces jeux. Ça répond à un besoin. […] Ça vaut la peine de prendre ce risque pour le peu de fois où ça va dégénérer. » Toutefois, un bémol est essentiel, à savoir que ces jeux de bataille et de guerre doivent être encadrés.
Les tenants de ce cadre de référence allèguent qu’en devenant des « superhéros qui sauvent le monde », ces combats simulés permettent aux garçons de « relever des défis et de courir des risques mesurés et adaptés à leur âge ». En théorie, l’argumentaire apporte son lot d’avantages. Par ailleurs, il m’apparaît essentiel que l’alternance entre les « gagnants » et les « perdants » soit respecté, à défaut de quoi le symptôme du « looser » risque d’être étiqueté sur le visage du garçon placé continuellement en position de perdant…une conséquence négative qui contrecarre les avantages recherchés.
quebechebdo 12 avril 2017
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11 avril 2017
Deux poids, deux mesures…Telle est la conclusion que nous pouvons tirer des mesures d’hygiène en vigueur envers les détenus comparativement aux résidents des CHSLD. En effet, alors que les détenus peuvent bénéficier d’au moins deux bains ou douches par semaine, les personnes âgées sont limitées à un bain par semaine.
Sans vouloir discréditer la règle qui prévaut dans les centres de détention, on ne peut que s’interroger sur les raisons qui justifient une telle différence dans la règlementation qui régit les normes d’hygiène dans ces deux milieux.
Toutefois, il appert que l’argument à l’effet que les détenus peuvent se laver seuls comparativement aux personnes âgées fait partie de la problématique compte tenu qu’une politique garantissant deux bains par semaine aux résidents des CHSLD coûterait 30 M$ de plus par année, aux dires de Gaétan Barrette.
Considérant les surplus faramineux annoncés dans le dernier budget du ministre des Finances, il m’apparaît mesquin, voire scandaleux, que le ministre de la Santé ose évoquer un argument financier pour justifier l’application d’une « hygiène à deux vitesses »… Pour l’équité, on repassera!
quebechebdo 11 avril 2017
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10 avril 2017
La scène judiciaire n’en finit plus de nous présenter des scénarios invraisemblables en relation avec l’arrêt Jordan qui limite les délais écoulés entre l’arrestation d’un présumé coupable et son procès à 30 mois en Cour supérieure, le dernier en liste ayant trait au présumé assassin de sa femme en 2012, soit 56 mois après son arrestation. Un précédent en ce sens que c’est la première fois qu’un arrêt des procédures est obtenu pour un motif de meurtre.
Bien que conscient que l’arrêt Jordan vienne tenter de pallier les délais inacceptables dans les procédures relatives au procès d’un présumé coupable, un objectif louable en soi, il appert que l’appareil judiciaire ne suive pas le rythme eu égard à la nomination de juges et que les délais fixés par l’arrêt Jordan ne puissent être respectés.
Depuis plusieurs mois, le Barreau du Québec affirme multiplier les démarches auprès de la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, pour qu'elle nomme rapidement des juges à la Cour supérieure, quatre postes vacants depuis plusieurs mois devant être comblés ainsi que huit autres devant être créés selon la Loi sur les juges.
De deux choses l’une, ou le délai imposé par l’arrêt Jordan est prolongé, ou le ministère fédéral de la Justice procède à la nomination des nouveaux juges dans les meilleurs délais, à défaut de quoi l’arrêt Jordan risque de se retrouver continuellement au « banc des accusés »!
quebechebdo 10 avril 2017
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9 avril 2017
Selon Démocratie Québec, le maire de Québec, Régis Labeaume, se serait placé en « situation d’apparence d’influence » lorsqu’il a accepté de survoler les plaines d'Abraham en compagnie du président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, dans l'hélicoptère TVA lors des finales de la Coupe du monde de ski de fond.
À cet effet, Démocratie Québec réclame une enquête en s’appuyant sur l'article 9 du code d'éthique et de déontologie des élus municipaux, voulant qu'un « membre du conseil ne peut accepter tout don, toute marque d'hospitalité ou tout autre avantage, quelle que soit sa valeur, qui peut influencer son indépendance de jugement dans l'exercice de ses fonctions ou qui risque de compromettre son intégrité ».
Même si, dans les faits, cette histoire revêt plutôt les caractéristiques d’une « tempête dans un verre d’eau », il n’en demeure pas moins que notre fanfaron maire s’est placé les pieds dans « l’hélico de la controverse » et qu’il devrait répondre de cette incartade aérienne plutôt gênante !
quebechebdo 9 avril 2017
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8 avril 2017
Ceux qui s’attendaient à voir leur facture d’électricité diminuer en lien avec des trop-perçus d’Hydro-Québec de l’ordre de 1,4 milliard $ depuis 2008 devront patienter jusqu’en 2019 avant d’en bénéficier. C’est du moins ce qui a été révélé par le gouvernement du Québec et cela, même si l'objectif du déficit zéro, auquel l'argent était spécifiquement dédié par loi, a été atteint en 2016. Et, pour compléter ce sombre portrait, l'écart de rendement que devrait constater Hydro-Québec à nouveau en 2017 retournera dans les coffres du gouvernement plutôt que de servir à réduire la facture de ses clients.
À sa défense, le ministre des Finances allègue que « les dividendes qui sont versés par Hydro-Québec permettent d'investir davantage dans nos priorités et bénéficient à tous les Québécois » et que « l'argent retourne aux contibuables puisqu'il est utilisé en investissant dans les services directs à la population en Santé et en Éducation, et en diminuant le fardeau fiscal des Québécois ».
Foutaise…Dans mon livre, les profits générés par Hydro-Québec devraient être partagés entre les utilisateurs de ses services, à savoir les contribuables québécois qui, encore une fois, se voient relégués dans le rôle de « dindons de la farce »!
quebechebdo 8 avril 2017
vigile.net tribune libre 9 avril 2017
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7 avril 2017
Les propos hargneux et mesquins de l’animateur de BLVD 102,1, André Arthur, ne datent pas d’hier à tel point qu’ils sont devenus presque coutumiers depuis des décennies. Cette fois-ci, celui qui a déjà été considéré comme le « roi des ondes » s’en est pris de façon virulente aux cyclistes hivernaux en incitant ses auditeurs à « frapper » les cyclistes qui seraient assez « idiots » pour faire du vélo en hiver.
Suite à ces attaques méprisantes, pas moins de quelque 500 plaintes auraient été déposées auprès du Conseil canadien des normes de radiotélévision (CCNR) pour « incitation à la haine ». Même si le « coloré » animateur s’est excusé aux lendemains de cette bourde insensée, ces excuses ne diminuent en rien, à mes yeux, le manque de jugement d’André Arthur, un animateur chevronné qui porte derrière lui de nombreuses années d’expériences…et de multiples poursuites pour toutes sortes de motifs, la plupart ayant trait à des attaques personnelles grossières.
À l’âge « vénérable » de M. Arthur, il m’apparaît qu’il aurait dû tirer des leçons de ses incartades inacceptables, ce qui, de toute évidence, n’est carrément pas le cas. Conséquemment, j’invite les responsables de la station BLVD 102,1 à reconsidérer la pertinence de conserver André Arthur au sein de leur personnel!
quebechebdo 7 avril 2017
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6 avril 2017
Vingt ans après l’entrée de la LNH aux Jeux d’hiver à Nagano en 1998, l’annonce massue de l’absence des joueurs de la LNH aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018 revêt à mes yeux une décision malheureuse, voire catastrophique pour le rayonnement des meilleurs hockeyeurs au monde dans un tournoi d’une telle visibilité.
Pourtant, il n’en tiendrait qu’à très peu de compromis de la part du CIO envers la LNH pour qu’une entente voit le jour. En effet, bien que le CIO ait accepté de verser les millions $ réclamés par la LNH pour couvrir les assurances et les frais de déplacement associés à la présence de ses joueurs vedettes et qu’il ait amélioré les services offerts aux bonzes de la LNH et à leurs invités afin de rendre plus confortable encore l’expérience olympique, le litige tient à ce jour au fait que la LNH n’ait pas d’accès privilégié aux athlètes pendant les Jeux, les joueurs devant couper leurs liens avec la LNH dès qu’ils franchissent les portes du village olympique.
En bout de ligne, je demeure optimiste sur une entente entre les deux organismes, confiant qu’ils rangeront leurs armes de guéguerre de clocher dans le placard au profit du gros bon sens qui commande la participation des joueurs de la LNH à un tournoi d’une telle envergure internationale.
quebechebdo 6 avril 2017
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5 avril 2017
Je regarde agir les différents intervenants eu égard à la commémoration du centenaire du pont de Québec et j’ai carrément l’impression d’assister à une guéguerre de pouvoir digne des hautes voltiges partisanes. Si le majestueux pont pouvait parler, il en aurait long à dire sur cette saga autour d’un événement où pourtant le cœur devrait être à la fête.
Vivement un retour au « gros bon sens » afin que ce bijou patrimonial, dont les épisodes historiques de sa construction représentent à eux seuls un chapitre dramatique sur la mort de quelque 90 ouvriers, ait droit aux plus grands égards en ce centenaire de sa construction.
Haro sur les susceptibilités puériles et inopportunes et, en guise de cadeau d’anniversaire, pourquoi ne pas en profiter pour procéder enfin à sa rénovation?
quebechebdo 5 avril 2017
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4 avril 2017
En écoutant avec quelle motivation le fondateur du Grand Défi Pierre Lavoie, l'homme d'affaires et cuisinier Ricardo Larivée et l’architecte Pierre Thibault ont présenté le projet « Lab-école » au cours de l’émission 24/60, je n’ai pu qu’être enthousiasmé par les arguments et la fougue des trois intervenants.
Enfin, me suis-je dit, des personnalités connues et reconnues qui ont décidé de donner de leur temps bénévolement pour mettre sur pied des écoles où le personnel et les élèves découvriront un milieu où il fait bon vivre, et où, par ricochet, l’apprentissage n’en sera que facilité.
À n’en pas douter, l’activité physique et une saine alimentation dans un milieu physique stimulant représentent des atouts qui ne peuvent qu’insuffler de l’oxygène dans l’entourage des jeunes.
À mon sens, le ministre de l’Éducation a su amener dans son projet la locomotive qui saura mener le projet de « Lab-école » sur les rails de la réussite. Il ne reste qu’à accrocher les wagons, un défi auquel les trois leaders se sont engagés avec conviction…Aux intervenants en éducation d’emboîter le pas!
quebechebdo 4 avril 2017
Le Journal de Québec 6 avril 2017
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3 avril 2017
Même si la propension à brimer la liberté d’expression dans les universités fait boule de neige depuis dix ans particulièrement dans les universités américaines, nous entrons dans une ère « de déclin de l’argumentation, de la rationalité et du politique » dans les universités québécoises, affirme l’historien des sciences de l’UQAM Yves Gingras. « Et on n’a encore rien vu ! ».
Toujours considérée comme un « haut lieu de la culture », l’université, ce faisant, se déleste graduellement de cette culture qui prend naissance dans le « choc des idées d’où jaillit la lumière ». À titre d’exemple fort révélateur, deux professeurs de théologie de l’Université McGill n’ont pu aborder la question des transgenres, muselés par une trentaine d’étudiants qui les ont interrompus au point où la menace de devoir appeler la police a fini par être brandie.
Pour l’ex-professeur à l’UQAM, Normand Baillargeon, il est invraisemblable qu’on veuille interdire la parole à des gens à partir d’un jugement a priori. Pour lui, l’université est le lieu dans la société où il doit être possible de discuter de tout. Cette position lui a valu récemment d’être submergé par un torrent de haine, dont une menace de procès et l’annonce de sa mort en ligne sur le site Wikipédia.
En bref, nous assistons à un phénomène de censure répressive dont les conséquences dramatiques risquent de transformer les universités en « ghettos culturels » où la rectitude drastique y aura pignon sur rue…Une situation dangereuse sur laquelle il faut illico mettre un frein pour le plus grand bien de la liberté d’expression!
quebechebdo 3 avril 2017
vigile.net tribune libre 3 avril 2017
Le Devoir 4 avril 2017
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