10 février 2017
À entendre Gerry Sklavounos nous déballer les raisons qui expliquent le genre de remarques « déplacées » auxquelles son tempérament « extraverti » le pousse souvent, j’ai eu l’impression que le député réclamait une absolution sans repentir.
Et pourtant, M. Sklavounos a réitéré à plusieurs reprises au cours de son allocution que tous ces événements l’avaient conduit à une « introspection » bénéfique sur le plan personnel, l’introspection étant définie comme une « observation méthodique, par le sujet lui-même, de ses états de conscience et de sa vie intérieure » par le Larousse.
En réalité, Gerry Sklavounos est venu nous dire qu’il regrettait ses farces de « vieux mononcle cochon » qu’on entendait jadis dans les rencontres de famille, et qu’il ferait tout pour ne plus les utiliser. Là s’arrête son « introspection »… De la poudre aux yeux !
Gerry Sklavounos m’apparaît un « beau parleur » dénué de toutes formes de sincères regrets envers les femmes qu’il a harcelées grossièrement entre les murs de l’Assemblée nationale, et, en ce sens, il a manqué à son devoir d’exemplarité que son statut de député lui incombe de facto… Conséquemment, il n’est plus digne de siéger au temple des élus !
quebechebdo 10 février 2017
cyberpresse.ca 11 février 2017
Le Soleil 12 février 2017
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10 février 2017
Ce que plusieurs observateurs politiques appréhendaient eu égard au désintéressement des jeunes Québécois à la cause souverainiste vient d’être confirmé dans le rapport de Paul St-Pierre Plamondon qui image en ces termes « colorés » ce phénomène : « Au PQ, les jeunes sont comme des Pokémons rares que l’on cherche depuis des années et quand tu en as un, tu le mets dans la photo ».
En corollaire à ce constat, le rapport fait ressortir que 68 % des membres du PQ ont plus de 55 ans, un parti aux airs de « club social » vieillissant et déconnecté. Un électrochoc dans l’entourage de l’establishment péquiste.
Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité se retrouve dans cette proposition laconique, voire méprisante, qui exigerait que les membres d’exécutifs âgés de plus de 70 ans seraient placés petit à petit sur la voie d'évitement en plus d’offrir leur siège à un « protégé » de moins de 40 ans et lui offrir un service de mentorat. À mes yeux, une proposition cavalière qui fait fi d’une expertise indispensable à la saine évolution du parti.
En conclusion, M. St-Pierre Plamondon, je vous incite à manifester un peu de respect pour ces femmes et ces hommes « âgés » qui, malgré leurs cheveux blancs, sont encore insufflés d’un sentiment souverainiste qui ne peut qu’animer la tiédeur des jeunes, à défaut de quoi vous risquez d’éprouver beaucoup de difficultés à repérer d’autres « Pokémons » pour rajeunir la photo de famille.
quebechebdo 9 février 2017
vigile.net tribune libre 12 février 2017
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8 février 2017
Dans une de ses rares sorties depuis sa défaite aux mains de Donald Trump lors de la course à la présidence des États-Unis, Hilary Clinton est revenue sur un de ses thèmes préférés, à savoir un vibrant appel à l’implication des femmes dans la société, les incitant à « se lever et prendre la parole » pour qu’elles deviennent « les briseuses de plafond de verre de l’avenir ».
Or, chez nous au Québec, l’affaire Sklavounos vient de nous démontrer à quel point les femmes demeurent encore prisonnières du « plafond de verre » lorsqu’arrive le temps de dénoncer les agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Une situation qui s’explique, à mon sens, par l’interrogatoire serrée de la part des forces policières qui poussent au pied du mur une victime déjà fragilisée par le stress qu’elle vient de vivre et qui l’incitent souvent à faire des déclarations contradictoires.
De nombreuses allégations de harcèlements sexuels de la part de Gerry Sklavounos sur du personnel féminin de l’Assemblée nationale circulent actuellement dans les corridors de cet auguste temple des élus. Peut-être serait-il temps de faire une brèche dans le « plafond de verre » pour laisser entrer un peu d’air pur au royaume du machisme.
quebechebdo 8 février 2017
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7 février 2017
Telle est la conclusion à laquelle arrive Martine Ouellet dans l’hypothèse où elle était élue chef du Bloc québécois à Ottawa et qu’elle continuait de siéger à l’Assemblée nationale à Québec à titre de députée de Vachon.
Or, il s’avère, selon un vieux dicton, qu’à force de courir deux lièvres à la fois, on risque de les perdre tous les deux…même s’ils sont de la même famille! En l’occurrence deux partis indépendantistes, soit, mais, faut-il le préciser, cantonnés sur deux paliers de gouvernements différents ayant pignon sur rue dans deux provinces différentes.
Si on ajoute à ces quelques différends le fait que Martine Ouellet n’ait pas le don d’ubiquité, on peut aisément se demander comment elle arrivera à concilier ses fonctions parlementaires à Québec, ses devoirs envers ses électeurs de Vachon, et ses responsabilités de chef du Bloc.
En réalité, Mme Ouellet aura beau tenter de vouloir sauver la chèvre et le chou en tergiversant sur des arguments tous plus alambiqués les uns que les autres, « il y a un problème » à jouer sur deux tableaux, à savoir le danger imminent de contrecarrer le professionnalisme exemplaire qu’elle doit à ses commettants.
quebechebdo 7 février 2017
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6 février 2017
Deux candidats issus du monde des affaires, n’ayant aucune expérience en politique active, et aspirant au plus poste de la scène politique de leur pays respectif, l’un , Donald Trump, ayant atteint son but, l’autre, Kevin O’Leary, tentant d’emprunter sa voie pour le moins « originale » pour y parvenir.
Un exemple évocateur? La diffusion d’une vidéo montrant le candidat conservateur en train de se servir d'armes automatiques dans un stand de tir de Miami le même jour où se tenaient les funérailles de trois des six victimes de l'attaque contre une mosquée de Québec. Erreur de jugement ou stratégie partisane dans le but de détourner l’attention des caméras sur lui?
Lors de son premier débat à titre d’aspirant à la chefferie du Parti conservateur du Canada, M. O’Leary a été bombardé de toutes parts par l’ensemble des autres candidats, tel un chien dans un jeu de quilles. Un triste rappel de l’arrivée « foudroyante » mais combien contestée de Donald Trump dans la course à la présidence des États-Unis.
Vous connaissez la suite…Kevin O’Leary réussira-t-il l’exploit de Donald Trump? L’avenir le dira. Pour l’instant, il m’apparaît évident que ces deux hommes d’affaires sont du même accabit, du genre « regardez-moi bien aller »!
quebechebdo 6 février 2017
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6 février 2017
Nombreuses ont été les interventions de divers orateurs qui sont venus s’exprimer dans le cadre de l’attentat de Québec sur l’importance du poids des mots. Le thème n’est peut-être pas nouveau mais il a encore aujourd’hui toute son importance, particulièrement sur un sujet aussi délicat que l’inclusion de la communauté musulmane dans la société québécoise.
Or, maintenant que les cérémonies de sympathie envers les familles éprouvées par la mort d’un des leurs est chose du passé et que des milliers de Québécois ont manifesté leur appui à la communauté musulmane, il m’apparaîtrait opportun de jeter un coup d’œil rationnel sur les suites à donner à ce triste événement.
Et, pour y parvenir, il suffit de se reporter au 28 janvier, soit la veille de l’attentat, lorsque le climat entre la communauté musulmane et les Québécois était souvent à couteaux tirés, notamment au chapitre de l’intégration des musulmans à la société québécoise.
En termes clairs, les vœux de rapprochement entre les deux communautés n’effaceront pas d’un coup de baguette magique les heurts auxquels le us et coutumes des musulmans sont confrontés avec ceux des Québécois depuis des décennies (et je pèse mes mots). Comme le dit fort à propos un proverbe suisse : « Les mots sont comme les abeilles : ils ont le miel et l’aiguillon ».
quebechebdo 6 février 2017
vigile.net tribune libre 7 février 2017
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6 février 2017
Bien que le député de Laurier-Dorion Gerry Sklavounos ait été blanchi des allégations d’agression sexuelle qui pesaient contre lui par le Directeur des poursuites criminelles et pénales, sa réintégration au sein du caucus libéral demeure pour le moins incertaine si l’on se fie au silence des élus libéraux questionnés au sujet de l’avenir de l’ancien leader adjoint du gouvernement.
Selon moi, il m’apparaît évident que le sort de M. Sklavounos est maintenant entre les mains de Philippe Couillard qui a déclaré que le sort du député dépend, en grande partie, d’une déclaration formelle dans laquelle il s’engagerait à montrer patte blanche envers la gent féminine de l’Assemblée nationale.
Dans toute cette saga entourant cette affaire plutôt gênante pour les libéraux, il me semble que l’avenir du mouton noir ait plutôt l’apparence d’une patate chaude que les membres du caucus libéral, en particulier le premier ministre, tentent de tenir le plus loin possible de leur entourage…En bout de ligne, je ne serais pas surpris que Gerry Sklavounos soit appelé à siéger comme député indépendant dans un avenir rapproché.
quebechebdo 6 février 2017
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6 février 2017
En guise d’exercice, il suffit de se reporter le 28 janvier 2017, soit la veille de l’attentat de Québec, pour se rappeler les événements de vandalisme qui ont été les cibles des différentes mosquées du Québec au cours de la dernière année pour se demander si le mouvement d’intégration de la société musulmane aux Québécois se réalisera ou deviendra un vœu pieux.
Maintenant que les manifestations d’appui envers la communauté musulmane ont pris fin, qu’adviendra-t-il de tous ces témoignages d’amour et de sympathie lancés par la classe politique dirigeante? Une question qui, à mes yeux, mérite d’être posée compte tenu de la nature même de l’être humain qui a tendance à oublier vite et à « passer à autre chose ».
Sans verser dans un pessimisme chronique, ni même douter de la sincérité de nos chefs politiques, je suis d’avis que les risques de « rechute », à savoir une propension à l’islamophobie, demeurent toujours latents, particulièrement lorsqu’arrivera la prochaine campagne électorale où les vieux tabous envers la société musulmane risquent de ressurgir!
quebechebdo 6 février 2017
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3 février 2017
De nombreuses hypothèses ont été émises sur les motifs ayant conduit Alexandre Bissonnette à commettre l’irréparable. Parmi celles-ci, il m’apparaît que nous ne pouvons pas passer sous silence l’influence exercée par les médias sociaux et les quelques stations radiophoniques de « poubelle » de Québec qui font leurs choux gras d’une propension à clamer haut et fort les « vertus » d’une islamophobie pernicieuse.
En écoutant le député fédéral de la circonscription de Louis-Hébert, Joël Lightbound, demander pardon aux musulmans pour «la haine dont ils sont victimes», je n’ai pu m’empêcher de faire le lien entre l’attentat de Québec et la pluie d’amalgames qui déferlent à un rythme insensé dans certains médias, le plus pervers consistant à cataloguer tous les musulmans comme des radicaux, ou pire encore, comme des terroristes.
Tant et aussi longtemps que nous assisterons à ce déferlement malsain dans ces médias de bas étage, ces derniers contribueront à semer une haine sordide dans le terreau fertile de certains de leurs auditeurs et lecteurs…Vivement un éveil collectif de la société québécoise qui doit dénoncer haut et fort ces amalgames grotesques dont ont été victimes les innocents de l'attentat de Québec!
quebechebdo 3 février 2017
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2 février 2017
S’il y a une leçon que la classe politique du Québec semble avoir retenue de l’attentat de Québec, c’est bien le climat de « sérénité » qui doit régner eu égard aux débats sur les accommodements et la neutralité religieuse de l’État. Un souhait partagé d’emblée par la communauté musulmane qui craint que le débat, qui doit reprendre bientôt à l’Assemblée nationale, ne dégénère en confrontation anti-islam.
À mes yeux, pour arriver à créer un tel climat de sérénité sur un sujet aussi délicat, voire explosif, il faudra que les députés, de tous partis confondus, évitent de tomber dans le piège malsain des « amalgames », tels le fait que tous les musulmans sont des radicaux ou, pire encore, des terroristes.
L’appui massif de la population du Québec et d’ailleurs au drame vécu par les musulmans ne doit surtout pas rester lettre morte. Il est temps de profiter des leçons de l’histoire et de porter bien haut la devise du Québec tout en gardant les esprits ouverts si nous souhaitons remettre le débat sur les rails de la nécessaire sérénité.
quebechebdo 2 février 2017
vigile.net tribune libre 2 février 2017
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