Le jeu du chat et de la souris

6 mars 2017

Alors que la saga alléguant que les agences américaines du renseignement ont conclu que la Russie s'est ingérée dans la campagne électorale américaine en vue de voir Donald Trump l'emporter aux dépens de sa rivale démocrate Hillary Clinton, la Maison-Blanche a demandé au Congrès de faire enquête pour déterminer si le président Barack Obama a abusé de ses pouvoirs relativement à l'élection présidentielle 2016.

Un véritable jeu du chat et de la souris qui continue de nuire considérablement à l’image des États-Unis eu égard à leur histoire démocratique qui s’est toujours enorgueillie d’être un chef de file en cette matière. Une guéguerre de coulisses qui se joue à rideaux ouverts au grand dam de la sacrosainte Maison-Blanche.

Peu importe ce qu’il adviendra de ces allégations pour le moins compromettantes, l’aura américaine risque d’en subir des conséquences lourdes affectant de plein front la crédibilité présidentielle, une situation pour le moins inquiétante.

Un jeu de cache-cache qui prend toute la place de la scène politique de la Maison-Blanche au détriment de certains dossiers majeurs, notamment en termes de politiques extérieures américaines qui risquent de passer sous le radar des médias et qui orienteront, pour des années à venir, la position des États-Unis sur le plan international…

Dans ces circonstances, il me paraît urgent que ce jeu du chat et de la souris soit concentré entre les mains des enquêteurs et que la présidence reprenne ses lettres de noblesse pour la plus grand bien de la terre de l’Oncle Sam!

quebechebdo 6 mars 2017

Les tribulations de Legault

5 mars 2017

Fidèle à ses approches partisanes, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ). François Legault, s’est encore une fois mis les pieds dans les plats concernant le programme de regroupement familial en matière de sélection des immigrants qui serait, selon lui, « un bar ouvert sans condition ».

Or, il s’avère que, dans les faits, les critères de sélection du programme de réunification familiale ne permettent pas de parrainer un oncle, une tante ou un cousin pour qu’il vienne s’établir au pays, tel qu’allégué par le chef de la CAQ.

En réalité, il est uniquement possible de parrainer quelqu’un en filiation directe, c’est-à-dire un partenaire de vie, ses parents ou ses enfants après vérifications auprès du ministère de l’Immigration, des réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, ainsi qu’auprès du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec.

M. Legault a tendance à ratisser large dans ses velléités de s’accaparer une partie importante de la scène politique. Grand bien lui fasse! Toutefois, il devrait vérifier ses sources d’information à deux fois, à défaut de quoi ses tribulations continueront de jouer contre lui, un effet boomerang plutôt gênant pour un chef de parti qui vise la prise du pouvoir!

quebechebdo 5 mars 2017
 

KPMG de connivence avec l’ARC?

4 mars 2017

Les révélations accablantes de l’équipe de l’émission Enquête concernant une offre confidentielle faite au cabinet comptable KPMG par l’Agence du revenu du Canada (ARC) faisant référence à un stratagème de paradis fiscal auprès de certains multimillionnaires clients de KPMG ont fait l’effet d’une bombe dans les médias.

Une offre grâce à laquelle les clients de la firme ayant recouru au stratagème de paradis fiscal à l'île de Man n'auraient pas à faire face aux tribunaux s'ils s'identifiaient auprès de l’Agence en plus d’être exemptés des impôts dus en bénéficiant d’un taux d’intérêt réduit, sans aucune pénalité.

Aux yeux d'André Lareau, professeur en droit fiscal de l'Université Laval, cette situation envoie le message que la loi ne s'applique pas à tous. « Permettre une amnistie fiscale, alors que les impôts étaient clairement dus, c'est tout à fait inadmissible ». Pour sa part, la ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, s’en remet à l’ARC pour aller jusqu’au bout dans cette affaire et « faire en sorte que les gens paient leur juste part au plan fiscal ».

Toute une consolation si l’on considère que l’ARC serait impliquée dans ce stratagème. En termes clairs, l’enquête judiciaire sera appuyée par les mêmes personnes qui auraient contribué à une amnistie fiscale aussi scandaleuse…Avouons que la « collaboration » offerte par l’ARC tient du vaudeville de bas étage compte tenu des allégations de connivence avec KPMG dans cette affaire pour le moins gênante!

quebechebdo 4 mars 2017
 

Vaut mieux en rire!

3 mars 2017

Quand j’ai entendu que les médecins omnipraticiens réclamaient une augmentation de salaire au gouvernement, alléguant que l’écart de salaire avec les médecins spécialistes, à savoir 244 000 $ par année par rapport à 409 000 $, constituait un traitement inéquitable, je me suis demandé comment réagira le salarié moyen devant une telle « injustice » envers les médecins de famille.

Dans ces circonstances, croyez-vous sincèrement que les doléances des omnipraticiens trouveront quelque sympathie de la part des travailleurs du Québec, particulièrement à un moment où l’augmentation du salaire minimum à 15 $/h apparaît comme « démesurée » auprès des employeurs et du gouvernement ?

À mon avis, la société est confrontée à deux mondes diamétralement opposés dans laquelle subsiste un « véritable » écart salarial entre les travailleurs québécois et la classe des médecins. En termes clairs, la guéguerre des omnipraticiens eu égard à leur salaire « déraisonnable » en rapport avec celui des spécialistes est un faux problème en ce sens qu’il faudrait davantage ramener la rémunération des médecins spécialistes à un revenu plus « raisonnable », d’autant plus que leur bas de laine a augmenté de 56% depuis dix ans… Enfin, vaut mieux en rire !

quebechebdo 3 mars 2017  

 

Anacolor, la délinquante

2 mars 2017

Bien que le maire de Québec prétende que «la capacité de la Ville, c’est un tire-pois» dans la saga qui oppose l’usine de peinture Anacolor aux citoyens de Cap-Rouge, Démocratie Québec, par la voix de sa représentante, Anne Guérette, soutient pour sa part que Régis Labeaume a tous les outils en main pour agir dans ce dossier, un avis juridique soutenant que la Ville de Québec « aurait l’intérêt juridique requis pour déposer une demande en injonction » afin de faire cesser les épisodes d’odeurs de l’usine de peinture qui incommodent les citoyens de Cap-Rouge.

« Tire-pois » ou demande en injonction? Il serait peut-être temps que « tous » les intervenants s’assoient ensemble, y compris les dirigeants d’Anacolor, pour dénouer cette impasse qui écorche la qualité de vie de ce quartier résidentiel, voire sa sécurité, où, par surcroît, existe une école.

Haro sur les guerres de clocher sans fin et place aux solutions avant que des problèmes de santé publique aigus ne surgissent de cette saga aux allures de combat de coqs!  

quebechebdo 2 mars 2017
vigile.net tribune libre 3 mars 2017

Les médias selon Le Pen et Trump

28 février 2017

Il appert que la hargne déployée par Donald Trump envers les médias a des appuis de l’autre côté de l’Atlantique aux pays de nos ancêtres, la représentante du Front national (FN) pour les présidentielles françaises, Marine Le Pen, s’en prenant, par les temps qui courent, violemment aux médias qui seraient « entièrement au service de monsieur Macron ». Une stratégie qui n’est pas nouvelle chez nos cousins français, Jean-Marie Le Pen, le père de l’autre, l’ayant utilisée à profusion dans les années 80.

Or, il semble que la « théorie du complot », abondamment utilisée des deux côtés de l’océan, porte fruit puisque, Trump comme Le Pen, continuent de conserver la faveur populaire auprès de leurs partisans.

Reste à savoir si la candidate du FN réussira à maintenir cet élan jusqu’aux présidentielles, une hypothèse qui, si elle était confirmée, placerait les médias dans une piteuse situation et les obligerait à repenser les moyens utilisés pour livrer l’information, notamment sur les allégations de « scandales » avec lesquels ils font leurs choux gras et qui, de toute évidence, n’atteignent pas la cible!

quebechebdo 28 février 2017
Le Journal de Québec 1er mars 2017 "Les médias"
 

Le crucifix, cet intrus

27 février 2017

Le dernier épisode de la saga dont est victime la présence du crucifix dans certains lieux publics revêt à mon sens une triste coupure des Québécois eu égard à leur passé. L’événement en question s’est déroulé dans la semaine du 7 février, à l’hôpital Saint-Sacrement à Québec lorsqu’un patient, s’étant plaint de la présence d’un crucifix au mur, a obtenu gain de cause de la part de la direction qui a immédiatement retiré cet « intrus ».

Mais où en est rendue notre histoire? Qu’avons-nous oublié depuis ces temps mémorables où des centaines de religieux ont consacré leur vie dans les écoles et les hôpitaux? Pourquoi un tel mépris envers un symbole religieux aussi marquant que le crucifix? Notre histoire nous a-t-elle échappé dans le tourbillon de la vie « moderne »?

Toutes des questions auxquelles nous devons impérativement apporter des réponses, à défaut de quoi nous sommes condamnés à sombrer dans un déracinement dramatique au détriment d’un monde autosuffisant pour qui l’héritage du passé n’existe tout simplement pas!

quebechebdo 27 février 2017
Le Devoir 1er mars 2017
 

Pichet sur la sellette

26 février 2017

Le torchon brûle au Service de police de la ville de Montréal (SPVM). À preuve le déclenchement d’une enquête administrative interne par le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux sur des allégations de fabrication de preuves émanant du bureau du directeur du SPVM Philippe Pichet qui se retrouve sur la sellette.

Or, cette annonce du gouvernement survient alors que 81 % des Montréalais réclament une enquête indépendante sur l’ensemble du corps de police, selon les résultats d’un sondage Léger-Le Journal-TVA dévoilés le 24 février. Et, qui plus est, plus de la moitié (53 %) d’entre eux disent aussi ne pas avoir confiance en la Sûreté du Québec pour mener une telle enquête.

À cet effet, même si la directrice du Bureau des enquêtes indépendantes, Madeleine Giauque, a été appelée pour codiriger l’enquête de la Sureté du Québec (SQ), les doutes sur la neutralité des résultats d’une enquête sur des policiers par des policiers continuent de se manifester auprès de l’opinion publique.

Un talon d’Achille qui s’ajoute au fait que les résultats de cette enquête administrative demeureront secrets même si les mesures proposées seront publiques. C’est pourquoi, il m’apparaît essentiel de créer une véritable commission d’enquête publique et indépendante, la gravité de la situation le commandant de toute urgence pour le plus grand bien de la sécurité de la population montréalaise.

quebechebdo 26 février 2017
 

François, le publicain

24 février 2017

Décidément, la pape François excelle dans l’art de sortir des sentiers battus et de revenir aux enseignements des apôtres, telle la parabole du pharisien et du publicain dans Luc 18.9-14. Une parabole qui s’intègre parfaitement dans une récente déclaration improvisée tenue dans le cadre de la messe du matin qu'il donne à sa résidence.

Cette fois-ci, François s’en est pris à certains catholiques, suggérant qu'il valait mieux parfois être athée que de se dire catholique et de ne pas mettre en pratique les principes de sa religion… « Je vous le dis : ce dernier [e publicain] descendit chez lui justifié, l’autre [le pharisien] non. Car tout homme qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. » (Luc 18.9).

À mes yeux, dans la foulée de Jean XXIII, François incarne sans demi-mesure le pèlerin parmi ses fidèles, le bon pasteur protecteur de ses brebis tout en lançant ses critiques sur ceux pour qui le paraître prime sur l’humilité. Du point de vue de Jorge Mario Bergoglio, « C'est un scandale de dire une chose et d'en faire une autre. C'est une double vie…. « Combien de fois avons-nous tous entendu des gens dire: 'Si cette personne-là est catholique, il vaut mieux être athée'. »

François est un dérangeur de l’ordre établi…et grand bien lui fasse pour le plus grand rayonnement d’une Église catholique vivifiante, dépossédée de toutes ces fioritures rituelles qui mettent en lumière le dicton populaire : « Tout ce qui brille n’est pas or ». 

quebechebdo 24 février 2017    

Trudeau,Couillard et l’Islam

23 février 2017

La motion 103 visant à condamner toute forme d’islamophobie revêt à mes yeux un caractère discriminatoire pernicieux qui privilégie l’Islam au détriment des autres religions susceptibles de subir des préjudices. Or, le gouvernement Trudeau a rejeté une motion des Conservateurs visant à protéger tous les groupes religieux, et non un seul.

Pourquoi ? Quoique les derniers événements sur l’attentat de Québec aient fait ressurgir un sentiment légitime de solidarité envers la communauté musulmane, il n’en demeure pas moins qu’une telle démarche « isolationniste » de l’Islam comporte des dangers de stigmatisation dangereux, compte tenu du contexte de protection des autres religions, lequel est exclu de M-103.

Mais il y a plus. En effet, ce n’est pas d’hier que les Trudeau, père et fils, entretiennent des relations privilégiées avec les musulmans, une complicité établie depuis longtemps et qui se prolonge sous le règne de Trudeau fils.

De l’autre côté de la clôture, le séjour de Philippe Couillard en Arabie saoudite n’est plus un secret pour personne, sans oublier les avantages partisans de la communauté musulmane qui, par tradition, se retourne globalement vers le PLQ lors des scrutins provinciaux

En termes clairs, les deux paliers de gouvernements constituent une terre fertile à la défense de l’Islam en érigeant un mur de protection contre l’islamophobie, et par conséquent, contre toute forme de liberté d’expression.

quebechebdio 23 vévrier 2017
​vigile.net tribune libre 23 février 2017